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13/11/2017

Bienvenue sur le blog de l'Amicale Larzac Aventure

 
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Amicale Larzac Aventure

34520   Le Caylar   

 

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photo GC

« Le monde dans lequel nous vivons le cyclotourisme, manque de repères. C’est le rôle de l’Amicale Larzac Aventure de redonner à chacun le goût de l’action collective et amicale, face à un environnement qui pousse à l’individualisme et à la compétition ».

Le Président 

  

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lo Colverd de Jack Sabatier

Petite page occitane avec traduction (Les puristes occitans trouveront des fautes -decas- de grammaire, de syntaxe et bien d'autres…)

C'était du temps où les pédales avaient des courroies, pour faire suite à la rubrique rétro ouverte par Raymond.

 

LO COLVERD 13679454-isolated-mallard-ducks-anas-platyrhynchos-relaxing-with-white-background.jpg

Un jorn que me passejavi ambe ma bicicleta, végeri al mitan de la rota que mena à MONTPEZAT, un colverd qu'éra acapat. Era benléu ablasigat per son long viatge d'Africa o de Siberia.

 

Començavi de pantaissar.

Me pensavi ‘‘aquel volatitilha acabarà sa vida dins mon saquet; n'en farai un bon fricot ambe d'olivas’’

Dapasset, me sarravi sens bruch.

Coma lo chin de PAVLOV, salivejavi, lipavi.

Bolegava aquel aucelas !!!

Me digueri: ‘‘procha del, cabussarai como lo BARTHES et l'agantarai’’

Las mans davant, sauteri e me troberi al sol ambe ma bicicleta

Aviai oblidat de desclavar las correjas de las pédalas !!!

Aquel bruch desrevelhét lo colverd e, d'un cop d'alas, prenguet sa volada, me fasent un « coin coin » trufandiér.

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Aquo me remembréri l'istoria de PERRETTE e son topin de lach.

 

Traduction 

Un jour que je me promenais avec ma bicyclette, je vis au milieu de la route qui mène à MONTPEZAT, un colvert qui se reposait,,

Il était peut être fatigué par un long voyage d’AFRIQUE ou de SIBERIE,

Je commençais à rêver.

Je pensais : ce volatile finira sa vie dans mon petit sac, j’en ferai un bon fricot avec des olives.

Le dépassant je m’approchais de lui sans bruit.

Comme le chien de PAVLOV je salivais, je me léchais les babines.

Il ne bougeait pas ce gros oiseau !!!

Je me disais ‘‘j’arriverai près de lui et je plongerai comme BARTHES, puis je l’attraperai’’.

Les mains devant je sautais et je me trouvais au sol avec ma bicyclette, j’avais oublié de desserrer les courroies des pédales !

Ce bruit réveilla le colvert et d’un coup d’ailes, il prit son envol en me faisant un coin coin moqueur.

Cela me rappela l’histoire de PERRETTE et son pot de lait.

JACK SABATIER

AMICALE LARZAC AVENTURE

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07/11/2017

Dilettante

 

Dilettante

 

S’enfuir de l’effervescence d’un 22 octobre 2017 qui restera à jamais ancré dans ma mémoire.

Ne pas oublier, mais se mettre au vert loin du tumulte du Larzac. Cela peut paraître incongru, incompréhensible. Comment peut-on fuir du Caylar, comment imaginer un instant que l’on veut s’en aller de ce Larzac qui nous unit tous ? Peut-il y avoir un endroit où l’on peut se remettre d’un 22 octobre 2017 ?

Pourtant, avec Noëlla, nous sommes partis poser l’émotion, relâcher la pression, faire le vide l’instant d’un week end.

Profitant de l’hébergement d’un ami, nous nous sommes ressourcés au calme dans une contrée paisible, à deux pas de l’ancien Comté de Foix, l’Ariège.

Si nous avons fini notre court séjour par le Mas d’Azil à la redécouverte de la célèbre grotte creusée par l’Arize, la véritable mise au vert s’est opérée dans les pentes du col de la Core, avec le Lac de Bethmale.

J’avais gravi le col de la Core, en suivant la randonnée Hendaye-Cerbère, et j’avais quitté la route un moment pour voir ce lac. Mais, me souciant de mes amis qui étaient en pleine pente et qui ne m’avaient pas vu bifurquer, je m’étais arrêté à la première retenue sans pousser légèrement plus loin mon vélo pour découvrir ce lieu qui vous scotche sur place, par tant de beauté. J’étais passé à côté.

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C’est alors que notre hôte nous suggère de nous mener vers Bethmale, via St-Girons. Nous y arrivons au moment où la lumière du soleil vient juste de franchir la crête de la montagne et qu’elle éclaire la presqu’île au beau milieu d’une eau émeraude, limpide et calme. Des nuances de lumière voguent lentement sur la surface. Tantôt sombres, tantôt claires, ces nuances se mêlent aux reflets des arbres et aux mouvements des poissons.

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Si les couleurs d’automne éblouissent ce lieu, qu’en est-il en hiver avec la poudreuse ? Qu’en est-il au printemps avec le vert tendre des arbres ? Autant de questions, autant de rêveries ici, assis sur la roche, pratiquement au beau milieu du lac. On se trouve en état de grâce. 360 degrés de magie et voilà le tumulte, la pression, le succès, l’émotion relâchés dans cette eau pure.

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Il fallait ça pour tromper le Larzac. Moins ce n’était pas imaginable… Que l’Escandorgue, le Pas de l’Escalette, le Perthus et le Roc Castel me pardonnent parce que j’y reviendrai.

Ah ! Je me souviendrai longtemps de ce lâcher-prise !

Pierre

 

 

 Texte et photos Pierre Hérédia

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04/11/2017

Retour à la montagne

Retour à la montagne 

Après « premier de cordée » et « la grande crevasse », « retour à la montagne » constitue le troisième volet de la célèbre trilogie de Roger Frisson-Roche. Alors, cette photographie reçue mi-octobre où nos amis bordelais Luc Peyraut et Henri Bosc prennent la pose sur les hauteurs du col de Rille en Ariège m’a singulièrement rappelé l’œuvre littéraire du célèbre guide chamoniard.

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Henri Bosc et Luc Peyraut au Col de Rille

 

Henri a souvent ouvert des voies dans sa vie de cyclotouriste, notamment lors de la création de la Confrérie des 650B, et de ce fait, il a joué le rôle de premier de cordée. Il n’est jamais tombé dans une crevasse mais il a connu à plusieurs reprises les affres, les aléas de la circulation routière et tous ses méfaits. Et pour être franc, je pensais même que la pratique de la bicyclette avait quitté à tout jamais son quotidien.

Une longue rééducation, une persévérance sans faille et une ouverture d’esprit lui ont laissé entrevoir une voie nouvelle : le tricycle. Non point ce petit engin qui égaye nos jeunes années mais un vrai véhicule sur roues conçu pour les déplacements doux et sécurisés. Il autorise même l’autonomie avec sacoches et autres accessoires chers à notre pratique de cyclotouriste. Alors oui, cette photographie illustrant ce retour en montagne m’a fait « chaud au cœur ». Tout d’abord de savoir Henri entouré de ses amis. Merci Luc pour cette gentille attention d’avoir véhiculé notre cher Apôtre depuis la Gironde jusqu’aux sommets des Pyrénées.

Henri a toujours aimé la montagne, les Pyrénées qu’il a si souvent fréquentées et bien d’autres massifs encore. Grimper un col, découvrir des paysages changeant au fil des lacets, s’élever dans l’espace afin d’atteindre « son graal », parfois perdu dans les brumes des hautes altitudes, telle est l’adrénaline du cyclo-montagnard. Ces dernières années Henri n’a pas goûté aux joies du vélo en montagne et sincèrement je pensais qu’il y avait fait une croix dessus, Croix de fer, Croix de Péccata, Croix blanche, etc… La liste est longue des cols faisant référence à une croix. Sans parler de celui de la Croix Rouge ! Mais celui-ci, le « Colombien de Rodez » lui a définitivement tourné le dos.

Cette prise de vue illustrant « ce retour à la montagne » m’a comblé. La joie de savoir que notre Ami avait renoué avec cette pratique parfois rude et astreignante mais dotée d’une richesse insoupçonnée. Sachant également que le dimanche suivant il avait à nouveau goûté à ce plaisir, et ce, sans modération du côté de la vallée d’Ossau. Cela se passait à Fabrèges, très exactement sur les pentes du col du Pourtalet afin de participer à un rendez-vous qui lui tient particulièrement à cœur : l’appel des Pyrénées, splendide manifestation automnale initiée en son temps par le béarnais Léon Creusefond, ancien Président de notre Fédération.

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Henri Bosc et Pierre Roques                  Henri et son frère Paul

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Sur la passerelle ....                   A Saint Michel d'Alajou

 

Comme la vie nous apprend à regarder toujours devant nous, je te dis en toute amitié et en toute sincérité :  « Henri, roule jusqu’au bout de tes rêves … ». Avec Christine nous formulons le souhait de pouvoir partager quelques pédalées en ta compagnie, au cours de la saison à venir. Et si ces pédalées communes ont pour cadre notre cher Larzac, et si toute la « squadra » de l’Amicale est présente à tes côtés afin de t’entourer de lumière, notre bonheur sera total.

Bonne route Henri et longue vie à notre cher Apôtre.

                                                                                               Guy Cambéssèdes 

 

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Sur le Larzac avec Raymond

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Henri, Paul et René (Automne 2016 au Caylar)

 

Texte et Photos Guy Cambéssèdes

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27/10/2017

Sérignan - Le Caylar : La trajectoire de l’espoir

 Sérignan - Le Caylar 

La trajectoire de l’espoir

Cette route qui te mène des rivages de la « grande bleue » à notre cher Larzac, combien fois l’as-tu empruntée Pierrot ? Combien de fois as-tu suivi fidèlement le cours de l’Orb ? Avec Marc, puis avec Jérôme et parfois seul avec pour toute compagne l’ombre de ta longiligne silhouette se profilant sur l’asphalte des routes de l’Escandorgue ? Je sais que tu aimes venir au Caylar de cette façon. A la force du mollet, à la pédale comme l’on dit dans le jargon ! Et à chaque fois, Christine me dit : « mais il se crève, Pierrot ! Dans l’autre sens, ça descend tout le long ! ». C’est vrai. Mais ton bonheur est dans l’effort. Cet effort gratuit qui nous permet de nous élever au sens propre comme au sens figuré. De nous transcender, de toucher à l’excellence, et même parfois de tutoyer les étoiles…

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Vendredi 29 Septembre – 13h30. Sur l’ancienne plateforme de la voie ferrée Nîmes-Tournemire, il fait chaud, c’est encore l’été. Nous sommes à Aumessas, au pied des montagnes du Lingas dans ce charmant village cévenol bâti à même le granit. Danielle Tritant nous attend chez elle pour une réunion de travail. C’est ce jour-là que je suis monté dans l’autobus de cette belle aventure du 22 octobre.

Pierrot et Jean-Marie avaient déjà bien engagé l’affaire. Danielle nous a fait part des intentions de l’association France-Parkinson Hérault. Pendant deux heures Jo a joué le « maître d’école », en ramenant les uns et les autres à la réalité, en rationnalisant les propos, en essayant de mettre un cadre à cette effusion d’idées parfois incandescentes. Avec Noëlla, nous avons fait les scribes, nous avons rempli des pages d’écriture, de croquis et de schémas. Dans un deuxième temps nous avons remis tout cela en ordre, et par messages interposés (merci internet) le document s’est enrichi et le bus a continué sa route. En passant à St Etienne de Gourgas, il a fait une halte afin que Robert prenne place. Sans oublier René le « routeur » qui à distance depuis Clermont observait les cartes météo afin que la caravane évite orages et dépressions venant de l’Atlantique…

Samedi 7 Octobre – 14h. En prélude à l’AG statutaire, une réunion préparatoire à l’évènement a eu lieu au Caylar, en présence des forces vives de l’Amicale. Le dossier était encore un peu brouillon, nous distinguions les contours mais le contenu restait tout de même flou. Toujours est-il que lorsque Pierrot a demandé des volontaires, c’est une multitude de mains tendues qui s’est levée, et ce, en une fraction de seconde… C’est toute la magie de l’Amicale.

Je dois aussi vous dire que cette trajectoire allant de Sérignan au Caylar, elle n’est pas rectiligne, ni même courbe. C’est une ligne brisée qui est partie de Sérignan en passant par Maraussan, Clermont, St Etienne de Gourgas, le Vigan, Aumessas, La Vacquerie, Béziers, Montpellier… Que sais-je encore ? Sa course effrénée s’est stoppée net contre le mur d’un immeuble au style des années 70 : la salle des fêtes du Caylar. Cette salle municipale mise à notre disposition gracieusement par Monsieur le Maire.

La suite vous la connaissez tous, Marie-France et Jérôme l’ont relatée avec talent dans les colonnes de ce blog. Ils ont agi façon Paris-Match : le poids des mots, le choc des photos !

Quelle journée ! De la joie, de l’émotion et de l’espoir. L’espoir de la vie car c’est beau la vie comme le dit si bien la chanson. Par ces quelques mots, je souhaite remercier tous les membres de l’Amicale qui se sont impliqués dans ce projet. Outre les balades pédestres et cyclotouristes nous avons su apporter aux malades, aux aidants, aux familles quelques moments en dehors de la maladie, quelques heures de joie, de bonheur. Pas de regards détournés ou de compassion mais une main tendue franche et sincère.

Nous aurions pu, ce jour-là, nous rendre au stade de la Mosson applaudir notre équipe favorite, siffler l’équipe adverse et insulter l’arbitre. Nous aurions pu aller au Zénith applaudir Matt Pokora qui reprenait « cette année-là » et « le téléphone pleure ». Nous aurions pu rester chez nous douillettement et se passer en boucle les 500 derniers épisodes de « Plus belle la vie ». Et bien non ! Nous avons enduré le froid et le vent. Je pense en particulier aux baliseurs, aux colleurs de flèches et bien sûr à l’équipe du ravitaillement au Pas de l’Escalette. Là où cette satanée tramontane se délecte à refroidir les hautes parois de calcaire. Nous avons joué les maîtres d’hôtel en assurant le service avec brio. La musique adoucit les mœurs nous dit-on, alors Marie-France a entonné une mélodie, René Baldellon ne s’est pas fait prier pour pousser la chansonnette et Robert a enfoncé le clou avec les histoires de Batistou.

Malades et valides ont bien ri et bien chanté. L’après-midi a été fort agréable au Caylar, mais c’est toujours le cas, les Amicalistes le savent bien… Nous avons donné une très belle image de notre association. Encore Merci pour votre bénévolat, votre enthousiasme, votre joie de vivre.

« Et maintenant, que vais-je faire ? » chantait Gilbert Bécaud. Il y aura forcément un lendemain qui chante. Pourquoi ? La question ne se pose même pas.

Quand et Comment ? Il convient de décrypter et d’analyser cette journée du 22 octobre. Puis de remettre l’ouvrage sur le métier afin de faire mieux, peut-être différemment la prochaine fois. Car il faudra surprendre et enchanter à nouveau nos invités. La boite à idées est désormais ouverte…

Pour conclure, tu le sais Pierrot, « mais je te le dis quand même » (sans vouloir plagier Patrick Bruel) : «  je t’aime ». Mais il me semble indispensable de dire « nous » car à cet instant bien précis c’est toute l’Amicale qui tient ce stylo bille glissant sur cette feuille de papier. Alors nous allons le faire à la façon de Francis Cabrel : « nous t’aimions, nous t’aimons, nous t’aimerons ». Et bien sûr, notre souhait le plus intime, le plus précieux, ce sera de pouvoir te le dire et te le chanter encore de longues années…

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Merci Pierrot, tu as su aller chercher en nous, aux tréfonds de nos consciences, le plus beau, le plus merveilleux. Car il faut bien comprendre que lors de ce court passage effectué à la surface de cette planète, il est bien plus enrichissant, pour un être humain, de donner que de recevoir.

                                                                       Guy Cambéssèdes

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texte et photos Guy Cambéssédes

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23/10/2017

Rouler et Marcher pour Parkinson

 

"rouler et marcher pour Parkinson"

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essai cartes membres.jpgPlus de 200 participants, ce dimanche 22 octobre 2017, au départ du CAYLAR, à la randonnée cyclotouriste et pédestre organisée par l'Amicale Larzac Aventure,

France_Parkinson.jpgen partenariat avec le Comité France       Parkinson Hérault.

mairiecaylar.jpgLe rendez-vous était fixé à la salle des fêtes, mise à la disposition de l'Amicale Larzac Aventure par la Mairie du Caylar.

Autant de cyclistes que de marcheurs prenaient le départ pour une balade de quelques heures, dans la fraicheur matinale d'une belle journée automnale sur le plateau du LARZAC (assez surpris d'ailleurs, par la température, pour un bon nombre d'entre eux !!!)

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les marcheurs

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Parmi les cyclos, on reconnaissait des clubs de l'hérault, Sérignan, Paulhan, Montblanc, Vias, Pézenas, Clermont l'Hérault, le Muc, ... et même  de Milhaud (Gard))

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les inscriptions

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le groupe de marcheurs et cyclos sérignanais

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nos amis de Paulhan et Marylène, tous sourire aux lèvres

 

Au Pas de l'Escalette, sur le parcours, un ravitaillement était offert aux valeureux cyclos.

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le ravitaillement

Pendant ce temps là les membres de l'Amicale Larzac Aventure s'affairaient autour de Pierre Heredia, (initiateur de cette belle rencontre) pour accueillir tous les participants à leur retour de balade.

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Pierre (Larzac Aventure) et

Christiane (Comité France Parkinson)

Plusieurs représentants du Comité France Parkinson Hérault étaient là aussi, pour renseigner et informer sur la maladie de Parkinson.

 

IMG_7791.JPGAvait lieu également, une présentation de VAE (vélo à assistance électrique) par le magasin MONDOVELO de Béziers.

 

 

Apéritif pour tous au retour...  

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les marcheurs et les cyclos                                                 le vélo club de sérignan

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le cyclo club de Paulhan 

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le vélo club clermontais

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des amis de Clermont l'Hérault ...

Après la randonnée, la rencontre se poursuivait par un repas auquel plus de 100 personnes participaient, repas préparé par le CAT du Caylar, et servi avec enthousiasme par toute l'équipe de Larzac Aventure.

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au service et en cuisine ...

De nombreux amis cyclistes étaient là.... Et comme nous étions tous heureux de leur présence !!!

Le CODEP34, aussi,  en la personne de Jacques Clamouse, son Président , et de bien d'autres membres, Marylène Clamouse, Guy Estopina, Christian Arnold, James Mara, Christian Lopez.

Impossible de citer tous les amis, ils étaient plus de 200 !!!

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René Luchaire,                              Jacques Clamouse Pt du Codep34 et

  fondateur de l'Amicale                Guy Cambéssèdes nouveau Pt de Larzac Aventure

 

En cours d'après-midi, quelques chansons interprétées par René Baldellon, par Marie-France, et des contes en occitan par Bob le contejaire, sont venues égayer le moment !

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toute l'Amicale à l'écoute et en admiration devant le contejaire...

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Ce fut une grande et belle journée remplie d'amitié et d'une intense émotion, très certainement ressentie par tous les présents, surtout lorsque Pierre prenait la parole pour témoigner, et expliquer son combat contre la maladie. Magnifique leçon de courage et de force !!!

Merci à Pierre pour avoir eu cette idée merveilleuse de rencontre,  et d'avoir su convaincre et entrainer toute l'équipe de Larzac Aventure. Merci à Jean Marie, pour avoir TOUT parfaitement orchestré, et merci à Guy Cambéssèdes, nouveau président de l'Amicale Larzac Aventure, et à René Luchaire, Président d"honneur,  pour nous avoir accompagné  et soutenu dans cette "aventure".

Merci Pierre pour ton amitié sans limite.

Merci à toutes et tous d'avoir été là, participants et organisateurs.

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Tous unis...

Une grande journée de bonheur qui fait chaud au cœur dans un monde si dur quelquefois !!!

Marie-France

 

texte, photos MFB et JP

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L'Amicale chez les Bretons

L’Amicale chez les Bretons

Plus je l’imaginais, plus étaient lourdes mes paupières.

Je voulais voir, toucher, sentir sa colère.

Mes nuits étaient bercées de tempêtes.

Je voyais des vagues immenses submerger la roche,

Pourtant, nous apparut, si précieuse, la côte de granit rose.

La nuit venue, l’astre lunaire donnait à l’eau la lumière.

Le long du rivage, en rentrant du resto, l’Amicale était heureuse.

Les étoiles dans l’eau étaient des danseuses.

Nous voulions voir la mer s’éloigner,

Mais nous l’aimions bien plus quand elle s’approchait.

L’eau jouait avec nous comme pour nous emprisonner.

Alors, nous filions vers l’intérieur pour visiter Tréguier.

Au-dessus des toitures, la flèche de la cathédrale s’élançait

Il fallait se grandir, se raidir, être de tous les combats,

Pour aller, de criques en criques, voir le rivage en contrebas.

Dans la couleur du chaos granitique, nous avons découvert Ploumanac’h

De Trébeurden, Lannion, nous avons roulé vers Port-Blanc

Parfois, nous aurions apprécié la force du vent

Pour nous hisser en haut, nous le voulions tellement !

Ebahis par le paysage, nous étions comme des enfants

Nous prenions conscience de ce paysage si grand.

Dommage que, parfois, j’avais besoin qu’on me tienne le bras.

De l’embarcadère, un bateau nous mena visiter Bréhat.

Il fallut peu de temps pour comprendre

Pendant que la marée se faisait attendre.

Les hortensias sont légion dans cette contrée de granit.

Le crabe, le lieu, les bigorneaux se sont dégustés en harmonie

Un régal de chef qui ne s’est jamais trahi.

Mais où étaient la pluie, le vent, la tempête ?

Où était cette eau s’esclaffant sur le continent ?

C’était un coup de de chance, tout simplement.

Pas de crêpes, pas de bigoudènes

Pendant toute la semaine.

Pas de frêle esquif

S’écrasant sur les récifs

La Bretagne nous a tous surpris

Par tant de couleurs qu’elle nous offrit.

Nous étions en Bretagne,

Venus d’Aquitaine et d’Occitanie,

Mais ce fut bien vite fini !  

« L’Amicale chez les Bretons »,

C’était en septembre.

 

Pierre H

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texte et photos Pierre Heredia

 

mise en page MFB

 

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Aventure en Bretagne chouanne

Aventure en Bretagne chouanne

3 Cibistes et 13 aventuriers du Larzac se sont retrouvés à Louannec, tout près de la belle ville de Perros-Guirec.

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Déjouant tous les pronostics et les lieux communs, c’est le soleil qui nous a accueillis dans cette belle contrée des côtes d’Armor. Bien sûr les petites laines étaient de rigueurs et nous avions tous fait provision de douceurs pour l’apéritif qui n’a pas manqué d’animer chacune de nos soirées.

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Clarisse, Luc et moi retrouvons avec plaisir Jean-Marie et Josette, Jo, Bernard et Marie-France, Jacques et Josie, Bernard et Marie-Thérèse, Gérard et Annie et nous faisons la connaissance de Pierre et Noëlla. Le joyeux tintement des bouteilles, la profusion des conversations, le rose qui monte aux joues, l’accent de Gérard qui domine cet agréable brouhaha, ce sont nos retrouvailles où chacun se raconte avec plaisir.

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Chaque soir, après ces festivités préliminaires, nous marchons un petit quart d’heure pour nous rendre au restaurant.

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20170919_200501.jpgLe chef nous accueille, silhouette mince et énergique, les bras tatoués d’ancre de marine et d’hermine bretonne. Chaque soir il nous surprend par l’inventivité de ses menus et sa manière d’accommoder poissons, coquillages et crustacés.

 

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Retour au camping à la nuit tombée par une marche digestive.

Pour notre première journée de vélo nous partons lundi, explorer le cœur de la région en passant par la grosse ville de Lannion.

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Cette région est composée d’une majorité de cultures céréalière (du maïs et encore du maïs) bordées de buissons de fougères encore vertes, ce qui surprend les sudistes que nous sommes, de petits bois de châtaigniers, de jolis villages aux maisons de granit recouvertes d’ardoises.

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Au centre, des églises lancent vers le ciel leur clocher encadré de clochetons sculptés. Nous sommes au cœur d’une région où sévit jadis la chouannerie et nombreux sont les calvaires de pierre ornant les carrefours et les cimetières. Comme le paysage est sillonné de nombreux cours d’eau, nous devons souvent descendre et remonter des raidillons à forte pente. Notre navigation est difficile malgré les roadmaps concoctés par Jean-Marie, pour la bonne raison que la signalisation routière est assez sommaire quand il s’agit d’indiquer les noms de lieux et pour l’absence quasi-générale de bornes kilométriques. Nous apprécions l’utilité de mon GPS malgré quelques hésitations aux carrefours. Nos amis du Larzac, peu habitués à cet outil, sont parfois dubitatifs quant aux choix de directions à prendre. C’est aussi l’occasion de bonnes rigolades.

Nous renouvelons ce type de ballade, le vendredi en évitant cette fois la traversée de Lannion et  en faisant une visite externe du château féodal de Tonquedec.

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Mais pour la plupart d’entre nous ce sont les sorties le long du littoral qui sont les plus appréciées.

Mardi nous explorons la côte depuis Perros-Guirec jusqu’à Trébeurden et de Port-Blanc à Trélévern. C’est un enchantement et les photographes se défoulent tant les panoramas sont somptueux : le contraste de ces rochers roses et ronds, parfois gigantesques avec la mer, elle-même toute en nuances de bleus allant de l’émeraude au violet, est vraiment magnifique.

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IMG_0022.jpgLes petits ports de pêche, les points de vue en surplomb nous font multiplier les arrêts et prendre du retard sur notre parcours. Heureusement notre traversée d’ouest en est de Trébeurden à Port-Blanc se fait à une bonne allure avec un vent favorable et une traversée de Lannion évitée avec maîtrise. Je connais la région et fait quelques commentaires mais je ressens le même plaisir à la redécouvrir avec mes amis.

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Mercredi nous transporte sur la côte située plus à l’est à la pointe du Port Hir avec sa maison de pêcheur construite entre deux gros rochers, puis nous découvrons Tréguier et sa gigantesque cathédrale. L’après-midi nous poursuivons notre exploration côtière jusqu’au Sillon de Talbert, cette curiosité géologique composée de sable et de galets qui s’avance dans la mer sur plus de 3 km.

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Enfin nous allons découvrir un temps typiquement breton ! Jeudi s’annonçant pluvieux, nous sommes prêts, tout est planifié : le matin une visite de musée, un repas pris dans une crêperie puis la visite du centre de télécommunication de Pleumeur-Bodou.

 

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La matinée est conforme à nos attentes avec un bon crachin local mais l’après-midi s’avère presqu’ensoleillée. Qu’à cela ne tienne, nous nous réjouissons de notre journée qui nous laisse un bon souvenir abondamment commenté durant la soirée.

Pour la dernière journée, les trois Cibistes ont préféré retourner au bord de la mer plutôt que dans les maïs et c’est avec bonheur que nous faisons une petite excentrée jusqu’à Paimpol.

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Cette fois la côte abandonne peu à peu ses rondeurs vues les jours précédents, pour une roche plus déchiquetée, aux teintes plus rougeâtres.

IMG_0136.jpgLuc est un marin et s’enflamme dès qu’il aperçoit un vieux gréement. Tous les trois, nous nous régalons à nouveau de ce que nous observons et savourons de pouvoir prendre notre temps.

 

Après avoir pique-niqué dans le port de Paimpol, nous visitons l’abbaye de Beauport, prenons de la hauteur en suivant la route des falaises. Là encore c’est la surprise, l’étonnement de la découverte de panoramas à couper le souffle.

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Une fois redescendus sur le village de Lanloup, nous remontons sur Paimpol par l’intérieur des terres en prenant le temps de visiter les vestiges de la surprenante église romane de Lanleff construite en cercle et joliment restaurée.

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Cette semaine fut encore une belle rencontre d’amitié, riche en souvenirs, que nous devons aux talents d’organisation de Jean-Marie à qui je tire mon chapeau ! Bravo pour le choix du lieu, bravo pour la qualité de l’hébergement et de la restauration et cerise sur le gâteau nous avions des itinéraires préparés avec soin.

Après une dernière soirée sympathique nous nous sommes séparés pour le long retour vers nos ports d’attache. A l’année prochaine !

Philippe M.

texte et photos Philippe Maze

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06/10/2017

Escapade en Chartreuse

 

Deux Larzaciennes en Chartreuse

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Encore de beaux week-ends d’automnes aux chaudes couleurs. Pourquoi ne pas tenter de cycler vers d’autres contrées que notre familier Larzac ?

C’est ainsi que Andrée et Jeanine sont allées fin septembre à Saint Laurent-du-Pont (Isère), rejoindre les Amis d’une autre Association aux mêmes critères cyclo-touristiques que nos Amicalistes Aventuriers.

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Et elles ne furent pas déçues : question convivialité, idem,  mais question paysages, le pied !

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Oh bien sûr, ce n’étaient pas les Dolomites… mais enfin, des gorges étroites cernées de grottes, une Voie Sarde cyclo-muletière entre l’ancien Duché de Savoie et la province du Dauphiné (devenue Isère en 1880), de grasses prairies où paissent Montbéliardes, Abondances et Tarines laissant présager de succulents fromages : délices de Chartreuse, tommes de montagne ou raclettes des Entremonts… des villages endormis aux clochers élancés lovés entre tendres vallonnements, de gentils petits cols comme on les aime, de petites routes bordées de noyers en pleine production (juste se baisser sans descendre de sa monture…), des couleurs, alors là ! des hêtres virant aux chaudes couleurs flamboyant entre les résineux encore bien verts, le tout sur fond d’escarpements rocheux abrupts et très découpés caractéristiques à cette Chartreuse méconnue.

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Si vous souhaitez de gentils circuits (un peu de dénivelé quand même !) en cette belle région, laissez-vous tenter, nous pouvons vous fournir cela.

Bref, deux journées automnales bien remplies en attendant de nous retrouver sur notre cher Larzac.

DSCN8998.JPGJeanine 

 

 

Texte et photos jeanine L.

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26/09/2017

"rouler et marcher pour Parkinson"

"rouler et marcher pour Parkinson"

le dimanche matin 22 octobre 2017, au départ du CAYLAR

se déroulera une randonnée cyclotouriste et pédestre

organisée par l'Amicale Larzac Aventure

et le Comité France Parkinson Hérault

Sont proposés : 2 parcours cyclo et 2 parcours pédestre

à travers les beaux paysages du Causse du Larzac

Repas de midi sur inscription servi à la Salle des fêtes du Caylar

Dépliant informations, cliquez ici = => randonnée 22 oct. 2017

Plus de renseignements et inscriptions :

Pierre HEREDIA 06 58 53 22 60

Nous vous espérons nombreuses et nombreux

 

 

 

 

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15/09/2017

Escapade Viganaise

 

Escapade Viganaise,

Septembre étant là, je pouvais profiter pour faire un petit séjour cévenol.

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La température se devait être clémente et la circulation plus fluide…

Rien de cela, mais rien n'arrête un cyclo averti !!!!!

un temps à mettre

un cyclo dehors ...

 

inseparables même sur les panneaux indicateurs.JPGPremière étape Milhaud - la Gardiolle, (prés de Sauve)

Il fait très chaud cet après-midi mais la balade sera courte. Petites routes tranquilles et partiellement ombragées. 

 

Inséparables, même sur les panneaux indicateurs !!

Je passe sur le Vidourle bien sage aujourd’hui ! ce fleuve côtier est capable en quelques heures de tout détruire sur son passage. En aval Sommières se méfie toujours des épisodes cévenols. On appelle ces crues soudaines des Vidourlades.

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BEZ  pont sur l'Arre

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la fontaine de BEZ

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les Cévennes  BEZ

Les vendanges battent leur plein, maintenant ce ne sont plus les rires des vendangeurs, mais les machines bruyantes qui récoltent les raisins en un temps record.

Petite voie verte entre Quissac et Sauve, la micheline qui reliait Nîmes au Vigan a disparue, laissant la place aux marcheurs, cyclistes et rollers !

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la Vaunage à mes pieds

Sauve capitale de la fourche. Au siècle dernier, cet artisanat était florissant, des milliers de fourches en bois étaient envoyées dans le monde entier. La cavalerie française en faisait bon usage car cet outil n'était pas dangereux comme les outils en fer.

Une petite côte et me voilà arrivé. 30 degrés quand même à dix-huit heures !!!

La Gardiolle, « Accueil Montfortain »,  était dans les années 30 un petit centre de « redressement » tenu par des pères catholiques qui venaient de Montfort sur Meu en Ille et Vilaine.

Outre l’école un apprentissage pouvait se faire : menuiserie, ferronnerie, élevage d’animaux (cochons poules et lapins), viticulture et les travaux courants d’une grande ferme. Le vin d’excellente qualité se faisait au domaine jusqu’aux années 80. Maintenant cet endroit est tenu par des laïcs qui proposent des séjours pension, repas et lieux de réunion dans un havre de paix. Une dizaine de prêtres viennent pour leur retraite.

la gardiolle premoere étape.JPG   église de la gardiolle.JPG

église de la Gardiolle

La nuit fut très bonne, seuls les cris d’animaux nocturnes venaient à mes oreilles, ces bruits étant réparateurs contrairement aux bruits des villes.

Le petit déjeuner pris je pouvais partir vers les hautes terres chères à Gaspard, le héros du récit qui a obtenu le prix Charles Antonin : la grande transhumance.

Le temps est splendide, me voici au Vigan pays d’André Chamson notre académicien.

Il est enterré là-haut à la Lusette avec son épouse, ce col où le cœur s’emballe quand on arrive dans les derniers lacets.

la promenade des chataigniers  le vigan.JPG

la promenade des châtaigniers -  LE VIGAN

Le Vigan où la bonneterie était reine il y a quelque temps.

Je me reposerais à la promenade des châtaigniers mais l’herbe n’est que paille jaunie….

Maintenant cela va monter, il fait très chaud malgré un fort mistral qui descend des montagnes. Saint Jean de Bruel est encore assez loin et je commence à ressentir une fatigue anormale. Est-ce l’âge ? la chaleur ? je n’en sais rien encore.

Un petit gite sympathique se trouve là, le patron peut m’accueillir. Malgré le tarif un peu excessif, je préfère m’arrêter.

Un seul bémol mon vélo devra attendre dehors et nous pourrons le rentrer dès la fermeture, cela me gêne un peu mais au fond d’une impasse il est hors de vue.

Je mets quand même l’antivol, la chambre est spacieuse, très propre, le seul inconvénient elle donne sur la route et le passage est très important.

Bonne sieste puis lecture en partie du livre de Paul Fabre sur la signification des noms de lieux occitans.

L’heure du repas étant à 20 heures je peux faire le tour de ce petit village cévenol baigné par l’Arre.

P1040136.JPGP1040141.JPGNoms de rues : Montée de Christine, Fontaine lointe …

 

 

Ce village est blotti au pied de la montagne plus haut Esparon que je viendrais visiter un autre jour.

Le repas est excellent, digne des meilleures tables, le propriétaire du gîte est pour les circuits courts et de préférence bio, la viande arrive du proche Aveyron, les fruits et légumes du coin.

des légumes et fruits pour tous.JPG

des légumes et fruits pour tous

Avant de faire ce métier, il élevait des chèvres sur le mont Lozère et un jour il a voulu faire la transhumance à l’envers descendre son troupeau l’hiver dans la plaine, mais les chèvres habituées aux tendres pousses n’ont pas appréciées les dures feuilles de la garrigue ; le projet semblait intéressant, mais il ne perdura pas..

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dressé vers le ciel ...

 

Bonne nuit réparatrice demain retour au bercail ...

Le retour se fit sans peine, moi aussi je faisais comme on dit pour le retour de la transhumance : la davalade..

Jack maillot vert   !!!!!!!

jack maillot vert!!!!!!!!!!!!.JPG

 

La chaleur était encore là, les jambes tournaient bien et je pourrais me refaire une santé chez moi.

Seule ombre au tableau la perte d’une dent à mon peigne !!!!!!!

 

Mais j’irai consulter mon médecin car la chaleur et mon âge ne sont pas les seuls responsables de cette méforme.

Jack Sabatier

Amicale Larzac Aventure

 

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02/09/2017

Amicalistes et 80 bougies

Cinq amicalistes et 80 bougies

 

C’est un fait bien établi depuis plusieurs décennies que de se retrouver sur les hauteurs du Mont Lozère le dernier dimanche d’août. Gustave Vidal a initié cette concentration en 1937 pour l’inauguration de la route reliant Génolhac (506m) au Mas de la Barque (1420m). En ce dimanche 27 août nous avons donc fêté son 80ème anniversaire.

Gustave Vidal est décédé en 2002 à l’âge de 97 ans. Avec lui disparaissait la dernière personne à avoir connu et fréquenté Paul de Vivie. Et en 1992, il a effectué pour la dernière fois cette longue ascension ; il avait alors 88 ans !

De nos jours c’est le Club Cyclo Evasion de St Hilaire de Brethmas qui organise cette journée, et ce, depuis la cessation d’activité du GMC-Alès. Un accueil chaleureux et une table bien garnie attendaient les 150 participants de ce rendez-vous d’altitude. Il y avait aussi des tableaux pour les photographies anciennes retraçant l’histoire de cette manifestation qui connaît ses 80 étés.

L’Amicale était présente par cinq de ses membres. Jeanine mais aussi Jack avaient choisi la voie classique, l’une des deux ascensions du versant Est. Avec Christine qui effectuait sa rentrée nous avions opté pour la sagesse avec une traversée VTT du Mont Lozère depuis l’Hôpital (Pont-de-Montvert). Nous avons apprécié les robustes bâtisses du Mas Camargues ou du Hameau de Bellecoste. Nous avons aussi pensé à la vie d’antan des habitants de ces hauts lieux cévenols. L’isolement conjugué à la rigueur du climat n’est guère imaginable de nos jours.

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 chaos granitique

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le mas Camargues 

Notre Ami Albert Guy, venu en voisin depuis Alès, a fait une arrivée remarquée avec une limousine de luxe. Une arrivée digne d’une rock star ! Il était accompagné de son chauffeur et garde du corps : Robert Ceirano plus connu sous le titre de noblesse de « Cyrano de St Gervasy ». Il a d’ailleurs rejoint rapidement le carré VIP pour signer des autographes et répondre aux questions de la presse spécialisée. Une nouvelle fois, il lui a été demandé s’il pensait s’attaquer au record de l’heure de Robert Marchand. Mais l’Ami « Bébert » sans langue de bois est resté tout de même dans un flou artistique laissant perplexe la meute de journalistes. Il est vrai qu’il dispose d’une quinzaine années pour préparer cet évènement qui sera tout simplement planétaire !

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Albert avec son ami Robert Ceirano

 

A l’heure des discours, c’est Ghislaine Charton, Présidente du Codep30 mais aussi élue au Comité Directeur Fédéral qui ouvrit la séance. Ensuite Claude Benoît du club de St Hilaire rendit un vibrant hommage au chantre du Cyclotourisme Cévenol. Ayant bien connu Alice et Gustave Vidal, il a su dépeindre parfaitement les contours de ce couple hors du commun. Gustave était féru de mécanique grâce à son métier de carrossier mais avec un faible bien sûr pour celle du cycle. Homme modeste et ouvert aux connaissances, il était aussi un homme de convictions. Il avait d’ailleurs épousé très jeune la philosophie et la sagesse de Vélocio.

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à l’heure des discours

Un apéritif offert par le Codep30 a clôturé la manifestation. Puis chacun se retira pour un pique-nique sous la hêtraie, un repas au proche restaurant ou bien pour une prolongation des pédalées matinales. Un tee-shirt souvenir a été offert à chaque participant par le Cyclo-Evasion de St Hilaire de Brethmas. Une heureuse initiative appréciée par tous.

 Christine et Guy C.

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sur le chemin du retour

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le Pic Cassini (1680 m) du nom du célèbre géographe

 

                                                                      

Texte et photos Guy Cambéssèdes

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24/08/2017

La Vacquerie 19.08.2017

 

Belle rencontre amicale, sportive et culturelle, ce Samedi 19 aout 2017 à La Vacquerie (34) pour l'Amicale Larzac Aventure.

A l'exception de René, Raymond et Henry, qui partaient pour une balade à vélo, tout le groupe se retrouva, à 9h,  parking de la Digue, à l'entrée du village de La Vacquerie, où un guide attendait.

Au programme, la découverte du travail titanesque des habitants de La Vacquerie depuis plusieurs siècles, pour amener l'eau potable jusqu'au village mais aussi canaliser l'eau de ruissellement et minimiser les risques d'inondations catastrophiques lors de gros orages.

 

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Plaisirs partagés de l’Amicale Larzac Aventure

(Récit de Jeanine)

Excellente idée de regrouper nos Amis sur le Larzac en cet été caniculaire mais ceux qui assurent un long déplacement souhaitent le rentabiliser en prolongeant ce mini-séjour méridional.

C’est ainsi qu’après avoir suivi, de la place de la Digue jusqu’au Goutal, « le chemin de l’eau », visite magnifiquement guidée et commentée par Marc, géologue local, nanti des documents d’archives de La Vacquerie Saint-Martin-de-Castries, de 1880 à nos jours, après avoir dégusté moult cépages du Domaine Caujolle-Gazet, après s’être restaurés d’un repas simple et sans prétention au Larzac Café, après avoir apprécié les créations de la modiste Annie, certains membres de l’Amicale n’étaient pas rassasiés des agapes de cette journée déjà bien remplie.

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Aussi, pour soi-disant digérer, leur vint-il l’idée de grimper à l’assaut de la bergerie de Tédénat, perchée tout là-haut sur le Pioch dominant La Vacquerie et ils ne furent pas déçus d’y découvrir un intrus : ce navire Noé échoué (sûrement par une forte marée ?) au sommet de la colline.

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Et ils en redemandèrent le lendemain.

Toujours pédestrement, en voici quatre seulement (mais des vaillants !) en piste pour ce Mont Saint-Baudille qui nous nargue de toutes parts lorsque nous l’encerclons sur nos randonneuses.

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Départ de La Font-du-Griffe, après les neuf épingles en caillasse, une fois franchi le col de la Mulatière, l’antenne sommitale à vue n’est plus qu’une formalité.

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Une large piste les mène aux abords de la Baume des Corneilles, juste un regard plongeant sur ces profonds avens leur suffit. Le regard étonné d’un noir troupeau de génisses les distrait tandis qu’ils contournent le Pioch Farrio avant d’entreprendre, en plein cagnard, une longue descente en lacets caillouteux.

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Enfin, voici notre familière Route des Lavagnes où l’ombre de maigres chênes-verts  à un croisement de sentiers les accueille pour leur pique-nique. Et, quelques  heures plus tard,  re-voilà La Font-du-Griffe.  Mais il est bien trop tôt pour se séparer…

Pourquoi ne pas rendre visite à la « Grotte des Fées », à quelques encablures d’ici ?

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Encore une belle suée, à progresser dans le lit asséché du ruisseau du Joncas jusqu’à cette fraîche merveille souterraine, bien planquée entre les rocailles surchauffées et une végétation rabougrie.

Et cela ne leur suffit pas. Il reste encore à explorer, en aval du Joncas, les « Abris sous roche », curieuses cavités sûrement jadis occupées par l’Homme.

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Dommage ! Chacun doit regagner son bercail, parfois assez éloigné, mais en se promettant de jouer si possible les prolongations à chacune de nos Rencontres. Avis aux Amicalistes…

texte Jeanine

photos Jeanine ,Marie-France et Raymond

Les photos Souvenir 

cliquez ici ==>        

ou voir diaporama dans rubrique PHOTOS ALBUM en marge

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22/08/2017

La Vuelta

 

Tours et détours de la Vuelta

 

Avec Nicole nous étions présents pour être bénévoles au départ de la Vuelta (tour cycliste d'Espagne)

(constatation de notre part : nous étions les seuls gardois de la retraite sportive)

Après avoir reçu notre paquetage (tee shirt, chasuble, casquette rouge et sifflet), nous nous sommes rendus à notre lieu d'affectation pour contrôler le flux de circulation piétonne et automobile.

P1040087.JPGChance que nous avons eue d'être sous des micocouliers centenaires près d'une boulangerie et petite restauration, la chaleur la soif et la faim ne nous toucherait point  !!!

En attendant les coureurs.... 

En place dés 12h pour un début de course à 17h 30.

 

 

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les Boulevards pavoisés

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le canal de la Fontaine à Nîmes

L'attente fut un peu longue mais avec Nicole nous pouvions parler de la prochaine saison avec son périple en hiver du bois des ’’Espeisses’’.

 

L'heure de la course approchant la tension commençait à être palpable suite aux évènements meurtriers de la veille à Barcelone.

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les vélos du contre la montre du samedi 19 aout 2017

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Echauffement

Munis de nos tee-shirts et chasubles, nous étions le lien avec le public, les gens nous prenant pour les gilets rouges de la SNCF, des agents de sécurité ou autre, les automobilistes étant les plus durs à convaincre.

Malgré les avertissements reçus depuis une dizaine de jours certains étaient pris dans la nasse, même ceux des parkings souterrains. Il est vrai que nous avions reçus des infos un peu contradictoires avec celles reçues par écrit..

La meilleure, c'est quand une personne nous a interpellé au sujet des hélicos qui volaient au dessus de nos têtes…

Avec le pouvoir dû à notre fonction nous devions mettre fin à ces vols !!!

(Je crois que l'hôpital psychiatrique avait ouvert ses portes….)

 

Le reste de la fin d'après midi s'est bien passé, il est vrai grâce notre diplomatie.

Ce fut une belle expérience et avec Nicole on a pu voir l'incivilité de certains.

Mais pour nous, notre action de bénévoles était satisfaisante.

 

Jack Sabatier

 

Texte et photos JAck Sabatier

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20/08/2017

LAVAREDO

  

Tre Cime di Lavaredo

sac à dos.pngCe matin les randonneuses sont restées sagement dans le garage de l’hôtel. Ce sont les chaussures de montagne et le sac à dos qui sont à l’honneur pour une escapade hors du commun : le tour pédestre des trois cimes de Lavaredo.

Ces trois pics effilés comme des canines géantes sont l’emblème des Dolomites. Parler des montagnes du Sud-Tyrol italien sans les évoquer serait une véritable injure, une offense à cette région des Alpes.

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Nous les avions brièvement découvertes lors de notre passage à l’an deux mille. Mais sur un raid tel que Thonon-Trieste, il n’est pas toujours aisé de faire du tourisme. On jette un coup d’œil, quelques photos, on s’imprègne du lieu, puis on repart car la route attend… Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. La journée entière est consacrée à ce joyau des Dolomites. Le parking du refuge Auronzo commence à se remplir allègrement. Après vérification du matériel nécessaire, j’emprunte le sentier qui court au pied des immenses falaises.

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Bien sûr, je choisis un sens de rotation qui me permettra de découvrir le panorama plus enchanteur, le plus majestueux en deuxième partie… Cette sente circulaire embrasse un vaste horizon. Juste sous mes pieds le lac de Misurina, semble bien minuscule. Plus loin, c’est l’imposant groupe du Sorapiss, puis tout proche de cette route tant redoutée par les cyclistes, c’est le très esthétique groupe di Cadini. Un ensemble de fines pointes de roche qui s’élancent à l’assaut du ciel. Avec en prime, aujourd’hui, l’éclat de la blancheur du calcaire qui resplendit dans une belle lumière. Au-delà de la Forcella del col de mèdo, les bipèdes munis d’un deux roues sont priés de s’abstenir. Ce qui est parfaitement compréhensible au vu de l’affluence touristique et de la largeur du sentier !

Très rapidement un choix doit s’opérer : soit emprunter le cheminement qui passe au pied, au plus près de la base de ces célèbres falaises, soit opter pour un itinéraire qui s’écarte de ce sublime triptyque minéral, qui bien-sûr délivre des vues extraordinaires. Nul besoin des services d’un institut de sondage pour influencer mon itinérance. Le sentier semble s’égarer dans l’alpe, une myriade de fleurs freine ma progression tant l’abondance de gentianes, de rhododendrons tapisse cette pelouse alpine.

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Au creux d’un vallon, un petit lac réceptionne les eaux de fonte. Quelques enfants s’y baignent sans retenue. La température de l’air est bien agréable, celle de l’eau doit l’être moins. A main droite, peu à peu, la féérie s’installe, les trois cimes se détachent dans l’espace, de taille presque identique et bien distinctes les unes des autres. Je suis maintenant face à ces parois lisses, présentant un dévers contraire aux lois de la pesanteur. Elles ont constitué un des derniers gros obstacles de l’alpinisme. Leur conquête a donné lieu à d’âpres luttes entre grimpeurs de divers pays.

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Les Dolomites constituent une étape importante dans l'histoire de l'alpinisme. L'allure majestueuse des sommets, en dépit de la faible altitude, la verticalité des parois, souvent surplombantes ont toujours attiré les alpinistes. Avec l'apparition des techniques de l'escalade artificielle, les voies du sixième degré ont été parcourues pour la première fois, entre 1920 et 1925, par des alpinistes allemands (E. Solleder et G. Lettenbauer à la Civetta) ; ensuite, à partir de 1930, les Italiens (E. Comici, R. Cassin) gravissent les dernières faces nord. Les Français ne sont pas en reste dans cette apogée de l’escalade : du 6 au 11 juillet 1959, en six jours, René Demaison et Pierre Mazaud viennent à bout des 500 m de la directissime à la Cima ouest di Lavaredo. Alors que nos jours, avec les techniques de grimpe moderne un alpiniste de renom peut enchaîner les trois faces en moins de vingt-quatre heures.

8 (Copier).JPGC’est un grand opéra vertical à ciel ouvert où victoire et tragédie occupent le devant de la scène depuis près d’un siècle. J’observe quelques cordées collées à la paroi, leur progression semble nulle au regard de l’immensité de la falaise. Ici, l’être humain se mue en de minuscules insectes à peine visible..

Le refuge Locatelli occupe mon champ visuel depuis un bon moment. Cette imposante bâtisse perchée sur un col pierreux m’a toujours attiré. Aujourd’hui, je vais pouvoir enfin toucher mon « graal ». Je ne suis pas le seul dans ce cas, des milliers de promeneurs arpentent cet itinéraire autour du Saint des Saints de ce massif des Dolomites. J’arrive enfin à hauteur d’une grande plateforme constituée de lapiaz. Le refuge est là, dans un décor exclusivement minéral. Cela fourmille de toutes parts, la terrasse est comble, aux abords groupes et familles s’adonnent aux joies du pique-nique. Un peu en retrait quelques grimpeurs fourbus par un effort, sans doute prolongé, dorment à poings fermés dans le confort douillet de leur duvet. Le tumulte qui les entoure n’a aucune prise sur eux. Dans les heures précédentes ils ont sans doute connu l’extase ou l’enfer, mais à l’instant présent, c’est la « paix des braves » qui les habite !

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En ces lieux, le temps s’écoule toujours trop rapidement. J’engage donc la partie finale. Un large chemin monte tout en douceur jusqu’à la forcella Lavaredo  (2450m), ce col, où j’avais posé les roues de ma randonneuse un certain onze juillet de l’an deux mille. La perspective de ces pics est vraiment fascinante. Je marche mais mon esprit est ailleurs tant la splendeur du lieu s’impose.

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11 (Copier).JPGAu sommet de la forcella, je contemple une dernière fois ces vertigineuses parois. Sur le faîte de la « cima petita » la silhouette de deux alpinistes se détache dans le ciel. J’ose imaginer leur joie, leur fierté.

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14 (Copier).JPGA quelques mètres de mon objectif, trois enfants se donnent la main tout en levant leurs bras au ciel. Signe de joie, d’espoir, d’espérance… J’immortalise cet instant magique.

J’entame la descente vers le refuge Lavaredo. Le chemin longe le bas des falaises, je m’arrête quelques instants devant la chapelle de la Trinité. En fond de vallée, apparaît le barrage et la retenue artificielle d’Auronso-di-Cadore, ce sont des souvenirs qui rejaillissent alors de ma mémoire.

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Au refuge Auronzo, je retrouve Christine. Nous prenons une collation dans la vaste salle à manger de cet établissement connu dans le monde entier. Sur les murs photographies et peintures de montagne donnent le ton. Au-dessus de la porte d’entrée, un maillot rose rappelle qu’en ces lieux, le cyclisme a le droit de cité. Les infernaux lacets qui mènent à ce nid d’aigle ont reçu le « Giro d’Italia » pour la première fois en 1967. L’année suivante Eddy Merckx a écrit l’une des plus belles pages du cyclisme moderne. Ce jour-là, le « Cannibale » a tout simplement vaincu la pente, la neige et ses adversaires !

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Il est vingt heures, depuis la terrasse de l’hôtel nous assistons à la fuite du jour, la lumière s’estompe dans la douceur du soir. Peu à peu les eaux du lac de Misurina se teintent de rose, de parme, de violet. Les falaises du Sorapiss adoptent une parure semblable. L’imposant bâtiment de l’institut Pie XII, à l’autre extrémité du lac, complète ce magnifique décor. Tout est calme. Sans échanger la moindre parole, nous formulons le souhait qu’un jour prochain nous aurons à nouveau la joie de revivre de tels instants… magiques, sensuels, intemporels.

Guy Cambéssèdes

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Texte et Photos Guy Cambéssèdes

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Randonnée à SALGUES (Aubrac)

Randonnée à Salgues

 

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Monter vers l’Aubrac, c’est déjà s’évader au beau milieu de la gentiane. Pédaler ou marcher en parcourant des panoramas magiques, où l’ombre variable à tout moment souligne les courbes et la caillasse, c’est créer une atmosphère unique qui vous envahit d’émotions.

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Monter vers Aubrac, c’est passer par Salgues et tomber droit sur une organisation tirée au cordeau pour le plus grand plaisir de Vététistes et marcheurs qui recherchent les sensations décrites plus haut.

  

 

 

Monter vers Aubrac, c’est rencontrer ces bénévoles de tout bord pour inscrire, pour vous accompagner, vous guider, vous ravitailler, vous choyer !

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Et ils vont en chouchouter (nos hôtes), des cyclos venus d’Espalion, Calmont, Laissac, Gages, Rodez, la Bosch, 7 féminines seront aussi sur la selle. Un mélange de couleurs des maillots qui filent droit devant vers le vert des buis avant de fondre dans la forêt et s’amuser, jouer du braquet, porter s’il le faut la machine pour la hisser quand le pourcentage devient trop sérieux.

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Avec la possibilité de louer des VTT à assistance électriques pour ceux qui voudraient s’essayer à pédaler autrement. 

 

 

IMGP9628.JPGEt avant de partir, possibilité…non obligation ! De goûter le gâteau à la broche qui a cuit la veille couche après couche, sur son cône pris dans le tournebroche.

 

 

 

 

 

Quatre parcours VTT étaient proposés : 65 vététistes se sont lancés sur le 45 km, 54 sur le 30km, 30 sur le 20km et 8 sur le 10km, pendant ce temps 62 randonneurs pédestres arpentaient le sentier fléché de panonceaux et de rubalises, suivant les guides d’un jour sur les traces des vététistes pour un bon 10km tout petons dehors avec un dénivelé certain.  

Il fallait marcher ou pédaler vers le moulin de Terral, sillonner le sentier par endroit très pentu, pour accéder, au fond de la Boralde de St Chély, aux moulins de Terral, pour découvrir un ravitaillement nécessaire après déjà une bonne et longue marche ou une pédalée sauvage, au beau milieu d’un sentier boisé, qui ont creusé les estomacs.

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Un cadre bucolique au centre duquel un moulin à huile et un moulin à grain étaient autrefois exploités. Il faudra, pour s’en extirper, jouer du braquet ou s’appuyer sur les genoux, et s’aider des bâtons pour ceux qui en ont.

Le retour sur Salgues se fera par endroits en balcon surplombant Salques le bas, d’un côté et la roche de l’autre où quelques percées troglodytes rendent le final magique.

Enfin, sur le pré où des chapiteaux abritent divers stands, les vététistes et marcheurs qui en ont terminé se font enregistrer et reçoivent tous un tee-shirt ou un lot des mains de nos organisateurs d’un jour qui, enfin, peuvent souffler après des jours de préparation. Reste à rendre les sentiers comme ils étaient avant notre passage et à penser, déjà, à la quatorzième édition.

Pour 137 randonneurs qui l’avaient réservé, le final sera avec un plateau repas en main, servi avec le sourire féminin de charmantes bénévoles vous invitant à revenir sur l’Aubrac pour 2018.

Bon retour aux 80% venus de tout le département de l’Aveyron et 20% de nationaux pour cette 13éme édition, qui méritait d’être vécue de l’intérieur.

Cette manifestation de haut vol était organisée dans le cadre du festival de la randonnée de pleine nature avec l’aide de nombreux bénévoles et la connivence du comité des fêtes et de la mairie de Salgues. Nous qui voudrions développer le VTT, c’est peut-être là qu’il faut aller chercher les idées.

Merci à vous bénévoles de toute cette contrée d’Aubrac.

 Pierre HEREDIA

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Texte et photos Pierre Hérédia

Mise en page MFB

 

 

 

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08/08/2017

Au pays de Fausto

 

Au pays de Fausto

 

Sur la longue route qui nous a conduits jusqu’ aux Dolomites, nous avons fait une pause, à Castellania dans la région du Piémont. Cette modeste bourgade est située au nord des Apennins, entre Milan et la côte Ligure. Elle occupe le sommet d’une colline couverte par la culture de la vigne. C’est ici que Fausto Coppi est né le 19 septembre 1919. Le village et la mémoire du « campionissimo » sont étroitement liés dans un décor et un parfum empreints de nostalgie et de mélancolie.

Nous n’avons pas connu la carrière de ce coureur cycliste d’exception, nous étions l’un et l’autre bien trop jeunes, lorsqu’il est décédé, le 2 janvier 1960. C’est au travers de la littérature cycliste que nous avons découvert ce « montre sacré » du cyclisme. Cela, nous tenait à cœur, de venir sur cette terre piémontaise qui l’a vu évoluer au cours de sa courte vie. Après Novi-Ligure la route quitte la vallée de la Scrivia, modeste affluent du Pô pour grimper la colline. Elle passe par Villalvérnia, Carezzano et puis enfin Castellania. Elle s’arrête là, en cul de sac.

En ce début d’après-midi caniculaire de juin, rien ne bouge. La bourgade sommeille sous un ardent soleil. Dès le premier instant, le ton est donné, Fausto est partout mais avec une présentation et un ordonnancement de qualité.

Nous éprouvons un sentiment mitigé entre le recueillement, l’admiration et la tristesse. Cette mise en scène est à la hauteur de son riche palmarès. Mais elle demeure sobre et mesurée comme l’était Coppi. Castellania ressuscite donc à sa façon le double vainqueur du Tour de France. Les quatre cents âmes du village vivent le passé au présent. Ici vivait Fausto Coppi.

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l’entrée du village                                          le rose, annonce la couleur

Outre le grand panneau annonçant l’entrée de la bourgade, un transformateur électrique repeint en rose pour le récent passage du « Giro d’Italia », annonce la couleur. La rue qui mène à la maison natale porte évidement la plaque « via Coppi ».

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la casa Coppi                                           une simple plaque

La maison de famille et la ferme attenante ont été réaménagées telle qu’elles étaient lorsque le coureur y vivait. Une partie en habitat traditionnel, une autre en musée. La façade regarde les collines où Fausto a pédalé des milliers d’heures. Ici, le travail de la terre a toujours été l’activité principale. Les vignes parfaitement taillées sur les flancs du relief produisent du « nebbiolo », un cru local.

 

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Fausto, est partout

Les murs de la chambre sont bleu clair. Les meubles sont rustiques, en bois patiné par le temps. Un fusil de chasse appuyé contre la commode rappelle sa grande passion. La vieille radio est prête à grésiller pour retransmettre ses exploits. Le maillot « biancoceleste » de l’équipe Bianchi est étendu sur une chaise. Rien n’a changé. On s’attend à voir surgir Fausto, le visage émacié, avec ce rictus de souffrance qui l’accompagnait. A Castellania le mythe revit.

La partie musée est richement dotée avec notamment le vélo du record de l’heure. Cette machine qui a roulé sur les planches du Vigorelli de Milan. Juste à côté, son cuissard, son casque à boudin et ses fines chaussures de cuir noir. Des maillots : jaune, rose, arc-en-ciel.

 

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 celui du record l’heure                                           et ceux de la route

Des photos et des peintures. Et puis, toutes les « unes » de la « gazetta dello Sport », chères à tous les « tifosi » de la péninsule italienne. Des affiches géantes de la Bianchi avec le portrait de Fausto au milieu de ses équipiers. Les « gregarii » comme il est coutume de dire de l’autre côté des Alpes. Sur trois niveaux le visiteur est plongé dans cette ambiance sportive des années de l’après-guerre. Biagio Cavanna, son célèbre masseur atteint de cécité, mais aussi son ami et protecteur, n’est pas oublié. Un espace lui est d’ailleurs dédié.

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les « unes » de la Gazetta                                       avec Biagio Cavanna

Le silence est lourd. Ici vivait le « campionissimo ». Il aimait regarder au loin les montagnes qui barrent l’horizon vers Gênes. Lorsqu’il s’entraînait, il partait souvent en direction de la côte Ligure. Il a commencé à pratiquer le vélo afin d’aller travailler, comme apprenti charcutier. Il quittant le village à l’aube pour se rendre à Novi-Ligure et rentrait pour chaque repas. Soit soixante-dix kilomètres journalier sur une route autrefois de terre qui se cabre à l’assaut de cette colline rebelle. Une côte, sèche et raide qu’il a gravie des centaines de fois.

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ses routes d’entrainement

A deux pas derrière la maison se trouve un mausolée. Un croix en fer rouillé et une icône en marbre sur laquelle, en surimpression, figure un dessin stylisé de Fausto embrassant son frère après une victoire. Sa vie fut constellée de drames. La vision de la tombe des deux frères est douloureuse. Deux hommes morts avant que n’arrive leur heure, comme en témoignent les inscriptions : Fausto Coppi (1919-1960) – Serse Coppi (1923-1951). Leurs dépouilles furent transférées en 1969 du paisible cimetière de San Biaggio. Ils reposent désormais dans deux sarcophages surplombés par un monument en béton gris. Placé sur un socle devant les tombes, le buste en bronze de Fausto fixe le visiteur. Son expression est celle de la souffrance. Des ex-voto sont déposés au pied de la stèle. Un portrait orne chacune des deux tombes … Celui de Fausto, c’est la Dame Blanche qui l’aurait déposé … C’est ce qu’il se dit, comme si la seule évocation de cette mystérieuse femme était interdite.

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 le mausolée

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 les deux frères unis dans la mort

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 le portrait de la contreverse

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ce buste qui fixe le visiteur 

Derrière, trois grandes plaques de bronze égrènent les victoires de Coppi. Des lignes et des lignes de triomphes – qui ne l’ont jamais comblé : il ne levait pas les bras sur la ligne. Sur le site, en retrait du monument funéraire, un petit bâtiment vitré recueille des souvenirs de sa carrière. Des photographies en noir et blanc. Un de ses vélos. Des dizaines de maillots, ceux en coton qu’il enfilait sur ses épaules décharnées. Mais aussi, ceux offerts par tous les plus grands champions de ces dernières décennies.

 

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Tout est là, figé. Le temps ne semble plus avoir de prise … C’est ce qu’on appelle la légende.

Texte et photos Guy Cambéssèdes

Mise en page MFB

 

 

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31/07/2017

Souvenirs de vacances

 Nostalgie ....

Suite au magnifique article de Guy sur le STELVIO, voici le mien, non sur ce col italien, mais sur mes vacances cévenoles en 1959 à SUMENE, pays des mes ancêtres.

''Le temps passe, il fait tourner la roue de la vie comme l'eau celle des moulins'' (Marcel Pagnol le château de ma mère)

 

Juillet 1959

Comme chaque année je passe mes vacances estivales chez ma grand mère.

P1030754.JPGEntre les baignades bi journalières, et la pêche à la main, j'écoute religieusement à la radio, après la sieste, l'arrivée du tour de France, commentaire de GEORGES BRIQUET.

Mon favori ANGLADE est toujours second, j'attends avec impatience le passage à vide de BAHAMONTES le grimpeur ibère.

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Le 14 juillet fut marqué par la chute et l'abandon de ROGER RIVIERE dans le col du Perjuret qui mettra fin à une carrière prometteuse de coureur sur route et pistard.

 

 

 

Ce matin du 13 juillet je suis allé chez Liron le coiffeur me faire couper les cheveux,

Le salon est plein ce matin et je commence à être soucieux.

Les suménois sont venus papoter refaire le monde avant d'aller boire un canon au bistrot de la place.

P1030995.JPGEn attendant ma coupe je peux lire le miroir des sports qui vante les mérites des forçats de la route, parfaitement illustré par le crayon de PELLOS.

Voici mon tour. Il commence à me tondre avec sa tondeuse mécanique, il avait appris à coiffer lors de son service militaire !!!

Il me questionne sur mon père, sur ma grand mère, et me raconte quelques souvenirs de mon grand père que je n'ai pas connu, il me dit qu'il était un bon ténor qui chantait minuit chrétien lors de la messe de Noël.

Un petit coup de vaporisateur rempli d'eau de Cologne et me voilà sorti.

J’entends : « qu'es aquel pitchot ? es lo fils de maurice et so gran era henri » (qui est ce ce petit : c’est le fils de maurice et son grand pére était Henri).

Demain il faudra aller à la messe, le 14 juillet la fanfare est dans la grand rue, les vitres vibrent à son passage.

Ce soir grand feu d'artifice, et peut être ma grand mère achètera un gâteau !!!!,,

Les deux mois de vacances se passaient ainsi, nous ne languissions pas.

Le 15 aout, jour de la "vote", était attendu avec impatience, « mes parents viendront et j'aurai droit à un petit billet pour les tamponneuses et pour acheter des chiques »

ANGLADE ne gagnera pas le tour. Il aura l'initiative de faire arrêter le tour à Colombey les deux églises et CHARLES DE GAULLE le félicitera et l'encouragera.

Plus tard lors de la retraite venue, il dessinera un vitrail de notre dame des cyclistes.

C'était les vacances sans soucis et sans peur du lendemain.

JACK SABATIER

LE 31 JUILLET 2017

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28/07/2017

Le ''Stelvio""

Un signore nominare : « Stelvio »

L’évocation de ce mot magique de sept lettres m’a toujours émerveillé. Le Passo dello Stelvio (ou StilfserJoch) culmine à 2758 m. « Le Giro d’Italia » l’a élevé au grade de « Cima Coppi » C’est d’ailleurs sur ses pentes que Bernard Hinault, le 5 juin 1980 a construit son premier succès dans le tour d’Italie.

Mon approche de ce col légendaire sera plus placide, ma pratique de la bicyclette à la tournure de la soixantaine est devenue bucolique, contemplative voire nonchalante. L’esprit de compétition ne m’a d’ailleurs jamais animé. Seule la course cycliste m’a passionné pendant de longues années. Dans ma jeunesse la télévision ne retransmettait, en noir et blanc, que les vingt derniers kilomètres des étapes du Tour de France, et ce, avec une qualité bien moyenne, sans parler des jours de brouillard où l’écran restait immuablement gris

Le « Giro d’Italia » à cette époque n’avait grâce uniquement que dans la presse écrite. C’est donc à la terrasse du « Café des Cévennes » sur la place du Quai au Vigan, que je lisais le journal « l’Equipe ». A l’ombre des tilleuls, je m’enivrais de ce breuvage littéraire, de la plume des : Antoine Blondin, Jacques Goddet ou Pierre Chany. Il y avait forcément un jour d’écart entre le témoignage écrit et le déroulé de la course. Mais peu importe ! De nos jours, chaque fait de course est diffusé, à l’instant présent au monde entier via le satellite.

En ces temps déjà lointains que ma mémoire se plait à mettre en lumière, la lecture quotidienne du journal créé par Henri Desgrange était source de découverte, d’évasion, de chevauchées fantastiques.

Ces journalistes de talent avaient le don de décrire des contrées inconnues, des champions de légende et des cols de prestige. Ma mémoire en garde un bien doux souvenir. Seul le magazine « Miroir du Cyclisme » apportait un peu de couleur à mes rêves. Ces photographies du Tour d’Italie, venaient parfaire ce monde lointain, mystérieux mais idyllique. Je revois parfaitement Eddy Merckx paré de la « maglia rosa » suivi de Fuentes, Baronchelli ou Gimondi …

J’ai découvert les Alpes françaises dès mes premiers congés payés à l’âge de vingt ans. Ce fut un enchantement. Ma conquête de l’Italie a été plus tardive. Les Pordoï, Falzarego ou Stelvio ont toujours hanté mon esprit mais c’est seulement, à l’an deux mille qu’ils se sont offerts à mes roues de cyclotouriste.

Par le passé, j’ai eu la joie de gravir ce géant alpin à deux reprises mais uniquement depuis Bormio par les merveilleux lacets du Braulio. Mais la voie royale, celle montant depuis les rives de l’Adige et qui aiguisait tant mon appétit, c’était toujours refusée à mes roues jusqu’à ce jour dernier.

Lundi 3 juillet 2017 – Prato allo Stelvio (916m), je suis prêt pour ce grand moment, un rendez-vous a marqué comme d’une « pierre blanche » dans mes déambulations vélocipédiques qui ont débuté dans le milieu des années 70.

J’observe le panneau m’indiquant : « Passo Stelvio – 24,5 kms ». Je quitte la bourgade encore calme sur une route déjà montante. Rien de bien surprenant, car de toute évidence, je sais parfaitement que je ne pars pas à la pêche aux palourdes sur la plage des Aresquiers. « ça monte et ça va monter », la chose est bien claire dans mon esprit.

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le village de Stelvio                                       la première des 48 épingles à cheveux

 

Très rapidement la vallée se resserre en un étroit boyau ne laissant qu’un brin d’espace pour l’emprise de la chaussée jouxtant un fougueux torrent. Les premiers éléments d’une longue litanie de cyclistes de tous poils commencent à me doubler. Nous échangeons un petit signe de la main, un « ciao » ou un « forza » avec les italiens. Les cyclistes venus de l’Europe du Nord sont moins enclins à ce genre d’échange. Il faut parfois insister afin de préserver cette coutume, ce petit geste d’amitié. Il contribue ainsi à tisser des liens au sein de la sphère du vélo, au-delà de la langue, de la nationalité ou de la pratique elle-même.

A Ponte allo Stelvio (1117m), la route change de rive et j’aperçois le village qui a donné son nom au col. Un peu plus haut c’est Gomagoi (1257m) et son église qui accroche mon regard. La pente est convenable 7-8% mais il faut rester calme, concentré, la partie sera longue et sans doute difficile. Je progresse à mon rythme. Je découvre enfin la première épingle à cheveux. Elles sont toutes panneautées, celle-ci porte le numéro « 48 » ; donc quarante-huit lacets au total. C’est la marque de fabrique de ce col. Le Stelvio et ses virages, c’est une histoire de près de deux siècles. Cette « strada » qui relie la Lombardie au Sud-Tyrol, de la Valtellina à la haute vallée de l’Adige a été construite entre 1820 et 1825.

J’évolue toujours dans une vallée très encaissée, les deux parois sont très proches jusqu’à mon arrivée au village de Trafoï (1543m). Quelques chalets, des hôtels, une église esseulée dans l’espace et déjà, les glaciers apparaissent. Ils soulignent un paysage de haute montagne ; le massif de l’Ortler culmine à 3905m. Trafoï est aussi la terre natale de Gustavo Thoeni, le célèbre skieur italien.

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l’église de Trafoï

Quelques photos bien sûr ! Je m’approvisionne en eau et je repars sur une route qui se cabre et devient particulièrement étroite et sinueuse. Les virages s’enchaînent rapidement et le trafic routier se réveille. Je suis à mi col. Le ciel est encore haut ! Cela commence à devenir difficile mais je sais que ce segment de route en forêt est la « clé » de cette ascension. Pas de panique, mais il me faut néanmoins faire « les fonds de tiroirs » afin d’engager toutes les forces disponibles dans ce combat. Heureusement en sous-bois, c’est une véritable féérie florale. J’observe les lys orangés dans les talus ensoleillés, puis les lys martagons dans le mélézin. Par dizaines, par centaines même.

Malgré l’effort soutenu, je m’offre quelques pauses pour immortaliser ces instants magiques. Je n’ai jamais vu autant de lys martagon en si peu d’espace !

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 les lacets courts et pentus                            lys martagon

 

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le massif de l’Ortler

Je ne les compte plus ! Mais, je ne perds pas pour autant le compte des virages qui eux me permettent d’évaluer ma progression. Je m’extirpe peu à peu de la forêt et j’atteins enfin, l’hôtel « Franzenshöhe » à la côte 2188m.

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à la côte 2188m, ce n’est pas encore gagné !

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comment ne pas tomber en extase ?

Le plus dur est fait certes, mais depuis ce point stratégique la route s’envole littéralement à l’assaut du ciel. C’est l’ultime série de virages, spectaculaire, aérienne, d’une grande esthétique ! Je sais pertinemment que la pente va faiblir, l’effort en principe sera plus modéré. Mais un autre paramètre entre en jeu ; l’altitude. Je grimpe désormais à plus de 2000 mètres, et ce, pour un bon bout de temps encore. Physiologiquement la donne est différente.

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un col, une route unique

Cette route avec ses virages qui s’entrelacent à merveille, combien fois ai-je pu la contempler en photographie ? Elle est d’ailleurs unique, aucun autre col n’offre un tel déroulé. Je pense bien entendu à Pierre Roques qui dans son ouvrage « les cyclotouristes, le vélo autrement » avait sublimé ce décor enchanteur. Mes pensées s’envolent aussi vers tous mes amis qui un jour ou l’autre sont venus « jouer du dérailleur » en ces lieux bénis du Dieu Vélo. Je suis heureux d’être là malgré la fatigue. Mon bonheur serait complet si Christine m’avait accompagné mais un souci de santé l’oblige au repos. Nous reviendrons donc dans un futur proche afin de jouer cette partition de concert, fidèle à nos habitudes.

Un virage, un de plus, pourrai-je dire, mais celui-ci a une saveur bien particulière. Elle me rappelle les fines bulles du champagne ; cette épingle à cheveux porte la mention : n°1, c’est l’ultime courbure de cette merveilleuse route !

Quelques pédalées encore et la délivrance intervient à 2758 mètres au-dessus du niveau de la mer. Une immense joie et la satisfaction d’avoir réussi cette gageure, et gravi ce prestigieux col pour mes soixante ans ! La « Cima Coppi ». Une stèle en retrait de la route rappelle la mémoire du campionissimo, mais cette distinction honorifique fait aussi les affaires des commerçants locaux …

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le sommet, la délivrance …                           la « cima Coppi »

Il est midi, les skieurs rentrent du glacier, les cyclistes en ont fini avec leur ascension, et les touristes baguenaudent au beau milieu de ce capharnaüm sans nom. Les constructions sont laides et parfois délabrées, un commerce de pacotille occupe le peu d’espace disponible. Les odeurs de choucroute-saucisses et de bière viennent se mêler au gaz d’échappement des véhicule bloqués par les piétons en quête de l’achat d’un objet souvenir « made in china ».

Dans cette foule bigarrée, je rencontre des cyclos de l’ASPTT d’Agen. Je discute un bon moment, nous échangeons nos impressions sur les cols du secteur (Gavia, Mortirolo, Foscagno ou Bernina).

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dernier regard

 

J’engage la descente par le versant ouest et bascule rapidement dans la combe de l’Umbrail. Je retrouve là, une nature vierge, l’alpe comme l’on peut en rêver : torrents et cascades, pelouses fleuries et mélézin diffus. Je suis en Suisse dans le canton des Grisons et j’en prends à nouveau plein les yeux. Plus bas, je découvre le Val Müstair ; une large vallée alpine où la fenaison bat son plein. Elle est parsemée de beaux villages dotés de clocher à bulbe.

La route est légèrement descendante, le soleil est à son zénith, ma randonneuse file allègrement. Je jouis pleinement de l’instant présent tout en me remémorant cette journée bien particulière. Et si le bonheur, c’était ça, tout simplement …

 

                                                                                   Guy

 

 Texte et photos Guy Cambéssèdes

Mise en page Marie-France B.

 

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20/07/2017

les Dolomites

Dolomites

 

Nous les avions découvertes à l’an deux mille, lors d’un merveilleux Thonon-Trieste gravé à tout jamais aux tréfonds de nos mémoires. L’envie de les revoir a toujours été présente en nous. Les années sont passées, d’autres projets ont vu le jour. Ils se sont réalisés au fil du temps. Nous avons continué notre route sans jamais véritablement oublier ce massif alpin hors du commun.

A l’occasion de l’anniversaire de nos soixante ans, nous avons mis le cap à l’Est, traversé l’Italie du Nord afin de réaliser une immersion totale dans cet univers où minéral et végétal se marient à merveille.

 

Après Vérone, l’autoroute remonte tout doucement la vallée de l’Adige et les montagnes s’élèvent au fur et à mesure de notre progression. Les conditions météo sont parfaites. Tout d’abord, nous empruntons le Val di Femme, ensuite le Val di Fassa. Au gré de notre pérégrination, petit à petit les « cathédrales de calcaire » apparaissent. Quelle émotion. Les dolomites ne sont comparables à aucune autre montagne. Elles sont uniques, splendides et même envoûtantes tant ces colonnes de roche qui s’élancent vers le ciel monopolisent notre regard. Nous n’avons d’yeux que pour elles !

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Depuis le Sass Pordoï

A Canazeï, la route s’élève rapidement en forêt par de courts lacets pentus. Notre hôtel étant retenu au Passo Gardena et l’après-midi à peine entamée nous optons pour un passage par le Passo Pordoï afin d’emprunter le téléphérique du Sass Pordoï (2950m), « la terrazzea delle dolomiti ». Le souvenir de l’an 2000 est resté impérissable mais il fallait bien rafraîchir ces images de presque vingt années en arrière. Le panorama est toujours aussi fabuleux depuis cet éperon rocheux du Groupe du Sella. Le Sassolongo (3179m) est là, tout proche, à l’opposé c’est la Marmolada (3346m) et son glacier. Puis c’est la Civetta (3220m) et le Pelmo (3168m), sans oublier le Tofane (3243m) qui complète ce merveilleux tour d’horizon. Devant nous d’immenses lapiaz s’étagent jusqu’au Piz Boè (3152). La blancheur du calcaire nous éblouit et le paysage nous enchante. C’est un grand ciel bleu qui nous accueille dans ce lointain Sud-Tyrol. Les glaciers autrichiens scintillent à l’horizon, nous sommes d’entrée de jeu sous le charme de ces montagnes atypiques.

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les lacets du Pordoï et la Marmolada       d’immenses lapiaz et le Piz Boè

 

Après avoir contemplé à satiété ce panoramique de 360°, nous reprenons la route et basculons le Passo Sella afin de gagner le Val Gardena. Rapidement le col apparaît, l’hôtel CIR nous accueille dans un merveilleux décor montagnard. L’encadrement de la fenêtre de notre chambre s’ouvre sur le Sassolongo. Comment rêver d’une plus belle carte postale ! Nous y séjournons une semaine afin de rayonner aux alentours ; l’Alpe de Suissi, le Val di Funes, Alta Batia, Ortizei, Cortina-d’Ampezzo, etc … Sans négliger pour autant de petites balades pédestres aux abords de l’établissement où la flore exulte en ce début d’été (trolles, lys orangé, gentianes …). Au pied des falaises du Sella, les chamois vont et viennent en toute quiétude.

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le Passo Gardena depuis la chambre de l’hôtel  l’hôtel CIR

 

Sur la route des grands cols c’est l’affluence ; motos par nuées, cyclistes en masse et bien sûr des voitures, des bus et même quelques camions. Le tout sur des chaussées bien souvent étroites et sinueuses. Un univers routier bien différent de nos Cévennes au trafic presque insignifiant. Autre élément perturbateur c’est la chaleur ambiante même en altitude. L’après-midi c’est 30 à 35° en vallée et 25 à 27° à 2000 mètres. La semaine suivante, la tendance s’est inversée et il a fallu sortir les tenues d’hiver afin d’affronter les longues descentes froides et humides. Heureusement, nous étions en villégiature dans la vallée dans un quartier haut-perché du charmant village de Moena (1184m). La neige a même blanchi des sommets environnants. En ces lieux, l’hiver peut s’inviter à tout moment !

 

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Christine en pleine action                       l’Alpe de Suissi

 

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dans le Passo Sella                             à la Forcella Rodella

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lys orangé                                 chamois bondissant

 

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 au Passo Falzarego                                     le Tofane

Ces montagnes du Trentino Sud-Tyrol sont étroitement liées à l’œuvre du géologue et minéralogiste français Déodat Dolomieu qui, dès le 18ème siècle, a parcouru et étudié les montagnes désignées de nos jours sous le nom de chaîne des Dolomites. Né le 23 janvier 1750 à Dolomieu, près de la Tour-du-Pin (Isère). Il meurt en 1801, l’année de la publication de son œuvre majeure : « Philosophie Minéralogique ». Dans cet ouvrage, il précise la notion d’espèces en minéralogie. Il indique que celle-ci doit être basée sur la forme géométrique et la composition chimique des cristaux. Il estime que couleur, éclat et inclusions sont des caractères secondaires. Il avait mis en évidence dès 1791 le fait que certains carbonates doubles de Ca et de Mg ne font, à froid, qu’une légère effervescence avec des acides. Au cours de sa vie, il avait rencontré des massifs rocheux, constitués par ces carbonates dans les montagnes du Tyrol et du Trentino. C’est le chimiste et botaniste suisse Nicolas Théodore de Saussure qui, en 1796, a nommé ce minéral « dolomie » et ces montagnes les « Dolomites », et ce, afin de lui rendre hommage.

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Passo di Giau

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la récompense après l’effort

Nous avons effectué un superbe séjour dans ce massif montagneux peu connu des français (hormis les cyclistes, les randonneurs pédestres et les amateurs de grimpe). Nous avons été très agréablement surpris par l’excellent rapport qualité/prix de l’hôtellerie. Comme dans le Tyrol autrichien cette région regorge d’hôtels et la fréquentation touristique est phénoménale même à la mi-juin. Du confort, un service impeccable et en prime des décorations toujours soignée et agréable. Nous avons été très bien accueillis partout malgré l’obstacle de la langue. En Sud-Tyrol, c’est l’allemand et même le ladin (la langue originelle) qui prime, l’italien ne vient qu’en derrière position. Cette région du Royaume Autriche-Hongrie a été annexée par l’Italie en 1919 (traité de Saint Germain) mais cette population de souche germanique n’a jamais épousé la péninsule italienne. Cent ans plus tard la fracture est toujours béante tout comme les vestiges de la guerre (via ferrata, fortifications, tranchées et fortins).

Nous avons goûté à la gastronomie par le biais de nombreuses spécialités locales ; le speck un jambon sec légèrement fumé, les pâtisseries avec ses fameux strudels aux fruits et bien sûr les pâtes préparées avec beaucoup d’ingéniosité. Nous nous sommes délectés des célèbres cappucchino et des « gelati », qui contribuent, également au charme et au raffinement de l’Italie.

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 Selva di Cadore et le Pelmo

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Colle Santa Lucia et la Civetta

Des cols prestigieux, une flore d’une exceptionnelle richesse et des montagnes d’une rare beauté. Une chose est sûr nous n’attendrons pas dix-sept années pour y retourner une nouvelle fois !

 

                                                                                              Christine et Guy

  

Récit et photos Guy Cambéssèdes

Mise en page Marie France B.

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |