Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

20/06/2016

Tant qu'il y aura des moutons

Tant qu’il y aura des moutons

C’est à l’entame de la belle saison que les troupeaux quittent la plaine languedocienne afin de gagner leur pâture d’estive sur les hauteurs de l’Aigoual, du Bougès ou du Lozère. Le berger assisté de ses proches engage une longue itinérance de plusieurs jours traversant ainsi la garrigue méridionale, le piémont cévenol pour accéder enfin sur les hautes terres.

01 (Copier).JPG

Chaque année à la mi-juin nous prenons la direction du col des Vieilles et du Serre de la Toureille afin de vivre ces quelques instants certes éphémères mais empreints d’une grande authenticité. En fonction de la température ambiance le troupeau ne se présente pas toujours à la même heure, il faut donc être patient. Ayant quitté la vallée de l’Hérault quelques heures auparavant, c’est par une draille passant par St-André-de-Majencoules et le col de Peyrefiche qu’il apparaît enfin.

06 (Copier).JPG

Il y a tout d’abord les sonnailles dans le lointain et puis le bruit sourd du piétinement lorsque les bêtes se rapprochent. Les chiens qui vont et viennent de manière incessante afin qu’aucune unité de s’égare dans le maquis et bien sûr le berger, le personnage central de toute transhumance, c’est l’âme de cette troupe. Que dire de plus. Rien, il suffit de regarder, d’observer et de jouir pleinement de cette scène pastorale jouée des milliers de fois, depuis peut-être la « nuit des temps » …

Au col des Vieilles, c’est la traditionnelle halte avant d’engager la grande montée.

02 (Copier).JPG Le berger pose son sac de cuir et sa longue canne de bois afin de se restaurer et de discuter avec les autres membres du groupe, parents, amis ou voisins venus prêter « main forte ». Et il n’est pas rare de voir trois générations côte à côte ; le grand-père, le fils et le petit-fils ensemble avec cette même passion pour les bêtes. Il s’agit bien de passion, car le rapport financier est maigre. Cet élevage-là ne nourrit guère son homme. De nos jours, la grande distribution nous propose des gigots congelés venus de Nouvelle-Zélande ; juste au-dessous de nous, de l’autre côté de la planète !

 

 

03 (Copier).JPG

07 (Copier).JPG

Le cortège reprend son chemin, un chemin caillouteux et abrupt qui le conduira dans quelques heures à Cap de Côte sur les pentes du col de la Luzette. Dans les genêts en pleine floraison, le spectacle est magnifique. De temps à autre une tête se redresse et émerge de ce flot ovin, un agneau bêle, un autre s’écarte afin de brouter une fougère ou une tige de chèvrefeuille.

05 (Copier).JPG

 

La montagne cévenole offre son décor en toile de fond. Le Mt Ventoux se profile plein Est et la mer semble venir baigner le pied du Pic St Loup.

04 (Copier).JPG

C’était une belle, une très belle soirée …

 

 Christine et Guy Cambéssèdes.

mise en page MF

 

 

 

Écrit par LA - mise en page MF |

16/06/2016

Randonnée de Magalas

RANDONNEE DE MAGALAS !

Un "coup de cul", d’entrée, pour sortir du domaine où l’accueil chaleureux des organisateurs nous avait donné rendez –vous, pour cette traditionnelle randonnée de Magalas.

Le coup de rein nécessaire pour s’extirper de ce vignoble au cœur des Côtes de Thongue, ou le Merlot, le Cabernet et le Chardonnay implantés sur des marnes sableuses contrastent avec le Syrah, le Grenache, le Carignan plantés sur les terrasses des coteaux au-dessus du village.

faugerois_vignes_10_5_ha_et_cave_7200099453153060551.jpg

C’est au travers des divers vignobles que se déroule la randonnée. Des Côtes de Thongue au Faugérois, le tracé nous porte sur des terres de Shistes et traversant Lenthéric où il n’est pas rare de voir des troupeaux broutant calmement dans les vignes.

0-DEG---Cave-Roquebrun---003---Les-3-vins.jpgSi je regarde à droite, à gauche le paysage de vignes, je pense à la robe des Faugères rouges d'une teinte soutenue, à reflets violacés dans leur jeunesse, évoluant vers des nuances pourpres. Je revois aussi dans le verre la robe du rosé claire et vive, et le blanc d’une couleur jaune paille. 

 

Saint+Nazaire+de+Ladarez-cacheimg01870-800x600.pngJ’en oublie que nous sommes dans le col de la croix de Barrac et qu’il faut cesser de « bader ». Il faut appuyer sur les pédales pour enfin dévaler sur St Nazaire de Ladarez, et filer vers les bords d’Orb entre Cessenon et Lugné.

Par le col de la Font, c’est un autre Vignoble qui s’ouvre à nous, celui de Berlou. Il se dit que c’est un vin tranquille, allez savoir pourquoi cela se dit ? Moi, j’ai le souvenir d’un vin rouge sec ou le Grenache, la Syrah, le Mourvèdre dominent. Les tanins tout en finesse jouent avec les saveurs d’une chair savoureuse parfois au goût léger de réglisse.

En jouant de la pédale au milieu de ce vignoble, « la Femme allongée » surveille le terroir, pendant que nous admirons son profil au loin.

vue-sur-le-caroux-herault-le-languedoc.jpg

Nous retrouvons l’Orb un moment pour grimper le fameux Pin, Le Lau.

Une montée laborieuse au travers de la forêt pour admirer à son sommet l’autre versant sur la vallée d’Orb, et l’Espinouse Caroux.

col-espinouse-355.jpg

Un panorama grandiose au-dessus de Plaussenous nous fait distinguer la clinique St Vital et le village de Combes où nous devons aller.

Une fois franchi l’Orb au Poujol, voici la grimpette vers St Vital adossée à la Forêt des écrivains Combattants. Forêt de Cèdres et de Pins et lieu de mémoire où des stèles au nom d’écrivains morts pendant les 2 guerres jalonnent les allées de la forêt.

Nous bifurquons avant d’entrée dans le domaine de la forêt des écrivains, pour plonger sur Lamalou les Bains, traverser l’Orb et retrouver le vignoble de Faugères, une fois passé l’ultime rampaillou du Pétafi. Pour enfin se laisser glisser à la faveur du Cers qui s’est levé vers le domaine du départ de la randonnée.

Si les vins que nous proposent les vignobles traversés nous incitent à la modération, la balade du jour franchisant plusieurs cols demandait aussi la modération dans le coup de pédale.

Mais ce fut sans aucune modération, que nous avons intégré dans nos têtes des tas d’images de paysages dont on ne lasse jamais !

 

Merci Magalas.

Pierre H (Amicale Larzac Aventure)

mise en page MFB

 

Écrit par LA - mise en page MF |

15/06/2016

Trèbes - Le Laouzas

 Trèbes-Le Laouzas,  

Un décor hors norme aux paysages changeant au gré des tours de pédales.

Un canal royal où les plaisanciers au mouillage se préparent pour une balade qui les portera vers Toulouse ou vers Béziers.

 

IMGP6748.JPG

Un coin de verdure, calme, apaisant où le doux chant des oiseaux vous berce alors que vous admirez un des plus beaux sites de montagne du Haut Languedoc.

Voilà le tableau d’un départ et d’une arrivée des plus bucoliques. « Trèbes, le Laouzas, Trèbes », remontant le cours de la Clamoux par des gorges offrant au cyclo le plaisir de s’élever peu à peu vers le plateau de Pradelles et lorgner un instant vers le pylône rayé de rouge et blanc qu’est le Pic de Nore.

 

IMGP6759.JPG

Influencée à la fois par les climats océaniques et méditerranéens, cette terre séduit le cyclo par ses magistrales forêts de résineux, de chênes et de hêtres. Des nuages qui descendent vers le littoral donnent du relief à la photo pendant que le cyclo dévale la pente pour se retrouver dans Mazamet arrosé par le Thoré et l'Arnette.

Les kilomètres se cumulent et les guiboles flageolent en traversant Brassac. L’hôtel de ville expose son royal domaine et le cyclo s’éternise devant le reflet de la demeure dans les eaux de l’Agout.

Vient le moment de solliciter un peu plus les gambettes et le dérailleur pour grimper sur le versant ouest des monts de Lacaune avec la récompense que tout cyclo attend, « le repas ».

La digestion sera lente car la grimpette s’accentue et le parfum des salaisons de Lacaune n’aide en rien.

C’est en soupçonnant les chevreuils blottis mais épiant la marée cyclotouriste envahir leur territoire qu’enfin le cyclo découvre le plateau des lacs des monts de Lacaune dont le Laouzas, terme de l’étape.

 

IMGP6757.JPG

 

Vient l’instant magique de se détendre soit sur le près les orteils en éventail, soit en terrasse, une boisson fraiche à nos côtés et dans les deux cas en admirant le paysage verdoyant enserrant le lac, tout en attendant le repas partagé en compagnie de cyclo de tout horizon.

La nuit passée paisiblement au cœur du parc Naturel Régional, invite le cyclo à retarder le moment de quitter ce cadre idéal. Un coup d’œil sur la rive de ce lac qui régule le cours de la Vèbre et voilà le cyclo, entre Aveyron et Hérault, traversant Murat-sur-Vèbre situé à la pointe du département du Tarn.

Si la balade fût belle en remontant la veille vers le Laouzas, elle devient époustouflante en traversant le massif de l’Espinouse Caroux. Certes, les mollets sont à rude épreuve, mais le paysage est la récompense suprême. Sommets abrupts, relief rocailleux et coloré, forêts majestueuses et villages perchés, voilà le territoire des mouflons où le cyclo s’échine puis dévale vers la vallée d’Orb puis celle du Jaur qui dévoile au fur et à mesure de remarquables bourgs.

Vient le col de la Fenille entre la Vallée du Thoré, affluent du Tarn et celle du Jaur, affluent de l’Orb pour enfin prendre l’ultime repas à Labastide-Rouairoux et filer vers le Col de Sérière, haut lieu de mémoire dont un monument commémoratif de 1944 rappelle des événements tragiques.

Enfin, vient la Cesse baignant Ferrals les Montagnes. Là commence un toboggan qui use le cyclo pour rejoindre St Julien, Félines, Trausses, Laure et enfin Trèbes au milieu d’un vignoble au vert encore tendre et dont les cépages nous livrent un nectar qui régale les papilles du cyclo.

Revoilà le canal du midi jadis canal royal, pour finir comme on a commencé, mais avec les jambes tremblantes et des tas d’images fabuleuses sur un week-end mémorable.

 Merci Hervé, merci à tes compagnons, merci Trèbes.

IMGP6741.JPG

Texte et photos Pierre HEREDIA (Amicale Larzac Aventure)

Mise en page MFB

 

 

Écrit par LA - mise en page MF |

un dimanche de Mai

Un dimanche de Mai

Un dimanche du mois de mai, météo pessimiste, mais la fenêtre était là, éclairant les roses de la fête des mères.

roses.jpg

 

Donc, au petit matin, départ avec quelques gouttes et quelques équipiers vers la Montagne Noire, grise d’averses. C’est « palot » diraient certains !. Le club, avisé, fait demi-tour, du nord, vers les Corbières et la Garouillère, secteur au ciel plus clément.

Qu’à cela ne tienne, mon programme Minervois, puis Canet, et un rendez vous improvisé, fait que je persiste sur cette voie minervoise.

indépen.jpgA l’heure des journaux, voici quelques nouvelles...  

A Caunes, l’averse est passée. Certes, là-haut sur les cimes, c’est toujours menaçant, mais le vent aidant, le piémont vers l’Est s’éclaire. 

 

Voilà donc, à 9h00, le cycliste qui retrouve, au pied du marbre travaillé, deux fiers chevaliers, de rouge vêtus, descendant du Larzac, noblesse oblige lorsque l’on porte les couleurs de Larzac Aventure.

PH et JP.jpg

Le trio ainsi constitué s’élance sur ces routes bordées de vignes vers le haut du terroir : Félines, et par un parcours inédit, sur les traces de l’orage de la veille, par la vallée de l’Oignon et Camplong, se hisse sur le balcon du minervois. Soleil généreux, vent poussant, la vue s’étendant des confins pyrénéens à l’Alaric et le lac de Jouarres, les chevaliers de la petite reine s’engagent dans notre petit Colorado : le canyon de la Cesse.  

Au bout, c’est Minerve, cité emblématique, fichée entre Cesse et Briand, deux rivières aux eaux tantôt sur les galets, tantôt souterraines… un site qui fascine !

Minerve.jpg

 C’est beau, mais il est temps de descendre vers la bonne table. Par La Caunette, village, à la traversée étroite, blotti contre la paroi rocheuse, Aigues Vives, Agel, Bize où, la Cesse réapparue, fait miroiter ses eaux claires sur un tapis de galets, nous retrouvons le Grand Canal à Ventenac, l’Aude et la table à Canet.

ventenac.jpg

Apéro pizza maison, paella et plat de saison du jardin, ragout de fèves, la mère, en ce jour de fête a soigné ses enfants, cyclistes de surcroit, à l’appétit bien ouvert.

En guise de digestion, les chevaliers du Larzac iront retrouver leur monture, d’abord par le Canal, puis par le vignoble face à un Cers mordant.

Le cycliste, lui, face à un tracteur récalcitrant, laissé à l’abri du figuier, retrouvera un TER, à Lézignan, défiant le Cers pour Carcassonne.

vélo + roses.jpg

C’était la Fête des Mères

Photos et récit. AH/ 29mai16

Mise en page MFB 

 

Écrit par LA - mise en page MF |