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30/04/2017

Pâques en Provence

 

PAQUES EN PROVENCE

à VENEJAN dans le GARD RHODANIEN

AVRIL 2017 par James MARA

Photo n- 10 Perspective de Venejan 2017.JPG

VENEJAN (30)

Départ de Clermont l'Hérault vendredi 14 avril sur mon cyclo-camping de 40 kg avec les cyclos de l'Amicale Larzac Aventure. Rdv à 6h 15’ rue du Souc, chez Jacques, pour un café puis l’équipe s’ébranle, composée de Pierre, André, Jacques et l’incrusté du Vélo Club.

Ceyras, St André de Sangonis, Gignac, Aniane, Puéchabon, Viols-le-Fort dans la fraicheur matinale mais atténuée par la montée jusqu’à St Martin. Nous avons bien roulé à St Martin-de-Londres halte ravito et autre café pour la niaque.

Nous repartons pour contourner le Pic St Loup et plonger sur St Mathieu-de-Tréviers puis gagner la belle ville de Sommières, kilomètre 60, nous achetons le repas du déjeuner puis franchissement du Vidourle par le passage piéton puis direction de Montpezat, St Mamert-du-Gard et St Anastasie par la D22, à Blauzac ou nous déjeunons, en avance sur notre horaire, ce qui nous a permis de farnienter devant un café pour les uns ou une bonne mousse bien fraîche pour les autres.

Nous repartons le corps satisfait et hydraté, le coup de pédale est souple et cadencé, le rythme régulier des cyclotouristes, celui qui mène loin.

Une cyclote du club Larzac Aventure, Cécile, nous attend entre Blauzac et Arpaillargues à un carrefour sur la D22, après les présentations, nous suivons cette cyclote qui nous guide à bonne allure, ce qui me chagrine un peu mais le chemin entrepris et la visite de Uzès m’a plu, petites rues pavées, raccourcis et fraicheur à l’ombre de cette cité.

Il nous reste encore du chemin à parcourir, D 23 pour St Quentin-la-Poterie, avant St Laurent-la-Vernède puis Bastide d’Engras et Pougnadoresse.  Suite à des travaux, une déviation nous induit dans une erreur de direction. Nous avons loupé l’embranchement vers St Marcel-de-Careiret, et sommes partis vers Tresque, une quinzaine de Kilomètres en sus, les kilomètres en plus ne sont pas trop contraignants pour le moral, c’est de faire demi-tour en sens inverse sur un terrain très vallonné avec peu d’indication routière, là j’ai eu un coup fatigue, plus de jambes, mais l’expérience d’aller au delà de ce phénomène physique fait que j’ai pu suivre le groupe. André de Vias et Jacques m’ont bien protégé du vent et toujours devant moi pour que je ne sois pas distancé et laissé seul sur ces routes de mas en mas. Ah ! L’esprit cyclotouriste.

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La Roque sur Cèze

Enfin, l’arrivée, le camping « les Cascades », 157,29 km au compteur.

Installation, montage de la tente, la douche, "zut, vu l’heure tardive, l’eau est froide" je n’ai pas envie de cuisiner, la boite de sardine à l’huile d’olive, pain et pomme puis gros dodo pour une nuit douillette et salvatrice.  

 

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Les cascades

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le Pont Charles Martel à la Roque sur Cèze

Photo n- 12 La Roque pont Charles Martel --a.JPG

Sauf que ma nuit promise fut perturbée par une bestiole qui est venue roder autour de ma tente. J’ai pu l’identifier par son ombre chinoise sur ma tente provoquée par l’éclairage extérieur, un renard ou chien, pour moi, c’est un renard, sa queue est plus longue et son corps est très bas au sol. Je lui ai fait peur mais la bestiole est revenue quelques temps après et a embarqué mon sac en plastique rangé sous l’appentis de ma tente ou étaient rangées mes chaussures de vélo et il a aussi emporté mes Tongues.

J’ai très mal dormi car j’ai surveillé le reste de la nuit en espérant surprendre l’intrus.

Le lendemain constat de la rapine de la nuit, mon sac en plastique retrouvé à plusieurs mètres de son endroit initial et mes Tongues une à droite et l’autre plus éloignée, pas d’autres dégâts.

Lors de ma visite à l’accueil du camping pour élucider cette visite nocturne, j’ai posé la question si c’était un renard, la réponse fut affirmative mais ou cela est surprenant c’est que ce goupil appartient au garde Forestier et qu’il est porteur d’un collier et même d’une clochette, est-ce une rumeur ?

Maitre Renard étant habitué des lieux, chapardeur comme un singe et récidiviste, connu de tout le personnel du camping, amateur d’odeurs et même gourmand de chaussures puisqu’il s’est emparé d’une paire de chaussures que l’on n’a pas retrouvée et déchiquetée l’élastique d’une paire de sandales de Richard, un membre du Larzac Aventure qui a pris avec flegme le préjudice subit.

Ce perturbateur nocturne m’ayant importuné donc aujourd’hui samedi, vu les efforts fournis la vielle, ma nuit de sommeil écourtée, mon expérience me conseille « journée de récupération » en clair, tourisme, photos, reconnaissance des lieux et de Vénéjan,  tout cela évidemment à vélo, pour faire tourner les jambes en souplesse et évacuer les toxines, l’estimation kilométrique de la journée est de 40 km, j’ai effectué 35, 76 km au compteur.

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Arrivée à Vénéjan

Pour accéder à Vénéjan, lieu de la concentration pascale de cyclotourisme, 2 grands axes routiers, très fortement chargés en ce week-end, très risqué mais je dois les emprunter car je ne connais pas le réseau vicinal du secteur.

Vénéjan, village typique de Provence avec son château et son moulin dominants de leur hauteur l’environnement, ses petites ruelles pavées de galets provenant de la rivière, la ruralité des bâtisses, les belles rénovations des maisons, la Provence sans santons, plein de charme.

 

Photo n- 1 Cascades Roque sur Ceze 2017.JPGRetour au camping « Les cascades »  à la Roque-sur-Céze, le circuit du Samedi passe devant le camping et c’est un défilé de cyclistes de tous styles, même le chien dans la remorque, gestes amicaux, petits signes des doigts sans lâcher le guidon, tout cela à un air de fête et bien sympathique.

 

Je reviens à ma personne, j’ai récupéré en partie car j’ai mal aux muscles extenseurs de la cuisse, les ischio-jambiers situés en arrière de la cuisse, ce sont des muscles poly articulaires dont la contraction provoque l’extension de la hanche et la flexion du genou, très sollicité dans la course à pied, ils ont tendance à se rétracter, idem pour les cyclistes transportant une lourde charge sur 157 kilomètres.

J’en déduis pour mon cas, le cyclo campeur ne doit pas effectuer un trajet supérieur à 110 km jour, afin de ne pas compromettre sa capacité physique à l’endurance.

Nuit de samedi au dimanche, j’ai bien dormi, ma compagne est venue me rejoindre, camping pour elle et mal de dos assuré ?    Hé non !   Par contre Goupil est revenu à la charge, c’est madame qui me l’assure, moi j’étais dans mes rêves et j’ai rien entendu.

Dimanche de Pâques, mâtinée, départ commun du groupe Larzac Aventure à Vénéjan par les petites routes sous la houlette de Jeanine, une ancienne baroudeuse du Pékin/Paris/Londres et la MAC de 2016.

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La Cèze

Concentration de la journée au pied du Moulin, la famille cyclotouriste est réunie, les retrouvailles sont nombreuses, j’ai retrouvé un autre Pékin/Paris/Londres, Michel Ales…, les fléchards Vélocio venant de Montigny-le-Bretonneux (78) sous la houlette du coach Jean-Yves CLINCH, un ancien président du club de Montigny (78), grand randonneur, et Jacques CLAMOUSE président du Codep 34, ancien président du club de Rambouillet (78) et pour finir j’ai aperçu des anciens du Paris/Pékin de 2008 ma cuvée, Geneviève et Daniel RAVEL capitaines de route. 

Après les allocutions traditionnelles des officiels et la visite du musée des premiers vélos randonneurs (dit randonneuses),  nous sommes partis pour un petit tour de tourisme de 52,63 km, visite de l’abbaye la Chartreuse de Valbonne,  du village de la Roche sur Cèze, La cascade de la Roche sur Céze, magnifique endroit que je surnomme « les petites Niagara », Pont Charles Martel, je n’ai pas vu ses ennemis ou sont-ils passés ? 

 

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Randonneuse de 1949

 

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la Chartreuse de Valbonne

Retour au camping, l’apéro au mobile-home de Pierre et Noëlla, nos anecdotes de la journée, programme du lundi, pour moi pas de vélo j’ai promis à ma compagne de rester avec elle pour visiter les petits villages du coin.

A cette période de la saison la floraison est magnifique, les glycines courent le long des murets, les roses étalent le satin de leurs pétales, les genêts affichent le vert et le jaune pétants, le lin clignote de sa couleur bleue lumineuse.

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Lavoir St Alexandre

 

Nous sommes allés jusqu’à Pont St Esprit par des routes champêtres, belle journée, ravissement des yeux et la clôture de ce Pâques en Provence se termine par un vrai restaurant Italien dans le camping,

Pas d’excès de boisson, ni visite du Goupil durant la nuit mais heureux de ce changement de vie.

Salut et à la prochaine aventure !

 

Photos Gil et James Mara, texte James Mara

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Écrit par LA - mise en page MF |

27/04/2017

Maître des cols

 

Maître des cols

 

En ce beau dimanche d'avril la chasse aux cols étant ouverte, je suis allé dans les Cévennes, pays de mes ancêtres.

Vêtu de mon nouveau maillot Amicale Larzac Aventure, me voilà parti pour cette journée au départ de Sumène.

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Sumène

Mon programme : Saint Martial, Tribale, Asclier, Lassalle, Mercou, Colognac Bantarde et Sumène.

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Saint Martial

Le temps est très beau la forme revient après l'entraînement en terre Larzacienne.

Au sommet de l'Asclier je retrouve Christine et Guy prenant leur repas.

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Je me joins à eux, m'expliquant leur fin de parcours, je me laisse tenter par mes amis.

Nous irons boire le café aux Plantiers puis col du Pas, Valleraugue et Pont d'Hérault,

Point de café aux Plantiers, les estaminets étant fermés, nous poursuivons notre route.

La vallée est magnifique, les champs préparés pour la culture des ''cèbes''.

Je monte le col du Pas ''au pas'', attendu par Guy et Christine.

Le sommet est atteint; nous nous couvrons car il fait un peu frais.

Plongeon sur Valleraugue, le bistrot est ouvert, nous pouvons enfin boire le café.

Le retour sur Pont d'Hérault est très agréable malgré le vent marin.

Le fleuve côtier nous accompagne avec ses murmures et chutes d'eaux.

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l'Hérault

Guy, d'un coup de voiture, m'emmènera à Cap de Côte, et je n'aurai plus que la descente sur Sumène.

Belle sortie.

Retour au village natal de la famille Sabatier.

Mes souvenirs renaissent sans nostalgie. Un autre jour je raconterai mon apprentissage de la bicyclette à Sumène !!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Récit et Photos Jack Sabatier

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Écrit par LA - mise en page MF |

21/04/2017

Pâques-en-Provence 2017

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Sous le soleil, mais avec le mistral...

C’est la bourgade gardoise de Vénéjan qui recevait cette année la traditionnelle manifestation printanière initiée par Paul de Vivie. Cette rencontre organisée dans la simplicité sur un site pittoresque d’une Provence élargie fait toujours recette.

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Vénéjan, le château

 

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La foule était donc bien présente à l’heure dite sur cette colline boisée et fleurie. Un fort mistral s’était aussi invité ; il permit au vieux moulin de retrouver un regain de jeunesse durant quelques instants.  

                                   

Dans la chapelle toute proche, notre ami Raymond, l’historien de la FFCT a comme à l’accoutumée proposé une exposition de cycles anciens avec une mise en exergue du changement de vitesse.

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Raymond, en bonne compagnie 

Les responsables du CODEP 30 offraient une collation de qualité accompagnée des vins des côtes du Rhône afin d’agrémenter ce moment d’échange et de partage. C’est d’ailleurs toute la richesse d’une concentration que de retrouver des amis, des connaissances parfois anciennes, pour une poignée de main, quelques mots d’amitié ou d’interminables palabres …

Le stand fédéral confié à l’inusable Marcel Sarazin proposait aux collectionneurs la médaille millésimée ainsi que diverses publications ou objets. Quelques confréries tenaient également boutique dans une ambiance bon enfant.

Alors que les discussions allaient bon train, Antoine Bourg-Rius rameuta la foule afin d’assister aux discours officiels. Les gradins de pierre du petit amphithéâtre se sont vite remplis pour ce moment quelque peu solennel.

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l'amphithéâtre

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les gradins bien remplis

Le Maire de la cité prononça quelques mots de bienvenue en premier lieu, puis ce fut au tour de Martine Cano qui officiait pour la toute première fois en sa qualité de Présidente fédérale. Elle a rappelé à l’assistance les fondements de cette manifestation mais aussi toute sa richesse et termina son intervention en reprenant des écrits de Jacques Vicart. Le Président du CNOSF insista sur les vertus du sport et ses bienfaits. Philippe Devaux termina la cérémonie par une vibrante allocution empreinte d’émotion et de sincérité. Puis, vint le temps des résultats des flèches, traces ou 40 heures Vélocio organisées par l’Audax-Club-Parisien.

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Martine Cano                   Philippe Devaux

A la mi-journée, il était temps de s’installer pour la pause-déjeuner sur l’herbe. A la vesprée chacun s’accordait pour reconnaitre que « Vénéjan 2017 » restera dans nos mémoires comme un excellent cru.

Le rendez-vous est donné pour 2018 à Barbentane. Pâques sera un premier avril et ce n’est pas un poisson !

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Autour de la concentration 

Notre ami Pierrot instigateur de ce week-end festif avait aussi repéré depuis déjà longtemps un lieu emblématique pour notre villégiature : la Roque-sur-Cèze et ses cascades du Sautadet.

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La Roque sur Cèze

Le samedi, c’est sous la houlette de Claude et Maggy que nous avons pris la route en direction de Verfeuil afin de découvrir le charmant village de Lussan. Nous avons accompli une belle grimpée afin d’atteindre les ruelles médiévales de cette petite place forte. Puis, c’est le plateau de Méjanes-le-Clap et une plongée dans la vallée de la Cèze pour la pause-déjeuner à Montclus. L’après-midi nous avons fait une petite incursion en Ardèche avant de nous attarder longuement sur le village d’Aiguèze agrippé aux falaises surplombant la rivière. Le retour sur une route bosselée à souhait nous rappela que nous étions encore en période de rodage !

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 Aiguèze

Le lundi, Pierrot prend les commandes du groupe et met le cap au Nord, direction les Gorges de l’Ardèche. Une belle ascension avec des arrêts réguliers à chaque belvédère nous a permis de prendre toute la dimension de ce cours d’eau méridional bien connu des amateurs de canoé-kayacs. Sur le plateau des Gras, c’est midi lorsque le village de Bidon nous propose une halte. A l’ombre des oliviers, quelques murets de lauzes de calcaire feront office de salle à manger. Une large route descendante nous ramène à Saint-Martin d’Ardèche afin de franchir une nouvelle fois le pont suspendu. Entre vignoble et forêt nous traversons Saint-Paulet-de-Caisson avant de découvrir, lovée au creux d’un vallon, la Chartreuse de Valbonne. Le ciel était indéfiniment bleu, l’air délicieusement frais et la route déroulait son ruban de bitume vers la vallée de la Cèze afin de conclure en beauté ces trois journées de cyclotourisme.

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Les Gorges de l'Ardèche

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La Chartreuse de Valbonne

 

 Prologue et épilogue 

A noter également le raid du vendredi entre Clermont-l’Hérault et la Roque-sur-Cèze effectué par une escouade d’affamés de kilomètres. James Mara a fait l’admiration de tous avec sa monture équipée façon cyclo-camping. Et le mardi, un ultime baroud d’honneur en terres gardoises en direction de Quissac et sa célèbre pharmacie !

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Déjà en grande forme lors du week-end sur le Larzac, notre secrétaire Jean-Marie Durand a été repéré par de grandes équipes et risque de participer au prochain Tour d’Italie.

Nous souhaitons à notre Ami Jean-Marie une bonne place au classement général ou bien une victoire de prestige dans une étape des Dolomites !  

Songe-t-il déjà au Giro d'Italia ?

 

 

Un immense Merci à Noella et Pierrot pour leur dévouement et la qualité de leur travail.

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                                                           Texte et photos : Guy Cambéssèdes

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Écrit par LA - mise en page MF |

13/04/2017

Rencontre de Printemps 8 et 9 avril 2017

 

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Samedi 8 AVRIL 2017      T’as le bonjour du printemps… 

Les paroles de cette ritournelle de Michel Fugain pouvaient facilement se confondre avec nos pédalées en ce samedi 8 avril, tant la nature nous a offert mille et une merveilles.

Après le départ depuis le village des Rives (dans la banlieue chic du Caylar), nous avons rapidement effacé « le pas de Licous » afin de gagner la Bastide-des-Fonts et son superbe panorama sur l’avant-causse et les monts du Caroux.

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à la Bastide-des-Fonts

Au Clapier, la «voiture Mavic» nous a rapatrié le nouveau promu de l’Amicale en la personne de Jack Sabatier. Une route plaisante et descendante nous emmène sur les bords d’un ruisseau  dénommé : l’Orb, ce fleuve côtier encore au stade embryonnaire.

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Ceilhes puis Rocozels, pour les plus téméraires, et ce sont déjà les pentes du col de Notre-Dame qui freinent notre progression.

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Après le regroupement, nous nous engageons dans un relief chaloupé où se camoufle insidieusement la ligne de partage des eaux.

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la garde rouge aux avants postes

A Saint-Félix-de-Sorgues, la mi-journée est consommée et les estomacs crient famine (surtout celui de Christine).

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Les installations municipales nous accueillent pour la pause-déjeuner.

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Alors que le Président achève avec brio un excellent jambonneau en gelée, Martine Médina déclare à la cantonade que le village médiéval de Saint-Caprazy n’est qu’à quelques hectomètres. Elle nous propose ainsi un petit supplément optionnel.

3 le passage du pont (Copier).JPGNous enjambons un pont de pierre puis un petit chemin vicinal vert et moussu à souhait pour une déambulation de rêve… de courte durée, car au détour d’un virage, un raidar qui n’a rien de médiéval se présente à nos roues. Fracas de dérailleurs, compteurs affolés et altimètres aux abois ; la vaillante troupe amicaliste a un genou à terre, une sorte de « Waterloo » en terres aveyronnaises.

 

C’est donc une escouade sur deux roues, suante et ahanante qui se présente en ordre dispersé dans un corps de ferme où un couple déjeune en tête à tête, et ce, dans un calme royal !

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la visite du hameau médiéval

L’hôte des lieux, Bruno Chartier, tourneur sur bois de son métier, nous accueille et nous propose même une visite guidée du hameau. Comme quoi le « savoir vivre » existe encore ! Un grand moment d’histoire, de bonne humeur et d’intrigue afin de revisiter les dix-sept années passées par cet homme à extirper des « bartas » un amas de ruines enfouies depuis des siècles ! Cet interlude médiéval a ravi la compagnie ; une tranche de vie réservée aux cyclotouristes curieux et peu enclins à soigner leur moyenne horaire !

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La vallée de la Sorgues une fois encore nous a comblés. Le printemps avec toute la palette des verts était en train de recolorer le paysage. Seules les pentes étaient encore sombres, à peine égayées par les merisiers en fleurs. En fond de vallée, terres fraîchement labourées et grasses prairies jaunes de pissenlits alternaient de part et d’autre d’une ripisylve composée de hautes futaies parées d’un feuillage naissant.

A Fondamente un regroupement s’opère, le temps de constater que l’hôtel-restaurant de la famille Baldy a fermé ses portes : une perte sèche pour les gastronomes de tous poils. Au niveau de Cornus, l’itinéraire grimpe allègrement sur le plateau mais un « gruppetto » d’irréductibles décide d’emprunter des chemins de traverse afin de rejoindre Canals par une variante rugueuse et buissonnière. Plus roulant mais toujours « casse-patte », le Larzac nous propose pour le final son réseau de petites routes secrètes et bucoliques.

6 la lavagne des Rives (Copier).JPGA quelques hectomètres du terminus, Jacques Cauvel me signale un petit paradis invisible depuis la route : la lavagne des Rives. Elle a longuement illustré la publicité pour le fromage de Roquefort, me dit-il. Effectivement, le site est remarquable, sobre mais empreint d’une grande beauté.

 

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le banquet

DSCN6599.JPGAprès l’apéritif, à l’heure où les brebis regagnent la bergerie, c’est le traditionnel banquet au cours duquel le « petit dernier » de la bande a été intronisé.

Aux côtés de ses parrains, le Président Luchaire a accompli le cérémonial avec la célèbre pompe à vélo en or massif, incrustée de diamants.

 Au moment du café, Jeanine nous a emmenés sur un autre continent afin de revivre le MAC 2016 : un voyage-expédition entre le Mexique et le canal de Panama. Nous avons pu contempler des costumes colorés, des sourires à profusion, du soleil et une végétation exotique mais aussi des araignées grosses comme la main et des iguanes longs comme le tandem du couple Baldayrou ! Merci Jeanine pour cette balade digestive aux forts accents centr’américains.

La nuit était bien installée. Le marchand de sable avait d’ailleurs passé le pas de l’Escalette depuis déjà belle lurette ; il était temps de regagner nos pénates larzaciennes pour une « paix des braves » bien méritée.

                                                           Guy Cambéssèdes

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 Dimanche 9 AVRIL 2017

Pour les Rameaux !

Le soleil se couche derrière les rochers ruiniformes qui parsèment le plateau du Larzac. Nous venons de clôturer notre traditionnelle randonnée d’avril.

Ce jardin qu’est le plateau du Larzac embaumait de la senteur herbacée des pissenlits, qui tapissent par endroit les tertres, les champs, les chemins.

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IMG_5935.JPGLa Cardabelle se rencontre aussi et s’affiche sur les portes, l’iris de couleur bleu violet se mêle Aux Narcisses

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Les pins envahis de cocons de chenilles processionnaires jaunissent, alors que sur la route on distingue bien leurs traces laissées sous les roues de véhicules .

Voilà le décor planté pour un dimanche de Rameaux à pédaler sous un ciel bleu profond tissé de quelques filaments blanchâtres.

Si la beauté enchanteresse du paysage nous attirait, elle perdit son attrait par une succession d’arrêts impromptus. Cela commença avec moi et mon compagnon de route qui de temps à autre se manifeste. Puis viennent les mécaniques défaillantes avec des freins récalcitrants, des pneus prenant la grosse tête, des maillons de chaînes qui s’emmêlent voulant surement contredire les processionnaires.

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Viens ensuite un repas tiré de la sacoche où certains cherchent le pain, pour le déguster loin des pins habités. Un piquenique pris dans l’enceinte fortifiée de la Cavalerie, où pour digérer nous faisons comme si nous étions sur le chemin de ronde à observer la vue imprenable des Causses du Larzac, et de l’Aigoual que Guy me montra au matin.

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DSCN6630.JPGAlors que notre chemin de ronde nous transporte vers l’estaminet pour un petit noir ou une glace pour certains(es), des jeunes recrues descendent d’un bus, baluchon sur le dos, se dirigeant en procession plus ou moins uniforme vers leur casernement pour vêtir l’uniforme de la légion. Est-ce cet état de fait qui fit laisser là, au sol, une sacoche lourde de deniers et de clefs ? Il en résulte qu’un sprint s’impose quand la bévue se fait lumière au risque que la solde ne soit déjà distillée.

Au final, beaucoup de péripéties pour une balade au milieu d’un paysage marqué par l’empreinte du vent, de la pluie qui a modelé les roches.

IMGP8894.JPGEt là assise sur des marches de pierre, je la retrouve et je tends mes bras, un bouquet de pissenlits dans mes mains comme si je devais me faire pardonner d’avoir passé une bien belle journée.

 

Pierre H

 

 

 

 

photos Guy, Pierre, Jeanine, MF

mise en page MF

Plus de photos dans l'album ci-dessous

ou en marge dans le rubrique  PHOTOS ALBUM

  

Écrit par LA - mise en page MF |

03/04/2017

Sur la tombe du Père

 

Sur la tombe du Père

 

En villégiature dans la capitale des Gaules nous avons profité de cette occasion pour nous rendre au cimetière de la Loyasse, sur la tombe de Paul de Vivie. Sans entrer dans le culte de la personnalité, ni dans le pèlerinage vélocipédique nous tenions tout de même à connaître ce lieu, au même titre que Pernes-les-fontaines, Saint-Etienne, le col de Pavezin ou celui de la République qui résonne encore du cliquetis des dérailleurs aux journées « Vélocio » d’antan !

Bien que nous n’ayons pas encore adopté ce merveilleux petit appareil qui vous dirige depuis un satellite, nous avions repéré ce lieu sur un plan de la ville. Mais dans ce genre de situation, il est préférable de s’entourer des services d’un guide. Facile à dire mais plus difficile à trouver. Ah, si Raymond habitait Lyon ! Mais notre cher Ami réside entre les bras de la Sorgue qui irrigue la plaine vauclusienne. Alors, nous avons eu l’idée de contacter notre ami Jacques Seive.

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Jacques Seive

Jacques est originaire de Roanne, où il a effectué ses débuts dans le cyclotourisme entouré de personnalités chevronnées et passionnées par cette discipline. Puis, les aléas de la vie l’ont rapidement amené à Lyon où il réside depuis 60 ans. Notre suggestion l’a enthousiasmé et un rendez-vous fut pris dans la foulée.

 

En ce lundi 27 mars, un soleil radieux inonde la ville, confluence où Rhône et Saône ont décidé depuis fort longtemps de mêler leurs eaux venues d’horizons divers. Le funiculaire nous hisse sur la colline de Fourvière, vestige d’une ancienne moraine de l’époque glacière. La cathédrale chère aux Lyonnais dresse ses flèches vers le ciel et la ville déroule son tapis urbain à nos pieds. Après avoir donné un coup d’œil au théâtre romain adossé à la pente, nous poursuivons notre cheminement afin d’atteindre pour l’heure dite l’entrée de l’édifice funéraire.

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la cathédrale de Fourvière

Notre ami lyonnais est également fidèle à l’horaire convenu et après de chaleureuses retrouvailles, nous nous engageons dans l’allée principale. Au passage Jacques nous fait découvrir le monument à la mémoire d’Edouard Herriot, Maire de Lyon durant un demi-siècle. Puis nous arrivons sur la tombe de la famille de Vivie-Regie ; Jacques nous explique qu’elle était en piteux état et que la FFCT, sous l’impulsion de Dominique Lamouller, a fait engager les travaux nécessaires à sa restauration. C’est d’ailleurs Jacques qui assure l’entretien avec quelques visites au cours de l’année. Moment de recueillement mais aussi de petites anecdotes que notre Ami nous distille au cours de la conversation.

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 l'hommage de la FFCT              et celui des cyclotouristes stéphanois

 

Puis, assis sur un muret ensoleillé, Jacques se remémore une foule de souvenirs et nous échangeons un long moment sur ce cyclotourisme qualifié aujourd’hui de « classique » ou « d’authentique ». Pêle-mêle il nous évoque son premier Pâques-en-Provence et l’éloquence du discours de Charles Antonin, son amour pour le village de Brantes, son amitié avec Pierre Roques, ses années passées au comité de rédaction de la revue fédérale et les divers écrits pour cette dernière. Nous revenons aussi sur sa célèbre interview de Vélocio, sa délicieuse lettre à Robert-Louis Stevenson ou son discret hommage au Préfet Erignac : des moments forts au contact d’un homme sensible et attachant.

Avant de nous séparer, il nous fait part de son regret de ne pouvoir participer au prochain Pâques-en-Provence ; l’autoroute du soleil et sa cohorte de poids lourds sont devenues au fil des ans un obstacle insurmontable.

La matinée s’est écoulée lentement au rythme de pédalées imaginaires longuement évoquées dans cette amicale discussion avec Jacques Seive. Nous étions à deux pas de la sépulture de Vélocio, le Père, l’inventeur de la démultipliée, l’initiateur du Cyclotourisme, cette activité de plein air qui, à nos yeux, est tout simplement un art de vivre…

Nous avons quitté la colline de Fourvière afin de regagner le cœur de ville, la place Bellecour baignait de lumières et puis le pont de la Guillonière nous a permis d’enjamber le Rhône. Sur la rive de beaux aménagements destinés à la détente sont proposés aux passants, aux promeneurs. Nous avons observé avec gourmandise la via Rhôna, cette voie cyclable reliant le lac Léman à la Méditerranée. Un jour futur, sans doute, nous ferons cause commune avec ce ruban de bitume, suivant fidèlement la destinée de ce fleuve alpin qui a donné naissance à un immense delta : la Camargue, le pays de Crin Blanc et de Christine …

Guy Cambéssèdes

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la via Rhôna

5 - le tout nouveau musee de Confluence (Copier).JPG

le tout nouveau musée de Confluence

7 - Lyon, la presqu'ile (Copier).JPG

Lyon, la presqu'ile

8 - le quartier de la Croix-Rousse (Copier).JPG

le quartier de la Croix-Rousse

                                                                                   

Photos et récit Guy Cambéssèdes

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