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04/05/2018

Bienvenue sur le blog de l'Amicale Larzac Aventure

 
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Amicale Larzac Aventure

34520   Le Caylar   

 

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photo GC

« Le monde dans lequel nous vivons le cyclotourisme, manque de repères. C’est le rôle de l’Amicale Larzac Aventure de redonner à chacun le goût de l’action collective et amicale, face à un environnement qui pousse à l’individualisme et à la compétition ».

Le Président 

  

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Voyage dans la Haut Languedoc

Cap à l'Ouest

 

Nous voilà donc de retour de ce voyage itinérant dans le Haut Languedoc. Tout avait été bien préparé, nous avions su attendre que les jours de remarque (St Georges, St Marc, etc …) soient passés. Hélas ! Ce fut, ciel bâché et routes luisantes ! Heureusement, Jean-Marie et son satellite « Météosat - spécial Larzac » veillait sur nous afin de nous éviter averses et orages…

Samedi 28/04 – Le clocher du Caylar sonne à neuf reprises, c’est parti en direction de l’Escandorgue avec un vent marin bien formé et de face. Nous sommes encore sur nos routes familières où toutes les courbures de la chaussée sont inscrites au plus profond de nos mémoires.

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Nous quittons le Larzac...

Un pâle soleil nous accompagne encore quelques instants. Puis, vient la plongée sur Joncels par le causse de Gabriac, « petit-frère » du Larzac. Nous contemplons longuement la voie ferrée, celle-ci dénommée « Aubrac » qui relie Béziers à Neussargues. Très bel ouvrage, un voyage dans le temps ! Mais pour combien d’années encore ? Ces jours sont sans doute comptés.

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Le viaduc de Joncels

A Lunas, regroupement général des troupes afin de descendre la vallée de l’Orb sur une route déjà bien fréquentée. Pourtant l’activité économique est en déclin dans ce haut canton héraultais. Bédarieux, la capitale mondiale des « nids de poule » nous accueille pour un gymkhana sans fin. Jacques IZARD en a compté 421 en 3,2 Kms, il s’occupe d’ailleurs de faire valider ce constat au livre des records.

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L'entrée sur la voie verte

Nous entrons enfin sur la voie verte afin de rouler en toute quiétude. Au Bosquet d’Orb, Pierrot et Guillaume nous retrouvent pour la pause-déjeuner sur la terrasse d’une guinguette qui a conservé ses quartiers d’hiver. Le ciel s’obscurcit de plus en plus et la température demeure bien fraîche.

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Vue du haut de la voie verte

Petite pause à l’ancienne gare de Mons-la-Trivalle où nous prenons le café sous la menace d’un impressionnant molosse occupant une terrasse à l’étage supérieur. Christine se plait à le faire aboyer jusqu’au moment où le patron des lieux l’informe que dernièrement il a sauté…

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Pause-café à Mons-la-Trivalle

Nous préférons reprendre notre chevauchée dans la vallée du Jaur, la vallée des cerisiers. Les cerises sont bien présentes mais de la taille d’un petit pois et vertes comme des poireaux ! De tunnels en viaducs nous finissons par arriver à St Pons-de-Thomières. Ville quelque peu fantôme, où les commerces sont rares et la population éparse. Là aussi, il y a eu de la vie dans un passé guère lointain… « Ils sont allés gagner leur vie loin de la terre où ils sont nés », triste sort réservé aux jeunes populations de ces contrées pourtant attachantes et attrayantes. Ah ! La ruralité, chère à nos élus en campagne. Beaux discours enjoués mais triste réalité !

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Le groupe

5 - le groupe avec le pont de Trassac (Copier).JPG

en fond, le pont de Tarassac

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La bosse du Julio                            De l'ombre a la lumière

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Merci Guillaume ...

 

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Voir le bout du tunnel

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L'arrivée à Olargues 

 

      Le soir de la première étape 

11 - au soir de la premiere etape (Copier).JPGCe soir, c’est jour de fête : Claudette et Francis se joignent à nous pour le repas. Ils profitent de notre passage dans leur ville pour s’imprégner une nouvelle fois de l’esprit et de l’ambiance de l’Amicale.

Nous passons de très bons moments en leur compagnie, une chaleureuse soirée empreinte d’affection et d’amitié. En fin de soirée, Francis nous confie qu’il envisage une participation au PBP 2019, mais uniquement si Jean-Marie se décide avant que les brevets qualificatifs ne débutent. La balle est désormais dans le camp du natif de St Maurice-Navacelles. Mais relèvera-t-il le défi pour ses quatre-vingts printemps ? 

Dimanche 29/04  - Le ciel n’est pas plus menaçant que la veille mais reste inquiétant. Quelques achats de bouche en ville avant de retrouver la voie verte et son sol sablonneux. Nous espérons tous que la pluie annoncée par « Radio-Larzac » ne viendra qu’après la sortie de la piste afin d’éviter d’avoir à chanter le tube de Sacha Distel : « La gadoue, La gadoue. »

12 - nous filons vers Mazamet (Copier).JPG

Nous filons vers Mazamet

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Quand la pente est trop sévère ....

Passé le tunnel du col de la Fenille, le paysage change, plus verdoyant, plus océanique. Mais le ciel se charge et la montagne noire porte bien son nom, d’ailleurs, le Pic de Nore a revêtu sa tenue de camouflage. En ces lieux, nous avons une pensée pour Martine et Michel, hôtes de ces montagnes discrètes et sauvages. La piste déroule toujours son ruban jaune mais le ciel demeure sombre, nous retenons notre souffle ! Nous arrivons à Pont de Larn sans encombre mais avec quelques sérieuses inquiétudes car le ciel maintenant se lisse, l’horizon se brouille et puis c’est l’heure à laquelle tous les prévisionnistes de la planète ont annoncé la douche céleste. Une fois sur le bitume, nous voilà en route pour Castres. 

A mi-chemin entre la cité lainière et le chef-lieu du Tarn, la pluie s’invite à la table de notre voyage. Il reste encore de la route, nous sommes donc dans de beaux draps ! C’est carnaval, chacun retire de ses sacoches une tenue adéquate aux intempéries. Tout d’abord, c’est une pluie gentille, douce. Cette première onction permet de retirer le voile de poussière de mon poncho, en RTT depuis des lustres. La deuxième salve à l’entrée de la ville de Jaurès est plus sérieuse, la chaussée ruisselle et le ciel pleure tout son saoul.

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Dansons sous la pluie ...

La zone commerciale déserte en ce dimanche est parfaite pour la pause. De larges auvents nous abritent le temps d’absorber quelques victuailles réparatrices. Puis, c’est le traditionnel arrêt pour le café, le ciel s’en donne à cœur joie ! Notre entrée dans le bar est remarquée bien que très peu fréquenté. Deux assoiffés sans soif accoudés au bar nous prennent pour une escouade de Belges. Il est vrai d’avec nos accents, il est difficile de distinguer nos origines wallonnes ou flamandes. Une chose est sûre, c’est bien un temps de classiques belges ! A ne pas mettre un cycliste dehors, pourtant nous en rencontrons des dizaines « trempés comme des rats », « bagnés jusqu’au trognon ».

Un court instant nous partageons la route d’une cyclo-sportive, une épreuve bizarre qui ressemble à une course et qui pourtant paraît-il n’en est pas une. Allez comprendre, il faudra que l’on m’explique à tête reposée ! Pour l’heure la pluie est toujours là, et maintenant la route monte. Oh ! Une pente à notre portée mais les kilomètres sont toujours plus longs sous la pluie. Là aussi, il doit y avoir une explication. A l’entrée de Lacrouzette, le hall d’entrée chauffé du Crédit Agricole fait office de salle d’attente. Pierrot a tout prévu pour notre confort. Mais au fur et à mesure des arrivées le local devient rapidement exigu.

Le Relais du Sidobre nous accueille en vrac, c’est à dire dégoulinants. De l’eau partout, sur le marbre du hall d’entrée, sur les moquettes des couloirs. Heureusement le propriétaire dispose d’un local où machines et vêtements mouillés pourront s’égoutter en toute discrétion.

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L'arrivée à Lacrouzette, dégoulinants...

L’après-midi s’étire et une éclaircie nous autorise une visite du village où le granit est roi. La pluie revient rapidement mais nous sommes désormais à table où entre la phénoménale côte de veau et les cailles au banyuls nos papilles sont en extase devant cette abondance culinaire. Les estomacs bien calés, nous sommes en droit de réclamer la paix des braves.

A peine arrivé le premier sommeil que la chambrée copieusement emplie se trouve en émoi face à deux monstres descendus de l’étage supérieur. Franches rigolades, blagues de potaches de la part de deux mamies redevenues en enfance ! Le tout dans une chambre de cyclotouristes ayant roulé sous la pluie qui ressemble plus à la boutique d’Emmaüs qu’à un coquet hôtel de province.

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l'attaque des monstres

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mais qui sont -elles ?

Lundi 30/04 – L’atmosphère est toujours très humide et même franchement froide. Nous saluons nos hôtes pour leur chaleureux accueil et l’excellence de la cuisine.

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Nous saluons nos hôtes

17 - cette pierre en tindelle (Copier).JPGNous engageons la route par un petit crochet afin d’admirer la Peyro-clabado, un énorme bloc de granit en « tindelle » depuis des siècles. S’il avait dû tomber, cela serait fait depuis longtemps alors nous le contournons sans appréhension. Des appréhensions nous en avons, tout de même, avant de nous élancer dans la froide descente vers l’Agout en crue.

 

cette pierre en ''tindelle''

 

Les muscles se durcissent malgré nos couches vestimentaires, cruelle descente aux enfers. La montée qui s’ensuit est raide comme la justice et nos membres endoloris crient tout leur désespoir. Vabre enfin ! Aucune plantation de café à l’horizon !

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Nous nous engageons dans la vallée du Gijou, un pur bonheur : 35 kms de légère montée dans un cadre enchanteur. Le printemps exulte, nous offrant ainsi une nature renaissante avec des verts pastel et des parterres fleuris sur des talus en joie. Nous traversons Lacaze, Viane et Gijounet ; quel régal !

 

Et c'était ça le cyclotourisme

 

Lacaune, bien connue pour ses salaisons nous reçoit dans une froidure persistante. L’équipe a peine regroupée pour le pique-nique, voilà une cinglante averse qui nous oblige à un bivouac improvisé sur le parvis de l’hôtel de ville protégé par une avancée de toit. Ironie du sort, c’est mon dernier jour de vie active. Me voilà à la porte de la Mairie. La maison commune a été l’auberge de ma carrière d’agent de la fonction publique territoriale. Quelle coïncidence ! Comme un clin d’œil aux quatre décennies passées au service de mes concitoyens.

La sortie de la ville s’effectue par une méchante bosse où la circulation est dense au regard de l’activité de la cité. A peine engagés dans la première rampe que les vannes célestes s’ouvrent à nouveau sur notre équipée. Heureusement, cette averse ne mouille que très peu, sa composition de base est une grêle bien drue qui glisse sur nos tenues hivernales dans un bruit de cataracte. Et dire que certains partent en Patagonie pour ressentir de telles émotions ! Statues menhirs et sommet du Montalet sont aperçus mais laissés en réserve pour une prochaine visite. Là, c’est sauve qui peut ! Dommage, Bernard avait fait de la place dans ses sacoches afin d’emporter un jambon.

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c'est vert, c'est zen ..

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A Moulin-Mage la route redevient bucolique. C’est vert, c’est zen, c’est humide aussi mais quel calme ! La route ondule au gré des mouvements de terrains harmonieux et plaisants. Le soleil se montre et réchauffe nos cœurs en proie au doute devant tant de misère venue du ciel. Ca monte, ça descend, ça tourne et virevolte à qui mieux-mieux mais quel plaisir !

Au col du Pas du Loup, Pierrot ressort son pain tordu de sa sacoche et nous promet que les coups tordus c’est fini pour la journée. Sacré lascar, ce Pierrot car il nous dit ça, avec un sourire mi-figue, mi-raisin…

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Au col du Pas du loup

Nous bavardons quelques instants avec un couple de retraités du coin, moments toujours plaisants que ces rencontres impromptues qui sont les épices de nos « échappées belles ». Camarès sous le soleil pour la pause photo mais le temps de faire les provisions car demain c’est premier mai, l’averse revient et nous accompagne pour les derniers kilomètres en direction d’Andabre.

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Camarès

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le temps des provisions...

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Le gîte d'Andabre

Grande bâtisse dans un espace boisé. Ce lieu n’est pas anodin, il y a très certainement une histoire derrière tout cela. La maîtresse de maison nous avait prévenus à l’heure de l’apéro, l’histoire de cet édifice, ça sera après l’aligot-saucisse. Nous sommes en Aveyron, c’est le plat de référence, la marque de fabrique de ce département. Nous avions à peine terminé le tiramisu que la voilà en train de nous conter cette épopée de plus d’un siècle. Avec quelques rebondissements aux quatre coins de la France, des références historiques, un récit à rallonges qui pourrait parfaitement nourrir un scenario de Claude Lelouch ! Un débit oratoire impressionnant, une faconde bien rodée, elle nous a tenus en haleine une bonne heure et demie avec un récit prenant et touchant, ne laissant personne indifférent. Ce soir-là, nous n’avons pas entendu Christine ! Tant son homologue connaissait sa partition et possédait un organe vocal sans commune mesure. C’est sur ce beau conte empli d’humanité que nous regagnons nos chambres mais avec l’inquiétude que les deux monstres rencontrés la veille aient poursuivi leur route afin de mieux nous croquer…

La nuit a été calme et pluvieuse à souhait …

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La tablée d'Andabre

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Dernier départ

Mardi 01/05 – Le jour s’étire lentement dans un espace nimbé de brumes languissantes. Une frêle lumière empreinte d’une grande humidité laisse poindre l’espoir que cette nouvelle journée ne sera pas arrosée. Autour de la table du petit-déjeuner nous emmagasinons l’énergie nécessaire pour affronter cette dernière étape qui sauf encombre doit nous ramener sur notre cher Larzac. Des encombres point nous ne rencontrerons sur ces routes désertes aux confins de l’Hérault et de l’Aveyron. Les frondaisons se libèrent peu à peu, avec parcimonie, des précipitations reçues au cours de la nuit. Les routes luisent, les pneumatiques chuintent et nous glissons de valons en vallées.

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Ciel bâché et routes luisantes..

Quelques carrefours isolés, sans âme, ni vie, où Josie et Jacques prennent soin que chacun s’engage dans la bonne direction. Le couvert végétal est luxuriant, les fonds de vallées sont bien cultivés par les maigres populations encore présentes. Nous laissons l’abbaye de Sylvanès dans son silence et l’église russe dans sa solitude, perdue au fond des bois.

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dans la vallée

Le col de Notre Dame nous présente ses premières pentes. Nous quittons la partie du voyage en terre inconnue pour notre terrain de jeu favori : Le Larzac et ses vallées adjacentes. Un univers, un monde, notre planète à nous, Amicalistes Larzaciens. Rocozels tout d’abord, puis Ceilhes et son lac, désert aujourd’hui. Non ! Un canard se fait courser par un cygne. Jack sort son appareil photo mais trop tard, le calme est revenu sur l’onde immobile. Nous retrouvons un gros ruisseau au pied des montagnes, c’est l’Orb qui galope ainsi vers la plaine languedocienne. La pente se redresse sérieusement et les sacoches commencent à se faire sentir. Un carrefour puis Le Clapier nous accueille avec quelques gouttes en guise de bienvenue. Le préau de l’ancienne école sera notre refuge pour ce dernier repas en commun. Le goudron ruisselle à nouveau et le moral commence à s’émousser malgré la promesse d’un final à quelques encablures. Tous en selle pour le dernier rush : le Pas de Licous. Sévère rampe, sous la menace des averses que nous voyons venir vers nous depuis ce promontoire. Avec Pierrot nous tirons des bords comme des « loups de mer » en proie à la tempête. Côte à côte, unis dans l’effort et dans l’espoir d’instants meilleurs, nous hissons nos machines sur ce merveilleux plateau du Guilhaumard, sanctuaire de la flore caussenarde. Quelques hectomètres après, nous traversons une station de fritillaire des Pyrénées. Quelle splendeur ! Mais la lumière n’est pas au top pour la photo et puis les collègues attendent plus haut, au Pas de la livre très exactement. Un col entre Escandorgue et Larzac qui voit l’Orb s’évanouir dans une vallée et la Lergue dans une autre.

Les nuages courent, le ciel est tourmenté mais délivre une lumière particulière qui confère à cet instant bien précis un charme absolu. Nous dominons un vaste espace orienté vers le Sud, nous observons un moutonnement incessant de montagnes et collines qui vont finir par s’effondrer avant de rencontrer la grande bleue. Le voyage touche à sa fin, à peine quelques mouvements de terrain et le Larzac sera à nouveau sous nos roues, à la portée de notre regard.

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Le dénouement est proche...

La troupe s’est déjà ébrouée depuis quelques instants et pourtant nous sommes toujours là, Jack, Jacques et Nicole comme habités par cette vision, cette grandiose lecture de paysage qui doit sembler sans intérêt pour les rares automobilistes pressés de regagner l’autoroute.

Nous basculons la crête, la route nous offre une pente agréable et descendante, le roc Castel apparaît à nouveau au proche horizon, comme un navire pétrifié au beau milieu d’un océan de calcaire. Le village des Rives est traversé sans problème, la route file plein Est, face à mes chères Cévennes. Je reconnais le Rocher du St Guiral et le Serre de la Toureille qui abritent les célèbres lacets du col de la Lusette.

Epilogue – Nous prenons en commun une boisson fraîche et ingurgitons quelques madeleines – pas celles de Proust – dans ces instants toujours bizarres qu’occasionne une fin de voyage. Nous ne sommes plus sur nos montures et, pour autant, nous n’avons pas encore regagné nos pénates. Nous sommes là, sur ce vulgaire parking, partagés par un sentiment étrange de joie, de mélancolie, de tristesse et d’une fierté toute relative d’avoir réussi notre périple. Nos randonneuses sont désormais immobiles et pourtant nos esprits vagabondent encore sur ces monts de Lacaune, les vallées de l’Orb et du Jaur ou ce mystérieux Sidobre. Ultime délice, dernières goulées de ce précieux breuvage aux mille vertus car dans quelques instants à peine nous allons retrouver le quotidien, le banal, le déjà-vu et même le monde du travail…

Pardon ! J’en avais même oublié que depuis quelques heures je suis en retraite…

Nous remercions chaleureusement Pierrot pour son travail, son engagement sans faille dans ce projet. Sa minutie dans la préparation et la présentation de ce voyage. Sans oublier Noëlla, sa fidèle assistante.

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Merci Pierrot

Un grand Merci à vous tous pour votre participation, votre joie de vivre communicative, en bref votre état d’esprit qui fait honneur à l’Amicale. Nous étions onze unis dans l’effort, la joie et parfois le doute car la route n’est toujours pas aussi docile que prévu et le ciel quelquefois brouillon voire détestable… Ce sont les aléas du Cyclotourisme, cette activité de plein air que nous pratiquons depuis des décennies. Bien plus qu’une simple et banale virée à vélo, le Cyclotourisme est un fabuleux mode de vie sur deux roues, un cours de philosophie permanent au contact de la nature.

Longue vie au Cyclotourisme et à notre chère Amicale.

 

                                                  Guy ( texte) Pierrot ( photos)

Mise en page MFB 

 

 

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25/04/2018

Voie verte Ganges Sumène

 

Voie Verte Ganges-Sumène

 

 

Profitant de ce beau dimanche printanier, je suis allé voir l'avancée des travaux de la voie verte ’’ Ganges-Suméne’’ sur la ligne ferroviaire Nîmes- Le Vigan,en friche depuis 5ans au moins.

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Cette ligne a été achetée par le conseil départemental, à charge d'un aménagement pédestre, cyclo et rollers.

Le premier tronçon Caveirac-Sommieres est déjà terminé depuis quelques années et son succès va croissant, tout comme Quissac- Sauve.

Moi même je ne le fréquente pas le mercredi, samedi ou dimanche car c'est la cohue !!!!!!

Revenons à notre future voie verte, le chantier n'étant pas terminé je me suis dit : « chouette viel hibou, il n'y aura personne ».

Et contrairement à ce que je pensais, il y avait foule : une centaine de personnes croisées ou doublées, jeunes, vieux, chiens tenus en laisse ou pas …

La voie est presque terminée, il ne manque que l'enrobé final, et quelques panneaux de signalisation ou indication.

Quatre tunnels seront éclairés; l’un d’eux fait au moins quatre cent mètres.

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Tunnel de la voie verte

Cette section aura sans doute un fort succès car elle domine la vallée où coule le Rieutord, et enjambe de nombreux viaducs avec des points de vue splendides.

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Voie verte en haut du Viaduc

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"Pont des chèvres" vu de la voie verte

Pour moi la boucle est bouclée:  j'ai emprunté dans les années 1958 le train pour aller chez ma grand’mère à Sumène, puis pédestrement et à bicyclette, une fois la ligne fermée…

 

JACK S.

 

 

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21/04/2018

côté Lecture

 

Dernières publications photo_PaulFabre.jpg

de notre ami Paul FABRE

 

Dire Je t’aime au temps de Ronsard

 Anthologie de la poésie amoureuse du XVIe siècle

Auteur Paul FABRE 

éditeur Gilbert JACCON-   avril 2017 - 162 pages - 14 €

 

Ronsard_couv.jpgQuatrième de couverture :

« Cette petite anthologie n’a pas d’autre but que de rassembler quelques textes qui, d’une façon ou d’une autre, ont su dire Je t’aime, afin d’inviter à oublier, le temps d’une lecture ou d’une rêverie, nos ordinateurs et nos tablettes, pour redire, nous aussi, ce Je t’aime à la personne de notre choix, ce qui est la meilleure façon de le dire à la vie. Afin également de retrouver la richesse de nos bons vieux poètes qui ont encore, je crois, bien des choses à nous dire, et qui ont su nous les dire de manières si diverses ; on lira, dans les poèmes qui suivent, toutes sortes de déclarations d’amour, poétiques, simples, délicates, brutales, imagées, précieuses, coquines, voire obscènes… »   

 

 

Vadrouilles en vers et en image  

Co-auteurs Paul FABRE et Gilbert JACCON

Gilbert Jaccon éditeur - février 2018- 103 pages - 18 €.

vadrouille.gif Petite Vadrouille en vers et assonances

(poèmes de P. Fabre), Grande Vadrouille en noir et blanc

(photographies de G. JACCON)

"le poème est image, et l'image est poème"

 

 

 

 

 Les Belles Locutions françaises du passé

Auteur Paul FABRE

Gilbert JACCON éditeur, décembre 2017, 222  pages, 15 €.

locutions.gifDe grêler sur le persil à Trouver chape chute, en passant par Tonner sur les choux et Avoir la petite oie

Quatrième de couverture 

« L’auteur s’intéresse dans ce livre aux expressions qui ne sont plus utilisées aujourd’hui, ou du moins rarement, et dont le sens est énigmatique ou, du moins incertain : Retourner la salade avec les doigts, Porter la mandille, Tonner sur les choux, Grêler sur le persil, Enterrer la synagogue avec honneur… Paul Fabre permet au lecteur curieux de lever le doute sur plus de cinq cents de ces savoureuses locutions du passé. »

 

 

Renseignements et commandes

www.gilbertjac.com ou gilbertjac@orange. fr

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Le Caylar 7 et 8 avril 2018

 

Rencontre de printemps au Caylar

les 7 et 8 avril 2018

pour l'Amicale Larzac Aventure

Comme de coutume, rendez-vous à la Salle des fêtes du Caylar, le Samedi 7 avril 2018 à 8h.

La nouvelle banderole de l'Amicale 

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Départ en randonnée pédestre et cycliste dés 9 heures, et ce malgré l'absence du soleil printanier.

Pour les cyclos, parcours de 65 km environ, pour un dénivelé de 900 m

Le Caylar, La Couvertoirade, Combe-Redonte, Sauclières, Homs, Mas Gauzin, Campestre, Alzon, Vissec (pause repas), Les Baumes, Soulagets, St Michel, Le Cros, le Caylar.

 

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Le groupe cyclistes et marcheurs, devant la Salle des fêtes du Caylar.

 

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dés le départ, le tempo est donné par les deux maestros...

 

Regroupements, arrêts découverte ou visite.... pause pique nique.... 

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Village de CAMPESTRE

SUPRENANTE ENSEIGNE

"Chaussures- NOUVEAUTES-PRIX FIXES "

 

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A l'heure du Pique nique sur la place de VISSEC

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Sur le chemin du retour St Michel d'Alajou

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et dernière pause

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 Pour les marcheurs, balade dans la contrée de la Virenque et des Sotchs.

 

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Le soir à l'apéro

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Dimanche matin 8 avril, prévisions météo peu encourageantes, et ciel menaçant.

Malgré ce, petite virée en vélo pour quelques uns, belle balade pédestre pour quelques autres,  et repos à la salle pour certains.

 

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La Balade pédestre

Chemin des pierres sèches et sentiers buissonniers 

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rencontre insolite ..

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Toutes les photos en cliquant sur la vignette ci-dessous, ou voir diaporama rubrique "albums photos" en marge

 

PHOTOS Jeanine, Marie-France, Claude, Pierre

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06/04/2018

Pâques en Provence

 

 Pâques en Provence, à Barbentane.

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Non loin d’Avignon, le Rhône, ce fleuve long de 812 km, parfois sauvage, parfois dompté, coule vers la Camargue depuis sa Suisse natale.

Si près de tant de voies de communications importantes (autoroutes, nationales, rocades, ligne ferroviaire à grande vitesse), il y a de quoi hésiter à déplier une carte routière et à essayer de trouver des endroits paisibles pour pédaler en toute sérénité. Pourtant, Claude ICHE y est parvenu. Il nous a déniché des tracés dignes d’un pur cyclotouriste entre Rhône et grand axe routier !

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De départementales en chemins vicinaux, en passant par des traverses un peu caillouteuses, de mas en mas, l’Amicale sillonne la chaîne des Alpilles.

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Sous la forteresse en ruine plantée sur l’éperon rocheux, surgissent les Baux-de-Provence. De ce piton, on peut aisément apercevoir les plaines d’Arles et la Camargue.

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IMGP1444.JPGEvitant les gros bourgs de Saint-Rémy, de Châteaurenard et d’Avignon, la route de ce samedi 31 mars se fait champêtre. A Eygalières, nous profitons de ce paysage agréable pour engloutir vite fait un pique-nique tiré du sac, avant de retrouver le gîte réservé à Rognonas.

 

 

 

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IMG_8010.JPGLa concentration pascale du dimanche à Barbentane est le fil rouge de ce week-end. Là encore, notre ami Claude nous avait déniché un parcours sur mesure, longeant le Rhône et permettant d’aller découvrir un site précieux, au détour de Boulbon. Après cette longue pause, nous filons dans le petit col retrouver la multitude d’amis cyclos sur le haut de Barbentane.

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L’amitié et la joie envahissent le lieu et le cœur de chacun. C’est comme si le monde cyclotouriste avait attendu ce moment pour commencer la campagne 2018.

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Après l’orage de grêle de vendredi, les rayons de soleil illuminent des visages de Martine, Jeanine, Josie, Rachel, Christine, Andrée, Marie-France, Annie, Jacqueline, Hélène, Cécile, Noëlla pour ne citer que les dames.

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Alors que Rachel et Christine s’affairent aux sandwichs, Raymond HENRY présente, explique, montre, raconte l’Histoire du Vélocipède.

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Après un petit ravito, nous nous retrouvons à nouveau entre nous, à regret certes, mais il faut bien se séparer pour mieux se retrouver plus tard. Là est la force de l’amicale ! 

Nous filons en compagnie de Raymond (Aramon) et Jacqueline sur la route de l’abbaye de Saint-Michel-de-Frigolet, tout près de la Montagnette. Nous visitons le site de l’Abbaye avant de filer vers Rognonas en passant par Maillane ou je dois renoncer et laissé Noëlla, Jeanine, Josie et Jacques partir chercher le kangoo. Mes autres compagnons de routes sont là, tout près de moi, et ne me lâche pas une seule seconde. J’apprécie cette cohésion, cette entraide et je reconnais que je mettrais un long moment à assimiler ce réconfort. Il faudra la soirée autour d’une bonne table à Eyragues, pour que je digère ce qui m’a blessé. Pour qu’enfin je me réveille d’un mauvais rêve...

Un réveil parmi 12, puis 14 et, finalement, 16 convives se rassemblant, ce soir, autour de Christine qui « souffle » les bougies (alors que l’ami René Vattino-de-Sérignan les a « soufflées » la veille). Pour l’occasion, notre cher Président a tenu à fêter sa Christine en compagnie de l’Amicale et, pour lancer le toast, Jacques et Marylène Clamouse (Présidence du Codep 34) sont venus gentiment nous rejoindre.

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Le lundi, juste après la photo-souvenir en compagnie de notre hôte, nous quittons notre auberge douillette : nous allons saluer et remercier le club de vélo d’Aramon qui organise, ce matin, une balade cyclotouriste vers Théziers, Domazan, Valliguières… une randonnée qui me rapproche un peu plus de l’Amicale.

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Même si des soucis personnels sont venus entacher ce Pâques en Provence, il aurait été dommage de ne pas déplier les cartes dans cette contrée.

Merci à Claude et à Maguy, absents de ce week-end pascal, mais oh, combien ! présents dans notre cœur, par la pensée et à la lecture de leurs parcours.

Merci à Jacques d’Adissan, d’avoir suivi de près les parcours de Claude.

Merci à vous tous, pour votre soutien en des moments difficiles.

Merci aussi à ses sourires qui en disent long sur notre éthique.

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Récit Pierre H

Photos PH, JL, MFB

Mise en page MFB 

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02/04/2018

Vélocio et tradition

On se souvient tous des farces et plaisanteries du 1er avril... (les poissons en papier accrochés dans le dos des copains par les enfants, plus tard les blagues, les canulars, plus ou moins crédibles...)

Bref, une tradition bien sympathique qui perdure, même chez les grands enfants que nous sommes....

Comme moi, vous êtes vous fait prendre à l'hameçon ?

LYuJj3wuN0Dvf53RWzEXpRq7lyaIBA2A_med.jpgCar, voyez-vous l'histoire que nous a raconté notre ami Jack à propos de la venue de Vélocio à Sumène, était bel et bien un POISSON D'AVRIL . (Jack me l'a avoué lors de notre rencontre Dimanche à Barbentane...)

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Sacré Jack !!!

 

 

 

 

 

 Quoi qu'il soit, merci Jack pour ta bonne humeur

Marie-France

 

 

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29/03/2018

Vélocio

Quand Vélocio vint au pays de mon père,

 

velocio_velo.jpgC'était en 1929 , mon père avait dix ans et avait entendu dire qu'un monsieur adepte de la bicyclette, était venu cette année là, c'était Vélocio.

 

Sumène, ce petit village au pieds des Cévennes, était renommé par ses fabriques de bas de soie, par sa bonneterie, et sa tonnellerie.

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Les mines fournissaient du charbon,  de la blende (zinc) et un peu d'or.  C'était le petit village industrieux, un Saint Etienne à une moindre échelle.

Vélocio arriva vers 10h avec le père Vidal, lui même venant d'Alés. ''Alais''

Ils avaient logés à la Gardiole, entre Sauve et Saint Hippolyte du Fort, chez les missionnaires Montfortains.

Ils rencontrèrent Monsieur Monna, directeur de l'usine. Etait-ce pour le commerce? Sûrement, mais nous ne le savons pas...

Puis ils dînèrent à l'hôtel de la Rose où ils passèrent la nuit. 

Auparavant une petite réception organisée par les sportifs, car ce village avait une petite équipe de coureurs amateurs, roulant sur des vélos Tendil ou bien Génial Lucifer. Pas de vélos pour le travail car la topographie des lieux ne le permettait pas. Les coureurs s'entrainaient autour de Sumène ( et il y a de quoi faire...). Souvent, entre 12h et 14 h, ils montaient 3 ou 4 fois Cap de côte, à la sortie nord du village, puis reprenaient le travail. Ils écumaient les courses régionales Le Vigan, Ganges, parfois Montpellier, ou bien Nîmes qui avait un vélodrome non couvert. Bien entendu ils partaient et revenaient à vélo.

 

Le lendemain, Vélocio et le père Vidal prirent le train de 7h 40 en direction de Nîmes car le travail les attendait.

L'histoire ne dit pas si Vélocio fit commerce avec Monsieur Monna... mais ce qui est sûr, c'est qu'ils mangèrent des truites à l'Hôtel de la Rose.

 

Archives de l'usine et de la compagnie des chemins de fer

 

 

P1040436.JPGJack Sabatier

Avril 2018

 

 

 

 

 

 Mise en page MFB  

 

 

 

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25/03/2018

Gachonne

 

Gachonne -  Dimanche 18 mars 2018

 

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 L’amicale se lance vers le Roc de Gachone. De Viols-le-Fort à Calvisson, les cyclos de l’Amicale s’envolent comme fait le Pic St-Loup s’élançant vers le ciel.

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Le Pic-St-Loup regarde en face de lui l’Hortus. A eux deux, ils forment un site où nombre de cyclos s’échinent à leurs pieds.

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Du haut de son faîte effilé, le Pic contemple le panorama qui lui est offert. De là-haut, il arrive à voir le Roc de Gachone. Sur une ligne imaginaire qui les relie, ils sont tous deux devenus des lieux incontournables de balade avec, en leur sommets, des vues imprenables.

Trois moulins à vent, édifiés au sommet du roc de Gachone, et la croix, en haut du Pic-St-Loup, en sont les attaches.

DSCN2570.JPGIl faudra s’arracher pour gravir le Roc de Gachone et même faire du duathlon (vélo, marche). 167 m d’altitude à gravir après une belle pédalée dans le plaine et voilà, dans le viseur de l’objectif, l’arête du Pic-St-Loup.

  

 

Du sommet, on s'offre une vue panoramique circulaire, avec table d'orientation.

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L’odeur de la saucisse grillée rameute les cyclos et les réconforte après l’épreuve de l’ascension.

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De rencontres en rencontres, le temps défile mais le cyclo peine à enfourcher son vélo, non pas parce qu’il a trop abusé de la grillade, non pas parce qu’il est trop fatigué, simplement parce qu’il voudrait arrêter le temps et rester un instant de plus pour aller vers d’autres rencontres.

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D’un Pic à un Roc, il y a l’amicale.

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Pierre

Plus de photos ....

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 photos Pierre H. Jeanine L. et MFB

 

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24/03/2018

L'idéal chevaleresque

Journée Albert Bures à Caussade (Tarn et Garonne) 

L’idéal chevaleresque

C’est au pied d’un édifice bâti en partie de pierre blanche, culminant la ville de Montauban que se cache l’idéal chevaleresque.

C’est tout près du parvis de la cathédrale symbolisant la toute puissance de la monarchie œcuménique, mais dans un coin toujours rebelle que disparaît où apparaît cet idéal.

Il faut franchir le pont, avec ses trottoirs aux galets noirs et blancs venant du Tarn ou de la Garonne, et avoir l’œil averti pour déceler des dates des principales rénovations du pont vieux. Tout ceci pour comprendre quel est donc ce valeureux, modeste, invisible saint.

Pourtant nous allons le côtoyer, le suivre même dans son territoire, mais déguiser comme il est, on ne pouvait le confondre. Il est aussi vrai que nous sommes en période carnavalesque.

De routes en cv, de chemin en rase de vigne du Fronton, nous sillonnons non loin de sa cité qui le protège.

Noëlla et moi partageons même un moment d’extrême confidence entre les notables et roturiers qui se partagent un butin cueilli sur le pourtour de l’hexagone. Aurons-nous la chance de revivre un instant comme celui qui se déroule devant nos yeux ?

La nuit qui suit est pleine d’interrogations, de rêves, de joies et d’angoisse. Que vivrons nous au matin ?

C’est une rencontre avec de gentes personnalités venus nombreux de toute la contrée environnante pour une journée à la mémoire d’Albert Bures, lui qui sut rallier autour de lui la multitude, son souvenir la perpétue.

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Pour fêter toutes les rencontres faites en ce jour souvenir, nous irons chercher le sault de Montpezat de Quercy pour revenir dans Caussade qui situé sur les premiers contreforts du Quercy, profite d’une position géographique privilégiée, offrant une large gamme de découvertes et d’espaces naturels, où se marie un riche patrimoine bâti de briques et de pierres à la quiétude de la campagne.

fier chevalier moustachu.JPGUn banquet est servi d’un royal pot-au-feu, puis, sous le soleil de l’après-midi, le groupe de la veille se reforme pour une virée et un retour à Montauban. Là, je décline l’invitation de me joindre à eux. Pourtant, un fier chevalier moustachu, arborant les couleurs et le blason de l’amicale me donne envie. Mais mon compagnon de vie me l’interdit et, pour une fois, je vais l’écouter sagement.

Je laisse donc partir ce valeureux chevalier, dans la trace de l’idéal qui est là mais se cache encore. Au revoir à eux et au revoir le soleil qui, le lendemain, nous fera la tête.

C’est en ce lundi 12 mars, que nous allons découvrir et que va se dévoiler à nous l’idéal chevaleresque.

La campagne commence à Lavaurette sous un ciel des plus menaçant. Nous suivons Noëlla et moi notre guide qui nous amène à travers, de travers en travers, vers des lieux sortis de je ne sais où. Sorris, Saint Symphorien et son église, Le pigeonnier de Racanière, la Salle, les Espiemonts lieu sacré où l’idéal transmet son savoir, St-Pierre-de-Livron, Notre dame des Graces, Lacapelle-Livron, Caylus où nous quémandons le sault pour nos cartes de routes.

Nous longeons la Bonnette et apercevons le château de Cas sur notre gauche alors qu’à droite une cascade surgit sous st-Pierre-de-Livron

cascade.JPGNous laissons cette eau qui plonge dans la Bonnette, pour recevoir celle qui vient de tout en haut et qui se transforme en grêlons alors que nous somme en pleine pente pour retrouver le plateau et Lavaurette en passant par Tarau

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Nous avons suivi ce jour-là, un guide qui nous mena vers un retour aux sources, dans un de ces paysages que notre hexagone regorge. Le soleil nous a fait défaut, mais c’était pour bénir comme il se doit, Georges (Yoyo) qui terrassa le dragon.

 

 

 

La légende veut que son destrier soit blanc, que sa bannière blanche à croix rouge devint la bannière d’outre-manche. Mais la réalité est toute autre : le bleu domine chez lui et pourrait porter très haut et en toute honneur, malgré la couleur, le blason de l’amicale. Yoyo, l’idéal chevaleresque.

Pierre

Récit et photos Pierre H.

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05/03/2018

Entre rêverie et absence

Entre rêverie et absence !

Après une semaine chaotique, le Salagou, pour une randonnée en deux épisodes, s’offre aux cyclos en deux tons.

D’abord, le soleil et la virée du samedi, vers le Mas Audran, puis Loiras, où nous allons, Noëlla et moi, nous échiner pour rallier Usclas d’Hérault au Salces. Filer vers la Rouquette pour bifurquer et se retrouver au-dessus d’Arboras, nous jeter dans le vide pour traverser le vignoble de Saint Saturnin, Jonquières, Ceyras et prendre le centre-ville de Clermont l’Hérault, pour attaquer la dernière montée de la journée avant de nous poser au point de départ. Le soleil bascule, derrière les collines qui bordent le lac du Salagou, et nous invite à revenir à son lever le lendemain matin.

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Comme une invitation ne se refuse pas, nous voilà au rendez-vous le dimanche matin constatant que notre hôte de la veille, nous a poser « un lapin ». C’est donc dans la grisaille que nous partons, pour contourner le Pic de Vissou, grimper Valmascle, traverser Carlencas où la neige fondante inonde les routes. Nous devrons jouer de prudence dans la bascule vers Octon (Ravito), nous hisser au-dessus des Basses, plonger vers le Puech, jouer du toboggan pour atteindre Lacoste, et nous désarticuler à travers Clermont l’Hérault par une nouvelle route dont le pourcentage vous fait déconnecter du monde réel.

Un contraste saisissant entre samedi et dimanche, mais où l’eau est omniprésente, ruisselant dans un tumulte à la fois doux et féroce.

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La saucisse est là, bien grillée, servie sous les tonnelles du Campotel, où chacun déballe son pique-nique dans une ambiance chaleureuse, alors que quelques gouttes de pluies nous rappellent que mars est là. Pourquoi ne pas commencer ce mois avec ses traditionnelles giboulées ?

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Pour ma part, je récupère de ma chevauchée fantastique, sans avoir de souvenirs précis des derniers hectomètres qui me permettent d’être assis sur banc avec, autour de moi, énormément de sollicitude de part et d’autre. Si bien qu’un instant je me demande ce que je fais là !

 

  

Jérôme, égal à lui-même, ne m’a pas lâché d’une roue durant cette très belle virée, dans un paysage toujours exceptionnel recouvert, ici et là, d’un léger manteau blanc.

 

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De ces images qui marquent une randonnée, il me reste le veau qui se blottit près de sa mère, les pattes dans la bouillasse, le héron posé sur une crête rocheuse scrutant de toute sa hauteur le torrent de la Lergue, le Pic de Vissou que nous voyons tout le long de la randonnée si bien que de, pause en pause, Jérôme et moi, faute de faire des bonhommes de neige, nous bâtissons des « Vissou » de neige.

Que c’était beau, mais que c’était dur !  

Pierre

récit et photos Pierre H.

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01/03/2018

OUF !

OUF !

De la neige, de la glace, du froid, du grand vent, beaucoup de pluie, des routes inondées, des chemins impraticables. Bref ! L’hiver avec un grand H. Mais ouf ! Tout ceci c’était pour 48h après. Après quoi ?

Ce jour-là, le vent préparait sa furie tout en restant calme, le ciel limpide réservait sa colère, la neige restait sur les hauts sommets. La température retenait sa chute libre.

Les routes maintenaient un macadam très peu humide et assez bien roulant, mais avertissaient que cela n’allait pas durer. Les amandiers aiguayaient les bords des routes avec leurs parures de fleurs blanches.

Que de bonnes résolutions pour sauver une 39ème randonnée de Sérignan, la 1ère sous l’ère de Jean-Marie Hégo, nouvellement élu président de ce vélo club !

Il fallait un pouvoir surnaturel et bienveillant pour ne pas écœurer d’entrée de jeu la nouvelle équipe en place. Ne pas blesser non plus le monde cyclo de l’Hérault qui inaugure la saison 2018.

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Pas loin de 400 participants entre route et VTT, venus de la contrée proche de Sérignan -mais aussi d’ailleurs- parcourant routes et chemins vers la grillade à Vinassan (ou au moulin de Lespignan, pour les VTT). Des cyclos surplombant le littoral Languedocien dans la bascule de la Clape, des vététistes perchés sur le promontoire de l’étang de Vendres.

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Le plaisir des yeux pour des images qu’on ne se lasse jamais d’admirer. Le plaisir des yeux avant le plaisir de la table pour un repas choucroute dans l’espace Marius Castagné.

Un repas partagé entre les organisateurs soulagés et les randonneurs venus des quatre coins de l’Occitanie pour ne pas dire de plus loin. Albi, Argelès, Montpellier, Montauban, Adissan, du Larzac, pour ne citer qu’eux.

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Une ouverture cyclotouriste 2018 sous de bons présages, pour la suite de la saison. C’est toujours ce que le cyclo randonneur rêveur, espère.

Voilà la journée du 25 février 2018 qui s’achève et, déjà, le vent annonce qu’il ne faut pas trop lui demander. Car, ne l’oubliez pas, nous sommes toujours en hiver.

Et l’hiver surgit, tout à coup, avec son lot de désagréments, froid, neige, pluie glaciale, inondation et tempête. L’hiver a bien voulu faire une pause mais, maintenant, c’est à son tour de s’amuser et peu lui importe que le goudron des routes s’abîme, que la mer se déchaîne et qu’elle envahisse la plage. L’hiver n’a que faire des fleurs des amandiers. Il décide de nous mettre tous à l’amende et, pour 2018, vous irez les cueillir ailleurs vos fruits secs, nous commande-t-il !

Ouf ! 

Pierre H

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28/02/2018

Clin d'oeil

 

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Mars en Cévennes

 

Mars qui rit malgré les averses

prépare en secret le printemps

Vous connaissez tous ce poème 

car vous l'avez appris à l'école,

Mais celui ci de Maurice Carême, le connaissez-vous ?

 

Il tombe encore des grêlons,

Mais on sait bien que c'est pour rire

Quand les nuages se déchirent,

Le ciel écume de rayons

 

Le vent caresse les bourgeons

Si longuement qu'il fait luire,

Il tombe encore des grêlons,

Mais on sait bien que c'est pour rire.

 

Les fauvettes et les pinsons

Ont tant de chose a ce dire,

Que dans les jardins en délire,

On oublie les premiers bourdons,

Il tombe encore des grêlons....

 

Jack S.

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31/01/2018

Souvenir Pierre Roques (suite)

Quand les souvenirs réveillent d'autres souvenirs .......

Racontée par Jack S, une petite anecdote...


"En 1977 jeune cyclo par la pratique, je suis allé faire la rando du Comminges, et j'ai eu le plaisir de rencontrer Pierre Roques,  qui était pour moi un monument du cyclotourisme. 

 Il m'a gentiment dédicacé son œuvre,

''DU SOLEIL DANS MES RAYONS''

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Mais ce jour là,  il m'a porté la poisse, car j'ai eclaté en montant Superbagnères.
Il a fallu que j'abandonne, car à l'époque les pneus à tringles souples n'existaient pas !..."

                                                                                   Jack

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28/01/2018

Les Rois 2018

Les Rois 2018

Saint-Etienne de Gourgas, le 21 janvier dernier : 

Un cortège princier se forme, sur le parvis de la royale demeure de Saint-Etienne De Gourgas, autour de Boby, le trouvère.

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La mission de la matinée, pour ce cortège, est de battre la campagne autour de Saint-Etienne pour trouver trace de fèves qui doivent les guider vers les villages de Montadavala et Colhonas.

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Alors que la marche est rythmée au pas cadencé du trublion Robert, pendant ce temps, dans le dédale des multiples salles médiévales du royal logis, se joue l’avenir de la sacrosainte Amicale Larzac Aventure.

A l’abri d’oreilles indiscrètes, des accords formels se décident sur les missions de chaque protagoniste.

Comme si le sol était recouvert de givre, les discussions patinent un long moment sur le choix du terrain de la future campagne estivale. Ça patine si bien qu’au bout du compte, avec les patins usés des vieilles habitudes, le choix du terrain reste en jachère.

Il sera question aussi, sans trop dévoilé le secret, de la formation d’un contingent qui se rendra à la concentration pascale de Barbentane, du 30 mars au 02 avril.

Autre sujet abordé, un périple itinérant, autour du Parc Régional du Haut-Languedoc, pour cueillir le muguet du 28 avril au 1er mai.

Les pourparlers s’intensifient autour de la future conception d’une bannière aux couleurs de la secrète loge Larzac Aventure.

Monseigneur Guy propose aussi la mise en place d’une nouvelle charte pour perpétuer, tout en modernisant, les traditions amicales du royaume larzacien.

Vient le moment du retour du cortège beaucoup plus étiré, avec un pas bien moins cadencé… bref, un peu brouillon, le retour de campagne !

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Voilà l’heure de déjeuner nettement dépassée. Alors, les mets s’étalent sur les tables, les gourdes sortent des besaces et laissent couler le nectar pour festoyer et honorer les rois et les reines du jour.

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Les pâtisseries, celles appelées royaumes, les "pompes à l'huile d'olive", (spécialité provençale faite par Jack - voir recette ci-dessous), s’invitent, se divisent et sont distribuées aux convives ; les coupes de cidre se lèvent dans un même élan pour auréoler le roi des rois, celui qui offre en ce jour les desserts aux fèves, celui qui revient de quatre campagnes de vingt ans : notre glorieux Messire Jacques Gau.

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L’assemblée, bien que guillerette, n’oublie pas de porter un toast pour souligner une pensée envers les disparus, ainsi que pour les absents qui souffrent dans leur chair et qui n’ont pu accompagner le cortège royal, en ce jour de l’an de grâce 2018.

C’est le bras levé, pour fêter Jacques Gau, qu’une promesse est faite : longue vie à l’Amicale Larzac Aventure !

Pierre H

Texte Pierre H. photos Jeanine et Pierre

Mise en page MFB

 

32692.gifPompe à l'huile d'olive 

spécialité Provençale

La recette de Jack S.

 

 

 

Ingrédients

P1040397.JPG1kg de farine, 250 g sucre semoule, 25 cl d'huile d’olive, 1 cube de levure de boulanger, 1 cuillère à café rase de sel, 1 verre d'eau, 10cl de fleur d'oranger, et éventuellement quelques zeste de citron finement coupés.

Préparation

Délayer la levure dans un verre d'eau tiède, ajouter un peu de farine pour l'obtention d'une pâte à crêpes, couvrir avec le restant de la farine. Réservez dans un endroit tiède 2 h environ après pétrir la pâte.

En ajoutant les ingrédients, la pâte doit se décoller du récipient, elle doit être souple et non collante.

Réservez au frais 3 à 4 h environ.

Façonnage

Couper la pâte en 4 parties former des boules.

Puis avec un rouleau, aplatissez les boules. Mettre sur des plaques recouvertes de papier sulfurisé. Entaillez les pompes. Mettre à lever dans un endroit tiède. Au bout de 2 h environ les pompes sont prêtes à être enfournées.

Four à 180 °. Dorer à l'œuf entier. (Je mets un bol d'eau pour faire de la buée.). 20mn les pompes sont prêtes à déguster.

Humm mm....

 

 

 

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27/01/2018

Souvenir Pierre Roques

 

Il y aura toujours du soleil

dans nos rayons …

Le 13 janvier dernier, Pierre ROQUES, le chantre du Comminges nous a quittés. Nous avons tous en nous quelque chose de Pierre ROQUES.

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A St Bertrand de Comminges

Au cours de notre vie de cyclotouriste nous avons été happés, à un moment ou à un autre par l’une de ses photographies, l’un de ses textes relatant un voyage ou tout simplement un « petit rien » observé depuis sa monture. Auteur de plusieurs ouvrages et de très nombreux articles, son style d’écriture était aussi limpide que les eaux de la Garonne dévalant le Val d’Aran. Son bel accent du sud-ouest, en faisait un ambassadeur des Pyrénées auxquelles il était très attaché.

Trois amicalistes qui ont bien connu ce cyclotouriste hors du commun nous relatent leurs sentiments mais aussi quelques doux souvenirs.

 Le Président de l’Amicale.

 

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Dans le Col des Ares

 

 

L’archétype du cyclo-randonneur

 

S’il est un personnage dans notre milieu cyclotouriste que l’on peut donner en exemple d’une pratique « classique » et donc pérenne de notre activité, c’est bien mon ami Pierre Roques. J’ai connu Pierre par ses écrits bien avant de le côtoyer physiquement.

Sous le pseudonyme de Godefroy, il savait nous faire partager, d’un style limpide très agréable à lire, ses impressions de randonneur au cours d’un Raid pyrénéen ou de diverses randonnées dans « Le Cycliste », la revue de Vélocio, sous le titre « 28x21 ». 

Ardent propagandiste de notre mouvement, il suscita nombre de vocations cyclotouristes grâce à ses chroniques parues dans des magazines comme « Miroir du Cyclisme » et il continue heureusement à nous enchanter par ses récits publiés dans diverses revues spécialisées.

Avec son épouse Micheline, il aime tout particulièrement les parcours et brevets montagnards où l’effort sportif, cependant tout à fait modéré grâce à l’utilisation de petits braquets, agrémente la contemplation des paysages. Bon géographe et excellent photographe, il est capable de mémoriser et de décrire les sites traversés et de vous nommer tous les sommets de ses Pyrénées natales (qu’il aimait survoler aux commandes d’un avion qu'il pilotait lui-même) ou des Dolomites.

C’est, comme il le raconte dans son livre « Du soleil dans mes rayons » (préfacé par Jacques Faizant), lors d’une randonnée du Verdon à l’issue de la Semaine fédérale de Digne en 1964, que je le sollicitais pour effectuer ensemble le Tour de France Randonneur, ce qui fut fait l’année suivante en 1965.

Bien que nous ayons eu l’occasion de nous rencontrer assez souvent au siège de la FFCT ou pédale au pied, notamment lors d’un Cerbère-Hendaye réalisé de concert, et à l’occasion de voyages comme en Andalousie, je regrette que les circonstances ne m’aient pas donné l’opportunité de rouler plus fréquemment avec Pierre.

Henri BOSC 

 

 

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Séance vidéo avec Raymond

 

Extrait du tome III de l’histoire du Cyclotourisme : 

« Son épouse Micheline venue au vélo lorsque les enfants ont grandi, l’accompagne dans ses randonnées. Leur plaisir c’est la montagne : leurs chères Pyrénées au quotidien, mais aussi en vacances, les Alpes françaises, suisses, italiennes, autrichiennes …

Et peu à peu, l’âge venant, Micheline prendra les devants, laissant son époux chercher le meilleur contre-jour pour aller l’attendre au sommet des cols. Dégagé de toute élection, Pierre suivra toujours avec attention la vie fédérale, mais de son Comminges, sans assister aux grandes messes de la Fédération, cultivant simplement les amitiés cueillies au fil des ans ». 

Raymond Henri

 

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Rencontre au sommet de l'Aigoual

 

PIERRE

Nous pleurons aujourd’hui un homme de talent

Qui, avec ses photos, avec son écriture,

Sut nous persuader d’une démarche sûre

Qu’on pouvait pédaler…, pédaler autrement.

                    

Son vélo, avant tout, fut un joli roman

Chevauché chaque jour dans une humble aventure ;

Ce fut un chant fervent au cœur de la nature

Et un acte d’amour limpide et permanent.

 

Un rocher, une branche, une source, une rose,

Un ciel bleu, un ciel gris, la halte au col de Pause,

Mille chemins pentus allant ici ou là…

 

Tout cela, il l’a mis dans nos livres d’images

Comme autant de soleils dans leurs plus belles pages…

Cher Pierre, je t’attends, là-haut, au Port d’Aula. 

Paul FABRE

 

 

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30/12/2017

Voeux 2018

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22/12/2017

Joyeuses fêtes

A vous toutes et tous

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L'Amicale Larzac Aventure

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16/12/2017

Le temps de la reconnaissance

Le temps de la Reconnaissance

Avec l’automne les feuilles mortes se ramassent à la pelle comme le chantait jadis Yves MONTAND. Pour l’Amicale, c’est plutôt le temps des honneurs et de la mise en lumière, un peu comme si le Père Noël vidait sa hotte avec quelques jours d’avance. 

 

Lors de l’Assemblée Générale du Codep 34 le 18 novembre dernier, c’est Jean-Marie DURAND qui a ouvert le bal.

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Au cours de cette réunion de travail, il a reçu le diplôme du « Mérite du Cyclotourisme ». Jean-Marie a été la cheville ouvrière de l’Amicale depuis bientôt 25 années. 

 

 

 

Il était présent à l’origine de notre association aux côtés d’Alain LAURENT et de René LUCHAIRE. Auparavant, il a également œuvré aux Cheminots de Béziers dans les pas d’André DECUP. Je parle d’un temps … 

A l’AG du Coreg d’Occitanie, c’est René LUCHAIRE qui a été honoré avec la médaille de bronze de la FFCT. Retenu sur ses terres pour la cueillette des olives, c’est Pierrot qui a réceptionné diplôme et médaille. Il a fait avec brio (dixit Henri BOSC) l’éloge de notre ami clermontais impliqué dans la sphère cyclotouriste depuis de nombreuses décennies, de Père en Fils pourrais-je dire.

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A cette même AG, Noëlla et Pierre ont inauguré le challenge d’Occitanie qui consiste à participer à huit manifestations du Coreg, et ce, dans huit départements différents. Toutes nos félicitations aux heureux récipiendaires.

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Le week-end dernier avait lieu à Moulins (Allier) le Congrès Fédéral 2017. L’Amicale était bien représentée avec Henri BOSC, Marie-Thérèse et Bernard DEL SOCORO, Rachel et Raymond HENRY et Gisèle et Bernard LESCUDE. A cette occasion notre Ami Raymond a présenté au public et la presse son dernier né : le troisième volume de l’histoire de notre Fédération. Il arrive donc au bout de ce long travail de recherche et d’écriture qui l’a occupé de longues années. Mais il peut aussi se prévaloir d’avoir roulé sur le chemin menant de VELOCIO à Martine CANO.

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Chapeau Raymond ! 

Ce troisième opus en vente à la boutique fédérale est une très bonne idée de cadeau pour les fêtes de fin d’année.

Voici en quelques lignes quelques faits qui méritaient bien d’être soulignés et qui prouvent une fois de plus le rayonnement de notre chère Amicale Larzac Aventure, une Dame qui fêtera ses 25 ans en 2018. Aussi jeune et alerte que celle présentée sur les murs de la «capitale des Gaules » de la fête des lumières.

Guy Cambéssèdes

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Texte et photos Guy Cambéssèdes

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14/12/2017

Cyclades en Occitanie

CHALLENGE COREG 2017  

« CYCLADES EN OCCITANIE »

Le 14 mai 2017, randonnée du C R A à Albi dans le Tarn. (Ancienne province Midi-Pyrénées)

Le 25 mai 2017, randonnée du tour du pays de Sault à Quillan dans l’Aude. (Ancienne province Languedoc-Roussillon)

Le 27 mai 2017, randonnée la « Patrick » à la Canourgue en Lozère. (Ancienne province Languedoc-Roussillon)

Le 25 juin 2017, randonnée la « Sarrasine » à Castelsarrasin dans le Tarn et Garonne. (Ancienne province Midi-Pyrénées)

Le 02 juillet 2017, « randonnée pour tous » à Revel en Haute Garonne. (Ancienne province Midi-Pyrénées)

Le 09 juillet, « randonnée des vacanciers » à Pézenas dans l’Hérault. (Ancienne province Languedoc-Roussillon)

Le 14 juillet 2017, randonnée du « Fageas » à Lasalle dans le Gard. (Ancienne province Languedoc-Roussillon)

Le 16 juillet 2017, randonnée de Betplan, dans le Gers. (Ancienne province Midi-Pyrénées)

Le 22 juillet 2017, randonnée de Salgues en Aveyron. (Ancienne province Midi-Pyrénées)  

Neuf dates en un peu plus de deux mois, pour aller parcourir le pays, découvrir ce qui se fait ailleurs. Neuf dates pour aller chercher ce challenge "OCCITANIE".

Il aura fallu attendre la randonnée d’Albi pour démarrer ce challenge, alors que nous avions déjà quelques randonnées faites dans l’Hérault. Mais la prise de conscience viendra dans la cité épiscopale, sur le parvis de la Cathédrale Sainte-Cécile. Voici le challenge débuté avec le tampon du CRA (Cyclo Randonneur Albigeois). Du saut du Tarn à Ambialet, ce challenge aura un tracé aussi tortueux que ses méandres, pour le mener à terme.

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Des méandres du Tarn, nous filons vers les gorges de l’Aude, à Quillan, pour se retrouver sur le plateau de Sault vers Belcaire. Nous quittons les forêts de sapins, pour découvrir le château de Puivert et, par le col des Tougnets, nous basculons vers Espéraza et l’Aude qui nous ramène à bon port à Quillan.

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Laissant les gorges de l’Aude, nous voilà à faire un tour dans le Gévaudan, à la Canourgue. Au pied du Causse de Sauveterre où coule paisiblement l’Urugne (petit affluent du Lot), le tracé du jour nous portera à Saint-Laurent-d’Olt, village perché sur le méandre rocheux dominant le tumultueux Lot.

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Des rives de l’Urugne, nous filons ensuite vers la Garonne et le canal « latéral à la Garonne » à Castelsarrasin. Cette randonnée nous fait découvrir Moissac, près de la confluence du Tarn et de la Garonne. Le bourg de Moissac s’ouvre sur l’abbaye Saint-Pierre-de-Moissac et sur son architecture aux sculptures romanes. Ici, sur les chemins de Saint-Jacques, nous suivons le canal latéral. Nous en profitons pour faire un saut à Auvillar qui domine fièrement la vallée de la Garonne. Passant sous une porte monumentale, nous découvrons le centre historique du bourg. De riches demeures de pierres et de briques bordent la place, formant un bel écrin pour la halle aux grains circulaire, avec ses colonnes toscanes qui lui donnent une élégance unique.

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Laissant la vallée de la Garonne, c’est à Revel, dans la Haute Garonne, que nous posons nos sacoches. Le Sor, le Laudot, la rigole de la plaine et toute l’histoire du Canal du Midi nous entourent Noëlla et moi. De Revel à Sorèze, au pied de la Montagne Noire, on retrouve le chemin de Saint-Jacques, en longeant les murs de l’Abbaye-école fondée par Pépin-le-Bref, implantée sur les rives du Sor dont les eaux se divisent vers la plaine et le canal du midi. Une partie des eaux du Sor débouche au seuil de Naurouze et se partage entre l’Atlantique et la Méditerranée. Nous faisons un bond au-delà du partage des eaux, pour se retrouver au cœur du pays Héraultais, dans la ville de « Molière », Pézenas. Ville chargée d’Histoire, comme le prouve son centre historique avec des demeures de la fin du moyen Age et des hôtels particuliers des XVIIème et XVIIIème siècles, Pézenas nous ouvre la route de la « randonnée des vacanciers ». Traversant tout d’abord le vignoble du fameux Picpoul, le tracé file vers le Pic de Vissou, à Cabrières, premier contrefort des Cévennes. Retrouvant la fameuse source de la Rouquette, nous basculons entre oliviers et vignes sur Neffies-Roujan, et nous filons à Pézenas arrosé par la Peyne dans la vallée de l’Hérault. 

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Des rives de la Peyne, le challenge nous transporte dans le massif des Cévennes, dans les rampes du col du Mercou, suivi de celui de l’Asclier, via l’Estréchure. Au pied du Fageas qui culmine à 1179 m, dans la montagne du Liron, une randonnée, portant le nom de « randonnée du Fageas » au départ de Lasalle, nous fait la part belle entre la vallée d’Emeraude et la vallée Borgne, au milieu de chênes verts. Suivront le village de St-Martial, le col de la Pierre Plantée, pour rejoindre Saint-Roman-de-Codières, et le col de la Bantarde qui, en gros, sépare la vallée de la Salendrinque et celle du Vidourle. Le village de Colognac et le col du Rédares passés, revoilà Lasalle. 

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D’un côté de l’Occitanie à l’autre, nous voilà à Betplan, au fin fond du Gers, à quelques pas des hautes Pyrénées. Arrosé par la rivière Arros et le ruisseau de Gachies, le maïs envahit la plaine. Nous pédalons vers Saint-Sever-de-Rustan, pour découvrir un monastère bénédictin. Une architecture particulière donne le ton de plusieurs époques de campagnes de restauration. Une bien belle balade en pays gascon avec, en toile de fond, le Parc National des Pyrénées !

D’un massif à un autre, nous voilà sur l’Aubrac, à Salgues plus exactement, pour une randonnée VTT et pédestre de haut vol.

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Etant dans les pentes qui mènent sur le plateau d’Aubrac, il était inconcevable de ne pas y laisser nos traces. Donc, une virée dans le Cantal était de rigueur pour découvrir Saint-Urcize (situé à la limite du Gévaudan et du Rouergue), ses toits d’ardoises grises et de lauzes, ses étroites ruelles, sa rue en escalier du Poustel, le tout dominé par le clocher- peigne qui coiffe l’église romane.

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IMGP9543.JPGD’immenses pâturages et de prairies aux multiples ruisseaux jalonnent notre route, dans cet espace qui paraît infini avec, ici et là, des burons qui brisent la solitude qui nous envahit.

 

 

L’Occitanie et ces treize départements, pour une grande région avec ses différences d’un bout à l’autre et, pour les comprendre, rien de mieux que les « cyclables en Occitanie » avec, au bout du compte, environ 800 km avalés.

Pierre H

 

 

texte et photos Pierre Hérédia

Mise en page MFB

 

 

 

 

 

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