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27/10/2017

Sérignan - Le Caylar : La trajectoire de l’espoir

 Sérignan - Le Caylar 

La trajectoire de l’espoir

Cette route qui te mène des rivages de la « grande bleue » à notre cher Larzac, combien fois l’as-tu empruntée Pierrot ? Combien de fois as-tu suivi fidèlement le cours de l’Orb ? Avec Marc, puis avec Jérôme et parfois seul avec pour toute compagne l’ombre de ta longiligne silhouette se profilant sur l’asphalte des routes de l’Escandorgue ? Je sais que tu aimes venir au Caylar de cette façon. A la force du mollet, à la pédale comme l’on dit dans le jargon ! Et à chaque fois, Christine me dit : « mais il se crève, Pierrot ! Dans l’autre sens, ça descend tout le long ! ». C’est vrai. Mais ton bonheur est dans l’effort. Cet effort gratuit qui nous permet de nous élever au sens propre comme au sens figuré. De nous transcender, de toucher à l’excellence, et même parfois de tutoyer les étoiles…

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Vendredi 29 Septembre – 13h30. Sur l’ancienne plateforme de la voie ferrée Nîmes-Tournemire, il fait chaud, c’est encore l’été. Nous sommes à Aumessas, au pied des montagnes du Lingas dans ce charmant village cévenol bâti à même le granit. Danielle Tritant nous attend chez elle pour une réunion de travail. C’est ce jour-là que je suis monté dans l’autobus de cette belle aventure du 22 octobre.

Pierrot et Jean-Marie avaient déjà bien engagé l’affaire. Danielle nous a fait part des intentions de l’association France-Parkinson Hérault. Pendant deux heures Jo a joué le « maître d’école », en ramenant les uns et les autres à la réalité, en rationnalisant les propos, en essayant de mettre un cadre à cette effusion d’idées parfois incandescentes. Avec Noëlla, nous avons fait les scribes, nous avons rempli des pages d’écriture, de croquis et de schémas. Dans un deuxième temps nous avons remis tout cela en ordre, et par messages interposés (merci internet) le document s’est enrichi et le bus a continué sa route. En passant à St Etienne de Gourgas, il a fait une halte afin que Robert prenne place. Sans oublier René le « routeur » qui à distance depuis Clermont observait les cartes météo afin que la caravane évite orages et dépressions venant de l’Atlantique…

Samedi 7 Octobre – 14h. En prélude à l’AG statutaire, une réunion préparatoire à l’évènement a eu lieu au Caylar, en présence des forces vives de l’Amicale. Le dossier était encore un peu brouillon, nous distinguions les contours mais le contenu restait tout de même flou. Toujours est-il que lorsque Pierrot a demandé des volontaires, c’est une multitude de mains tendues qui s’est levée, et ce, en une fraction de seconde… C’est toute la magie de l’Amicale.

Je dois aussi vous dire que cette trajectoire allant de Sérignan au Caylar, elle n’est pas rectiligne, ni même courbe. C’est une ligne brisée qui est partie de Sérignan en passant par Maraussan, Clermont, St Etienne de Gourgas, le Vigan, Aumessas, La Vacquerie, Béziers, Montpellier… Que sais-je encore ? Sa course effrénée s’est stoppée net contre le mur d’un immeuble au style des années 70 : la salle des fêtes du Caylar. Cette salle municipale mise à notre disposition gracieusement par Monsieur le Maire.

La suite vous la connaissez tous, Marie-France et Jérôme l’ont relatée avec talent dans les colonnes de ce blog. Ils ont agi façon Paris-Match : le poids des mots, le choc des photos !

Quelle journée ! De la joie, de l’émotion et de l’espoir. L’espoir de la vie car c’est beau la vie comme le dit si bien la chanson. Par ces quelques mots, je souhaite remercier tous les membres de l’Amicale qui se sont impliqués dans ce projet. Outre les balades pédestres et cyclotouristes nous avons su apporter aux malades, aux aidants, aux familles quelques moments en dehors de la maladie, quelques heures de joie, de bonheur. Pas de regards détournés ou de compassion mais une main tendue franche et sincère.

Nous aurions pu, ce jour-là, nous rendre au stade de la Mosson applaudir notre équipe favorite, siffler l’équipe adverse et insulter l’arbitre. Nous aurions pu aller au Zénith applaudir Matt Pokora qui reprenait « cette année-là » et « le téléphone pleure ». Nous aurions pu rester chez nous douillettement et se passer en boucle les 500 derniers épisodes de « Plus belle la vie ». Et bien non ! Nous avons enduré le froid et le vent. Je pense en particulier aux baliseurs, aux colleurs de flèches et bien sûr à l’équipe du ravitaillement au Pas de l’Escalette. Là où cette satanée tramontane se délecte à refroidir les hautes parois de calcaire. Nous avons joué les maîtres d’hôtel en assurant le service avec brio. La musique adoucit les mœurs nous dit-on, alors Marie-France a entonné une mélodie, René Baldellon ne s’est pas fait prier pour pousser la chansonnette et Robert a enfoncé le clou avec les histoires de Batistou.

Malades et valides ont bien ri et bien chanté. L’après-midi a été fort agréable au Caylar, mais c’est toujours le cas, les Amicalistes le savent bien… Nous avons donné une très belle image de notre association. Encore Merci pour votre bénévolat, votre enthousiasme, votre joie de vivre.

« Et maintenant, que vais-je faire ? » chantait Gilbert Bécaud. Il y aura forcément un lendemain qui chante. Pourquoi ? La question ne se pose même pas.

Quand et Comment ? Il convient de décrypter et d’analyser cette journée du 22 octobre. Puis de remettre l’ouvrage sur le métier afin de faire mieux, peut-être différemment la prochaine fois. Car il faudra surprendre et enchanter à nouveau nos invités. La boite à idées est désormais ouverte…

Pour conclure, tu le sais Pierrot, « mais je te le dis quand même » (sans vouloir plagier Patrick Bruel) : «  je t’aime ». Mais il me semble indispensable de dire « nous » car à cet instant bien précis c’est toute l’Amicale qui tient ce stylo bille glissant sur cette feuille de papier. Alors nous allons le faire à la façon de Francis Cabrel : « nous t’aimions, nous t’aimons, nous t’aimerons ». Et bien sûr, notre souhait le plus intime, le plus précieux, ce sera de pouvoir te le dire et te le chanter encore de longues années…

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Merci Pierrot, tu as su aller chercher en nous, aux tréfonds de nos consciences, le plus beau, le plus merveilleux. Car il faut bien comprendre que lors de ce court passage effectué à la surface de cette planète, il est bien plus enrichissant, pour un être humain, de donner que de recevoir.

                                                                       Guy Cambéssèdes

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texte et photos Guy Cambéssédes

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

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