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19/11/2016

Le plateau du Larzac

  "Le plateau du Larzac"

présenté par Guy Cambéssèdes

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Le nord du Larzac

 

Extraits du dossier paru dans la revue CYCLOTOURISME  N° 662 - Novembre 2016

 

Façonné par l'eau et par l'homme ...  une pelouse rase et des pierres ... un pays envoûtant ... un étonnant sous-sol ...

Un univers de solitude

Le Larzac, vaste plateau calcaire, intrigue par son aspect désertique, son immensité. Il dévoile une flore riche et raffinée. Son climat est rude, l’habitat diffus, une agriculture adaptée à ce biotope particulier y perdure. La brebis en est devenue l’emblème. L’eau, peu visible en surface, recèle une grande richesse. Ici plus qu’ailleurs, car c’est  celle venue du ciel qui a constitué l’unique ressource, et ce, durant des siècles. 

 

Causse, et pourtant…

Dans le langage courant des contrées méridionales ce mot est parfois utilisé avec une consonance péjorative. Et ce, afin de stigmatiser un lieu, un terroir désolé, sans grande attractivité. Et pourtant, c’est exactement l’inverse ; le causse regorge de richesses quelquefois dissimulées, un brin calfeutrées dans cet environnement dénudé.

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Une doline en culture

 

Au XIXe siècle, le célèbre géographe Elisée Reclus définissait cette région des grands causses méridionaux (Sauveterre,Méjean, Larzac, Noir et Comtal) comme "de hautes terres dont le pourtour est très nettement caractérisé par des remparts abrupts "  ...

   

photo 3.jpgLA CARDABELLE

La carline à feuilles d’acanthe (Carlina acanthifolia)  est une plante appartenant au genre Carlina et à la feuille des  Astéracées ou Composées.Mais en terre occitane elle est appelée « cardabelle ». Elle fleurit en été. Les causses méridionaux sont un terrain de prédilection pour cette plante rasante ; elle en est  devenue le symbole. On la retrouve séchée et clouée sur les portes des maisons en décoration, mais aussi comme baromètre. Elle est désormais protégée, ne l’emportez pas si vous la rencontrez. 

 

Une fenêtre sur le Languedoc

C’est l’extrémité sud du plateau qui sera mise en exergue sur ce parcours relativement court mais pourvu de deux sites touristiques d’exception....

 

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Saint-Pierre-de-la-Fage, son moulin à vent et sa superbe croix de pierre.

 

Reportage complet en cliquant

sur les liens ci-dessous

Dossier Cyclotourisme N° 662 - 11.2016.pdf 

Dossier Cyclotourisme photos N° 662 - 11.2016.pdf 

 

 Textes et photos : Guy Cambéssèdes 

Mise en page MFB 

 

Écrit par LA - mise en page MF |

12/11/2016

Aude, la belle Aude

 

 Aude, la belle Aude

84571944.gifLe prénom d’une femme, un corps se transformant dans une douce plaine vinicole encadrée de collines, de coteaux où le cep s’accroche.

C’est sur cette terre caressante, sur ce corps aimant, dans ces coteaux moelleux que nous avons su déguster ton primeur, cabernet-sauvignon, Merlot, Grenache, Syrah, Cinsault.

Du Corbières au Minervois, par une journée d’été en fin octobre, nous avons découvert ses tènements colorés par les pastels d’automne.

Une jolie robe, un nez et une bouche fruitée, dotée d’une belle souplesse, donne un vin primeur friand où l’œil pétillant du cyclo croise le regard de la belle Aude. Du bleu de ses yeux, coulent des larmes formant un fleuve à la fois doux et ombrageux.

 

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La belle Aude est dotée par ses vins cabernets-sauvignons d’une richesse aromatique aux notes de fruits rouges ;

  • (36).jpgpar son syrah lui donnant des vins rosés d’une belle finesse,
  • par son Merlot souple de tannins distingués
  • par son cinsault facile à boire, aux arômes de fruits rouges comme la framboise,
  • par son grenache pour terminer donnant un jus très sucré, produisant les meilleurs vins rouges et rosés méditerranéens plutôt forts en alcool et peu acides, libérant une opulence de fruits noirs comme le pruneau.

La belle Aude étale ses richesses venant d’une terre parfois pauvre.

Caillouteuse par endroits, sablo-graveleuse ailleurs. Sol chaud par-ci et froid par-là dans l’argilo-calcaire. La robe d’Aude offre au cyclo une variété de vins primeurs en même temps qu’une variété de paysages.

IMG_5506.JPGLe vent et les éoliennes, tous timides, n’oseront soulever cette robe. Alors heureuse, elle emplit son regard bleu la voûte céleste d’un bleu qui n’appartient qu’à cette terre Audoise. C’est sous cet azur, et en bordure de ce fleuve, que la vigne donne ce qu’elle a de mieux.

           

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C’est en compagnie de la belle Aude et de cyclos venus de tout horizon, que l’amicale s’est retrouvé une fois encore pour un toast : « à l’an quez ben ! »

 Pierrot

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Récit Pierre H

photos et mise en page MFB 

 

 

Écrit par LA - mise en page MF |

02/11/2016

En souvenir d'Auguste ...

 En souvenir d’Auguste … 

Lorsque nous passons à proximité des étangs de Bages, à chaque fois, Christine se remémore les souvenirs de la Semaine Fédérale de 1979. Celle de Narbonne, organisée de main de maître par Auguste Coustellié, notre ancien Président de ligue. Et d’ailleurs, la seule S.F. organisée dans notre défunte ligue Languedoc-Roussillon.

En ce samedi 15 octobre après quelques jours d’intempérie, le soleil brille à nouveau sur la plaine languedocienne. 

Nous enfourchons nos randonneuses et Christine met en route « la machine à remonter le temps ». Vaste chantier !  Le canal de la Robine est toujours là, il traverse la ville, avec ses écluses, ses quais et ponts qui font le charme de la cité narbonnaise.

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                               le canal de la Robine                                                   

Nous aurions aimé emprunter la route des salins afin de découvrir l’étang de l’Ayrole mais l’eau recouvrait le bitume. Alors nous nous dirigeons vers les chalets, les fameux chalets de Gruissan.    

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Gruissan                                          Les fameux chalets de Gruissanambiance 37-2, le matin.JPG

Mais là aussi, point de Jean Jacques Beineix ou de Béatrice Dalle, mais le décor du film « 37,2° le matin » est toujours bien présent.

 Ambiance 37°2 le matin

Etranges constructions sur pilotis, elles méritent tout de même un détour. Nous prenons le café et un bain de soleil à la terrasse de l’une d’elles, avec une belle vue sur la Méditerranée. 

Sur le chemin du retour les flamants roses nous attendaient en bordure de route. Cet oiseau à la fine silhouette a du charme et semble même le savoir ! Quelques hectomètres plus loin une colonie de canards s’était regroupée pour passer l’hiver ou bien peut-être avant d’engager une longue migration vers des contrées plus chaudes.

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Les flamants roses                    Une colonie de canards

Puis quelques taureaux et une rizière prête à moissonner : Christine se croyait en Camargue !

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Une rizière                                               Le riz prêt à moissonner

l'ecluse de Mandirac.JPGA l’écluse de Mandirac nous avons regardé avec envie la piste qui court entre ciel et eau vers l’île Ste-Lucie mais l’après-midi est déjà bien entamée, ça sera pour une prochaine fois …

L'écluse de Mandirac

La signalétique d'une autre époque

la signaletique d'une autre epoque.JPG

 

Nous quittons les zones humides et depuis le sommet une légère bosse nous apercevons à l’horizon, la cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur. Elle donne l’impression d’un vaisseau échoué car seule son immense silhouette apparaît, la ville en léger contre-bas étant cachée par le relief.

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Au loin la cathédrale                         Le Massif de la Clape 

Quelques pédalées plus loin quelques grapillons bien mûrs nous font des signes. Alors nous stoppons notre progression afin de s’adonner à cette tradition automnale bien de chez nous : « la grapille ».

Arrivés en ville, nous contournons les belles halles couvertes et contemplons à nouveau le canal avec ce joli passage couvert sous les immeubles. Nous grimpons ensuite vers la cathédrale. Imposant édifice dont l’intérieur ne reflète pas la dimension extérieure de la bâtisse. C’est Pierrot, natif de Narbonne qui nous expliquera plus tard, le pourquoi du comment de la chose. Nous découvrons avec émerveillement la beauté des orgues, des stalles et des vitraux.

Nous flânons encore quelques instants sur les boulevards et tombons nez à nez avec une immense fresque murale immortalisant le « fou chantant ». Notre ami Francis Pandier nous dira le lendemain qu’il est né dans cette maison !

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Le Fou chantant            La mer qu'on voit danser

En quittant Narbonne nous avons eu bien entendu une pensée pour ce cher Auguste, cet ami de longue date. Il savait conjuguer à merveille Cyclotourisme et Amitié. D’ailleurs du Canigou à la Camargue il jouissait d’une profonde estime de la part des dirigeants de clubs et codep.

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Narbonne                                 La Tour de Barberousse

Voilà en quelques lignes un flash-back sur cette journée où découverte et souvenir se sont entremêlés dans le bruit des vagues et du clapotis de l’étang dans un univers où le sel et le vent sont toujours présents. 

Christine et Guy Cambéssèdes

Récit et photos Guy C.

Mise en page MFB

 

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