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30/09/2016

La Baragogne

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LA BARAGOGNE

Dans des temps très lointains, à Saint-Christol, il y avait une baragogne.

Plus terrifiante que le babau, plus méchante que la roumèque, elle vivait dans un puits où les saint-christolaines allaient remplir leurs oules et les saint-christolains leur pichet d'eau pour colorer le pastis.

La plupart du temps, elle se tenait tranquille, la gueule fermée et les yeux clos.

Mais quand un enfant n'était pas sage, que ni punitions ni sermons ni fessées n'avaient pu le corriger, elle ouvrait ses paupières vertes, elle grimpait hors du puits et là, elle ouvrait son immense gueule rouge tapissée de dents jaunes. Les écailles verdâtres dont son corps était couvert dégageaient une odeur nauséabonde et elle se laissait retomber sur le méchant enfant et l'emportait au fond du puits pour le dévorer à son aise.

Et, se retournant vivement, elle replongeait comme une énorme couleuvre dans le puits. On ne voyait plus que bout de sa queue fourchue et puis, plus rien...

Tous les enfants avaient peur de la baragogne.  Sauf un.

On l'appelait Calandras. Parce qu'il était vraiment méchant.

Dès qu'il y avait une bêtise de faite, un méfait accompli, un larcin découvert, un animal estropié ou une cruche cassée, ce n'était qu'un seul cri : C'est la faute à Calandras ! La baragogne le mangera !

Mais il s'en moquait bien et continuait en ricanant à voler les œufs dans les poulaillers, à couper les raisins avant qu'ils soient mûrs et à montrer son derrière aux vieilles qui sortaient de l'église.

Mais celui qui ne s'en moquait pas et qui avait grand peur, c'était son frère jumeau qu'on disait le Bravet, tellement il était gentil et serviable et poli que c'en était un bonheur. Il était aimé de tous et même des animaux. On ne savait pas comment, mais même les taureaux sauvages et noirs ne le chargeaient pas et venaient manger dans sa main. Malgré toutes ses bêtises et ses mauvaises paroles, il aimait son frère Calandras et il vivait dans la peur que la baragogne ne l'emporte au fond du puits pour le dévorer.

Ce qui arriva un jour et n'étonna personne.

Quand Bravet appris la nouvelle en revenant de la vigne où il avait travaillé toute la journée, il se précipita vers le puits, se pencha sur la margelle et appela :

- Baragogne ! Baragogne !

Une voix très désagréable monta des profondeurs noires en même temps qu'une odeur pestilentielle :

- Qui vient me déranger juste au moment où j'allais commencer mon repas ?

- C'est moi, Bravet, le frère de celui que tu vas dévorer !

- Toi aussi, tu as fait des bêtises ?

- Non. Mais j'ai une proposition à te faire.

- Tu veux le remplacer ?

- Non, dit Bravet. Mais je sais qu'il y a fort longtemps que t'as rien mangé et tu dois avoir grand faim. Et mon pauvre frère n'est pas très gras, tu n'en feras qu'une bouchée et ensuite tu auras encore plus faim. Je te propose de t'emmener un autre enfant dix fois plus gros et cent fois plus méchant, tu en auras pour ton estomac !

- D'accord, dit la Baragogne, mais ne tarde pas ! 

Quand Bravet revint, la Baragogne était sortie. Elle tenait serré sous son ventre le pauvre Calendras qui pleurait et se lamentait et promettait de devenir le plus gentil des enfants.

- Alors, dit la Baragogne, où est cet enfant si gras et si méchant ?

- Lâche mon frère, dit Bravet.

La vilaine bête repoussa Calendras qui s'enfuit en hurlant, laissant derrière lui un sillage de salive verdâtre.

- Voici ta nourriture, dit Bravet.

On vit s'avancer un énorme enfant, presque aussi grand que le clocher de l'église. Ses vêtements étaient tellement serrés qu'ils semblaient prêts à éclater. Ils étaient fait de cent et cent morceaux comme ceux du Pétassou. Il avait un chapeau enfoncé très bas et on ne voyait pas son visage. Il avait d'une drôle de façon de marcher, comme s'il avait quatre pattes au lieu de deux jambes.

- Il n'est pas très appétissant mais il est fort gras, dit la Baragogne.

Elle ouvrit sa large gueule rouge et la referma sur l'enfant gras.

Et le recracha :

- Aïe ! Aïe ! Aïe ! Hurla-t-elle. Ce n'est qu'un mannequin !

Et elle se mit à cracher comme des pépins toutes les souches ont il était fait.

- Tu m'as trompé ! Hurla-t-elle, mauvaise. Mais avant que je ne te dévore, dis-moi comment as-tu fait pour le faire marcher ?

- On m'a aidé ! Dit Bravet.

- Qui ? Éructa la Baragogne.

- Lui ! Dit Bravet en montrant un taureau noir qui grattait le sol de la place et qui, d'un coup, fonça sur la Baragogne, la fit virevolter sur ses cornes et la précipita dans le puits où elle disparut.

Il y eut des éclairs et de la fumée et quand elle se dissipa Bravet s'aperçut que le puits s'était refermé et qu'il avait disparu. Où se trouvait-il ? Nul ne s'en souvient. Mais attention à ne pas trop faire de bêtises, il pourrait peut-être se rouvrir... 

René Escudié - 09.2010

Et c'est ainsi que traditionnellement, à Vauvert, en fin de repas, avec une banane on confectionnait la baragogne pour les enfants.

Démonstration par Christine C.

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En image c'est sympathique, mais racontée par Christine avec l'accent de Vauvert, ça devient une histoire, ô combien passionnante, même pour les grands !!! ...

photos Guy C.

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Écrit par LA - mise en page MF |

Au pays du pharaon

 

Au pays du Pharaon 

C’est sur cette « bosquerie hivernale » qu’il convient d’introduire ce compte-rendu.

Lorsque l’amicale dévoila son projet de séjour estival en Ariège, notre cher ami Henri déclara « Toutankhamon ». Peut-être voulait-il dire « tous à Camon ». L’Apôtre a de l’esprit et cela est bien connu.

Guy Cambéssèdes

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Ils sont fidèles et généreux en amitié nos amis de Larzac Aventure. Généreux comme leur accent si bien venté par Christine déclamant un soir le beau poème de Miguel Zamacoïs.

Cet accent est différent selon l’origine des membres de l’Amicale : Carcassonne, Montpellier, Béziers, Frontignan, Clermont l’Hérault et j’en oublie : il roule et chante comme le vent d’Autan ou le Mistral, il est calme et rayonnant comme la chaleur de l’amitié et cède parfois à l’orage de la colère, de l’emportement et la discorde. Nous avons pu apprécier au cours de cette semaine, tous ses aspects : Du partage, de beaux éclats de rire mais aussi une surprenante dispute aussi soudaine que très vite dissipée.

Cette année j’ai fait la connaissance de Bernard et Gisèle Lescudé ainsi que celle de Guy et Christine Cambéssèdes. Je n’ai pas revu Michel et Martine occupés ailleurs à cette période.

Clarisse qui devait venir avec moi a déclaré forfait, s’étant fracturé un poignet en tombant de vélo ; c’est Luc qui a pris sa place.

Les circuits proposés par Bernard Lescudé étaient bien pensés, équilibrés : dénivelés conséquents mais distance modérée.

IMG_0032.JPGLe lundi nous a conduits vers Mirepoix pour une petite mise en jambes de 64 km : voilà qui m’a permis de compléter la visite de ce BPF que j’ai vu pour la première fois en avril 2015. Notre arrivée sur la belle place située au centre de la vieille ville se fait au beau milieu d’un marché qui bat son plein.

Nous trouvons refuge à l’ombre de la bastide tout près de l’entrée de la mairie : piquenique et petit café se prennent au milieu du tintamarre des chalands qui plient et rangent leurs marchandises dans les camions.

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Retour en plein cagnard par une bonne partie de voie verte, nous faisant éviter la départementale assez encombrée. Au retour nous faisons une halte pour admirer les ruines du château féodal de Lagarde.

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Le mardi c’est Bernard L., lui-même qui nous guide depuis Chalabre où nous le retrouvons. 

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Le col des 3 Bernard ...

Il nous mène jusqu’à la ligne de partage des eaux entre atlantique et méditerranée.

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Puis ce sera la descente jusqu’à Limoux que nous ne prendrons pas, hélas, le temps de visiter. L’objectif est d’atteindre Alaigne, joli village en rond, caractérisé par ses circulades : des rues concentriques convergeant vers la place centrale où nous avons recherché les rares zones d’ombre pour pique-niquer. La chaleur est écrasante et notre retour sera éprouvant. A peine arrivés nous nous désaltérons et une petite sieste est la bienvenue. Chaque soir nous nous retrouvons à proximité du campement de Jeanine, Cécile et Andrée pour y rendre un petit verre de vin frais. Un moment festif apprécié de tous. Gérard propose toutes sortes de saucissons et autres saucisses sèches dont il est amateur et qu’il découpe avec amour.

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Le mercredi nous prenons un départ excentré en faisant une approche avec nos véhicules jusqu’à Quillan.

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De là nous rejoignons Bugarach situé dans l’Aude, connue pour être le lieu du point culminant des Corbières, mais pas seulement.

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Allez savoir pourquoi, ce lieu est doté de propriété telluriques particulière que certains illuminés crurent être l’un des seuls lieux qui serait épargné lors de la « fin du monde » qu’un bon nombre croyaient voir advenir à la fin de l’année 2012. Bon ! Nous n’avons rencontré  aucun de ces êtres bizarre ni aucun extraterrestre. C’est là cependant que notre groupe se sépare en deux : ceux qui veulent rentrer à Quillan et ceux qui souhaitent faire la traversée des gorges de Galamus.

Luc et moi sommes de cette deuxième équipe. Après une délicieuse halte à Cubières-sur-Cinoble pour un piquenique sur la terrasse ombragée d’une auberge où nous dégusterons de petits fromages frais, nous traversons les gorges magnifiques et je suis heureux de partager ça avec Luc et mes autres compagnons.

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Notre retour se fait par Saint Paul de Fenouillet pour terminer en descendant à travers les belles gorges de la Pierre-Lys. Nous prenons un rafraichissement à Quillan avant de retourner au campement. 

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Le jeudi, démarre dans la grisaille, on peut même voir qu’il y a eu une ondée avant notre levé. Bien qu’annoncé à la météo, voilà qui nous surprends. Nous prenons la route à la suite de Bernard L. que nous retrouvons à Chalabre. Nous roulons vers Puivert, le petit col de la Babourade où, surpris par une averse de bruine, nous écourtons en raison de la faible visibilité pour redescendre vers Bélesta et découvrir un peu plus loin la source intermittente de Fontestorbes. Fougax-et-Barrineuf sera le lieu de pique-nique. Quelques courageux, dont Luc et moi irons visiter le village de Montségur. Nous nous retrouvons tous à Fontestorbes pour prendre un petit café avant de rentrer tranquillement au campement sous le soleil qui chauffe à nouveau la vallée. Une belle soirée sera l’occasion pour Luc de faire découvrir quelques petits vins bordelais au cours du dîner.

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Vendredi sera une petite journée pour finir cette semaine. Jacques et Josy, rentrent au Bercail et nous avons le plaisir de voir Claude et Maggy, nos chasseurs de cols qui sont venus passer cette journée avec nous.

Le programme consiste en une vaste boucle passant par Laroque-d’Olmes, Lavelanet, Bélesta où nous piqueniquons, le col Del Teil, pour faire la visite d’une ferme « les papillons d’Amarante ». Quelques un nous quittent et nous entrons dans la chaleur tropicale de la serre à papillons : principalement des espèces exotiques aux couleurs chatoyantes, papillons de nuit et de jour, Chenilles vertes énormes, cocons invisibles dans les feuillages sans oublier quelques espèces imitant les feuilles, se confondant avec leur environnement : un moment apprécié de tous.

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Notre retour jusqu’à Chalabre se fait quasiment sans donner un coup de pédale et partiellement à l’ombre… Génial ! Et pour finir un rafraîchissement à la terrasse d’un café.

Notre séjour ce clôture autour d’une table bien sûr : ce soir cassoulet maison ! Une merveille.

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Encore une belle semaine d’amitié et de découverte partagée avec l’amicale.

Récit Phil. Maze

photos PM, JL, MFB

mise en page MFB

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Écrit par LA - mise en page MF |

23/09/2016

semaine fédérale 2016

DSCF3498.JPGLa Semaine Fédérale 2016 à DIJON

Comment raconter une semaine fédérale, moi qui n’en ai que 4 au compteur depuis ma 1ère en 1994 ? Comment la comparer avec une autre, alors que le temps a passé, les modes ont changé, les cyclos ne sont plus ceux qu’ils étaient ?

Si mes deux premières furent pour accumuler les kilomètres sans me soucier des brevets ou tampon, les deux autres, dont Dijon, furent tout le contraire : la chasse au tampon, le Brevet des Provinces Françaises. Là s’arrête les comparaisons sinon je passerai mon temps à louer une, et décrier une autre, à cause de mes propres centres d’intérêts.

semaine-or.png« Chouette ! Une semaine en or »

voilà le slogan de cette 78ème semaine fédérale internationale !

Chouette, symbole de Dijon, est là figée, dans le mur de l’église Notre dame de Dijon. Elle fait aussi partie intégrante de certaines rues dijonnaises, il n’y a plus qu’à la suivre et la capitale de Bourgogne se dévoile à vous.  

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Cité des Ducs de Bourgogne, la ville se met à nu à chaque coin de rue, des maisons à colombages aux hôtels particuliers, en passant par le musée de François Rude, celui des beaux-arts, la Chartreuse et son puis de Moïse. Sans oublier sa gastronomie à laquelle nous ferons honneur avec Noëlla, un midi alors que le repas du soir pris dans l’université ne nous proposera que des plats, certes bons, mais bien banals pour une région qui s’enorgueillit de sa gastronomie locale.

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Enfin, le plus important étant, pour nous, la découverte d’une partie de la Bourgogne, le 1er jour, nous sortons de la cité des Ducs de Bourgogne pour nous fondre dans cette masse de cyclos venue de tous horizons. Au premier matin, il nous faudra de la patience pour nous extirper de cette cohue qui encombre chaque carrefour !

C’est par le pays des sources et de la cocotte que nous commençons réellement notre semaine fédérale Noëlla et moi. Pour la cocotte, on reviendra, car le parcours est bien trop long pour la célèbre marque de la cocotte-minute ! Et pourtant nous passons de longues et agréables minutes pour entrapercevoir les sources où plutôt la résurgence du creux Bleu, car la source se situe plus au nord sur le plateau de Langres. C’est une couleur éclatante vert émeraude des plantes aquatiques qui attire l’œil, c’est un lavoir équipé d’un système de rehausse pour la position des planches à laver qui attise la réflexion du cyclo.  

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le creux bleu

Puis, à Is Sur Tille, un grand pont avec 5 arches d’un côté et 6 de l’autre, intrigue ce même cyclo, mais quel est donc ce mystère ? La vérité, le cours d’eau passe sous une maison qui devait jadis actionner un moulin, et l’eau ensuite ressurgit de l’autre côté par une 6ème arche. Une première journée entre cours d’eau, bourgs bien fleuris et bien belles forêts.

Au 2ème jour, je retrouve mon élément de toujours, celle qui a bercé mes jeunes années, qui a occupé aussi « le temps libre » que mes courtes études m’ont laissé : La vigne. Le vignoble réputé de Bourgogne est là autour de nous. Tout est « Nickel chrome » au carré et déjà prêt pour la vendange à venir. Les petites routes traversant le vignoble nous portent dans des bourgs de renommée mondiale : Nuits st Georges, Pommard, Meursault, Gevrey-Chambertin, autan de routes, traverses, Cv sinueux pour franchir les différents coteaux.

DSCF3821.JPGAutant de grands crus, autant de villages aux riches et magnifiques domaines, comme à Savigny les Beaune traversé par le Rhoin sous affluent de la Saône, qui donne un cachet particulier au bourg. Que dire de plus quand nous traversons Beaune, que nous devinons les hospices, que je déguste un Kir, le vrai, l’unique dit-on ici.

 

Une bonne larme de crème de cassis dans un Bourgogne Aligoté et le voilà qui passe très bien, même s’il est encore tôt dans cette matinée où nous récoltons notre 1er tampon (BPF Beaune). Suivra celui de la Rochepot avec son château avec tuiles vernissées de Bourgogne et de deux tampons, la moisson commence bien.

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Savigny Les Beaune

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Pour le 3ème jour, avec Gérard, on évite la sortie de Dijon avec les vélos. Une fois suffit ! Une avancée en voiture et le 1er point de contrôle à St Seine l’Abbaye nous fait découvrir l’abbatiale dont le chœur est éclairé par une grande rosace, et dans les transepts des pierres tombales dressées où l’on distingue des portraits. La visite nous mène à découvrir des fresques très abîmées. L’endroit est riche de découvertes, et c’est ici que nous obtiendrons notre 3ème tampon sur nos cartes.

La sortie du village sera des plus compliquées avec un raidillon, pour ne pas dire plus. L’effort est intense et la cohue dans la pente me fait poser pied à terre. Il faut zigzaguer entre les cyclos pour s’en sortir. Jacques et Josie qui nous accompagnent sur cette journée passent sans encombre l’obstacle sur leur tandem, Gérard et Noëlla aussi posent pied pour éviter de se prendre « un gâteau, une gamelle, ».

Le parcours nous amène à la source de la Seine, non pas sur le plateau de Langres mais sur la commune de Source-Seine. C’est une bonne descente qui se transformera en montée pour le retour, qui nous porte sur une oasis de verdure humide, où un nymphée protège la source de la Seine (ou plutôt la résurgence). La Seine et son premier pont pour la franchir est là, sous nos pas, toute petite, toute fragile.

Statue Vercingetorix.jpgDes eaux de la seine, à Paris ou « Parisii ou encore Lutétia » l’histoire nous cueille à chaque tour de roues, avec le BPF de Alise Ste Reine et le site d’Alésia. Il faudra mettre souple, extrêmement souple pour pouvoir s’élever sur la bute où trône une monumentale statue, représentant le chef de toutes les Gaules, « Vercingétorix » et dominant la vallée et le musée parc d’Alésia.

Le jour suivant, nous ferons le parcours prévu le 1er jour de la SF, On abandonne l’organisation du jour pour voir et pédaler le long du canal de Bourgogne, et pointer par là-même Châteauneuf. Il faut s’arracher pour arriver près du Château de la commune, s’échiner tellement que mon pédalier rend l’âme, et c’est tous petons dehors que je finis la dure montée. Le soir la permanence m’apporte l’artisan approprié pour corriger le souci de ma randonneuse.

C’est avec un axe de pédalier neuf, que j’attaque avec Noëlla l’ultime journée de cette SF en Dijonnais. Nous ferons comme la veille : nous filons en décalé vers Châtillon sur Seine que nous n’avons pu faire le jour j. Montbard et le parc de Buffon sera notre point de départ, juste sous la tour de l’Aubespin plus précisément. Partant de cette haute tour de près de 40 mètres, qui offre un panorama fabuleux sur Montbard et la vallée de la Brenne, nous pédalons vers l’abbaye de Fontenay ou une visite s’impose. Une des merveilles de Bourgogne que nous visitons Noëlla et moi pendant que Gérard jouera les gardiens pour nos bécanes. Nous visitons la salle capitulaire, puis le Scriptorium (ou salle des moines), le dortoir à l’étage, le cloître, c’est une bien belle visite que nous, nous sommes octroyé Noëlla et moi dans ce lieu authentique et spirituel.

 

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Montbard

Reprenant la route avec Gérard, nous voilà traversant Villaines en Duesmois avant de s’engouffrer sur le parcours, pour découvrir Châtillon et tamponner notre dernier Bpf. Nous en profitons pour admirer la résurgence de la Douix qui, dit-on, est le plus ancien lieu de culte celtique.

Voilà ! La semaine en or se termine dans ce terroir mondialement réputé. Nous ne connaissions la Bourgogne que par les on-dit, les émissions Tv et, bien entendu, par nos amis qui avaient déjà eu la chance de parcourir cette contrée. La Bourgogne et ses terroirs, la Bourgogne et ses religieux sans qui les crus n’auraient pas grandi.

 Rendez-vous à Mortagne au Perche.

 

Pierre

récit et photos Pierre H.

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Écrit par LA - mise en page MF |

19/09/2016

les cycles Berthoud

Les cycles Berthoud : ça roule toujours …

Après une période de référence dans le gotha des constructeurs de cycle, le fabricant de Pont-de-Vaux connu quelques temps plus discrets. Préférant sans doute privilégier l’innovation en matière de selle cuir ou développer une gamme de bagagerie déjà célèbre.

Nos montures ayant besoin d’une sérieuse maintenance, nous avons mis le cap sur la Saône et Loire afin de revenir à la source.

Là, où tout a commencé pour nous, il y a maintenant deux décennies.

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la célèbre boutique de Pont-de-Vaux

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avec de belles machines exposées

Le rendez-vous étant pris depuis quelques jours nos machines sont rapidement emmenées dans le coeur de l’entreprise. Nous suivons pas à pas, en traversant les ateliers où de grosses machines nous apparaissent comme des monstres bizarres. Plus loin, des dizaines et des dizaines de selles attendent leur emballage final. Il s’agit des fameuses selles en cuir signées GB. Véronique s’active dans l’atelier bagagerie où l’odeur de cuir et de la toile flotte en permanence. Mon sac de guidon passera sous peu entre ses mains expertes afin de recevoir quelques coutures réparatrices et lui redonner un air de jeunesse.

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Christine avec Vincent le nouveau mécano

Un état des lieux est dressé par Vincent, le nouveau mécano de la maison (Pierrot étant désormais à la retraite, mais toujours proche de l’atelier). Il a certes, la jeunesse pour lui mais déjà un parcours de qualité dans l’univers du cycle. Les consignes sont données nous nous retirons. Mais comment occuper une journée de vacances sans vélos ? Heureusement les caves ne manquent pas dans le secteur. C’est celle de Juliénas qui nous accueille pour une dégustation et quelques achats. La gastronomie étant une des valeurs essentielles du Cyclotourisme, nous ne manquons pas à notre devoir !

En fin d’après-midi, comme convenu, nous retrouvons le magasin où Isabelle, la secrétaire comptable, nous accueille mais avec une surprise de taille ; le créateur de la marque est bien présent. C’est toujours un réel plaisir que de rencontrer Gilles Berthoud, sa passion pour la fabrication de bicyclette et sans égal et son franc-parler bien connu dans le « landerneau » du vélo.

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et avec le big-boss en plus !...

 

La société a changé de statut, un partenaire Philippe Marguet, admirateur et client de la marque, est venu dynamiser l’entreprise et de ce fait le fondateur, a tout son temps pour discuter, et ce, en toute décontraction. Et les sujets ne manquent pas : les machines, le carbone, l’acier, la Fédé, René Luchaire, les Durand, la famille Izard et consort, tout y passe sans éviter : le made in china …

L’homme n’a jamais fait dans la dentelle et nous livre son point de vue sans ambages, ni retenue : du « live ». Nous sommes sur la même longueur d’onde, loin de tous les atermoiements de cette mode aux accents versatiles.

Quelques belles bicyclettes ornent toujours la vitrine du magasin, du cousu main qui fait briller nos yeux. Nous avions découvert ces fameuses machines lors de la semaine fédérale d’Haguenau, c’était en 1982 et nous nous étions promis que si un jour nous faisions monter une randonneuse, ce serait une « Berthoud ». A cette époque-là nous avions d’autres projets et la vie devant nous …

Puis, bien plus tard le jour de passer commande est venu, précédant évidemment celui de la livraison. Instant merveilleux, lorsque ce  jouet de noël  pour adulte se libère de son voile protecteur et apparait à votre regard. Puis c’est le galop d’essai et la route qui s’ouvre à vos roues …

La journée touche à sa fin, Philippe nous salue avant de regagner son domicile. Il nous dit tout le bien qu’il pense de la nouvelle selle que je viens d’acquérir. Il l’a essayé sur le PBP 2015 et n’en tarie pas d’éloges.

Avant de quitter cet antre voué aux cycles, nous bavardons encore quelques instants avec le maître des lieux et je lui déclare que lorsque Christine pénètre dans sa boutique, elle considère bien volontiers qu’à ses yeux de cyclotouriste ; c’est l’équivalent de la visite de l’une des célèbres échoppes qui magnifient la place Vendôme ! Cette boutade l’a bien fait rire et nous nous sommes séparés ainsi.

A noter, que la nouveauté de la rentrée des Cycles Gilles Berthoud, sera l’arrivée sur le marché, du rétroviseur maison, du Gilles Berthoud bien sûr, et comme d’habitude un objet que ne l’on pas déjà vu ailleurs. Cela s’appelle de l’exclusivité, de la création …

 

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la photo de famille avec le patron, la secrétaire de direction - hôtesse d'accueil depuis 19 ans

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 la griffe du maitre

Malgré la pluie persistante, ce fut, une bien belle journée de cet été 2016. 

                                                                                       Christine et Guy Cambéssèdes

récit et photos Guy C.

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02/09/2016

Le Canal de Bourgogne

Le Canal de Bourgogne

C’est la 2ème quinzaine de Juillet que 3 aventuriers de Larzac Aventure, Jacques , Nicole, et Carmen, décident de partir faire le Canal de Bourgogne à vélo.

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Partis de Dompierre / Besbre, où nous avons été très bien reçu pour une nuitée chez nos amis André et Solange dans leur moulin à grains qui fonctionne encore, nous sommes arrivés à 45 km prendre une navette pour Auxerre. De là nous avons roulé sur le canal de Bourgogne jusqu’à     Le Pont D’Ouche afin de rejoindre Beaune par la route de vins, les plus prestigieux.

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Ensuite nous avons emprunté le Canal du Centre jusqu’à Paray Le Monial et enfin le Canal latéral à la Loire jusqu’à Dompierre où André et Solange ont bien veillé sur notre voiture et notre « carriole ».

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Nous avons pu profiter d’un séjour ensoleillé et d’un parcours fleuri et de plus en plus fleuri à chaque écluse. C’est sans compter sur la gentillesse des personnes rencontrées aux différentes étapes. L’exemple le plus émouvant a été celui d’un groupe frères et sœurs, cousins et cousines randonnant une dizaine de jours tous les ans sans leur conjoint, pour revivre leurs vacances ensemble chez leurs grands parents. Nous n’oublierons pas non plus les amis de Jacques : Régis et Florence que nous avons visités à Saulieu à 20 km de là, et qui nous ont invités à manger à une table des plus et des mieux garnie.

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Nous en avons profité pour faire un peu de tourisme et nous nous sommes arrêtés à

      • Lapalisse et son château,
      • Pouilly en Auxois et son tunnel canal qui passe sous la ville,
      • Beaune, sa vieille ville, ses halles, et son hospice,
      • Paray le Monial, sa basilique, son office de tourisme,
      • Digoin avec son église, son canal du centre et son pont canal,
      • Dompierre et son abbaye des sept fons (sa chapelle, sa boutique).

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Nous nous sommes promis de renouveler ce genre d’aventure placée sous le signe de la découverte et de l’amitié.

Nicole, Carmen et Jacques

récit et photos Nicole et Jacques I.

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