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04/05/2018

Voyage dans la Haut Languedoc

Cap à l'Ouest

 

Nous voilà donc de retour de ce voyage itinérant dans le Haut Languedoc. Tout avait été bien préparé, nous avions su attendre que les jours de remarque (St Georges, St Marc, etc …) soient passés. Hélas ! Ce fut, ciel bâché et routes luisantes ! Heureusement, Jean-Marie et son satellite « Météosat - spécial Larzac » veillait sur nous afin de nous éviter averses et orages…

Samedi 28/04 – Le clocher du Caylar sonne à neuf reprises, c’est parti en direction de l’Escandorgue avec un vent marin bien formé et de face. Nous sommes encore sur nos routes familières où toutes les courbures de la chaussée sont inscrites au plus profond de nos mémoires.

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Nous quittons le Larzac...

Un pâle soleil nous accompagne encore quelques instants. Puis, vient la plongée sur Joncels par le causse de Gabriac, « petit-frère » du Larzac. Nous contemplons longuement la voie ferrée, celle-ci dénommée « Aubrac » qui relie Béziers à Neussargues. Très bel ouvrage, un voyage dans le temps ! Mais pour combien d’années encore ? Ces jours sont sans doute comptés.

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Le viaduc de Joncels

A Lunas, regroupement général des troupes afin de descendre la vallée de l’Orb sur une route déjà bien fréquentée. Pourtant l’activité économique est en déclin dans ce haut canton héraultais. Bédarieux, la capitale mondiale des « nids de poule » nous accueille pour un gymkhana sans fin. Jacques IZARD en a compté 421 en 3,2 Kms, il s’occupe d’ailleurs de faire valider ce constat au livre des records.

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L'entrée sur la voie verte

Nous entrons enfin sur la voie verte afin de rouler en toute quiétude. Au Bosquet d’Orb, Pierrot et Guillaume nous retrouvent pour la pause-déjeuner sur la terrasse d’une guinguette qui a conservé ses quartiers d’hiver. Le ciel s’obscurcit de plus en plus et la température demeure bien fraîche.

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Vue du haut de la voie verte

Petite pause à l’ancienne gare de Mons-la-Trivalle où nous prenons le café sous la menace d’un impressionnant molosse occupant une terrasse à l’étage supérieur. Christine se plait à le faire aboyer jusqu’au moment où le patron des lieux l’informe que dernièrement il a sauté…

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Pause-café à Mons-la-Trivalle

Nous préférons reprendre notre chevauchée dans la vallée du Jaur, la vallée des cerisiers. Les cerises sont bien présentes mais de la taille d’un petit pois et vertes comme des poireaux ! De tunnels en viaducs nous finissons par arriver à St Pons-de-Thomières. Ville quelque peu fantôme, où les commerces sont rares et la population éparse. Là aussi, il y a eu de la vie dans un passé guère lointain… « Ils sont allés gagner leur vie loin de la terre où ils sont nés », triste sort réservé aux jeunes populations de ces contrées pourtant attachantes et attrayantes. Ah ! La ruralité, chère à nos élus en campagne. Beaux discours enjoués mais triste réalité !

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Le groupe

5 - le groupe avec le pont de Trassac (Copier).JPG

en fond, le pont de Tarassac

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La bosse du Julio                            De l'ombre a la lumière

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Merci Guillaume ...

 

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Voir le bout du tunnel

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L'arrivée à Olargues 

 

      Le soir de la première étape 

11 - au soir de la premiere etape (Copier).JPGCe soir, c’est jour de fête : Claudette et Francis se joignent à nous pour le repas. Ils profitent de notre passage dans leur ville pour s’imprégner une nouvelle fois de l’esprit et de l’ambiance de l’Amicale.

Nous passons de très bons moments en leur compagnie, une chaleureuse soirée empreinte d’affection et d’amitié. En fin de soirée, Francis nous confie qu’il envisage une participation au PBP 2019, mais uniquement si Jean-Marie se décide avant que les brevets qualificatifs ne débutent. La balle est désormais dans le camp du natif de St Maurice-Navacelles. Mais relèvera-t-il le défi pour ses quatre-vingts printemps ? 

Dimanche 29/04  - Le ciel n’est pas plus menaçant que la veille mais reste inquiétant. Quelques achats de bouche en ville avant de retrouver la voie verte et son sol sablonneux. Nous espérons tous que la pluie annoncée par « Radio-Larzac » ne viendra qu’après la sortie de la piste afin d’éviter d’avoir à chanter le tube de Sacha Distel : « La gadoue, La gadoue. »

12 - nous filons vers Mazamet (Copier).JPG

Nous filons vers Mazamet

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Quand la pente est trop sévère ....

Passé le tunnel du col de la Fenille, le paysage change, plus verdoyant, plus océanique. Mais le ciel se charge et la montagne noire porte bien son nom, d’ailleurs, le Pic de Nore a revêtu sa tenue de camouflage. En ces lieux, nous avons une pensée pour Martine et Michel, hôtes de ces montagnes discrètes et sauvages. La piste déroule toujours son ruban jaune mais le ciel demeure sombre, nous retenons notre souffle ! Nous arrivons à Pont de Larn sans encombre mais avec quelques sérieuses inquiétudes car le ciel maintenant se lisse, l’horizon se brouille et puis c’est l’heure à laquelle tous les prévisionnistes de la planète ont annoncé la douche céleste. Une fois sur le bitume, nous voilà en route pour Castres. 

A mi-chemin entre la cité lainière et le chef-lieu du Tarn, la pluie s’invite à la table de notre voyage. Il reste encore de la route, nous sommes donc dans de beaux draps ! C’est carnaval, chacun retire de ses sacoches une tenue adéquate aux intempéries. Tout d’abord, c’est une pluie gentille, douce. Cette première onction permet de retirer le voile de poussière de mon poncho, en RTT depuis des lustres. La deuxième salve à l’entrée de la ville de Jaurès est plus sérieuse, la chaussée ruisselle et le ciel pleure tout son saoul.

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Dansons sous la pluie ...

La zone commerciale déserte en ce dimanche est parfaite pour la pause. De larges auvents nous abritent le temps d’absorber quelques victuailles réparatrices. Puis, c’est le traditionnel arrêt pour le café, le ciel s’en donne à cœur joie ! Notre entrée dans le bar est remarquée bien que très peu fréquenté. Deux assoiffés sans soif accoudés au bar nous prennent pour une escouade de Belges. Il est vrai d’avec nos accents, il est difficile de distinguer nos origines wallonnes ou flamandes. Une chose est sûre, c’est bien un temps de classiques belges ! A ne pas mettre un cycliste dehors, pourtant nous en rencontrons des dizaines « trempés comme des rats », « bagnés jusqu’au trognon ».

Un court instant nous partageons la route d’une cyclo-sportive, une épreuve bizarre qui ressemble à une course et qui pourtant paraît-il n’en est pas une. Allez comprendre, il faudra que l’on m’explique à tête reposée ! Pour l’heure la pluie est toujours là, et maintenant la route monte. Oh ! Une pente à notre portée mais les kilomètres sont toujours plus longs sous la pluie. Là aussi, il doit y avoir une explication. A l’entrée de Lacrouzette, le hall d’entrée chauffé du Crédit Agricole fait office de salle d’attente. Pierrot a tout prévu pour notre confort. Mais au fur et à mesure des arrivées le local devient rapidement exigu.

Le Relais du Sidobre nous accueille en vrac, c’est à dire dégoulinants. De l’eau partout, sur le marbre du hall d’entrée, sur les moquettes des couloirs. Heureusement le propriétaire dispose d’un local où machines et vêtements mouillés pourront s’égoutter en toute discrétion.

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L'arrivée à Lacrouzette, dégoulinants...

L’après-midi s’étire et une éclaircie nous autorise une visite du village où le granit est roi. La pluie revient rapidement mais nous sommes désormais à table où entre la phénoménale côte de veau et les cailles au banyuls nos papilles sont en extase devant cette abondance culinaire. Les estomacs bien calés, nous sommes en droit de réclamer la paix des braves.

A peine arrivé le premier sommeil que la chambrée copieusement emplie se trouve en émoi face à deux monstres descendus de l’étage supérieur. Franches rigolades, blagues de potaches de la part de deux mamies redevenues en enfance ! Le tout dans une chambre de cyclotouristes ayant roulé sous la pluie qui ressemble plus à la boutique d’Emmaüs qu’à un coquet hôtel de province.

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l'attaque des monstres

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mais qui sont -elles ?

Lundi 30/04 – L’atmosphère est toujours très humide et même franchement froide. Nous saluons nos hôtes pour leur chaleureux accueil et l’excellence de la cuisine.

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Nous saluons nos hôtes

17 - cette pierre en tindelle (Copier).JPGNous engageons la route par un petit crochet afin d’admirer la Peyro-clabado, un énorme bloc de granit en « tindelle » depuis des siècles. S’il avait dû tomber, cela serait fait depuis longtemps alors nous le contournons sans appréhension. Des appréhensions nous en avons, tout de même, avant de nous élancer dans la froide descente vers l’Agout en crue.

 

cette pierre en ''tindelle''

 

Les muscles se durcissent malgré nos couches vestimentaires, cruelle descente aux enfers. La montée qui s’ensuit est raide comme la justice et nos membres endoloris crient tout leur désespoir. Vabre enfin ! Aucune plantation de café à l’horizon !

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Nous nous engageons dans la vallée du Gijou, un pur bonheur : 35 kms de légère montée dans un cadre enchanteur. Le printemps exulte, nous offrant ainsi une nature renaissante avec des verts pastel et des parterres fleuris sur des talus en joie. Nous traversons Lacaze, Viane et Gijounet ; quel régal !

 

Et c'était ça le cyclotourisme

 

Lacaune, bien connue pour ses salaisons nous reçoit dans une froidure persistante. L’équipe a peine regroupée pour le pique-nique, voilà une cinglante averse qui nous oblige à un bivouac improvisé sur le parvis de l’hôtel de ville protégé par une avancée de toit. Ironie du sort, c’est mon dernier jour de vie active. Me voilà à la porte de la Mairie. La maison commune a été l’auberge de ma carrière d’agent de la fonction publique territoriale. Quelle coïncidence ! Comme un clin d’œil aux quatre décennies passées au service de mes concitoyens.

La sortie de la ville s’effectue par une méchante bosse où la circulation est dense au regard de l’activité de la cité. A peine engagés dans la première rampe que les vannes célestes s’ouvrent à nouveau sur notre équipée. Heureusement, cette averse ne mouille que très peu, sa composition de base est une grêle bien drue qui glisse sur nos tenues hivernales dans un bruit de cataracte. Et dire que certains partent en Patagonie pour ressentir de telles émotions ! Statues menhirs et sommet du Montalet sont aperçus mais laissés en réserve pour une prochaine visite. Là, c’est sauve qui peut ! Dommage, Bernard avait fait de la place dans ses sacoches afin d’emporter un jambon.

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c'est vert, c'est zen ..

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A Moulin-Mage la route redevient bucolique. C’est vert, c’est zen, c’est humide aussi mais quel calme ! La route ondule au gré des mouvements de terrains harmonieux et plaisants. Le soleil se montre et réchauffe nos cœurs en proie au doute devant tant de misère venue du ciel. Ca monte, ça descend, ça tourne et virevolte à qui mieux-mieux mais quel plaisir !

Au col du Pas du Loup, Pierrot ressort son pain tordu de sa sacoche et nous promet que les coups tordus c’est fini pour la journée. Sacré lascar, ce Pierrot car il nous dit ça, avec un sourire mi-figue, mi-raisin…

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Au col du Pas du loup

Nous bavardons quelques instants avec un couple de retraités du coin, moments toujours plaisants que ces rencontres impromptues qui sont les épices de nos « échappées belles ». Camarès sous le soleil pour la pause photo mais le temps de faire les provisions car demain c’est premier mai, l’averse revient et nous accompagne pour les derniers kilomètres en direction d’Andabre.

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Camarès

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le temps des provisions...

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Le gîte d'Andabre

Grande bâtisse dans un espace boisé. Ce lieu n’est pas anodin, il y a très certainement une histoire derrière tout cela. La maîtresse de maison nous avait prévenus à l’heure de l’apéro, l’histoire de cet édifice, ça sera après l’aligot-saucisse. Nous sommes en Aveyron, c’est le plat de référence, la marque de fabrique de ce département. Nous avions à peine terminé le tiramisu que la voilà en train de nous conter cette épopée de plus d’un siècle. Avec quelques rebondissements aux quatre coins de la France, des références historiques, un récit à rallonges qui pourrait parfaitement nourrir un scenario de Claude Lelouch ! Un débit oratoire impressionnant, une faconde bien rodée, elle nous a tenus en haleine une bonne heure et demie avec un récit prenant et touchant, ne laissant personne indifférent. Ce soir-là, nous n’avons pas entendu Christine ! Tant son homologue connaissait sa partition et possédait un organe vocal sans commune mesure. C’est sur ce beau conte empli d’humanité que nous regagnons nos chambres mais avec l’inquiétude que les deux monstres rencontrés la veille aient poursuivi leur route afin de mieux nous croquer…

La nuit a été calme et pluvieuse à souhait …

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La tablée d'Andabre

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Dernier départ

Mardi 01/05 – Le jour s’étire lentement dans un espace nimbé de brumes languissantes. Une frêle lumière empreinte d’une grande humidité laisse poindre l’espoir que cette nouvelle journée ne sera pas arrosée. Autour de la table du petit-déjeuner nous emmagasinons l’énergie nécessaire pour affronter cette dernière étape qui sauf encombre doit nous ramener sur notre cher Larzac. Des encombres point nous ne rencontrerons sur ces routes désertes aux confins de l’Hérault et de l’Aveyron. Les frondaisons se libèrent peu à peu, avec parcimonie, des précipitations reçues au cours de la nuit. Les routes luisent, les pneumatiques chuintent et nous glissons de valons en vallées.

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Ciel bâché et routes luisantes..

Quelques carrefours isolés, sans âme, ni vie, où Josie et Jacques prennent soin que chacun s’engage dans la bonne direction. Le couvert végétal est luxuriant, les fonds de vallées sont bien cultivés par les maigres populations encore présentes. Nous laissons l’abbaye de Sylvanès dans son silence et l’église russe dans sa solitude, perdue au fond des bois.

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dans la vallée

Le col de Notre Dame nous présente ses premières pentes. Nous quittons la partie du voyage en terre inconnue pour notre terrain de jeu favori : Le Larzac et ses vallées adjacentes. Un univers, un monde, notre planète à nous, Amicalistes Larzaciens. Rocozels tout d’abord, puis Ceilhes et son lac, désert aujourd’hui. Non ! Un canard se fait courser par un cygne. Jack sort son appareil photo mais trop tard, le calme est revenu sur l’onde immobile. Nous retrouvons un gros ruisseau au pied des montagnes, c’est l’Orb qui galope ainsi vers la plaine languedocienne. La pente se redresse sérieusement et les sacoches commencent à se faire sentir. Un carrefour puis Le Clapier nous accueille avec quelques gouttes en guise de bienvenue. Le préau de l’ancienne école sera notre refuge pour ce dernier repas en commun. Le goudron ruisselle à nouveau et le moral commence à s’émousser malgré la promesse d’un final à quelques encablures. Tous en selle pour le dernier rush : le Pas de Licous. Sévère rampe, sous la menace des averses que nous voyons venir vers nous depuis ce promontoire. Avec Pierrot nous tirons des bords comme des « loups de mer » en proie à la tempête. Côte à côte, unis dans l’effort et dans l’espoir d’instants meilleurs, nous hissons nos machines sur ce merveilleux plateau du Guilhaumard, sanctuaire de la flore caussenarde. Quelques hectomètres après, nous traversons une station de fritillaire des Pyrénées. Quelle splendeur ! Mais la lumière n’est pas au top pour la photo et puis les collègues attendent plus haut, au Pas de la livre très exactement. Un col entre Escandorgue et Larzac qui voit l’Orb s’évanouir dans une vallée et la Lergue dans une autre.

Les nuages courent, le ciel est tourmenté mais délivre une lumière particulière qui confère à cet instant bien précis un charme absolu. Nous dominons un vaste espace orienté vers le Sud, nous observons un moutonnement incessant de montagnes et collines qui vont finir par s’effondrer avant de rencontrer la grande bleue. Le voyage touche à sa fin, à peine quelques mouvements de terrain et le Larzac sera à nouveau sous nos roues, à la portée de notre regard.

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Le dénouement est proche...

La troupe s’est déjà ébrouée depuis quelques instants et pourtant nous sommes toujours là, Jack, Jacques et Nicole comme habités par cette vision, cette grandiose lecture de paysage qui doit sembler sans intérêt pour les rares automobilistes pressés de regagner l’autoroute.

Nous basculons la crête, la route nous offre une pente agréable et descendante, le roc Castel apparaît à nouveau au proche horizon, comme un navire pétrifié au beau milieu d’un océan de calcaire. Le village des Rives est traversé sans problème, la route file plein Est, face à mes chères Cévennes. Je reconnais le Rocher du St Guiral et le Serre de la Toureille qui abritent les célèbres lacets du col de la Lusette.

Epilogue – Nous prenons en commun une boisson fraîche et ingurgitons quelques madeleines – pas celles de Proust – dans ces instants toujours bizarres qu’occasionne une fin de voyage. Nous ne sommes plus sur nos montures et, pour autant, nous n’avons pas encore regagné nos pénates. Nous sommes là, sur ce vulgaire parking, partagés par un sentiment étrange de joie, de mélancolie, de tristesse et d’une fierté toute relative d’avoir réussi notre périple. Nos randonneuses sont désormais immobiles et pourtant nos esprits vagabondent encore sur ces monts de Lacaune, les vallées de l’Orb et du Jaur ou ce mystérieux Sidobre. Ultime délice, dernières goulées de ce précieux breuvage aux mille vertus car dans quelques instants à peine nous allons retrouver le quotidien, le banal, le déjà-vu et même le monde du travail…

Pardon ! J’en avais même oublié que depuis quelques heures je suis en retraite…

Nous remercions chaleureusement Pierrot pour son travail, son engagement sans faille dans ce projet. Sa minutie dans la préparation et la présentation de ce voyage. Sans oublier Noëlla, sa fidèle assistante.

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Merci Pierrot

Un grand Merci à vous tous pour votre participation, votre joie de vivre communicative, en bref votre état d’esprit qui fait honneur à l’Amicale. Nous étions onze unis dans l’effort, la joie et parfois le doute car la route n’est toujours pas aussi docile que prévu et le ciel quelquefois brouillon voire détestable… Ce sont les aléas du Cyclotourisme, cette activité de plein air que nous pratiquons depuis des décennies. Bien plus qu’une simple et banale virée à vélo, le Cyclotourisme est un fabuleux mode de vie sur deux roues, un cours de philosophie permanent au contact de la nature.

Longue vie au Cyclotourisme et à notre chère Amicale.

 

                                                  Guy ( texte) Pierrot ( photos)

Mise en page MFB 

 

 

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

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