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05/08/2018

Bienvenue sur le blog de l'Amicale Larzac Aventure

 
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Amicale Larzac Aventure

34520   Le Caylar   

 

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photo GC

« Le monde dans lequel nous vivons le cyclotourisme, manque de repères. C’est le rôle de l’Amicale Larzac Aventure de redonner à chacun le goût de l’action collective et amicale, face à un environnement qui pousse à l’individualisme et à la compétition ».

Le Président 

  

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Vissec et son étrange rivière

Vissec et son étrange rivière

 

C’est le titre d’un ouvrage d’Adrienne Durand-Tullou paru en 1995. C’était aussi le thème de la journée-souvenir Alain Laurent, organisée le samedi 28 juillet dernier.

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le départ de la rando

A l’heure dite le groupe s’est formé en bordure de cette route que nous aimons bien. Elle s’élève progressivement depuis le lit de la rivière asséchée pour atteindre le plateau, au niveau des Beaumes, ce confetti de Larzac Gardois. Eh oui, les Beaumes sont situées en terres gardoises !

Avant d’emprunter la sente rocailleuse,  Jo Durand, dans un brillant exposé nous a apporté les éléments indispensables pour bien comprendre toutes les vicissitudes de ce complexe réseau hydraulique bien souvent souterrain. Le professeur Durand, Doyen de la Faculté de la Vacquerie, ayant rangé ses documents de thèse, le groupe s’ébroue sur cette draille désormais à vocation touristique.

2 - le professeur Durand (universite Vacquerie II )(Copier).JPG 3- la-haut, cest le Larzac (Copier).JPG

le professeur Durand (Université Vacquerie II)                      là-haut, c’est le Larzac 

Au gré de notre avancée nous découvrons un judicieux panneautage des plantes, arbustes et arbres qui constituent cet écosystème implanté dans un terrain particulièrement aride. Rapidement la vallée se resserre en un canyon étroit, les pentes des causses du Larzac et de Blandas deviennent bien plus présentes dans notre progression. Quelques belvédères autorisent des points de vue impressionnants sur le fond de vallée couvert d’une végétation luxuriante. Il est d’ailleurs difficile de vérifier si le cours d’eau coule, sommeille ou bien s’est éclipsé pour quelques instants. Quelques petits arrêts sont nécessaires afin de regrouper les éléments dispersés par les pauses photo ou les bavardages en aparté.

Après une petite heure de marche un étrange bruit retient toute notre attention dans cet environnement extrêmement sec et rocailleux. « Bizarre, vous avez dit bizarre… ». De l’eau en abondance qui coule, cascade, bouillonne en cataracte. Nous n’avons encore rien vu mais nous sommes déjà sous le charme de ce site hors du commun. La végétation devient brusquement plus dense, des arbres de haute stature, des plantes vivaces et vigoureuses. Le ciel a disparu, une imposante canopée ferme l’espace au-dessus de nos têtes. Et toujours ce bruit qui devient plus présent. Un sentiment de fraîcheur et d’humidité se manifeste. Un premier bâtiment puis le site se dévoile dans son intégralité. Les moulins implantés depuis des siècles et cette résurgence puissante et rafraîchissante qui magnifie cet étranglement rocheux où les falaises des deux causses se frôlent.

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la résurgence et le moulin

C’est toujours un ravissement que de se rendre à la Foux. Les novices sont impressionnés par la force et la pureté de cet oasis caussenard.

Nous déambulons un bon moment afin d’appréhender tous les aspects du site. Le professeur Durand, nous conte même, une histoire singulière. Dans son adolescence afin « d’épater la galerie » il avait plongé dans les eaux bleutées en aval de la résurgence. Il ne savait pas, à cette époque, que même au cœur de l’été, la température de l’onde n’excède pas les 12° !

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les assistants du professeur                          les élèves à l’écoute        

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         sur le chemin du retour         

A la mi-journée, la grande famille de l’Amicale s’est installée sous les tilleuls de l’aire communale de Vissec, pour le deuxième volet de cette journée familiale. Aucun tour de roue, seulement une petite balade, la découverte d’un site d’exception et puis des parlotes à n’en plus finir. C’est toute l’alchimie de cette journée quelque peu atypique dans notre calendrier annuel. Chacun a raconté son dernier voyage, sa dernière escapade proche ou lointaine parfois même en terre inconnue. Pour d’autres, c’est l’évocation de projets qui a ravivé la flamme de la vie qui est en nous.

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         Gérard anime un cercle de réflexion          les discussions vont bon train                    

Les petits tiroirs de notre mémoire en sont emplis, dans l’attente de leur réalisation, ils apportent du rêve, de l’espérance et même un sourire sur un visage.

L’apéritif a été l’occasion de découvrir de nouvelles saveurs au travers de jus de fruit locaux ou bien avec des houblons brassés mais sans alcool. A noter également, le fait important de cette journée ; l’abaissement brutal de la moyenne d’âge des membres de l’Amicale. Pas de mirage ni de miracle, cela provient surtout du fait que les charmantes et discrètes filles de notre Ami Jérôme soient à nos côtés !

A l’heure de la sieste, les plus courageux ont affronté les rues et les venelles du village afin de découvrir le château de Vissec qui abrite actuellement une exposition temporaire. Le châtelain est très bavard, les frères Durand aussi ! Désormais, nous savons tout sur la famille Montfaucon et les seigneurs de Vissec. Nous avons bien failli prendre le dîner en leur compagnie tant la conversation a été longue et instructive.

10- la visite du chateau de Vissec (Copier).JPG   11-blason de la famille Montfaucon (Copier).JPG

                          la visite du château                     le blason de la famille Montfaucon 

La mémoire de notre Ami, Alain Laurent, trop tôt disparu a bien sûr été évoquée. Car il ne faut, en toute circonstance, tourner le dos à son passé. Alain avait créé le concept « Larzac-Aventure » à la Vacquerie lors de la séquence « Le Zibardie ». Par la suite, René y a accolé le terme « Amicale ». Nous pourrions aisément dire que la boucle est bouclée. Mais pour celles et ceux qui ne l’ont pas connu, je souhaite apporter quelques précisions supplémentaires. Alain avait quitté son Ariège natale avec le Port d’Aula au fond de son cœur. Puis, il a sillonné le plateau du Larzac dans tous les sens mais en gardant toujours le roc de Servières (793m) connu aussi sous l’appellation « rocher du Lion » comme point de repère. Alain était un grand voyageur, le cyclotouriste avait su aussi se glisser dans le costume usé et délavé du globe-trotter. Les montagnes du Ladakh ont sans aucun doute, provoqué en lui, le plus gros choc émotionnel de sa longue itinérance sur deux roues. Dans la langue locale « Ladakh » veut dire le « pays des hautes passes ». Mais en 1994, le plus haut col du monde  s’est refusé à ses roues conquérantes. Cette région du monde située aux confins du Karakorum et de l’Himalaya restera à tout jamais présente dans son esprit.

Il avait choisi pour dernière demeure, ces hautes terres désertiques, minérales et glacées. La vie y est presque absente tant l’immensité et la faible présence humaine retiennent l’attention de l’aventurier occidental. Sa descendance a exaucé tous ses vœux.

Désormais, Alain repose également en paix dans ces hautes montagnes qui caressent le ciel, où les étoiles semblent à la portée de nos roues…

Guy C.

 

 

Suite à la Journée Familiale de VISSEC

Cela avait déjà été écrit : pourquoi ne pas rentabiliser nos déplacements dans l’ambiance des chères rencontres de nos Amicalistes ?

C’est ainsi qu’Andrée et Jeanine ou voulu jouer les prolongations ce dimanche de fin juillet sans perdre le fil de cette étrange rivière qu’est la VIS, récemment décrétée « l’une des plus belles rivières de France ».

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Le côté amont vers VISSEC ayant été exploré la veille, c’est au départ de NAVACELLES qu’elles entament une nouvelle boucle vers les fameux Moulins de la Foux.

Un joli pont de pierre franchi sur la rivière les mène en quelques lacets sur l’abrupt versant du causse de Blandas où un étroit sentier en balcon rocailleux traverse les pierriers de la combe du Four.

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Une halte est nécessaire si l’on veut admirer la crête opposée dominée par la Baume Auriol éclairée par les rayons d’un soleil déjà ardent. C’est ensuite l’ancien chemin de vignes de Serizière bordé de plusieurs ruines de mazets de pierres sèches tous bâtis sur le même modèle (un puits, une citerne, un toit de tuiles ou de tôle ondulée).

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Après avoir longé un court moment la route qui descend de Blandas, elles s’enfoncent dans la fraîche forêt de cèdres plongeant vers les méandres de la rivière déjà bruissante sous un épais feuillage. Elles n’y sont plus seules car la résurgence, très prisée par cette forte canicule, devient le centre d’intérêt de nombreux randonneurs.

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C’est pour elles l’occasion de peaufiner la visite de la veille, de détailler les riches expositions ornant les parois des deux moulins. Des panneaux didactiques expliquent que la Vis qui a façonné le cirque de Navacelles ressurgit ici alimentée par le bassin versant de 200 km2 formé par le cône en amont de la perte à Alzon, le causse de Blandas, le causse de Campestre et le Larzac méridional. Ils détaillent également la vie rurale et agricole de Vissec ainsi que le dur labeur des meuniers, soumis aux aléas d’une rivière capricieuse et imprévisible qui submergea les moulins en 1907, portant un coup fatal à leur exploitation ; ils ne furent restaurés qu’en 2000.

Une large documentation leur explique également comment les géologues ont tenté à maintes reprises d’explorer jusqu’à 1200 mètres en amont la formation de cette étrange résurgence à partir de la grotte adjacente où virevoltent quelques pipistrelles.

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C’est à regret que nos deux promeneuses quittent ce havre de fraîcheur pour découvrir la piste en rive droite, épousant fidèlement sur plus de 4 km le fil d’une Vis torrentielle, tantôt tapissée d’une végétation paradisiaque, comme à l’approche des ruines de la ferme des Poujols, tantôt déviée et taillée à flanc de hautes falaises rocheuses et caillouteuses, tantôt longeant au plus près des plans d’eau transparente faisant le bonheur de quelques pêcheurs.

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A l’heure d’un casse-croûte mérité, les voici au détour d’un lacet descendant la route de Saint-Maurice Navacelles pour franchir le gué « aux eaux pures » dont la berge sera un site idyllique pour alléger leur sac à dos. 

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Délaissant la plage animée en amont du pont submersible, elles empruntent enfin le sentier tracé dans une végétation luxuriante qui les ramènera vers Navacelles, non sans cotoyer certaines zones prises d’assaut par des hordes de « pique-niqueurs du dimanche » avec tables, chaises et glacières débordantes.

Belle balade, non ?  

L’après-midi à peine entamée, il leur reste suffisamment le temps de se propulser jusqu’au Caylar pour assister au Festival du Roc Castel, se voulant « l’éloge du voyage lent ».

C’est en déambulant au travers des rues de notre familier village que l’on apprécie ce festival imaginé en hommage à tous ceux qui ont choisi de voyager sans hâte pour privilégier la rencontre des autres et la découverte curieuse des pays traversés.

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Une aubaine pour nos deux curieuses de fouiner parmi une abondante collection d’œuvres artisanales, d’assister à de riches conférences, d’y croiser des voyageurs singuliers, aventuriers aux grands défis ou arpenteurs des petits chemins, pour qui le trajet compte autant que la destination.

A bien réfléchir, n’est-ce pas l’esprit qui anime notre chère Amicale Larzac Aventure ?

Jeanine L.

 

 

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photos Jeanine L., Martine M., Pierre H. et Guy C.
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30/07/2018

Belle île en Mer

Belle île-en-Mer

Nous avons débuté le Brevet des Provinces Françaises au début des années 80. Nous avons évidemment étudié le petit guide édité par notre chère Fédération. Petit par sa taille (format de poche) mais ô combien documenté. Une richesse naturelle alimentée jadis par les expériences personnelles repérées sur le terrain par des cyclotouristes en voyage ou en randonnée. Du Bio, comme l’on dirait de nos jours… Nous y trouvions les bonnes maisons, les haltes vertes, les vélocistes, le valeureux Cyclo-Assistance-Fédérale et bien entendu le descriptif précis et complet des six contrôles BPF de chaque département, hormis la Corse et la région parisienne.

Notre pratique montagnarde nous a conduits naturellement vers les hautes cimes hexagonales. Les ascensions du Mt Ventoux, des cols d’Izoard, d’Iseran, du Tourmalet ou d’Aubisque se ponctuaient alors par l’apposition d’un timbre humide sur une des cases de la petite carte bleue. Mais à regarder de plus près ce merveilleux brevet, il y a aussi les sites maritimes : ces villes ou lieux géographiques situés en bord de mer. Et en guise d’exotisme nous apercevons même quelques pointages sur des îles. En mai 1984, lors d’un long voyage itinérant en Corse nous avons visité les six pointages de l’île de beauté dans la féérie du maquis en fleurs. Plus tard, il y eut les îles de la façade atlantique (Oléron, Ré, Noirmoutier) bien que reliées au continent par un viaduc, elles en demeurent néanmoins des îles !

Une destination insulaire attendait notre visite depuis presque quatre décennies. Et quelle destination : Belle-île-en-Mer ! L’hiver dernier des envies de Bretagne se sont fait sentir et l’arrivée du statut de retraité aidant, le projet de partir à la rencontre de ce lambeau de roche perdue dans l’océan s’est concrétisé rapidement. Le Golfe du Morbihan sera donc à l’honneur pour notre première année de jeunes retraités. Deux journées sont programmées pour la découverte de cette île qui a donné naissance à l’une des plus belles mélodies du répertoire de la chanson française.

Nos randonneuses sont confiées au personnel de bord pour un rangement en soute et nous prenons place sur le deuxième pont afin de ne rien perdre visuellement de cette traversée de 45mm. Rapidement Port Maria s’éloigne ainsi que la presqu’île de Quiberon où Louison Bobet avait investi ses économies. L’air est frais, le ciel d’azur et la mer d’huile ; que vogue la galère ! A mi-chemin malgré le contre-jour la silhouette de Belle-île est parfaitement identifiable. La ville de Le Palais et sa citadelle Vauban deviennent de plus en plus présentes dans notre champ visuel. L’entrée du port est minuscule. Le navire va-t-il pouvoir accoster ?

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Le Palais, l’entrée du port

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Port Goulphar

Nous voilà à quai. Nous y voici enfin sur Belle-île-en-Mer !

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Port Coton

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Afin d’éviter toute mauvaise déconvenue, je me rends immédiatement à l’Office de Tourisme afin de solliciter la pose d’un cachet sur la fameuse carte. Carte soigneusement préparée par Christine ! Avant de quitter le guichet de l’établissement, la ravissante hôtesse d’accueil me demande le numéro de mon département. Statistiques touristiques obligent. Je réponds le 30, le Gard. Elle me regarde en souriant et me demande de préciser la ville de résidence. La formulation étant si délicate et empreinte d’une grande courtoisie que je ne pouvais que répondre : Le Vigan. Elle sourit à nouveau et me déclare être originaire de Sumène, la patrie de notre ami Jack Sabatier !

Les premières pédalées sont laborieuses car il faut quitter le niveau de la mer afin de s’élever sur le plateau. Oh ! Une faible dénivellation mais qui se répètera régulièrement au gré des vallonnements insulaires et des escarpements de la côte sauvage.

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la plage de Donnant

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au gré de notre chemin

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paysage enchanteur

Cette première journée connut trois temps forts. La pointe des Poulains et sa presqu’île livrée aux redoutables tempêtes. La présence d’un phare accorde un brin de vie à cette lande sauvage et désertique. C’est précisément là que Sarah Bernhardt se plaisait à passer des étés, en tête à tête avec l’océan. Elle retrouvait peut-être ici les tragédies et les tourbillons de la vie qu’elle jouait sur scène ? Le petit village de Sauzon avec son port et ses maisons basses aux couleurs pastel nous a enchantés. Nous y avons consacré du temps afin de bien s’imprégner de cette image idyllique. La fréquentation touristique étant faible, la photographie a été aisée et notre déambulation simplifiée.

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la Pointe des Poulains 

Le petit village de Sauzon avec son port et ses maisons basses aux couleurs pastel nous a enchantés. Nous y avons consacré du temps afin de bien s’imprégner de cette image idyllique. La fréquentation touristique étant faible, la photographie a été aisée et notre déambulation simplifiée.

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le village de Sauzon

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soirée à la crêperie

Il était pratiquement 22 h, lorsque nous avons quitté notre table à la crêperie, le soleil tenait encore son rang dans un vaste ciel orangé. Malgré une journée bien remplie nous enfourchons une nouvelle fois nos randonneuses afin d’assister au coucher du soleil sur Port Coton, sur le site même où Claude Monet a réalisé trente-neuf toiles de son œuvre, à l’automne 1886. Une légère brise nous accueille. C’est un embrasement total de l’horizon que l’astre solaire caresse avec volupté. Les fameuses aiguilles, ses chicots rocheux émergeant des flots, sont là, en contrebas. Nos regards balaient lentement ce merveilleux décor en proie aux prémices de la nuit. Seuls quelques rayons rasants, encore puissants, l’autorisent à résister aux ténèbres naissantes. Instants merveilleux, précieux. Nous ne sommes pas seuls à contempler la magie de la nature mais le silence est de rigueur. Mouettes et goélands lancent de temps à autre un cri perçant. Le roulis de l’océan berce en douceur les contours de ce tableau éphémère qui se répète depuis des millénaires. Nous sommes tout simplement subjugués.

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Port Goulphar dans la lumière du soir

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crépuscule à Port Coton

Au matin du deuxième jour nous bavardons longuement avec notre hôte. Elle n’est pas belliloise de naissance mais a adopté cette vie insulaire depuis longtemps. Elle connaît les moindres recoins, a parcouru les sentiers en toute saison. Elle est intarissable. En l’écoutant, rapidement votre esprit vous murmure à l’oreille : « effectivement, il faudra revenir… ». En quittant le hameau du Petit Cosquet, nous mettons le cap au sud. Le centre de l’île est plaisant mais uniforme sur le plan paysager : bosquets, forêts, culture et élevage, hameaux et fermes isolées. Notre cheminement nous conduit jusqu’à la ville de Bangor. Avec son millier d’habitants elle fait figure de métropole ! Belle-île c’est 5500 résidents à l’année et 35 000 lors du rush estival !

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randonneuses en vagabondage et cyclotouriste en goguette

Notre première halte se fera à la pointe Saint-Marc. Nous suivons à la lettre les conseils de Mme Champeval afin d’atteindre ce promontoire face aux plages de Baluden et de Herlin. La démarche se répètera quelques kilomètres plus loin afin de gagner cette fois la pointe de Pouldon. Seuls sur cette avancée terrestre, nos yeux ne sont pas assez grands pour appréhender toute la richesse environnementale de ce panorama de 360°. L’océan est là, égal à lui-même, calme, presque paisible. Les falaises sont toujours aussi sombres malgré la belle lumière du levant. Les oiseaux marins virevoltent, se jouant des vents et des courants ascendants. Côté terre une splendide ria s’enfonce profondément, en toile de fond quelques maisons à l’enduit blanc et aux volets bleu clair. Une flottille de voiliers au mouillage complète judicieusement cette vision d’un monde maritime idéalisé. L’atmosphère est d’une grande limpidité, nos regards portent à des lieues à la ronde. Perdu dans l’espace, de temps à autre, une silhouette humaine retient notre attention. J’ai une pensée pour le Président Mitterrand qui au soir de sa vie se plaisait à parcourir la lande sur le sentier côtier. Il avait sienne la quiétude de ces grands espaces mais ce qu’il appréciait par-dessus tout, c’était le respect tout en discrétion des îliens. Ce sentier, ce fameux GR court sur 82 kms et se parcourt en quatre ou cinq journées, c’est sans nul doute la plus belle, la noble façon de découvrir ce joyau des îles du Ponant, ce merveilleux chapelet d’îles bretonnes.

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depuis la pointe de Pouldon

A la mi-journée nous arrivons à Locmaria, hormis sa belle église romane, le plus vieil édifice religieux de l’île, la bourgade nous laisse un peu sur notre faim.

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Locmaria, l’église baroque

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calvaire de pierre au bord de la route

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Locmaria, Port Maria

 

Une rapide descente nous conduit jusqu’à la plage. Nichée dans un aber, cette modeste étendue de sable doré baignée par des eaux d’un vert profond nous séduit. Nous lézardons un bon moment car le site est plaisant, charmant, dénué de tout superflu. Une végétation arbustive rappelant quelque peu le maquis corse s’aventure jusqu’à la surface de l’onde. Quelques baigneurs téméraires s’avancent dans cette mer qui pour nous autres méridionaux ne peut qu’être polaire ! Christine qui converse avec des locaux m’informe que sa température oscille entre 15 et 16° !

La boucle est presque bouclée, il ne nous reste que quelques arpents de bitume à glisser sous nos roues toujours enclins à la découverte, à l’émerveillement. Il s’agit tout simplement de la route côtière sur le flanc ouest, face au continent. Magnifique itinéraire où alternent forêts, points de vue, brutales plongées en bord de mer, suivies de « bugnes » mémorables. Et cerise sur le gâteau, à ce même moment, quelque part en Russie, les protégés de Didier Deschamps courent après un ballon rond…

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la route côtière

La voie est libre, la chaussée déserte, c’est d’un calme absolu. La plage de Port Andro incite à la rêverie. Il y a certes un bateau à prendre en fin d’après-midi, mais nous ne sommes pas pressés. Les deux journées consacrées à la visite de ce site BPF hors du commun ont été judicieusement distillées. Nous sommes parfaitement dans les clous, pas de panique.

 

nous doublons un phare

45 (Copier).JPGAu gré de notre pérégrination nous doublons un phare, figé dans cet environnement tout en mouvement. Il présente une taille moyenne et occupe la croupe d’une légère proéminence. Sa façade rouge et blanche se détache d’une sombre futaie de cyprès sans doute centenaire. Ses proches abords déroulent une immense prairie richement fleurie. A présent, une brise bien formée se plait à nous l’offrir sous la forme d’une harmonieuse houle végétale. Que du bonheur !  

A partir de Samzun, c’est une succession de plages. Les unes plus belles que les autres ! Le vert de la lande vient à la rencontre de l’azur de l’océan. Seul, le sable blanc du cordon littoral délimite ces deux mondes où tout diffère. Nous concluons cette belle série par la minuscule plage de la Ramonette, puis par l’enceinte fortifiée dotée d’une voie cyclable, nous retrouvons la ville de Le Palais.

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plage des grands sables

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cottage insulaire 

Nous profitons pleinement de cette fin d’après-midi dans les rues, sur le port de cette bourgade pleine de charme. Mon boitier numérique s’en donne à cœur joie pour ces derniers instants bellilois.

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nous retrouvons Le Palais et son superbe port

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Eugène Riguidel, une légende de la course au large

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gueules de marin

C’est toujours le cœur gros que nous quittons une île. Le navire appareille, puis s’éloigne. Christine entretient la conversation avec un groupe de séniors quimpérois en goguette. J’observe les îles Houat et Hoëdic, toutes proches, en rêvant à de nouvelles découvertes sur ce trait de côte breton qui me comble, me fascine.

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le ferry est à quai, départ imminent

La chanson de Laurent Voulzy s’invite en sourdine à l’inévitable mélancolie qui accompagne chaque fin de voyage. Puis apparaît comme une évidence, cette question qui vient se mêler au camaïeu de belles images maritimes capturées par mes rétines lors de cette odyssée sur deux roues : « Mais connaîtrons-nous un jour, Marie-Galante ? ».

L’air vivifiant du large nous saoule, nous enivre, alors que le navire se laisse bercer, tout en douceur, par une houle bienveillante. Christine me glisse discrètement à l’oreille ces quelques vers de Paul Valéry :

« La mer, la mer toujours recommencée !

Ô récompense après une pensée

Qu’un long regard sur le calme des dieux ! »

Texte et photos Guy Cambéssèdes

mise en page MFB

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25/07/2018

Frontignan 22 juillet 2018

Douce randonnée !

grappe_muscat-petitsgrains.gifCépage de petits grains blancs, d’une belle couleur ambrée et un grain de chair ferme donnent une saveur caractéristique au muscat.

Une balade dans le vignoble de Frontignan habillé d’une robe aux couleurs d’étangs, de vignes, de mer et de garrigues pour comprendre le jaune doré de cette boisson limpide et brillante qu’est le muscat de Frontignan.

Un peu de dénivelé pour mériter le trophée des cycles Vincent, et le tour est bouclé en pensant à notre ami Jean-Pierre qui nous a si souvent conté le patrimoine en découvrant toujours de nouvelles voies, à Jean-Pierre qui nous doit encore de bonnes virées pour découvrir ce que nous savons voir.

_IGP2670.JPGUne bien belle fête pour valoriser ce nectar, devant cette boutique atelier qui, de générations en générations, est là pour le plus grand bonheur des cyclos.

Une fête du muscat qui pourrait un jour faire le parallèle avec les cycles Vincent pour le bout de route fait ensemble.

Aux Cycles Vincent, au muscat et à Jean-Pierre Rata !

Merci à vous 

Pierre

Récit et photos Pierre H

Mise en page MFB

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20/07/2018

Randonnée du Roc

 

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Le Roc !

En ce jour où une deuxième étoile est née sur les maillots des Bleus, le Roc Saint-Ponais exposait son marbre, sa garrigue, ses forêts à une quarantaine de vététistes. A peu près autant de marcheurs profitaient aussi du même paysage et, s’ils ne jouaient pas du dérailleur, ils s’appuyaient sur des bâtons pour s’extirper, à travers les sentiers, vers les sommets environnants.

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Une bien belle équipe aux commandes d’une organisation sans tache qui mériterait elle aussi une étoile, l’étoile qui brille dans les yeux de chaque bénévole, de voir et d’entendre les félicitations des participants à leur encontre. Certes à propos du nombre de participants, la déception est là pour eux qui se sont démenés sans compter. Peut-être que la finale de foot et un premier week-end de vacances sont en partie la raison. Cette équipe doit autour de son meneur, François, se poser les bonnes questions et trouver les réponses. Encore faut-il trouver une cause à cette participation plus faible que l’an passé. Toujours est-il que les absents se sont privés d’une très bonne randonnée.

Merci à ce vélo-club -Saint-Ponais, pour la leçon de réalisme et de réactivité orchestrée par François.

Une étoile est née aujourd’hui 15 juillet 2018 loin de nos terres, une autre vit non loin de chez nous. Et c’est en Hérault.

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L’amicale était en force ! 

Pierre

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Texte Pierre H.
Photos Pierre H. Véronique P.et Martine M. 
mise en page MFB 

 

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16/07/2018

Coup de pompe !

Coup de pompe !

MARSEILLAN 08 Juillet 2018

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J’aurais voulu que la randonnée des vacanciers organisée par le club de Marseillan soit aussi belle que celle de Marvejols la veille.

Au départ tout était réuni pour qu’elle soit magnifique, une inscription près du port sous un ciel limpide qui annonçait la chaleur._IGP2580.JPG

Une virée qui commence prudemment, car le trafic n’est pas le même qu'en Lozère. Jérôme, Josie, Jacques, Noëlla et moi partons ''cools'' sur des routes bien connues.

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Passant Florensac, St-Thibery (où nous croisons une partie du Codep mené par James, et Jacques), Valros, Alignan-du-Vent, Margon avec son château dont les tours dominent et charment le paysage vinicole; viendra Roujan, Neffiès et la montée de la Rouquette qui nous enchante chaque fois par la vue imprenable qu’elle nous offre.

_IGP2588.JPGLa fontaine sur l’autre versant, lieu du ravitaillement, permet de retrouver les copains d’autres clubs et, à l’ombre, la pause se fait récupératrice car, maintenant, la chaleur est bien présente. L’été est bien là.

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Se laissant glisser vers Cabrières, on retrouve une route en plein « cagnard » vers Lieuran-Cabrières où mes jambes et mon corps commencent à donner des signes de faiblesse.  

Noëlla a filé devant alors que je répondais à un appel téléphonique. Jérôme, Josie et Jacques, m’attendent au détour d’un lacet et je continue tant bien que mal dans leurs roues jusqu’aux portes de Nizas où je suis obligé de poser le pied à terre.

Je sais à cet instant que c’est fini pour moi, l’effort fourni la veille à Marvejols, la soirée qui fût empreinte de crises, une nuit passable et la chaleur qui m’accable maintenant m’interdisent de continuer le moindre coup de pédales.

Jérôme reste à mes côtés alors que Josie et Jacques foncent vers Marseillan chercher Noëlla (qui, en fait, s’est un peu égarée à Conas au lieu de tourner avant, vers Castelnau-de-Guers) et un véhicule pour venir me récupérer.

Pendant ce temps, à Nizas, Jérôme s’inquiète car mon état s’aggrave un moment. Le temps de me donner le traitement que je fais suivre en cas de crise, et que celui-ci fasse sont effet, je finis par retrouver, un tant soit peu, un semblant de mieux.

La voiture de Jacques est là, et me voilà rendu à Marseillan où Josie et Noëlla nous attendent.

Jérôme arrive très vite à son tour, à la force des coups de pédales, pour se rafraichir d’une boisson bien fraîche.

Finalement, tout rentre dans l’ordre pour moi avec un après-midi récupérateur, alité.

Des idées sombres encombrent mon esprit, dans ces moments difficiles, ainsi que des idées saugrenues ("j’embête mon monde avec mes problèmes") que s’efforcent de dénoncer mes compagnons de routes du jour.

Je peux dire un grand merci à mes compagnons de l’Amicale, je peux décerner une grosse médaille en chocolat à Jérôme, mais ils n’en ont que faire, car pour eux c’est le naturel qui se dégage : ce sont de vrais amis.

Je voulais une belle randonnée comme la veille, mais trop d’envies, trop de passion, trop de tout et voilà le résultat !

Un coup de pompe !

Pierre

Texte et photos Pierre H.

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La Bête et la Belle

La Bête et la belle !

 Samedi 07 Juillet 2018

Couvée entre l’Aubrac et la Margeride, Marvejols et ses sculptures de bronze représentant Henri IV et la bête du Gévaudan nous ouvrent des pages d’Histoire laissées dans un coin de notre mémoire.

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C’est tout au bord de la Colagne, que nous déposons nos vélos, près de la salle polyvalente, pour participer à la randonnée de la Bête.

Un accueil des plus chaleureux nous est réservé de la part d’une équipe où chacun s’échine à sa propre tâche, sous le regard d’un président qui détonne par son jeune âge. Une chance pour ce club de Marvejols de trouver une relève dynamique que la jeunesse peut apporter au cyclotourisme.

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P1010034.JPGLes portes fortifiées du Soubeyran, du Thérond, de Chanelles ouvertes dans la fraîcheur du petit matin, nous laissent filer en bordure de la Colagne retrouver la belle Lozère.

 

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Quelques kilomètres d’échauffement et nous voilà à St-léger-de- Peyre mettant du braquet pour suivre les gorges de l’enfer creusées par la Crueize.

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On s’élève, on sillonne sur cette petite route qui surplombe la vallée. Passant de lacets en virages, on découvre de magnifiques points de vue sur le canyon. Le paysage est sublime sur cette route étroite où la roche est omniprésente au milieu de landes et genêts.

La végétation varie avec des bois de hêtres ou de pins sylvestres au moment où nous allons sortir des gorges et où le Viaduc de l’enfer s’impose à nous, dans le paysage pour la ligne Béziers- Neussargues.

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Nous suivrons cette ligne un instant avant de bifurquer vers St-Sauveur-de-Peyre et de contourner le Roc-de-Peyre et sa croix en son milieu.

De là, nous entrons en Aubrac, dans une immense beauté sauvage où de gros blocs rocailleux érodés par le temps sont posés à même les pâturages verts ou la terre noire.

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Seul le bruit des dérailleurs et le murmure des ruisseaux brisent le calme qui règne au milieu de ces prés où des maisonnettes, au toit de lauze, évoquent les anciens burons et la fabrication de la tomme, nécessaire à la préparation de l’aligot. 

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Ici, la Bête a des yeux bordés de noir pour les belles vaches blondes de la race Aubrac, qui regardent cette centaine de cyclos multicolores emprunter un bout du chemin de St-Jacques-de-Compostelle, avant de replonger et retrouver la Colagne à Marvejols.

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Avant de repartir vers notre littoral méditerranéen, nous prenons le repas en compagnie d’autres cyclos et des organisateurs.

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Que la randonnée de la Bête fut belle !

Un grand merci à l’équipe de ce jeune président, et que la Bête soit toujours aussi belle !

Pierre

Texte et photos Pierre H.

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23/06/2018

Corbières improvisées ..

Corbières improvisées !

 

Une première rando improvisée au beau milieu de ce jardin aux multiples facettes que sont les Corbières.

Un rendez-vous à Villeneuve-les-Corbières, à 8h, pour un départ à 8h30. Seulement 4 cyclos de l’amicale pour cette première.

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Une première grosse chaleur aussi après un printemps qui s’est fait bien timide.

Une bien belle balade, dans ces Corbières qui ont revêtu une couverture verte, qui leurs faisait défaut depuis pas mal d’années, à cette période.

Du col de Canteloup au col de Feuilla, je refais la route empruntée dix jours plus tôt avec la rando de Trèbes.

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Lorsque nous bifurquons sur la droite, le littoral s’expose alors à nos yeux, vu du haut du col de la Peira Dreita dans les Pyrénées-Orientales. Cette route, je l’avais empruntée sur mon vélo (demi-course) à 17 ans, partant de Canet d’Aude pour aller à Torreilles, pour louer mes services afin de récolter des abricots.

Le chemin passant par le village d’Opoul-Périllos, sous le Montoullié de Périllou, nous guide vers Vingrau, dans la vallée du Verdouble sous de fantastiques falaises propices à l’escalade.

Le décor de ce milieu naturel est splendide : la garrigue, les vignes, le soleil, le calme, tout est réuni pour que le cyclo soit heureux.

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Vient ensuite le Mont Tauch qui domine Tuchan, alors que nous rentrons à nouveau dans l’Aude, passant tout près du château d’Aguilar.

Une petite pause au café du village, et nous voilà dans les Gorges du Verdouble. Nous entrons, vers midi trente, dans Padern où nous cherchons un endroit -si possible assis- pour déjeuner tranquillement à l’ombre avec, en levant la tête, un petit bout de vue sur le château de Padern.

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Ici, pas de café ouvert pour boire un jus avant de repartir à travers les gorges verdoyantes du Torgan. En traversant le village de Maisons, nous entamons le col de Ferréol où la chaleur tant attendue ce printemps nous assomme. Au sommet, un petit arrêt à l’ombre semble nous revigorer, mais l’arrêt est de courte durée car des bestioles tout dard dehors nous chassent de leur territoire.

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Poussant sur les pédales pour échapper aux divers vaccins, nous entrons dans Palairac, par la pente du col de la Gineste. Au sommet, le panneau du col a pris du plomb. Un beau tir qui a sûrement soulagé un être dépourvu de bon sens mais pas démuni de bêtise !

Il faut tourner la tête de l’autre côté pour admirer le flanc nord du Tauch coiffé d’éoliennes devenues voisines de la tour des Géographes.

Il nous reste à gravir le col d’Amiel et à traverser Quintillan pour basculer vers les côteaux de Cascastel et retrouver Villeneuve-des-Corbières.

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Ces derniers coups de pédales, entre garrigues et vignes où coule la Berre, nous ramènent quelques années en arrière où, un jour d’hiver, un fabuleux compagnon de route nous avait conté les Corbières.

Alors cet écrit sur cette randonnée improvisée dans « mon jardin », comme j’aime le dire, je le lui dédie.

Jean-Pierre, tu n’étais pas là et cette balade d’été ne peut remplacer les balades hivernales que toi-seul sais mener.

Mais tu vas remonter la pente comme celle des cols que tu as si souvent passés en nous encourageant et tu pourras nous y remmener. Tu pourras nous raconter à nouveau ces Corbières que nous apprécions tant, comme tous les paysages que tu nous as fait traverser.

A mon ami, que nous aimons tant, à Jean-Pierre Ratabouil 

A très bientôt !

Pierre H

 Texte et photos Pierre H.

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21/06/2018

Virée vers la mer

Les 4èmes vers la mer

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Pour la virée vers la mer, c’est une écoute sécuritaire énoncée par le professeur de sports, puis un départ en ordre, sous la surveillance de quelques parents, de deux membres du club de Vélo de Sérignan et d’un membre du Comité Départemental de cyclotourisme et membre de l’Amicale Larzac Aventure. 

 

5.JPGPartant de Vendres, les têtes coiffées de casque traversent le vignoble du Crès. De la piste cyclable au marché de Sérignan, la longue file tourne les jambes, au beau milieu des piétons et des automobilistes médusés par le peloton coloré.

 

 

 

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Au-dessus de l’Orb, l’entonnoir de la passerelle ralentit l’avancée. Du coup, la jeunesse profite du coup d’œil sur la collégiale d’un côté et le pont rouge de l’autre.

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Le fleuve accompagne un moment les jeunes cyclos, entre vignes et canotes. Un léger vent marin rafraichit les doux visages.

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C’est à pied, sillonnant les lattes de bois qui protègent les dunes de sable, que « la grande bleu » se découvre.

Les regards en disent long sur le plaisir d’être là, les pieds sur le sable sous ce ciel bleu qui n’appartient qu’à cette contrée.

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Un moment de réconfort avant de faire le demi-tour et de retrouver le collège de Vendres, poussés par le vent léger mais les cuisses un peu tremblantes par l’effort inhabituel. Les plus sportifs se sont amusés et les moins habitués sont un peu plus essoufflés mais contents d’avoir réussi à tenir 25 km.

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Ils étaient environ 90 élèves de classes de 4éme, pour cette demi-journée vélo, planifiée par le collège Françoise Giroud, orchestrée de main de maitre par Jacques Gourc et son équipe aidée aussi par l’association Vélo-Ciutat (Jean-François) de Béziers.

C’était une bien belle virée vers la mer.

Pierre

Texte et photos Pierre H.

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20/06/2018

Le recueil et la féérie

Le recueil et la féérie

Une multitude de cyclotouristes unis dans le silence, bien en rang, écoutent l’hommage fait aux victimes du drame qui a assombrit le ciel de Trèbes, il y a déjà quelques semaines.

Vient un départ respectueux dans les rues de la ville meurtrie, avant de filer vers le vif du sujet, les Corbières.

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De villages en villages, de cols en cols (1), les Corbières se dévoilent où seul le jeu des dérailleurs brise le silence.

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L’éclatant jaune des genêts, le vert des vignes, celui des arbrisseaux et des arbres se reflétant dans les eaux du Sou qui se mêlent à celles de l’Orbieu accompagnent le cyclo à la découverte de Lagrasse.

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La tour de Plaisance protège l’ancienne abbaye de ce beau village de France avec, en premier plan, le pont vieux donnant à l’ensemble une image qui marque le randonneur, le touriste, le cyclotouriste.

En remontant la rive de l’Orbieu, nous filons vers les hautes Corbières avec, au détour d’un virage, le château de Durfort s’imposant dans le paysage verdoyant d’un printemps humide.

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L’Orbieu cède sa place aux gorges de Terminet et, au sortir d’un tunnel, se dévoile Termes et son Château. Il faudra appuyer sur les pédales pour aller se ravitailler, enfin, au sommet du col de Termes.

D’autres cols, d’autres châteaux se découvrent à nous avant que nous puissions admirer les citadelles du vertige de Peyrepertuse et Quéribus.

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_IGP2511.JPGLe vignoble, les villages de Duilhac et Cucugnan s’exposent entre vallée du Verdouble et barres rocheuses, puis c’est au tour de Padern dominé par son château. Des gorges enchanteresses, belles à couper le souffle, nous conduisent vers le mont Tauch protégeant le vignoble de renom qui s’étale à ses pieds.

Enfin, le repas pris à Tuchan, au pied du col d’Extrême, est goulument avalé et la pause nous ravit !

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Reposés mais les jambes un peu lourdes, nous repartons pour découvrir les vestiges du château d’Aguilar, vers le col d’Extrême. Un col qui permet au cyclo de reprendre lentement le rythme, en basculant vers le vignoble de Saint-Jean de Barrou, et au promeneur amateur de découvrir son vin « vallée du Paradis ».

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Du Paradis au Fitou, il n’y a que quelques tours de pédales mais, si le nectar du coin se déguste, il se mérite surtout, à la force des cuisses. Heureusement, en fin d’après-midi, le parcours plus souple nous autorise à nous relâcher et nous finissons, en admirant le littoral, entre étang et grande bleu.

Avec bonheur, nous arrivons à notre hébergement et la soirée réconfortante revigore les esprits -et les muscles pour ceux qui doutaient d’en avoir !

Le retour, le lendemain, est tout aussi beau. En longeant l’étang de la Palme, nous profitons de la vue sur Sigean en montant le col de Souil, et de celle sur Fraisse depuis le col de Pereille.

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Le Synclinal d’Albas, le village de Coustouge, les gorges du Congoust, et nous arrivons à Montlaur afin de prendre le repas au sec, alors que l’orage éclate dehors. Juste après manger et l’orage calmé, nous montons le col du Fer à Cheval pour franchir la barrière de l’Alaric.

Voilà, devant nous, la vallée de l’Aude. Passant au plus près de l’étang asséché de Marseillette, nous terminons, dans la joie d’un séjour bien rempli, par Badens et Rustique.

A Trèbes, le chef d’orchestre, Hervé, s’assure que tout le monde est bien rentré.

Les Corbières se sont dévoilés à nous dans une féérie sans pareil. Une symphonie écrite par l’équipe Trébéenne d’Hervé.

Que chaque goutte de sueur donnée au cours de ce périple, que chaque sourire qui a illuminé les visages des cyclos traversant la féérie des corbières, enveloppe et protège à jamais ceux et celles qui ont souffert de près ou de loin au drame Trébéen.

Pierre

 (1) les cols des Corbières

Col de Bouc 170m,

Col Caroun 472m,

Col de Termes 520m,

Col de Las Seillos 455m,

Col de Bedos 485m,

Col de la Cascagne 623m,

Col de Cedeillan 594m,

Col de Grès 406m,

Col de la Croix Dessus 403m,

Col du Triby 344m,

Col d’Extrême 251m,

Col de Canteloup 243m,

Col de Feuilla 250m,

Col du Souil 267m,

Col de Péreille 245m,

Col de Villeneuve 165m,

Col de l’Escassié 287m,

Col de Rouire 304m,

Col du fer à cheval (col de l’Alaric) 317m

Récit et photos Pierre H

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08/06/2018

Le ''Trou'' de Gérard

 

Le ‘’ Trou ‘’ de Gérard

C’est par ce vocable énoncé par Josette que nous, les marcheurs, avons ce Samedi 07 Avril 2018, effectué la randonnée au départ du village de SORBS (698 m), à quelques kilomètres du CAYLAR.

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Cette randonnée dont le titre est : Sentiers des ‘’Sotchs’’, est la traduction en occitan du mot doline : petite dépression fermée en milieu karstique.

P1000416.jpgNotre départ s’effectue depuis le petit parking du cimetière. Nous passons devant un ancien puits très bien conservé, et empruntons une buissière à l’angle de la rue du four banal. Le balisage jaune nous guide. A la croisée du sentier, un calvaire très bien sculpté, fait face au château.

C’est à ce moment que je m’aperçois que nous faisons le circuit en sens opposé à celui décrit dans le journal. (Reboussié)

Le sentier descend lentement pour rejoindre le ruisseau de Sorbs. Pas d’eau !! bien que depuis le début de l’année il est tombé une fois et demi la pluviométrie de l’an 2017.

Des falaises abruptes soulignent l’érosion de ce ruisseau durant des millions d’années. A combien de profondeur coule-t-il ?

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Nous débouchons au radier du Camp d’Alton (475 m) point le plus bas de la randonnée. Point de rencontre entre le ruisseau de Sorbs et la Virenque venant de St Jean de Bruel. Ces deux cours d’eau rejoignent la Vis, venant d’Alzon, à Vissec.

Cette randonnée porte le nom également des Vallées sèches. Nous remontons la Virenque qui s’est perdue bien avant le Luc. Quel trajet effectue-t-elle là-dessous ?

Peu avant les ruines de Font Mainoux, un sentier part sur la droite en direction du hameau de Ragagnas et le Valat des Conques, d’où l’on peut rejoindre le hameau Le Salze puis revenir sur Sorbs.

Nous nous contentons, après les ruines de Font Mainoux, de suivre le sentier jaune qui nous mène directement à SORBS.

La montée est magnifique dans les pins ! puis elle s’effectue à découvert. On constate alors le chemin parcouru depuis la Virenque. Nous arrivons à la barrière décrite dans le journal. Dénivelé 230m.

Après un moment de repas bien mérité, nous reprenons le chemin.

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A la deuxième barrière la majorité ne veut pas faire le détour pour le Sotch de la parade, de la Flageolle. Nous partons vers la gauche pour faire une halte au Sotch de Robert creusé il y a plusieurs millions d’années. Profondeur 55m diamètre 120m. Drôle de trou !!

Notre rando se finit au mas de Ville Vieille. Nous passons devant la parking d’où démarre la rando décrite dans le journal. Qu’on se le dise !

Nous traversons SORBS, passant devant la Mairie, le four banal, le vieux puits, et arrivons au cimetière face à l’église, point de repère stratégique dans un village.

Josette, Marie-Thérèse, Nana, Maguy, Annie, Claude et Gérard forment le groupe des randonneurs.

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Récit Gérard S.

Photos Claude I

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04/06/2018

JUIN

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podcast

 

      J u i n  

Dans cette vie où nous ne sommes

Que pour un temps sitôt fini,

L'instinct des oiseaux et des hommes,

Sera toujours de faire un nid.

            ◊ ◊ ◊ 

Et d'un peu de paille ou d'argile,

Tous veulent se construire un jour,

Un humble toit, chaud et fragile,

Pour la famille et pour l'amour.

 ◊ ◊ ◊ 

Rempli de joie et de courage,

A fonder mon nid, je songeais,

Mais un furieux vent d'orage,

Vient d'emporter tous mes projets.

 ◊ ◊ ◊ 

Et sur mon chemin solitaire,

Je vois, triste et le front courbé,

Tous mes espoirs brisés à terre,

Comme les œufs d'un nid tombés.

 

Poème de François Coppée

transmis par Jack Sabatier

 

 

 

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04/05/2018

Voyage dans la Haut Languedoc

Cap à l'Ouest

 

Nous voilà donc de retour de ce voyage itinérant dans le Haut Languedoc. Tout avait été bien préparé, nous avions su attendre que les jours de remarque (St Georges, St Marc, etc …) soient passés. Hélas ! Ce fut, ciel bâché et routes luisantes ! Heureusement, Jean-Marie et son satellite « Météosat - spécial Larzac » veillait sur nous afin de nous éviter averses et orages…

Samedi 28/04 – Le clocher du Caylar sonne à neuf reprises, c’est parti en direction de l’Escandorgue avec un vent marin bien formé et de face. Nous sommes encore sur nos routes familières où toutes les courbures de la chaussée sont inscrites au plus profond de nos mémoires.

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Nous quittons le Larzac...

Un pâle soleil nous accompagne encore quelques instants. Puis, vient la plongée sur Joncels par le causse de Gabriac, « petit-frère » du Larzac. Nous contemplons longuement la voie ferrée, celle-ci dénommée « Aubrac » qui relie Béziers à Neussargues. Très bel ouvrage, un voyage dans le temps ! Mais pour combien d’années encore ? Ces jours sont sans doute comptés.

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Le viaduc de Joncels

A Lunas, regroupement général des troupes afin de descendre la vallée de l’Orb sur une route déjà bien fréquentée. Pourtant l’activité économique est en déclin dans ce haut canton héraultais. Bédarieux, la capitale mondiale des « nids de poule » nous accueille pour un gymkhana sans fin. Jacques IZARD en a compté 421 en 3,2 Kms, il s’occupe d’ailleurs de faire valider ce constat au livre des records.

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L'entrée sur la voie verte

Nous entrons enfin sur la voie verte afin de rouler en toute quiétude. Au Bosquet d’Orb, Pierrot et Guillaume nous retrouvent pour la pause-déjeuner sur la terrasse d’une guinguette qui a conservé ses quartiers d’hiver. Le ciel s’obscurcit de plus en plus et la température demeure bien fraîche.

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Vue du haut de la voie verte

Petite pause à l’ancienne gare de Mons-la-Trivalle où nous prenons le café sous la menace d’un impressionnant molosse occupant une terrasse à l’étage supérieur. Christine se plait à le faire aboyer jusqu’au moment où le patron des lieux l’informe que dernièrement il a sauté…

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Pause-café à Mons-la-Trivalle

Nous préférons reprendre notre chevauchée dans la vallée du Jaur, la vallée des cerisiers. Les cerises sont bien présentes mais de la taille d’un petit pois et vertes comme des poireaux ! De tunnels en viaducs nous finissons par arriver à St Pons-de-Thomières. Ville quelque peu fantôme, où les commerces sont rares et la population éparse. Là aussi, il y a eu de la vie dans un passé guère lointain… « Ils sont allés gagner leur vie loin de la terre où ils sont nés », triste sort réservé aux jeunes populations de ces contrées pourtant attachantes et attrayantes. Ah ! La ruralité, chère à nos élus en campagne. Beaux discours enjoués mais triste réalité !

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Le groupe

5 - le groupe avec le pont de Trassac (Copier).JPG

en fond, le pont de Tarassac

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La bosse du Julio                            De l'ombre a la lumière

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Merci Guillaume ...

 

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Voir le bout du tunnel

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L'arrivée à Olargues 

 

      Le soir de la première étape 

11 - au soir de la premiere etape (Copier).JPGCe soir, c’est jour de fête : Claudette et Francis se joignent à nous pour le repas. Ils profitent de notre passage dans leur ville pour s’imprégner une nouvelle fois de l’esprit et de l’ambiance de l’Amicale.

Nous passons de très bons moments en leur compagnie, une chaleureuse soirée empreinte d’affection et d’amitié. En fin de soirée, Francis nous confie qu’il envisage une participation au PBP 2019, mais uniquement si Jean-Marie se décide avant que les brevets qualificatifs ne débutent. La balle est désormais dans le camp du natif de St Maurice-Navacelles. Mais relèvera-t-il le défi pour ses quatre-vingts printemps ? 

Dimanche 29/04  - Le ciel n’est pas plus menaçant que la veille mais reste inquiétant. Quelques achats de bouche en ville avant de retrouver la voie verte et son sol sablonneux. Nous espérons tous que la pluie annoncée par « Radio-Larzac » ne viendra qu’après la sortie de la piste afin d’éviter d’avoir à chanter le tube de Sacha Distel : « La gadoue, La gadoue. »

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Nous filons vers Mazamet

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Quand la pente est trop sévère ....

Passé le tunnel du col de la Fenille, le paysage change, plus verdoyant, plus océanique. Mais le ciel se charge et la montagne noire porte bien son nom, d’ailleurs, le Pic de Nore a revêtu sa tenue de camouflage. En ces lieux, nous avons une pensée pour Martine et Michel, hôtes de ces montagnes discrètes et sauvages. La piste déroule toujours son ruban jaune mais le ciel demeure sombre, nous retenons notre souffle ! Nous arrivons à Pont de Larn sans encombre mais avec quelques sérieuses inquiétudes car le ciel maintenant se lisse, l’horizon se brouille et puis c’est l’heure à laquelle tous les prévisionnistes de la planète ont annoncé la douche céleste. Une fois sur le bitume, nous voilà en route pour Castres. 

A mi-chemin entre la cité lainière et le chef-lieu du Tarn, la pluie s’invite à la table de notre voyage. Il reste encore de la route, nous sommes donc dans de beaux draps ! C’est carnaval, chacun retire de ses sacoches une tenue adéquate aux intempéries. Tout d’abord, c’est une pluie gentille, douce. Cette première onction permet de retirer le voile de poussière de mon poncho, en RTT depuis des lustres. La deuxième salve à l’entrée de la ville de Jaurès est plus sérieuse, la chaussée ruisselle et le ciel pleure tout son saoul.

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Dansons sous la pluie ...

La zone commerciale déserte en ce dimanche est parfaite pour la pause. De larges auvents nous abritent le temps d’absorber quelques victuailles réparatrices. Puis, c’est le traditionnel arrêt pour le café, le ciel s’en donne à cœur joie ! Notre entrée dans le bar est remarquée bien que très peu fréquenté. Deux assoiffés sans soif accoudés au bar nous prennent pour une escouade de Belges. Il est vrai d’avec nos accents, il est difficile de distinguer nos origines wallonnes ou flamandes. Une chose est sûre, c’est bien un temps de classiques belges ! A ne pas mettre un cycliste dehors, pourtant nous en rencontrons des dizaines « trempés comme des rats », « bagnés jusqu’au trognon ».

Un court instant nous partageons la route d’une cyclo-sportive, une épreuve bizarre qui ressemble à une course et qui pourtant paraît-il n’en est pas une. Allez comprendre, il faudra que l’on m’explique à tête reposée ! Pour l’heure la pluie est toujours là, et maintenant la route monte. Oh ! Une pente à notre portée mais les kilomètres sont toujours plus longs sous la pluie. Là aussi, il doit y avoir une explication. A l’entrée de Lacrouzette, le hall d’entrée chauffé du Crédit Agricole fait office de salle d’attente. Pierrot a tout prévu pour notre confort. Mais au fur et à mesure des arrivées le local devient rapidement exigu.

Le Relais du Sidobre nous accueille en vrac, c’est à dire dégoulinants. De l’eau partout, sur le marbre du hall d’entrée, sur les moquettes des couloirs. Heureusement le propriétaire dispose d’un local où machines et vêtements mouillés pourront s’égoutter en toute discrétion.

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L'arrivée à Lacrouzette, dégoulinants...

L’après-midi s’étire et une éclaircie nous autorise une visite du village où le granit est roi. La pluie revient rapidement mais nous sommes désormais à table où entre la phénoménale côte de veau et les cailles au banyuls nos papilles sont en extase devant cette abondance culinaire. Les estomacs bien calés, nous sommes en droit de réclamer la paix des braves.

A peine arrivé le premier sommeil que la chambrée copieusement emplie se trouve en émoi face à deux monstres descendus de l’étage supérieur. Franches rigolades, blagues de potaches de la part de deux mamies redevenues en enfance ! Le tout dans une chambre de cyclotouristes ayant roulé sous la pluie qui ressemble plus à la boutique d’Emmaüs qu’à un coquet hôtel de province.

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l'attaque des monstres

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mais qui sont -elles ?

Lundi 30/04 – L’atmosphère est toujours très humide et même franchement froide. Nous saluons nos hôtes pour leur chaleureux accueil et l’excellence de la cuisine.

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Nous saluons nos hôtes

17 - cette pierre en tindelle (Copier).JPGNous engageons la route par un petit crochet afin d’admirer la Peyro-clabado, un énorme bloc de granit en « tindelle » depuis des siècles. S’il avait dû tomber, cela serait fait depuis longtemps alors nous le contournons sans appréhension. Des appréhensions nous en avons, tout de même, avant de nous élancer dans la froide descente vers l’Agout en crue.

 

cette pierre en ''tindelle''

 

Les muscles se durcissent malgré nos couches vestimentaires, cruelle descente aux enfers. La montée qui s’ensuit est raide comme la justice et nos membres endoloris crient tout leur désespoir. Vabre enfin ! Aucune plantation de café à l’horizon !

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Nous nous engageons dans la vallée du Gijou, un pur bonheur : 35 kms de légère montée dans un cadre enchanteur. Le printemps exulte, nous offrant ainsi une nature renaissante avec des verts pastel et des parterres fleuris sur des talus en joie. Nous traversons Lacaze, Viane et Gijounet ; quel régal !

 

Et c'était ça le cyclotourisme

 

Lacaune, bien connue pour ses salaisons nous reçoit dans une froidure persistante. L’équipe a peine regroupée pour le pique-nique, voilà une cinglante averse qui nous oblige à un bivouac improvisé sur le parvis de l’hôtel de ville protégé par une avancée de toit. Ironie du sort, c’est mon dernier jour de vie active. Me voilà à la porte de la Mairie. La maison commune a été l’auberge de ma carrière d’agent de la fonction publique territoriale. Quelle coïncidence ! Comme un clin d’œil aux quatre décennies passées au service de mes concitoyens.

La sortie de la ville s’effectue par une méchante bosse où la circulation est dense au regard de l’activité de la cité. A peine engagés dans la première rampe que les vannes célestes s’ouvrent à nouveau sur notre équipée. Heureusement, cette averse ne mouille que très peu, sa composition de base est une grêle bien drue qui glisse sur nos tenues hivernales dans un bruit de cataracte. Et dire que certains partent en Patagonie pour ressentir de telles émotions ! Statues menhirs et sommet du Montalet sont aperçus mais laissés en réserve pour une prochaine visite. Là, c’est sauve qui peut ! Dommage, Bernard avait fait de la place dans ses sacoches afin d’emporter un jambon.

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c'est vert, c'est zen ..

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A Moulin-Mage la route redevient bucolique. C’est vert, c’est zen, c’est humide aussi mais quel calme ! La route ondule au gré des mouvements de terrains harmonieux et plaisants. Le soleil se montre et réchauffe nos cœurs en proie au doute devant tant de misère venue du ciel. Ca monte, ça descend, ça tourne et virevolte à qui mieux-mieux mais quel plaisir !

Au col du Pas du Loup, Pierrot ressort son pain tordu de sa sacoche et nous promet que les coups tordus c’est fini pour la journée. Sacré lascar, ce Pierrot car il nous dit ça, avec un sourire mi-figue, mi-raisin…

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Au col du Pas du loup

Nous bavardons quelques instants avec un couple de retraités du coin, moments toujours plaisants que ces rencontres impromptues qui sont les épices de nos « échappées belles ». Camarès sous le soleil pour la pause photo mais le temps de faire les provisions car demain c’est premier mai, l’averse revient et nous accompagne pour les derniers kilomètres en direction d’Andabre.

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Camarès

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le temps des provisions...

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Le gîte d'Andabre

Grande bâtisse dans un espace boisé. Ce lieu n’est pas anodin, il y a très certainement une histoire derrière tout cela. La maîtresse de maison nous avait prévenus à l’heure de l’apéro, l’histoire de cet édifice, ça sera après l’aligot-saucisse. Nous sommes en Aveyron, c’est le plat de référence, la marque de fabrique de ce département. Nous avions à peine terminé le tiramisu que la voilà en train de nous conter cette épopée de plus d’un siècle. Avec quelques rebondissements aux quatre coins de la France, des références historiques, un récit à rallonges qui pourrait parfaitement nourrir un scenario de Claude Lelouch ! Un débit oratoire impressionnant, une faconde bien rodée, elle nous a tenus en haleine une bonne heure et demie avec un récit prenant et touchant, ne laissant personne indifférent. Ce soir-là, nous n’avons pas entendu Christine ! Tant son homologue connaissait sa partition et possédait un organe vocal sans commune mesure. C’est sur ce beau conte empli d’humanité que nous regagnons nos chambres mais avec l’inquiétude que les deux monstres rencontrés la veille aient poursuivi leur route afin de mieux nous croquer…

La nuit a été calme et pluvieuse à souhait …

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La tablée d'Andabre

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Dernier départ

Mardi 01/05 – Le jour s’étire lentement dans un espace nimbé de brumes languissantes. Une frêle lumière empreinte d’une grande humidité laisse poindre l’espoir que cette nouvelle journée ne sera pas arrosée. Autour de la table du petit-déjeuner nous emmagasinons l’énergie nécessaire pour affronter cette dernière étape qui sauf encombre doit nous ramener sur notre cher Larzac. Des encombres point nous ne rencontrerons sur ces routes désertes aux confins de l’Hérault et de l’Aveyron. Les frondaisons se libèrent peu à peu, avec parcimonie, des précipitations reçues au cours de la nuit. Les routes luisent, les pneumatiques chuintent et nous glissons de valons en vallées.

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Ciel bâché et routes luisantes..

Quelques carrefours isolés, sans âme, ni vie, où Josie et Jacques prennent soin que chacun s’engage dans la bonne direction. Le couvert végétal est luxuriant, les fonds de vallées sont bien cultivés par les maigres populations encore présentes. Nous laissons l’abbaye de Sylvanès dans son silence et l’église russe dans sa solitude, perdue au fond des bois.

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dans la vallée

Le col de Notre Dame nous présente ses premières pentes. Nous quittons la partie du voyage en terre inconnue pour notre terrain de jeu favori : Le Larzac et ses vallées adjacentes. Un univers, un monde, notre planète à nous, Amicalistes Larzaciens. Rocozels tout d’abord, puis Ceilhes et son lac, désert aujourd’hui. Non ! Un canard se fait courser par un cygne. Jack sort son appareil photo mais trop tard, le calme est revenu sur l’onde immobile. Nous retrouvons un gros ruisseau au pied des montagnes, c’est l’Orb qui galope ainsi vers la plaine languedocienne. La pente se redresse sérieusement et les sacoches commencent à se faire sentir. Un carrefour puis Le Clapier nous accueille avec quelques gouttes en guise de bienvenue. Le préau de l’ancienne école sera notre refuge pour ce dernier repas en commun. Le goudron ruisselle à nouveau et le moral commence à s’émousser malgré la promesse d’un final à quelques encablures. Tous en selle pour le dernier rush : le Pas de Licous. Sévère rampe, sous la menace des averses que nous voyons venir vers nous depuis ce promontoire. Avec Pierrot nous tirons des bords comme des « loups de mer » en proie à la tempête. Côte à côte, unis dans l’effort et dans l’espoir d’instants meilleurs, nous hissons nos machines sur ce merveilleux plateau du Guilhaumard, sanctuaire de la flore caussenarde. Quelques hectomètres après, nous traversons une station de fritillaire des Pyrénées. Quelle splendeur ! Mais la lumière n’est pas au top pour la photo et puis les collègues attendent plus haut, au Pas de la livre très exactement. Un col entre Escandorgue et Larzac qui voit l’Orb s’évanouir dans une vallée et la Lergue dans une autre.

Les nuages courent, le ciel est tourmenté mais délivre une lumière particulière qui confère à cet instant bien précis un charme absolu. Nous dominons un vaste espace orienté vers le Sud, nous observons un moutonnement incessant de montagnes et collines qui vont finir par s’effondrer avant de rencontrer la grande bleue. Le voyage touche à sa fin, à peine quelques mouvements de terrain et le Larzac sera à nouveau sous nos roues, à la portée de notre regard.

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Le dénouement est proche...

La troupe s’est déjà ébrouée depuis quelques instants et pourtant nous sommes toujours là, Jack, Jacques et Nicole comme habités par cette vision, cette grandiose lecture de paysage qui doit sembler sans intérêt pour les rares automobilistes pressés de regagner l’autoroute.

Nous basculons la crête, la route nous offre une pente agréable et descendante, le roc Castel apparaît à nouveau au proche horizon, comme un navire pétrifié au beau milieu d’un océan de calcaire. Le village des Rives est traversé sans problème, la route file plein Est, face à mes chères Cévennes. Je reconnais le Rocher du St Guiral et le Serre de la Toureille qui abritent les célèbres lacets du col de la Lusette.

Epilogue – Nous prenons en commun une boisson fraîche et ingurgitons quelques madeleines – pas celles de Proust – dans ces instants toujours bizarres qu’occasionne une fin de voyage. Nous ne sommes plus sur nos montures et, pour autant, nous n’avons pas encore regagné nos pénates. Nous sommes là, sur ce vulgaire parking, partagés par un sentiment étrange de joie, de mélancolie, de tristesse et d’une fierté toute relative d’avoir réussi notre périple. Nos randonneuses sont désormais immobiles et pourtant nos esprits vagabondent encore sur ces monts de Lacaune, les vallées de l’Orb et du Jaur ou ce mystérieux Sidobre. Ultime délice, dernières goulées de ce précieux breuvage aux mille vertus car dans quelques instants à peine nous allons retrouver le quotidien, le banal, le déjà-vu et même le monde du travail…

Pardon ! J’en avais même oublié que depuis quelques heures je suis en retraite…

Nous remercions chaleureusement Pierrot pour son travail, son engagement sans faille dans ce projet. Sa minutie dans la préparation et la présentation de ce voyage. Sans oublier Noëlla, sa fidèle assistante.

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Merci Pierrot

Un grand Merci à vous tous pour votre participation, votre joie de vivre communicative, en bref votre état d’esprit qui fait honneur à l’Amicale. Nous étions onze unis dans l’effort, la joie et parfois le doute car la route n’est toujours pas aussi docile que prévu et le ciel quelquefois brouillon voire détestable… Ce sont les aléas du Cyclotourisme, cette activité de plein air que nous pratiquons depuis des décennies. Bien plus qu’une simple et banale virée à vélo, le Cyclotourisme est un fabuleux mode de vie sur deux roues, un cours de philosophie permanent au contact de la nature.

Longue vie au Cyclotourisme et à notre chère Amicale.

 

                                                  Guy ( texte) Pierrot ( photos)

Mise en page MFB 

 

 

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25/04/2018

Voie verte Ganges Sumène

 

Voie Verte Ganges-Sumène

 

 

Profitant de ce beau dimanche printanier, je suis allé voir l'avancée des travaux de la voie verte ’’ Ganges-Suméne’’ sur la ligne ferroviaire Nîmes- Le Vigan,en friche depuis 5ans au moins.

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Cette ligne a été achetée par le conseil départemental, à charge d'un aménagement pédestre, cyclo et rollers.

Le premier tronçon Caveirac-Sommieres est déjà terminé depuis quelques années et son succès va croissant, tout comme Quissac- Sauve.

Moi même je ne le fréquente pas le mercredi, samedi ou dimanche car c'est la cohue !!!!!!

Revenons à notre future voie verte, le chantier n'étant pas terminé je me suis dit : « chouette viel hibou, il n'y aura personne ».

Et contrairement à ce que je pensais, il y avait foule : une centaine de personnes croisées ou doublées, jeunes, vieux, chiens tenus en laisse ou pas …

La voie est presque terminée, il ne manque que l'enrobé final, et quelques panneaux de signalisation ou indication.

Quatre tunnels seront éclairés; l’un d’eux fait au moins quatre cent mètres.

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Tunnel de la voie verte

Cette section aura sans doute un fort succès car elle domine la vallée où coule le Rieutord, et enjambe de nombreux viaducs avec des points de vue splendides.

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Voie verte en haut du Viaduc

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"Pont des chèvres" vu de la voie verte

Pour moi la boucle est bouclée:  j'ai emprunté dans les années 1958 le train pour aller chez ma grand’mère à Sumène, puis pédestrement et à bicyclette, une fois la ligne fermée…

 

JACK S.

 

 

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21/04/2018

côté Lecture

 

Dernières publications photo_PaulFabre.jpg

de notre ami Paul FABRE

 

Dire Je t’aime au temps de Ronsard

 Anthologie de la poésie amoureuse du XVIe siècle

Auteur Paul FABRE 

éditeur Gilbert JACCON-   avril 2017 - 162 pages - 14 €

 

Ronsard_couv.jpgQuatrième de couverture :

« Cette petite anthologie n’a pas d’autre but que de rassembler quelques textes qui, d’une façon ou d’une autre, ont su dire Je t’aime, afin d’inviter à oublier, le temps d’une lecture ou d’une rêverie, nos ordinateurs et nos tablettes, pour redire, nous aussi, ce Je t’aime à la personne de notre choix, ce qui est la meilleure façon de le dire à la vie. Afin également de retrouver la richesse de nos bons vieux poètes qui ont encore, je crois, bien des choses à nous dire, et qui ont su nous les dire de manières si diverses ; on lira, dans les poèmes qui suivent, toutes sortes de déclarations d’amour, poétiques, simples, délicates, brutales, imagées, précieuses, coquines, voire obscènes… »   

 

 

Vadrouilles en vers et en image  

Co-auteurs Paul FABRE et Gilbert JACCON

Gilbert Jaccon éditeur - février 2018- 103 pages - 18 €.

vadrouille.gif Petite Vadrouille en vers et assonances

(poèmes de P. Fabre), Grande Vadrouille en noir et blanc

(photographies de G. JACCON)

"le poème est image, et l'image est poème"

 

 

 

 

 Les Belles Locutions françaises du passé

Auteur Paul FABRE

Gilbert JACCON éditeur, décembre 2017, 222  pages, 15 €.

locutions.gifDe grêler sur le persil à Trouver chape chute, en passant par Tonner sur les choux et Avoir la petite oie

Quatrième de couverture 

« L’auteur s’intéresse dans ce livre aux expressions qui ne sont plus utilisées aujourd’hui, ou du moins rarement, et dont le sens est énigmatique ou, du moins incertain : Retourner la salade avec les doigts, Porter la mandille, Tonner sur les choux, Grêler sur le persil, Enterrer la synagogue avec honneur… Paul Fabre permet au lecteur curieux de lever le doute sur plus de cinq cents de ces savoureuses locutions du passé. »

 

 

Renseignements et commandes

www.gilbertjac.com ou gilbertjac@orange. fr

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Le Caylar 7 et 8 avril 2018

 

Rencontre de printemps au Caylar

les 7 et 8 avril 2018

pour l'Amicale Larzac Aventure

Comme de coutume, rendez-vous à la Salle des fêtes du Caylar, le Samedi 7 avril 2018 à 8h.

La nouvelle banderole de l'Amicale 

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Départ en randonnée pédestre et cycliste dés 9 heures, et ce malgré l'absence du soleil printanier.

Pour les cyclos, parcours de 65 km environ, pour un dénivelé de 900 m

Le Caylar, La Couvertoirade, Combe-Redonte, Sauclières, Homs, Mas Gauzin, Campestre, Alzon, Vissec (pause repas), Les Baumes, Soulagets, St Michel, Le Cros, le Caylar.

 

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Le groupe cyclistes et marcheurs, devant la Salle des fêtes du Caylar.

 

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dés le départ, le tempo est donné par les deux maestros...

 

Regroupements, arrêts découverte ou visite.... pause pique nique.... 

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Village de CAMPESTRE

SUPRENANTE ENSEIGNE

"Chaussures- NOUVEAUTES-PRIX FIXES "

 

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A l'heure du Pique nique sur la place de VISSEC

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Sur le chemin du retour St Michel d'Alajou

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et dernière pause

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 Pour les marcheurs, balade dans la contrée de la Virenque et des Sotchs.

 

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Le soir à l'apéro

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Dimanche matin 8 avril, prévisions météo peu encourageantes, et ciel menaçant.

Malgré ce, petite virée en vélo pour quelques uns, belle balade pédestre pour quelques autres,  et repos à la salle pour certains.

 

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La Balade pédestre

Chemin des pierres sèches et sentiers buissonniers 

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rencontre insolite ..

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Toutes les photos en cliquant sur la vignette ci-dessous, ou voir diaporama rubrique "albums photos" en marge

 

PHOTOS Jeanine, Marie-France, Claude, Pierre

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06/04/2018

Pâques en Provence

 

 Pâques en Provence, à Barbentane.

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Non loin d’Avignon, le Rhône, ce fleuve long de 812 km, parfois sauvage, parfois dompté, coule vers la Camargue depuis sa Suisse natale.

Si près de tant de voies de communications importantes (autoroutes, nationales, rocades, ligne ferroviaire à grande vitesse), il y a de quoi hésiter à déplier une carte routière et à essayer de trouver des endroits paisibles pour pédaler en toute sérénité. Pourtant, Claude ICHE y est parvenu. Il nous a déniché des tracés dignes d’un pur cyclotouriste entre Rhône et grand axe routier !

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De départementales en chemins vicinaux, en passant par des traverses un peu caillouteuses, de mas en mas, l’Amicale sillonne la chaîne des Alpilles.

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Sous la forteresse en ruine plantée sur l’éperon rocheux, surgissent les Baux-de-Provence. De ce piton, on peut aisément apercevoir les plaines d’Arles et la Camargue.

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IMGP1444.JPGEvitant les gros bourgs de Saint-Rémy, de Châteaurenard et d’Avignon, la route de ce samedi 31 mars se fait champêtre. A Eygalières, nous profitons de ce paysage agréable pour engloutir vite fait un pique-nique tiré du sac, avant de retrouver le gîte réservé à Rognonas.

 

 

 

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IMG_8010.JPGLa concentration pascale du dimanche à Barbentane est le fil rouge de ce week-end. Là encore, notre ami Claude nous avait déniché un parcours sur mesure, longeant le Rhône et permettant d’aller découvrir un site précieux, au détour de Boulbon. Après cette longue pause, nous filons dans le petit col retrouver la multitude d’amis cyclos sur le haut de Barbentane.

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L’amitié et la joie envahissent le lieu et le cœur de chacun. C’est comme si le monde cyclotouriste avait attendu ce moment pour commencer la campagne 2018.

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Après l’orage de grêle de vendredi, les rayons de soleil illuminent des visages de Martine, Jeanine, Josie, Rachel, Christine, Andrée, Marie-France, Annie, Jacqueline, Hélène, Cécile, Noëlla pour ne citer que les dames.

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Alors que Rachel et Christine s’affairent aux sandwichs, Raymond HENRY présente, explique, montre, raconte l’Histoire du Vélocipède.

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Après un petit ravito, nous nous retrouvons à nouveau entre nous, à regret certes, mais il faut bien se séparer pour mieux se retrouver plus tard. Là est la force de l’amicale ! 

Nous filons en compagnie de Raymond (Aramon) et Jacqueline sur la route de l’abbaye de Saint-Michel-de-Frigolet, tout près de la Montagnette. Nous visitons le site de l’Abbaye avant de filer vers Rognonas en passant par Maillane ou je dois renoncer et laissé Noëlla, Jeanine, Josie et Jacques partir chercher le kangoo. Mes autres compagnons de routes sont là, tout près de moi, et ne me lâche pas une seule seconde. J’apprécie cette cohésion, cette entraide et je reconnais que je mettrais un long moment à assimiler ce réconfort. Il faudra la soirée autour d’une bonne table à Eyragues, pour que je digère ce qui m’a blessé. Pour qu’enfin je me réveille d’un mauvais rêve...

Un réveil parmi 12, puis 14 et, finalement, 16 convives se rassemblant, ce soir, autour de Christine qui « souffle » les bougies (alors que l’ami René Vattino-de-Sérignan les a « soufflées » la veille). Pour l’occasion, notre cher Président a tenu à fêter sa Christine en compagnie de l’Amicale et, pour lancer le toast, Jacques et Marylène Clamouse (Présidence du Codep 34) sont venus gentiment nous rejoindre.

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Le lundi, juste après la photo-souvenir en compagnie de notre hôte, nous quittons notre auberge douillette : nous allons saluer et remercier le club de vélo d’Aramon qui organise, ce matin, une balade cyclotouriste vers Théziers, Domazan, Valliguières… une randonnée qui me rapproche un peu plus de l’Amicale.

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Même si des soucis personnels sont venus entacher ce Pâques en Provence, il aurait été dommage de ne pas déplier les cartes dans cette contrée.

Merci à Claude et à Maguy, absents de ce week-end pascal, mais oh, combien ! présents dans notre cœur, par la pensée et à la lecture de leurs parcours.

Merci à Jacques d’Adissan, d’avoir suivi de près les parcours de Claude.

Merci à vous tous, pour votre soutien en des moments difficiles.

Merci aussi à ses sourires qui en disent long sur notre éthique.

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Récit Pierre H

Photos PH, JL, MFB

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02/04/2018

Vélocio et tradition

On se souvient tous des farces et plaisanteries du 1er avril... (les poissons en papier accrochés dans le dos des copains par les enfants, plus tard les blagues, les canulars, plus ou moins crédibles...)

Bref, une tradition bien sympathique qui perdure, même chez les grands enfants que nous sommes....

Comme moi, vous êtes vous fait prendre à l'hameçon ?

LYuJj3wuN0Dvf53RWzEXpRq7lyaIBA2A_med.jpgCar, voyez-vous l'histoire que nous a raconté notre ami Jack à propos de la venue de Vélocio à Sumène, était bel et bien un POISSON D'AVRIL . (Jack me l'a avoué lors de notre rencontre Dimanche à Barbentane...)

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Sacré Jack !!!

 

 

 

 

 

 Quoi qu'il soit, merci Jack pour ta bonne humeur

Marie-France

 

 

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29/03/2018

Vélocio

Quand Vélocio vint au pays de mon père,

 

velocio_velo.jpgC'était en 1929 , mon père avait dix ans et avait entendu dire qu'un monsieur adepte de la bicyclette, était venu cette année là, c'était Vélocio.

 

Sumène, ce petit village au pieds des Cévennes, était renommé par ses fabriques de bas de soie, par sa bonneterie, et sa tonnellerie.

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Les mines fournissaient du charbon,  de la blende (zinc) et un peu d'or.  C'était le petit village industrieux, un Saint Etienne à une moindre échelle.

Vélocio arriva vers 10h avec le père Vidal, lui même venant d'Alés. ''Alais''

Ils avaient logés à la Gardiole, entre Sauve et Saint Hippolyte du Fort, chez les missionnaires Montfortains.

Ils rencontrèrent Monsieur Monna, directeur de l'usine. Etait-ce pour le commerce? Sûrement, mais nous ne le savons pas...

Puis ils dînèrent à l'hôtel de la Rose où ils passèrent la nuit. 

Auparavant une petite réception organisée par les sportifs, car ce village avait une petite équipe de coureurs amateurs, roulant sur des vélos Tendil ou bien Génial Lucifer. Pas de vélos pour le travail car la topographie des lieux ne le permettait pas. Les coureurs s'entrainaient autour de Sumène ( et il y a de quoi faire...). Souvent, entre 12h et 14 h, ils montaient 3 ou 4 fois Cap de côte, à la sortie nord du village, puis reprenaient le travail. Ils écumaient les courses régionales Le Vigan, Ganges, parfois Montpellier, ou bien Nîmes qui avait un vélodrome non couvert. Bien entendu ils partaient et revenaient à vélo.

 

Le lendemain, Vélocio et le père Vidal prirent le train de 7h 40 en direction de Nîmes car le travail les attendait.

L'histoire ne dit pas si Vélocio fit commerce avec Monsieur Monna... mais ce qui est sûr, c'est qu'ils mangèrent des truites à l'Hôtel de la Rose.

 

Archives de l'usine et de la compagnie des chemins de fer

 

 

P1040436.JPGJack Sabatier

Avril 2018

 

 

 

 

 

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25/03/2018

Gachonne

 

Gachonne -  Dimanche 18 mars 2018

 

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 L’amicale se lance vers le Roc de Gachone. De Viols-le-Fort à Calvisson, les cyclos de l’Amicale s’envolent comme fait le Pic St-Loup s’élançant vers le ciel.

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Le Pic-St-Loup regarde en face de lui l’Hortus. A eux deux, ils forment un site où nombre de cyclos s’échinent à leurs pieds.

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Du haut de son faîte effilé, le Pic contemple le panorama qui lui est offert. De là-haut, il arrive à voir le Roc de Gachone. Sur une ligne imaginaire qui les relie, ils sont tous deux devenus des lieux incontournables de balade avec, en leur sommets, des vues imprenables.

Trois moulins à vent, édifiés au sommet du roc de Gachone, et la croix, en haut du Pic-St-Loup, en sont les attaches.

DSCN2570.JPGIl faudra s’arracher pour gravir le Roc de Gachone et même faire du duathlon (vélo, marche). 167 m d’altitude à gravir après une belle pédalée dans le plaine et voilà, dans le viseur de l’objectif, l’arête du Pic-St-Loup.

  

 

Du sommet, on s'offre une vue panoramique circulaire, avec table d'orientation.

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L’odeur de la saucisse grillée rameute les cyclos et les réconforte après l’épreuve de l’ascension.

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De rencontres en rencontres, le temps défile mais le cyclo peine à enfourcher son vélo, non pas parce qu’il a trop abusé de la grillade, non pas parce qu’il est trop fatigué, simplement parce qu’il voudrait arrêter le temps et rester un instant de plus pour aller vers d’autres rencontres.

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D’un Pic à un Roc, il y a l’amicale.

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Pierre

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 photos Pierre H. Jeanine L. et MFB

 

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