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27/01/2018

Souvenir Pierre Roques

 

Il y aura toujours du soleil

dans nos rayons …

Le 13 janvier dernier, Pierre ROQUES, le chantre du Comminges nous a quittés. Nous avons tous en nous quelque chose de Pierre ROQUES.

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A St Bertrand de Comminges

Au cours de notre vie de cyclotouriste nous avons été happés, à un moment ou à un autre par l’une de ses photographies, l’un de ses textes relatant un voyage ou tout simplement un « petit rien » observé depuis sa monture. Auteur de plusieurs ouvrages et de très nombreux articles, son style d’écriture était aussi limpide que les eaux de la Garonne dévalant le Val d’Aran. Son bel accent du sud-ouest, en faisait un ambassadeur des Pyrénées auxquelles il était très attaché.

Trois amicalistes qui ont bien connu ce cyclotouriste hors du commun nous relatent leurs sentiments mais aussi quelques doux souvenirs.

 Le Président de l’Amicale.

 

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Dans le Col des Ares

 

 

L’archétype du cyclo-randonneur

 

S’il est un personnage dans notre milieu cyclotouriste que l’on peut donner en exemple d’une pratique « classique » et donc pérenne de notre activité, c’est bien mon ami Pierre Roques. J’ai connu Pierre par ses écrits bien avant de le côtoyer physiquement.

Sous le pseudonyme de Godefroy, il savait nous faire partager, d’un style limpide très agréable à lire, ses impressions de randonneur au cours d’un Raid pyrénéen ou de diverses randonnées dans « Le Cycliste », la revue de Vélocio, sous le titre « 28x21 ». 

Ardent propagandiste de notre mouvement, il suscita nombre de vocations cyclotouristes grâce à ses chroniques parues dans des magazines comme « Miroir du Cyclisme » et il continue heureusement à nous enchanter par ses récits publiés dans diverses revues spécialisées.

Avec son épouse Micheline, il aime tout particulièrement les parcours et brevets montagnards où l’effort sportif, cependant tout à fait modéré grâce à l’utilisation de petits braquets, agrémente la contemplation des paysages. Bon géographe et excellent photographe, il est capable de mémoriser et de décrire les sites traversés et de vous nommer tous les sommets de ses Pyrénées natales (qu’il aimait survoler aux commandes d’un avion qu'il pilotait lui-même) ou des Dolomites.

C’est, comme il le raconte dans son livre « Du soleil dans mes rayons » (préfacé par Jacques Faizant), lors d’une randonnée du Verdon à l’issue de la Semaine fédérale de Digne en 1964, que je le sollicitais pour effectuer ensemble le Tour de France Randonneur, ce qui fut fait l’année suivante en 1965.

Bien que nous ayons eu l’occasion de nous rencontrer assez souvent au siège de la FFCT ou pédale au pied, notamment lors d’un Cerbère-Hendaye réalisé de concert, et à l’occasion de voyages comme en Andalousie, je regrette que les circonstances ne m’aient pas donné l’opportunité de rouler plus fréquemment avec Pierre.

Henri BOSC 

 

 

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Séance vidéo avec Raymond

 

Extrait du tome III de l’histoire du Cyclotourisme : 

« Son épouse Micheline venue au vélo lorsque les enfants ont grandi, l’accompagne dans ses randonnées. Leur plaisir c’est la montagne : leurs chères Pyrénées au quotidien, mais aussi en vacances, les Alpes françaises, suisses, italiennes, autrichiennes …

Et peu à peu, l’âge venant, Micheline prendra les devants, laissant son époux chercher le meilleur contre-jour pour aller l’attendre au sommet des cols. Dégagé de toute élection, Pierre suivra toujours avec attention la vie fédérale, mais de son Comminges, sans assister aux grandes messes de la Fédération, cultivant simplement les amitiés cueillies au fil des ans ». 

Raymond Henri

 

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Rencontre au sommet de l'Aigoual

 

PIERRE

Nous pleurons aujourd’hui un homme de talent

Qui, avec ses photos, avec son écriture,

Sut nous persuader d’une démarche sûre

Qu’on pouvait pédaler…, pédaler autrement.

                    

Son vélo, avant tout, fut un joli roman

Chevauché chaque jour dans une humble aventure ;

Ce fut un chant fervent au cœur de la nature

Et un acte d’amour limpide et permanent.

 

Un rocher, une branche, une source, une rose,

Un ciel bleu, un ciel gris, la halte au col de Pause,

Mille chemins pentus allant ici ou là…

 

Tout cela, il l’a mis dans nos livres d’images

Comme autant de soleils dans leurs plus belles pages…

Cher Pierre, je t’attends, là-haut, au Port d’Aula. 

Paul FABRE

 

 

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

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