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16/08/2016

Les rails du Larzac

Les rails du Larzac

Il ne s’agit pas de l’ouverture d’une ligne à grande vitesse transperçant notre cher plateau ; l’autoroute étant déjà là. Mais cette histoire concerne bien un réseau ferré.

 

Mon propos sera plus orienté vers l’ancienne ligne de chemin de fer Nîmes – Tournemire qui permettait en son temps de relier la plaine languedocienne au Rouergue. Au pied du rocher de Combalou, elle prenait attache à d’un autre axe : Béziers-Neussargues. Mon Père l’avait emprunté entre les deux guerres alors qu’il accomplissait ses obligations militaires dans l’infanterie afin de participer à des manœuvres sur le camp militaire créé en 1909. Et Personnellement, tout gamin j’allais à vélo assister à l’arrivée du train en gare du Vigan. Cette ligne aux multiples ouvrages d’art traverse la garrigue méridionale, suit le piémont cévenol puis entre dans la vallée du Rieutord (Sumène) et dans celle de l’Arre (Le Vigan, jusqu’au célèbre tunnel d’Alzon !). Ensuite, elle serpente sur les derniers contreforts de l’Aigoual, passe sous le col de la Barrière et débouche dans la confidentielle vallée du Burle. Après Sauclières, elle attaque le dernier obstacle : le Larzac. A Comberedonte (la gare aux ânes), elle laisse filer une route vers Nant, ainsi qu’une autre vers la Couvertoirade.

Les ingénieurs de l’époque n’avaient ni GPS, ni satellite à leur disposition mais, ils ont su passer là où il le fallait. La grande plaine en contrebas de la Blaquèrerie et de l’hospitalet fut parfaitement exploitée, puis les doux versants de la vallée du Cernon ont été mis à contribution afin d’atteindre Tournemire. Onze années de labeur ont été nécessaires à sa construction. Elle a sollicité l’embauche de mille ouvriers.

Mais les rails ne sont plus là depuis belle lurette, me direz-vous. Bien sûr, sauf sur le segment l’Hospitalet – Tournemire. Le train est toujours présent mais pour une activité bien particulière : le vélo-rail.

Avec Marie-France et Bernard, nous avons donc essayé cette nouvelle façon de pédaler. Pas de développement, pas de possibilité de dépasser un collègue et en plus pour deux bipèdes pédalant par engin, deux passagers contemplatifs peuvent se prélasser dans un relax afin de jouir pleinement du décor.  Du cyclotourisme de haute volée …

Oui, mais il y a un hic, la route, pardon la voie ferrée ne mesure que huit petits kilomètres ! C’est tout de même un peu bref pour des randonneurs confirmés, vaccinés et même brevetés !

L’ancienne gare de St Eulalie-de-Cernon perdue dans la nature nous accueille dans la fraîcheur matinale de cette fin juillet.

1 - la bucolique gare de Ste-Eulalie (Copier).JPG

la bucolique gare de Ste-Eulalie

2 - la preposee aux departs (Copier).JPGLa préposée au départ des véhicules nous met rapidement dans l’ambiance « bon enfant » qui règne en ce lieu. 

Nous voilà partis à toute petite vitesse car huit kilomètres en légère descente, il convient donc de ménager le suspense. La bourgade templière apparaît rapidement en fond de vallée, nous évoluons en pleine nature, au beau milieu d’une forêt de chênes, de hêtres parsemée de quelques résineux.

la préposée aux départs

 

3 - la cite templiere (Copier).JPG

 la cite templière

 

4 - et c'est parti ... (Copier).JPG

et c'est parti ...

Nous observons quelques haltes sur les viaducs afin de profiter pleinement du paysage mais aussi afin d’admirer tous ces beaux ouvrages construits avec la pierre taillée in-situ ou en proche périphérie du chantier.

5 - superbe viaduc (Copier).JPG

superbe viaduc

Le développement durable n’avait pas encore été inventé, mais les bâtisseurs de l’époque avaient déjà tout compris !

6 - sequence admiration (Copier).JPG

séquence admiration

7 - la croisiere s'amuse (Copier).JPG

la croisière s'amuse

8 - noir c'est noir mais ce n'est pas le Parpaillon ! (Copier).JPG

noir c'est noir mais ce n'est pas le Parpaillon !

9 - un brin de poesie (Copier).JPG

un brin de poésie

Alors que ces dames bavardent à satiété, ces messieurs s’activent plus à freiner qu’à pédaler : c’est la belle vie … Après quelques sombres tunnels froids et humides, dans une échancrure, dressé sur un piton rocheux, le superbe village de la Bastide-Pradines apparaît magistralement ; le voyage touche à sa fin.

 

10 - la Bastide -Pradines (Copier).JPG

la Bastide -Pradines

La gare d’arrivée lovée dans un couvert végétal très agréable propose une petite restauration, quelques boissons et un espace de détente fort plaisant.

Le retour s’effectue avec la drézine (l’épouse du train, dixit Christine !) car le wagon voyageurs n’est pas encore en service à cette heure matinale.

11 - retour en drézine ... (Copier).JPG

 retour en drézine ...

Ce fut un bon moment, agréable et sympathique. Le Larzac à vélo mais cette fois sur quatre roues !

 

                                                        Christine et  Guy Cambéssèdes

 

 

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

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