Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

09/05/2015

Virée printanière sur le plateau

 

Virée printanière

sur le plateau

 

P1300134.JPG

« Venez », nous disait-on, on se retrouvera pour une balade sur le plateau, avant d’en découdre aux abords du tunnel d’Alzon. « Viens ! » on me disait.

 

« Venez ! », nous écrivait-on par mail hebdomadaire avec, comme argument, le tracé (sur carte) encombré d’annotations transcrites au stylo avec de-ci, de-là, de petits symboles, où, au final, on n’y comprenait que dalle.

 Notre président adoré

IMGP5093.JPG

Jour de la St-Parfait, qui pouvait se douter de pareil piège ? Certes, nous sommes en avril, le mois des poissons, des âneries, des conneries. Pourtant le ton était donné dès l’accueil présidentiel du matin. La poignée de main est chaleureuse mais virile, son regard, droit dans les yeux, est sans détour et rehaussé d’un couvre-chef qui en dit long sur la journée à venir. « Viens » ! m’écrivait-on.

 

casqu rené.jpg

 

 

2 recettes du jour : prenez une carte routière, dépliez-la. De préférence sur une bonne table bien plane. 

Dans le jardin : ameublir correctement la terre, et si possible enlever les cailloux. En bref, préparez bien votre sol avant le semis.

 Revenez à l’intérieur et tracez, comme bon vous semble, une forme géométrique sur votre carte. Seule contrainte, le point d’arrivée doit correspondre au point de départ.

 Retournez au jardin et vérifiez si votre sol est riche en humus. Si oui, alors semez le pissenlit directement en place, sous forme de quelques graines, tous les 15 cm, en lignes séparées de 30cm. Vous pouvez aussi semer en pépinière, à la volée. Enfin, laissez agir.

 A l’intérieur, le parcours ayant pris forme, lui donnez de la couleur, imagez-le en quelque sorte, donnez-lui du relief sur cette platitude que lui confère la feuille et surtout le support, la table.

 Dehors, éclaircissez quand apparaissent les premières feuilles, puis repiquez-les lorsque les plants sont assez forts. 

A partir de maintenant, tout se joue dehors. Vous avez votre carte imprimée, le vélo en main, vous avez laissé s’envoler les graines mûres des pissenlits au gré des vents. 

Le tracé devant vous, bien calé sur le dessus de la sacoche, et c’est parti en escorte présidentielle, avec comme éclaireur Jo, l’organisateur, le maître d’œuvre, le vrai chef  de file, quoi !

IMGP5117.JPG

 

Ici et là, le groupe conséquent s’étire ; ici et là, les troupeaux paissent, les veaux, fraîchement nés, se collent à leurs mères ; ici et là, les pissenlits envahissent les prairies vertes.

 

IMGP5114.JPG

 

IMGP5101.JPG  IMGP5103.JPG

virage......     après virage ........ 

 

Les racines pivotantes des pissenlits n’aiment pas rencontrer de cailloux  sur les terrains accidentés. Ces touches jaunes s’éparpillent suivant l’obstacle rencontré. Le groupe de cyclo amené Jo et surveillé par un président à l’allure électrique, s’émiette dès que la route s’élève. Bref, il est comme le pissenlit, il n’aime pas les cailloux, les bosses, les devers, les revers et les à l’envers.  « Viens » ! me disait-on. 

Raymond a trouvé un pissenlit ?

IMGP5107.JPGIl se dit que pour multiplier le pissenlit  il faut laisser monter quelques beaux spécimens et récolter les graines mûres avant qu’elles ne s’envol les graines mûres avant qu’elles ne s’envolent. 

Mais que dire des cyclos, une fois que les beaux spécimens sont montés et que les autres sont mûrs. On les met à sécher à l’ombre et allongés ventre au sol, tête dans le vide pour qu’ils puissent se débarrasser d’idées malsaines. 

IMGP5100.JPG

ce plat pays qui est le mien  .....

 

Attention toutefois à l’arrachage : veillez à ce qu’aucun fragment de pissenlit ne reste au sol sinon la repousse est garantie et le voilà gagnant du terrain. Tout comme le groupe de cyclo de l’Amicale, qui à quelques hectomètres du Roc-Castel, s’écarte à nouveau et, du coup, allonge le tracé proposé. Quelques supposés 15km tout plats, comme ce fut tout le long de la journée. 15 km qui sur le plateau se convertissent en 25km, c’est l’effet Larzac !

IMGP5115.JPG

 

Enfin, si les jeunes feuilles de pissenlit peuvent être utilisées en salade et les boutons de fleurs en remplacement des pointes d’asperges, les racines grillées peuvent être un bon substitut du café. Voilà le menu qui pouvait être le nôtre, le soir venu. Un menu digne de la platitude du parcours de la journée. « 75km et ~1200 de dénivelé ». 

IMGP5095.JPG

Que la campagne est belle !!!! et pentue !!!!!

Pour la prochaine fois si possible, étudiez  le tracé sur une carte sur un plan incliné, ou alors mettre des cailloux sous la carte, comme ça on appréhendera les bosses. Voire même avec une carte routière en 3 dimensions ?- et pourquoi pas ?- en 4D. (On est toujours en avril, je pense que je peux me permettre ce genre de suggestion). 

« Venez » ! nous disait-on. Mais là, il faut le reconnaître, il fallait venir festoyer à cette tablée digne des plus glorieuses confréries. La salade -sans pissenlits, hélas !- était excellente, suivie d’une blanquette de veau, pour laquelle je soupçonne quelques solides gaillards d’avoir prélevé une ou deux bestioles vues ce matin, au détour d’un ressaut d’une bosse. Certains gaillards en reprendront une deuxième assiettée. Viendra le fromage… et la glace qui sera resservie de peur d’avoir des malaises d’hypoglycémie. 

IMGP5122.JPG

La table présidentielle

Je me dois de reconnaître que j’étais idéalement placé avec, à ma gauche, le lauréat du prix « Charles Antonin », Guy -Gaspard pour les intimes- lui-même voisin de Dame Andrée, pour qui le terrain accidenté de la journée n’a posé aucun souci, vues les chausses dont était équipée sa monture. Venait ensuite mon chauffeur du jour, le vaillant footeux Guillaume, avant de joindre la partie présidentielle avec Jean-Marie, René (sans sa coiffe !) et Jacques de Clermont. A ma droite, la charmante Dame Josette, voisine des rieuses Dames Rachel et Annie, suivies du sérieux gardien du Ventoux, Raymond, en palabres avec le marquis Gérard de-Salles-de-la-place-Injalbert-de-Béziers. Monsieur Jacques et Dame Danielle, sans les couronnes cette fois, complétaient ce magistral côté de table. Jacques l’Adissanais  et Jeanine la Québécoise-Pékinoise-Parisienne-Londonienne. Ah non ! Jeanine la « Frontignanaise ». Jeanine-d’un-peu-de-partout, Jeanine-du-Monde, quoi ! 

Idéalement placé, oui je l’étais car, en face de moi, Marie-France du Blog était là pour de vrai, avec Bernard du Tandem tout près, Dame Carmen et Dame Nicole, toute « électrisée » aussi, Maguy et Claude me rapprochant de mon Aude natale. Lucien et Henri qui trouvèrent le tracé du jour assez plat, mais le plat du jour convenable. Michel le Tarnais- provençal, monsieur le comte Bernard qui nous a rendu un Fantaisistriel qui m’émeut encore. Viennent ensuite Dame Martine, la Tarnaise-provençale, mal en point mais toujours courageuse, en compagnie « Mireille » pour les intimes, la compagne de route de Gaspard mais Christine l’heureuse épouse de Guy le lauréat. Viendra ensuite, ma Dame à moi et à moi seul, ma Noëlla que j’ai lâchement abandonnée pour me faire valoir auprès des nobles du moment. Que l’on me pardonne cet instant de faiblesse ! En bout deIMGP5125.JPG

table, et pour finir, il ne manque plus que l’illumination du casque d’or de Dame Josie qui fait du coude à notre poète du jour, Jo qui se souvient d’un 1er amour avec une certaine Magali. 

« Viens » ! me disait-on. « Tu verras : non seulement ce sera plat et tu apercevras le bout du tunnel ». Alors, je suis venu, j’ai vu, j’ai tout vaincu sauf deux choses : du plat (à part la blanquette) et le bout du tunnel.   

Oh !  MAGALI           Jo,  le poète amoureux

IMGP5126.JPG

le bout du tunnel .............

 

Mais j’ai pris mon pied et c’est bien là toute la beauté de Larzac-Aventure. Alors, merci Président, merci l’Amicale, merci à vous toutes et tous.

Et merci JO                             Quel Pied !!!

 Pierre H

 

 

 

Écrit par LA - mise en page MF |

Les commentaires sont fermés.