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04/02/2017

Bienvenue sur le blog de l'Amicale Larzac Aventure

 
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Amicale Larzac Aventure

34520   Le Caylar   

 

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photo GC

« Le monde dans lequel nous vivons le cyclotourisme, manque de repères. C’est le rôle de l’Amicale Larzac Aventure de redonner à chacun le goût de l’action collective et amicale, face à un environnement qui pousse à l’individualisme et à la compétition ».

Le Président 

  

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Info/certificat médical

dernières infos FFCT 02.02.2017

sur la validité du Certificat Médical 

 

certificat médical validité 2.2.2017.jpg

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31/01/2017

Les Rois 2017

Les Rois et les Reines à St Etienne de Gourgas !

St Etienne de Gourgas,     connu par le « cirque du Bout du Monde » formé par un méandre IMGP7978.JPGde la Bronzinadouïre.

Voilà ce village niché au pied du cirque non loin des contreforts du plateau du Larzac, lieu choisi par la société secrète de Larzac Aventure pour fêter ces Reines et Rois.  

 

1 l'eglise de St Etienne (Copier).JPGL'Eglise de St Etienne  2 sur les hauteurs du village (Copier).JPGsur les hauteurs du village

3 mimosas en fleurs (Copier).JPGmimosas en fleurs

 

C’est le comte de Gourgas (Sir Robert) qui déniche un logis.

On se souvient de la dernière campagne d’août dernier où un déluge nous avait surpris. Nous avions alors profité de l’arche Durand (fils et belle fille de JM et Josette) pour finir comme on avait commencé, dans la joie et bonne humeur.

Mais avant de faire de la galette et des royaumes le partage inégal au sein de cette société secrète, il en va d’un pèlerinage dans la contrée. Deux groupes en chausse et un petit groupe en monture se forment et battent la campagne environnante.

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Longeant les jardins et les vignes qui s’étalent sur une large bande fertile le long de la vallée de la Brèze qui gronde tant elle amène de l’eau, les groupes se séparent. Chacun, chacune va de son idée pour trouver le saint graal de la Journée, la Fève.

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Traversant dans la forêt domaniale de Parlatges, trois chevaliers cherchent de la hauteur pour mieux observer le pays.

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IMGP7990.JPGC’est au-dessus de Soumont devant la table d’orientation que le paysage se livre à leurs yeux.

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Ils découvrent sur leur gauche, le dolmen de Coste-Rouge et le domaine de Grandmont. Le Salagou devant eux au loin, ainsi que le Mont St-Clair de l’île Singulière  donne une profondeur de champs exceptionnelle. Récompense suprême que l’orage de la veille leur a laissée. 

IMGP7988.JPGDu Rocher de la Vierge, ils admirent Lodève tout en bas au confluent de la Lergue et de la Soulondre. Capitale textile il y a fort longtemps maintenant, la ville s’articule autour de St Fulcran. Nos preux chevaliers dévalent sur la ville, la traversent et filent vers le Puech, Olmet pour revenir dans Lodève et filer enfin sur Soubès et St Etienne de Gourgas.

IMGP7991.JPG Lodève

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l'arrivée des échappés

A nouveau la cour est réunie autour d’une tablée, où il n’y a que mangeaille et vinasse en attendant de partager le sein du sein, le royaume.

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Notre gite

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Alors que dans les airs d’étranges objets multicolores nous surveillent, vient l’instant béni de couronner nos Reines et Rois.

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Nicole,  Reine d'un jour

A l’appel des royaumes, voilà le Souverain qui se pointe coiffé d’une étrange couronne. Au demeurant il faut dire qu’il fut un rassembleur de terres autant que d’hommes et de par son jeu habilement utilisé, imposât des règles féodales comme l’habillement matériel des montures.

C’est au moment de tirer sa révérence, que le prince des deniers se présente à son tour. Voilà pratiquement la dynastie des Durand au complet vu que nos sauveurs d’août sont également là. C’est à ce moment-là que l’assemblée se disloque de peur d’entendre de nouvelles lois prétendues fondamentales, mais contraignantes.

Malgré les fèves, n’est pas Roi ou Reine qui veut et encore moins Prince.

Que le tumulte des eaux de la Brèze et les embruns qui en résultent bénissent toutefois ces Reines et Rois.

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L’assemblée gratifie le comte de Gourgas et envoie un grand merci au 1er magistrat de St-Etienne de Gourgas, pour le prêt de ce logis seigneurial, il ne manquait que le lit à baldaquins avec son matelas fait de lin fourré de plumes et de duvet, pour une sieste royale en guise de digestion. 

 Pierre  

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Vélo et santé

Vélo et santé conseils FFCT

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La FFCT lance une campagne spéciale pour mettre en avant les bénéfices de la pratique du vélo pour la santé.

Mais elle rappelle aussi les précautions à prendre pour conserver une bonne santé

cliquez ici ==> fiches conseil santé et vélo

 

doc à vélo.jpgLes questions de la santé et la sécurité ont également été largement débattues lors de l’AG du Codep34, samedi 28 janvier dernier, à Magalas.

Ont été rappelés à cette occasion, l’importance pour un cyclo de se soumettre régulièrement à un examen médical et au test à l’effort, et l’obligation pour chaque licencié de fournir à son club un certificat médical de NON CONTRE INDICATION à la pratique du vélo, avant le 01.07.2017.

cliquez ici ==> décret certificat médical

 

mise en page Marie-France

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24/01/2017

Pâques en Provence 2017

Pâques en Provence 2017 ¨*

15, 16 et 17 Avril 2017

chateau-de-venejan-gd.jpgC'est à VENEJAN (Gard) qu'aura lieu

la concentration pascale 2017,

souvenir Paul de Vivié.

VENEJAN, un superbe village situé entre

Bagnols sur Cèze et Pont Saint Esprit.

 

Renseignements et programme  cliquez ici ==>  Pâques en Provence 2017

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Souvenir de Paul de VIVIE dit "VELOCIO", père du Cyclotourisme 

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30/12/2016

VOEUX 2017

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22/12/2016

Premières neiges

Premières neiges

Premier jour de l’hiver en ce mercredi 21 décembre, l’air est doux et le soleil généreux dans les Cévennes méridionales. Mais l’envie de goûter aux joies de l’hiver est grande, surtout sachant qu’hier il a neigé sur les hautes terres de l’Aigoual.

 

Les randonneuses sont frileusement rangées au garage c’est donc sur quatre roues que nous empruntons la route du col du Minier ; celle des hommes de la route d’André Chamson. Nous passons le pont de Grimal, puis celui de la Chèvre pour arriver au belvédère de la Cravate dominant Causses et Cévennes. A Puéchagut nous avons une pensée pour les anciens du C.T.M. qui venaient à bicyclette depuis le « clapas » pour le traditionnel baptême des vélos. Souvenirs, souvenirs …

A « Roquelongue » quelques traces de neige et puis rapidement le col du Minier se présente à nous. Là, la couleur blanche est omniprésente. Passé le col de la Sereyrède, le sol est bien couvert et après celui de Prat-Peyrot la couche s’épaissit et la route devient même quelque peu délicate.

Nous y voici enfin sur ce sommet emblématique, cher à notre cœur. Toujours le soleil et une légère brise pour admirer à satiété ce merveilleux panorama.

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l'Aigoual dans sa parure hivernale 

A l’Est, la vallée du Rhône est encombrée de nuages bas, seuls quelques hauts sommets alpins percent cette nébulosité ambiante. Au Nord, le Mont Lozère n’en finit pas de s’étirer mais la neige ne recouvre que ses hautes crêtes, puis c’est la Margeride à peine poudrée alors que les monts d’Aubrac resplendissent de blancheur.

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les terres qui émergent de la brume  

A leurs pieds, la vallée du Lot est couverte d’une épaisse brume. Le proche causse Méjéan bénéficie d’un bel ensoleillement alors que le brouillard s’est réfugié dans les gorges de la Jonte où les hautes falaises calcaires emprisonnent le froid.

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le causse Méjean, la vallée du Lot sous la brume et les Monts d'Aubrac 

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 les gorges de la Jonte

An Sud, la sombre silhouette du pic Saint Loup donne l’impression qu’une immense baleine baigne les eaux encore tièdes de la Méditerranée. Le lido, cette fine bande de sable entre l’étang de l’Or et la Grande Bleue, nous rappelle notre positionnement méridional.

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la silhouette du Pic St Loup

A l’Ouest, une superbe mer de nuages recouvre tout, seules quelques « îles » apparaissent, quelques monts aux confins de l’Aveyron ou de la Lozère émergent de cette surface ouatée. La magie des éléments !

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 mer de nuages sur le sud-ouest

Nous cheminons sur cette route que nous connaissons bien, maintes fois foulée par les pneumatiques de nos randonneuses. Nous nous délectons de ces instants de bonheur. Mais aujourd’hui plus qu’hier, car en ce premier jour de l’hiver nous sommes accompagnés par notre petite-fille Camille qui découvre la neige pour la première fois de sa jeune vie …

En quelque sorte un cadeau de Noël avant l’heure !

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cette route que nous connaisons bien

Le soleil a engagé sa fuite en avant et décline à l’horizon, nous nous retirons discrètement sans avoir vu passer le traîneau du Père Noël dans cet univers immaculé …

Est-il toujours occupé dans son usine de jouets ou bien le dieu internet avec ses commandes en ligne et ses livraisons ultra rapides a eu raison de la bravoure de ses valeureux rennes ?

Rassurez-vous, il se manifestera le temps venu et saura émerveiller petits et grands ; il suffit de patienter encore un tout petit peu …

Joyeux Noël à toutes et à tous.

Christine et Guy.

texte et photos Guy C.

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19/12/2016

Bonjour

 

bonjour.pngBonjour, un simple mot de deux syllabes qui ne nécessite pas trop d’effort pour le prononcer.

Une petite inspiration et le mot est lâché, à part pour ceux qui ont un handicap des cordes vocales, mais ceux-là font un signe de tête et le mot est mimé.

salut.jpg« Bonjour » a pour synonyme « Salut », mais pas seulement. Des tas d’autres synonymes sont employés pour souhaiter à quelqu’un une bonne journée, surtout lors de notre balade cyclotouriste dominicale.

 

shot_1272890491-400x220.pngHormis salut, vous pouvez entendre « Bzzzzzz ! », « attention ! », « vélo derrière ! », « Eh ! », «poussez-vous !», « on arrive ! », «  alors les gars, on se balade ? », « on est là ! ».

Il peut aussi avoir en guise de bonjour,  le coup de sifflet ! ,   celui qui tousse ! , celui qui crache !, celui qui s’essouffle ! ,  celui qui vous pousse sur le bas-côté (mais qui ne vous a pas vu ?),  ceux qui discutent entre eux et qui vous ignorent ! ,   celui qui vous enrhume par son déplacement d’air !,  celui qui admire son compteur ou les fesses de celui qui le précède !,  celui qui d’un coup, regarde de l’autre côté (et oui le paysage est beau !).

fomsj2fu.gifSinon, vous pouvez avoir le bonjour mécanique tel que le dérailleur qui s’agite à votre approche avant de vous doubler, ou celui qui force sur la mécanique si bien qu’elle craque.

Certes vous pouvez vous faire doubler par un cyclo en colère, car sa tendre et chère l’a obligé à aller faire du vélo. Alors que lui ne voulait qu’une chose, biner son jardin ou faire les tâches ménagères. Ici, il faut reconnaitre que ce n’est pas un bonjour pour tout le monde !

 

4015005392.gifC’est fou comme un simple bonjour peut être difficile a prononcer malgré tous ces synonymes !

 

 

 

 

Il est vrai que la journée ne s’annonçait pas terrible : brouillasse matinale, l’humidité ambiante qui nous fit frissonner et les voitures que l’on entendait mais que l’on voyait au dernier moment.

Pourtant, sans vent et en s’élevant au-dessus de la brume, le paysage devint magique. L’île singulière surgissait au-dessus des nuages qui enveloppaient l’étang de Thau. Les rayons du soleil illuminaient les mâts des éoliennes d’Aumelas. L’accueil du club de Frontignan à Montbazin fut des plus chaleureux pour le dernier point café avant Noël.

Au final, ce fut une bien belle matinée, rythmée par le boum boum d’une « rave » située sous les éoliennes d’Aumelas et qui résonnait dans toute la contrée en réponse au «  bonjour » d’une multitude de « cyclotouristes »

Au revoir !

Ah,  j’oubliais, Joyeux Noël à toutes et tous !.

 Pierre

mise en page MFB

 

 

 

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Points Café

Autour d'un café chaud

 

La saison des POINTS CAFE du dimanche se poursuit dans notre département : après Montblanc le 20/11, Paulhan le 11/12, c'est à Montbazin, ce dimanche 18/12, que le rendez-vous était donné aux cyclos  de l'Hérault par le club de Frontignan pour échanger autour d'un café ou chocolat chaud agrémenté de quelques sucreries.

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20161218_093457.jpgAccueillis par Gilou, qui comme chaque année avait revêtu l'habit de ''père noël'', ce sont  pas moins de 300 cyclos qui se sont présentés à ce point café. Un vrai succès !! "il faut dire que le temps était favorable", dira Gilou...

Et bien pas vraiment pour les cyclos partis du centre du département: un  épais brouillard ce dimanche matin les a accompagné  jusqu'en haut de la côte de Cantagal !! une vrai purée de pois sur toute la plaine, que nous avons eu la désagréable surprise de retrouver au retour en fin de matinée, le vent du Nord n'étant pas décidé à souffler et à balayer le ciel....

    Qu'à cela ne tienne, les cyclos du dimanche ne se découragent pas pour si peu, et nous étions quelques uns de l'Amicale Larzac Aventure à  participer à cette rencontre !! 

 

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Pas de point café Dimanche prochain 25 décembre,

alors à tous

 

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17/12/2016

Lettre à Paul

Lettre à Paul

Comment ne pas être interpellé par le bel hommage rendu par René Baldellon à notre ami Paul Fabre, dans le dernier numéro de la revue CYCLOTOURISME.

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 Admiration, respect, une déclaration émouvante.... 

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19/11/2016

Le plateau du Larzac

  "Le plateau du Larzac"

présenté par Guy Cambéssèdes

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Le nord du Larzac

 

Extraits du dossier paru dans la revue CYCLOTOURISME  N° 662 - Novembre 2016

 

Façonné par l'eau et par l'homme ...  une pelouse rase et des pierres ... un pays envoûtant ... un étonnant sous-sol ...

Un univers de solitude

Le Larzac, vaste plateau calcaire, intrigue par son aspect désertique, son immensité. Il dévoile une flore riche et raffinée. Son climat est rude, l’habitat diffus, une agriculture adaptée à ce biotope particulier y perdure. La brebis en est devenue l’emblème. L’eau, peu visible en surface, recèle une grande richesse. Ici plus qu’ailleurs, car c’est  celle venue du ciel qui a constitué l’unique ressource, et ce, durant des siècles. 

 

Causse, et pourtant…

Dans le langage courant des contrées méridionales ce mot est parfois utilisé avec une consonance péjorative. Et ce, afin de stigmatiser un lieu, un terroir désolé, sans grande attractivité. Et pourtant, c’est exactement l’inverse ; le causse regorge de richesses quelquefois dissimulées, un brin calfeutrées dans cet environnement dénudé.

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Une doline en culture

 

Au XIXe siècle, le célèbre géographe Elisée Reclus définissait cette région des grands causses méridionaux (Sauveterre,Méjean, Larzac, Noir et Comtal) comme "de hautes terres dont le pourtour est très nettement caractérisé par des remparts abrupts "  ...

   

photo 3.jpgLA CARDABELLE

La carline à feuilles d’acanthe (Carlina acanthifolia)  est une plante appartenant au genre Carlina et à la feuille des  Astéracées ou Composées.Mais en terre occitane elle est appelée « cardabelle ». Elle fleurit en été. Les causses méridionaux sont un terrain de prédilection pour cette plante rasante ; elle en est  devenue le symbole. On la retrouve séchée et clouée sur les portes des maisons en décoration, mais aussi comme baromètre. Elle est désormais protégée, ne l’emportez pas si vous la rencontrez. 

 

Une fenêtre sur le Languedoc

C’est l’extrémité sud du plateau qui sera mise en exergue sur ce parcours relativement court mais pourvu de deux sites touristiques d’exception....

 

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Saint-Pierre-de-la-Fage, son moulin à vent et sa superbe croix de pierre.

 

Reportage complet en cliquant

sur les liens ci-dessous

Dossier Cyclotourisme N° 662 - 11.2016.pdf 

Dossier Cyclotourisme photos N° 662 - 11.2016.pdf 

 

 Textes et photos : Guy Cambéssèdes 

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12/11/2016

Aude, la belle Aude

 

 Aude, la belle Aude

84571944.gifLe prénom d’une femme, un corps se transformant dans une douce plaine vinicole encadrée de collines, de coteaux où le cep s’accroche.

C’est sur cette terre caressante, sur ce corps aimant, dans ces coteaux moelleux que nous avons su déguster ton primeur, cabernet-sauvignon, Merlot, Grenache, Syrah, Cinsault.

Du Corbières au Minervois, par une journée d’été en fin octobre, nous avons découvert ses tènements colorés par les pastels d’automne.

Une jolie robe, un nez et une bouche fruitée, dotée d’une belle souplesse, donne un vin primeur friand où l’œil pétillant du cyclo croise le regard de la belle Aude. Du bleu de ses yeux, coulent des larmes formant un fleuve à la fois doux et ombrageux.

 

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La belle Aude est dotée par ses vins cabernets-sauvignons d’une richesse aromatique aux notes de fruits rouges ;

  • (36).jpgpar son syrah lui donnant des vins rosés d’une belle finesse,
  • par son Merlot souple de tannins distingués
  • par son cinsault facile à boire, aux arômes de fruits rouges comme la framboise,
  • par son grenache pour terminer donnant un jus très sucré, produisant les meilleurs vins rouges et rosés méditerranéens plutôt forts en alcool et peu acides, libérant une opulence de fruits noirs comme le pruneau.

La belle Aude étale ses richesses venant d’une terre parfois pauvre.

Caillouteuse par endroits, sablo-graveleuse ailleurs. Sol chaud par-ci et froid par-là dans l’argilo-calcaire. La robe d’Aude offre au cyclo une variété de vins primeurs en même temps qu’une variété de paysages.

IMG_5506.JPGLe vent et les éoliennes, tous timides, n’oseront soulever cette robe. Alors heureuse, elle emplit son regard bleu la voûte céleste d’un bleu qui n’appartient qu’à cette terre Audoise. C’est sous cet azur, et en bordure de ce fleuve, que la vigne donne ce qu’elle a de mieux.

           

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C’est en compagnie de la belle Aude et de cyclos venus de tout horizon, que l’amicale s’est retrouvé une fois encore pour un toast : « à l’an quez ben ! »

 Pierrot

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Récit Pierre H

photos et mise en page MFB 

 

 

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02/11/2016

En souvenir d'Auguste ...

 En souvenir d’Auguste … 

Lorsque nous passons à proximité des étangs de Bages, à chaque fois, Christine se remémore les souvenirs de la Semaine Fédérale de 1979. Celle de Narbonne, organisée de main de maître par Auguste Coustellié, notre ancien Président de ligue. Et d’ailleurs, la seule S.F. organisée dans notre défunte ligue Languedoc-Roussillon.

En ce samedi 15 octobre après quelques jours d’intempérie, le soleil brille à nouveau sur la plaine languedocienne. 

Nous enfourchons nos randonneuses et Christine met en route « la machine à remonter le temps ». Vaste chantier !  Le canal de la Robine est toujours là, il traverse la ville, avec ses écluses, ses quais et ponts qui font le charme de la cité narbonnaise.

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                               le canal de la Robine                                                   

Nous aurions aimé emprunter la route des salins afin de découvrir l’étang de l’Ayrole mais l’eau recouvrait le bitume. Alors nous nous dirigeons vers les chalets, les fameux chalets de Gruissan.    

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Gruissan                                          Les fameux chalets de Gruissanambiance 37-2, le matin.JPG

Mais là aussi, point de Jean Jacques Beineix ou de Béatrice Dalle, mais le décor du film « 37,2° le matin » est toujours bien présent.

 Ambiance 37°2 le matin

Etranges constructions sur pilotis, elles méritent tout de même un détour. Nous prenons le café et un bain de soleil à la terrasse de l’une d’elles, avec une belle vue sur la Méditerranée. 

Sur le chemin du retour les flamants roses nous attendaient en bordure de route. Cet oiseau à la fine silhouette a du charme et semble même le savoir ! Quelques hectomètres plus loin une colonie de canards s’était regroupée pour passer l’hiver ou bien peut-être avant d’engager une longue migration vers des contrées plus chaudes.

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Les flamants roses                    Une colonie de canards

Puis quelques taureaux et une rizière prête à moissonner : Christine se croyait en Camargue !

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Une rizière                                               Le riz prêt à moissonner

l'ecluse de Mandirac.JPGA l’écluse de Mandirac nous avons regardé avec envie la piste qui court entre ciel et eau vers l’île Ste-Lucie mais l’après-midi est déjà bien entamée, ça sera pour une prochaine fois …

L'écluse de Mandirac

La signalétique d'une autre époque

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Nous quittons les zones humides et depuis le sommet une légère bosse nous apercevons à l’horizon, la cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur. Elle donne l’impression d’un vaisseau échoué car seule son immense silhouette apparaît, la ville en léger contre-bas étant cachée par le relief.

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Au loin la cathédrale                         Le Massif de la Clape 

Quelques pédalées plus loin quelques grapillons bien mûrs nous font des signes. Alors nous stoppons notre progression afin de s’adonner à cette tradition automnale bien de chez nous : « la grapille ».

Arrivés en ville, nous contournons les belles halles couvertes et contemplons à nouveau le canal avec ce joli passage couvert sous les immeubles. Nous grimpons ensuite vers la cathédrale. Imposant édifice dont l’intérieur ne reflète pas la dimension extérieure de la bâtisse. C’est Pierrot, natif de Narbonne qui nous expliquera plus tard, le pourquoi du comment de la chose. Nous découvrons avec émerveillement la beauté des orgues, des stalles et des vitraux.

Nous flânons encore quelques instants sur les boulevards et tombons nez à nez avec une immense fresque murale immortalisant le « fou chantant ». Notre ami Francis Pandier nous dira le lendemain qu’il est né dans cette maison !

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Le Fou chantant            La mer qu'on voit danser

En quittant Narbonne nous avons eu bien entendu une pensée pour ce cher Auguste, cet ami de longue date. Il savait conjuguer à merveille Cyclotourisme et Amitié. D’ailleurs du Canigou à la Camargue il jouissait d’une profonde estime de la part des dirigeants de clubs et codep.

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Narbonne                                 La Tour de Barberousse

Voilà en quelques lignes un flash-back sur cette journée où découverte et souvenir se sont entremêlés dans le bruit des vagues et du clapotis de l’étang dans un univers où le sel et le vent sont toujours présents. 

Christine et Guy Cambéssèdes

Récit et photos Guy C.

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28/10/2016

Le Géant

 Le Géant !

Les superlatifs ne manquent pas pour parler de lui, pour évoquer son profil. Il peut être « mastodonte », « forteresse », « Olympe », « féroce ».

Sommet de folie, il reste à part ; on ne le mêle pas avec les autres sommets. Peut-être parce qu’il émerge seul dans le paysage comme un poste avancé de la chaîne alpine.

Cela faisait un bon moment que je n’y étais pas retourné, que je ne m’étais élancé pour tenter de le vaincre une fois encore. Et voilà que ce mardi 4 octobre 2016 je me présente, à ses pieds avec Michel (vélo club Sérignanais) .

VENTOUX 1.jpgC’est un départ de Sault pour une montée des plus faciles comparée aux deux autres routes, Bédoin et Malaucène.

Je me souviens de ma 1er montée par Bédoin ou le vent m’avait chassé de la route. Je me souviens de ma 2ème où la pluie et le froid m’avais saisi sur le versant de Malaucène. D’autres montées sont venues, par la suite, comme celle des trois versants un jour de canicule à devenir Cinglé.

J’y ai connu le supplice de la chute en montant. J’y ai connu la souffrance de crampes. J’y ai connu la joie de le franchir avec Noëlla. J’y ai connu l’inquiétude d’amis car j’avais fait une escapade seul. J’y ai connu le bonheur des autres passant au sommet ainsi que la gloire toute personnelle de basculer ce mont chauve.

En ce mardi, je refais la route qui me mène vers l’Olympe tout en pensant à toutes ces épreuves que j’ai déjà endurées dans ces lieux. Je gravis cette énorme masse dominant la Provence. J’arrive dans le néant, le désert de cailloux et l’image que j’ai devant moi me donne la chair de poule. La brise commence à se lever, j’appréhende la suite.

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Au final tout ce passe bien, je m’approche du but final. Passant devant la stèle souvenir de Tom Simpson, je regarde le chantier en train de restaurer le site du monument. Désormais des marches sécurisées, plus larges permettront de s’approcher pour un moment de recueil. Il me semble toutefois que l’on a déplacé cette stèle, qu’elle est plus près du sommet qu’avant ?

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Il me faudra tirer sur le guidon, serrer les dents pour me hisser devant la borne qui marque 1912m. En ce mardi, la lumière est exceptionnelle sur la chaîne alpestre et je profite de l’instant car quand pourrais-je faire une fois encore la montée de ce sommet ?

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VENTOUX14.jpgUne belle descente pour rejoindre le chalet Reynard où nous nous restaurons avant de descendre vers Bédoin à une vitesse rapide et où quelques moutons, au beau milieu de la chaussée, me font chasser de la roue arrière par un freinage d’urgence. La prudence me revient tout à coup à l’esprit et, à Ste Colombe, nous bifurquons à vitesse raisonnable vers Flassan, Villes-sur-Auzon et les gorges de la Nesque.

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Superbe route des gorges vers Monieux, où j’admire un étonnant canyon. La route s’élève et passe au travers de petits tunnels rocheux jusqu’au Belvédère. Les vues se succèdent toutes plus belles les unes que les autres, avec Le géant de Provence en fond. Le mont chauve est là tout près de nous et à la fois loin. Panorama unique, que ce soit de son sommet ou tout autour de lui, offre au cyclo de bien belles balades. Balades pour certains, épreuves pour d’autres, tout dépend comme on appréhende ce lieu magique.

 

Ventoux ! À une prochaine fois ?

Pierre

 

Récit et photos Pierre H.

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20/10/2016

Culture: Paul FABRE

gif-livre-23.jpgPaul FABRE vous présente ses deux nouveaux ouvrages

 

 

Cent ans de Renaissance Occitane

DE FABRE D'OLIVET à JEAN-BAPTISTE CHEZE

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et FANTAISIES CYCLISTES

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Cent ans à partir de 12 €

Fantaisies à partir de 8 €

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le Chichoulet

Le Chichoulet !

Notre passion pour le cyclotourisme nous porte toujours vers des extrêmes, des périples des plus tortueux, difficiles : la montagne et des cols plus durs les uns que les autres, des brevets divers à la recherche d’un tampon, d’une photo, des voyages itinérants dans l’hexagone ou dans des pays lointains. Alors, à ce moment précis, on « prend son pied », on est heureux car le challenge est atteint. On est admiratif du décor que nous offre notre randonnée. On a l’œil averti, on peut découvrir la faune et la flore.  

avocette_elegante_x275_-eb1a5.jpgMais que sait-on de ce petit oiseau qui nidifie dans notre contrée et qui donne son nom à ce port. Le Chichoulet s’envole et survole l’embouchure de l’Aude, d’un arbrisseau à la pinède toute proche, il vit dans notre Camargue à nous, l’étang de Vendres, l’étang de Pissevache.

Ses petites ailes déployées, il suit d’en haut la marée des cyclos, il les aperçoit se croiser, se doubler, s’arrêter, foncer ou se balader tranquillement.

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Il force son battement d’ailes pour les suivre vers la Pagèze, il fixe des maillots rouges de l’amicale, et ne les quitte plus. Il vole avec entrain après des journées difficiles pour lui, où le déluge et le vent marin le forçaient à rester blotti. Il découvre que le groupe en rouge s’étoffe de rencontres puis se disloque, s’étoffe à nouveau vers Salles d’Aude et son pont de Sicre.

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IMG_5452.JPGIl aperçoit les portes fermées du canal des Anglais qui verse dans l’Aude le trop-plein de l’étang de Capestang. Il est contrarié par l’horloge 24 heures, ce troublant campanile sur l’hôtel de ville de Salles d’Aude. Il ne peut voler plus loin vers la Clape et choisit de suivre encore les cyclos en rouge. De sa hauteur, il admire le gouffre de l’œil Doux que les cyclos ne verront pas.

  

Il bascule enchanté vers le littoral à St Pierre la Mer.  Il est guilleret car les eaux de la grande bleu se sont calmées, laissant sur la plage une multitude d’arbre morts et de déchets de toute sorte. Il s’en amuse et virevolte au milieu des branchages échoués.

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Il retrouve ses comparses survolant l’étang de Pissevache qui, au gré des coups de mer récents, est à nouveau alimenté par de l’eau salée se mêlant à l’eau douce provenant des sources du massif de la Clape.  Cette alternance d’eau favorisant une diversité écologique, fait que l’on trouve dans ce site lagunaire,  une lande de salicornes ainsi que la présence de près de 200 espèces d’oiseaux qui ravissent notre petit.

Il retrouve l’embouchure de L’Aude et son pont anti-sel. Il retrouve le lieu qui désormais, porte son nom, le Chichoulet. Il surveille la mouclade et en ferait bien aussi son repas. La fumée de la saucisse grillée l’éloigne un moment, les vapeurs de Sangria l’enivrent mais le taboulé le réconforterait.

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Près de 300 cyclos envahissent son domaine, sans compter ceux qui n’ont fait que passer. Il suit toujours le rouge de l’amicale mais aussi le rouge et vert du vélo club Sérignanais qui s’agite pour combler l’assistance. De l’embouchure de l’Aude, il rejoint celle de l’Orb à Valras–Plage et découvre une plage minée, elle aussi, de bois mort dont le fleuve s’est délesté.

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Pour lui, il n’y a pas d’Aude ou Hérault, il y a une terre où il se sent bien et où il vole heureux.

Il vole, il vole, et se verrait bien faire le tour de la France, suivre au plus près le contour de l’hexagone. Il s’en amuse et rendrait bien une copie d’un tel envol.

De cette envolée, il garde dans sa petite tête, la tour de Barberousse à Gruissan qui lorgne vers la Nautique. Il regarde la route bleue et Notre dame des Auzils, il aimerait s’envoler vers le Vigan, vers Clermont l’Hérault, Adissan, Rouairoux, Carcassonne, Cazouls, Maraussan ou Béziers. Pourtant, il est bien là, entre Valras, Vendres et Sérignan dans ce port qui porte son nom.

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Ce fut une rencontre-Aude Hérault avec Christine, Marie-France, Josie, Martine, Maguy, Josette, Annie, Suzie, Noëlla, Guy, Bernard, Robert, Jacques, Michel, Claude, Jérôme,  Jean-Marie, Gérard, Francis et Pierrot.

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récit Pierre H

photos Pierre et MF

Les photos

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13/10/2016

Le Caylar 8 et 9 Oct.2016

1zzhy83.gifWeek-end d’automne

A ne pas confondre avec le titre d’Etienne Daho « week-end à Rome ». Nos pédalées n’avaient peut-être pas le swing du dandy de la chanson française mais elles exprimaient par contre toute l’élégance et l’authenticité de notre cher Larzac.

 

 

Le rendez-vous automnal est aussi l’occasion de réunir la quasi-totalité des membres afin d’assister à la traditionnelle assemblée générale. Moment privilégié dans la vie de toute association. D’ailleurs les édiles de l’Amicale n’avaient programmé qu’une courte sortie le samedi matin afin de consacrer l’après-midi aux travaux statutaires.

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Après la photo de groupe et la visite d’Hubert (l’organisateur du festival du Roc-Castel qui fait l’éloge du voyage lent chaque année, fin juillet-début août) la troupe s’est donc élancée en direction de St Félix-d’Héras et des Rives. Puis toujours par de petites routes nous sommes remontés vers le plateau du Guilhaumard avant de bifurquer vers la Couvertoirade. Midi pétantes nous étions de retour au Caylar.

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Durant notre courte absence, deux diligences avaient rejoint la bourgade caussenarde. L’une venait de la capitale des Cévennes et l’autre avait pris formation dans la cité épiscopale d’Albi. Elle avait ensuite gagné le Rouergue et sa place forte de Rodez avant de passer le Tarn à Millau. Le premier carrosse avait emmené Eddius et Messire Albert depuis leur bonne ville d’Alès. Du second, nous vîmes descendre l’Apôtre en personne, ce bon Henri quelque peu « rafistolé », mais toujours là et heureux comme un pinson ! Il était accompagné de son complice de toujours, compagnon de longue muletade, en la personne de notre Ami Jean Barrié. Un grand merci à Cécile et Danielle d’avoir assuré le covoiturage.

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chaleureuses retrouvailles

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heureux comme des pinsons

Chaudes accolades et effusions de joie ont accompagné ces chaleureuses retrouvailles ! Après un pique-nique en ville (une fois n’est pas coutume) l’assemblée générale pouvait donc commencer devant une salle comble. Je laisse le soin à notre secrétaire général d’en établir un compte rendu précis et circonstancié.

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Comme à l’accoutumée la soirée a été très agréable. Côté repas c’était blanquette de veau, et au dessert Noëla nous a offert le muscat à l’occasion de ses 35 ans ! Côté music-hall, la première partie fut réservée aux frères Karamazov ; du talent à l’état pur, sans doute une belle carrière en perspective, en quelque sorte les « Fréro Delavega » en version occitane.

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le traditionnel banquet

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les oignons doux des Cévennes

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la famille BOSC, Cécile et Henri        la table du Président    

  

5 (Copier).JPGAlors que la soirée battait son plein, en cuisine Josie dirigeait les opérations avec Jacques, Pierrot et Jeanine comme commis. En salle, Jean-Marie jouait au sommelier et Claude assurait avec brio le rôle de maître d’hôtel !

                  en cuisine « chaud devant ! 

   

 

           

Jean-Marie, le sommelier                           et Claude en maître d’hôtel

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La deuxième partie fut entièrement consacrée au « one man show » de notre Ami Robert de St-Etienne-de-Gourgas. Après avoir rempli le « Zénith » de Soubès et « l’Arena » de Pégairolles-de-l’Escalette, il s’attaque désormais au difficile public du plateau. Un numéro d’exception avec les histoires incontournables de « Batistou » et de « Lucette » mais aussi, les aventures des habitants des villages de « Mounte-dabale » et de « Couillonas ». Outre ses talents de conteur notre Ami Robert possède la subtilité d’offrir une traduction instantanée de ses palabres à l’auditeur non formé aux rudiments de l’occitan. Chapeau bas ! Après de nombreux rappels, l’artiste s’est retiré de la scène alors que le jour commençait à poindre sur les crêtes dominant St-Michel-d’Alajou ! Une soirée mémorable !

Dimanche matin, la « rispe » avait quelque peu baissé d’intensité mais le froid était toujours bien présent. Ah ! Le Larzac (dixit Eddius).

Les premières pédalées plein Est nous offraient les Cévennes en toile de fond, puis après le passage de la Virenque (la rivière et non le coureur), le petit causse de Campestre s’offrait à nos roues un court instant. Sauclières, c’est déjà l’Aveyron et le causse n’est plus très loin.

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lorsque deux muets se rencontrent... 

La place de l’Hospitalet connut une belle effervescence avec notre pause-déjeuner prolongée.

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pause-déjeuner à l’Hospitalet

Puis une superbe petite route entre forêts et cultures nous emmena jusqu’à La Cavalerie. Et puisque nous n’étions pas à Rome nul besoin de chercher la cité du Vatican. Nous nous sommes donc contentés de visiter le vieux bourg avec son enceinte fortifiée très bien restaurée. La Cavalerie, d’ailleurs mérite un détour.

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 entre forêts et cultures

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la Cavalerie

Le retour, vent dans le dos fut une formalité, une « rigolade ». Le pneu arrière de Christine en profita pour « crier cèbe », c'est-à-dire « s’ouvrir comme un livre ». Il fallut le « pétasser » avec un bout de carton. Cinq princes charmants se sont précipités non point sur Christine mais sur le pneumatique moribond afin de réparer au plus vite.

La reculée de Cornus à la retombée du causse nous offrit une belle échappée visuelle.

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Cornus, à la retombée du causse

Et à La Pezade, un troupeau de moutons et son berger semblaient nous attendre ; comme une image d’Epinal.

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une image d’Epinal

A l’entrée du Caylar, la lavogne dans une lumière de fin d’après-midi m’arrêta net, pour un cliché supplémentaire. Comme un point final à cette belle journée.

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le clap de fin

Un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui ont œuvré à la réussite de ce week-end d’automne sur le Larzac.

Christine et Guy

 LE GROUPE DES MARCHEURS

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PLUS DE PHOTOS 

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 photos Jeanine, Pierrot, Guy

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30/09/2016

La Baragogne

Connaissez-vous la baragogne ?P1250572 (Copier) (Copier).JPG

LA BARAGOGNE

Dans des temps très lointains, à Saint-Christol, il y avait une baragogne.

Plus terrifiante que le babau, plus méchante que la roumèque, elle vivait dans un puits où les saint-christolaines allaient remplir leurs oules et les saint-christolains leur pichet d'eau pour colorer le pastis.

La plupart du temps, elle se tenait tranquille, la gueule fermée et les yeux clos.

Mais quand un enfant n'était pas sage, que ni punitions ni sermons ni fessées n'avaient pu le corriger, elle ouvrait ses paupières vertes, elle grimpait hors du puits et là, elle ouvrait son immense gueule rouge tapissée de dents jaunes. Les écailles verdâtres dont son corps était couvert dégageaient une odeur nauséabonde et elle se laissait retomber sur le méchant enfant et l'emportait au fond du puits pour le dévorer à son aise.

Et, se retournant vivement, elle replongeait comme une énorme couleuvre dans le puits. On ne voyait plus que bout de sa queue fourchue et puis, plus rien...

Tous les enfants avaient peur de la baragogne.  Sauf un.

On l'appelait Calandras. Parce qu'il était vraiment méchant.

Dès qu'il y avait une bêtise de faite, un méfait accompli, un larcin découvert, un animal estropié ou une cruche cassée, ce n'était qu'un seul cri : C'est la faute à Calandras ! La baragogne le mangera !

Mais il s'en moquait bien et continuait en ricanant à voler les œufs dans les poulaillers, à couper les raisins avant qu'ils soient mûrs et à montrer son derrière aux vieilles qui sortaient de l'église.

Mais celui qui ne s'en moquait pas et qui avait grand peur, c'était son frère jumeau qu'on disait le Bravet, tellement il était gentil et serviable et poli que c'en était un bonheur. Il était aimé de tous et même des animaux. On ne savait pas comment, mais même les taureaux sauvages et noirs ne le chargeaient pas et venaient manger dans sa main. Malgré toutes ses bêtises et ses mauvaises paroles, il aimait son frère Calandras et il vivait dans la peur que la baragogne ne l'emporte au fond du puits pour le dévorer.

Ce qui arriva un jour et n'étonna personne.

Quand Bravet appris la nouvelle en revenant de la vigne où il avait travaillé toute la journée, il se précipita vers le puits, se pencha sur la margelle et appela :

- Baragogne ! Baragogne !

Une voix très désagréable monta des profondeurs noires en même temps qu'une odeur pestilentielle :

- Qui vient me déranger juste au moment où j'allais commencer mon repas ?

- C'est moi, Bravet, le frère de celui que tu vas dévorer !

- Toi aussi, tu as fait des bêtises ?

- Non. Mais j'ai une proposition à te faire.

- Tu veux le remplacer ?

- Non, dit Bravet. Mais je sais qu'il y a fort longtemps que t'as rien mangé et tu dois avoir grand faim. Et mon pauvre frère n'est pas très gras, tu n'en feras qu'une bouchée et ensuite tu auras encore plus faim. Je te propose de t'emmener un autre enfant dix fois plus gros et cent fois plus méchant, tu en auras pour ton estomac !

- D'accord, dit la Baragogne, mais ne tarde pas ! 

Quand Bravet revint, la Baragogne était sortie. Elle tenait serré sous son ventre le pauvre Calendras qui pleurait et se lamentait et promettait de devenir le plus gentil des enfants.

- Alors, dit la Baragogne, où est cet enfant si gras et si méchant ?

- Lâche mon frère, dit Bravet.

La vilaine bête repoussa Calendras qui s'enfuit en hurlant, laissant derrière lui un sillage de salive verdâtre.

- Voici ta nourriture, dit Bravet.

On vit s'avancer un énorme enfant, presque aussi grand que le clocher de l'église. Ses vêtements étaient tellement serrés qu'ils semblaient prêts à éclater. Ils étaient fait de cent et cent morceaux comme ceux du Pétassou. Il avait un chapeau enfoncé très bas et on ne voyait pas son visage. Il avait d'une drôle de façon de marcher, comme s'il avait quatre pattes au lieu de deux jambes.

- Il n'est pas très appétissant mais il est fort gras, dit la Baragogne.

Elle ouvrit sa large gueule rouge et la referma sur l'enfant gras.

Et le recracha :

- Aïe ! Aïe ! Aïe ! Hurla-t-elle. Ce n'est qu'un mannequin !

Et elle se mit à cracher comme des pépins toutes les souches ont il était fait.

- Tu m'as trompé ! Hurla-t-elle, mauvaise. Mais avant que je ne te dévore, dis-moi comment as-tu fait pour le faire marcher ?

- On m'a aidé ! Dit Bravet.

- Qui ? Éructa la Baragogne.

- Lui ! Dit Bravet en montrant un taureau noir qui grattait le sol de la place et qui, d'un coup, fonça sur la Baragogne, la fit virevolter sur ses cornes et la précipita dans le puits où elle disparut.

Il y eut des éclairs et de la fumée et quand elle se dissipa Bravet s'aperçut que le puits s'était refermé et qu'il avait disparu. Où se trouvait-il ? Nul ne s'en souvient. Mais attention à ne pas trop faire de bêtises, il pourrait peut-être se rouvrir... 

René Escudié - 09.2010

Et c'est ainsi que traditionnellement, à Vauvert, en fin de repas, avec une banane on confectionnait la baragogne pour les enfants.

Démonstration par Christine C.

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En image c'est sympathique, mais racontée par Christine avec l'accent de Vauvert, ça devient une histoire, ô combien passionnante, même pour les grands !!! ...

photos Guy C.

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Au pays du pharaon

 

Au pays du Pharaon 

C’est sur cette « bosquerie hivernale » qu’il convient d’introduire ce compte-rendu.

Lorsque l’amicale dévoila son projet de séjour estival en Ariège, notre cher ami Henri déclara « Toutankhamon ». Peut-être voulait-il dire « tous à Camon ». L’Apôtre a de l’esprit et cela est bien connu.

Guy Cambéssèdes

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Ils sont fidèles et généreux en amitié nos amis de Larzac Aventure. Généreux comme leur accent si bien venté par Christine déclamant un soir le beau poème de Miguel Zamacoïs.

Cet accent est différent selon l’origine des membres de l’Amicale : Carcassonne, Montpellier, Béziers, Frontignan, Clermont l’Hérault et j’en oublie : il roule et chante comme le vent d’Autan ou le Mistral, il est calme et rayonnant comme la chaleur de l’amitié et cède parfois à l’orage de la colère, de l’emportement et la discorde. Nous avons pu apprécier au cours de cette semaine, tous ses aspects : Du partage, de beaux éclats de rire mais aussi une surprenante dispute aussi soudaine que très vite dissipée.

Cette année j’ai fait la connaissance de Bernard et Gisèle Lescudé ainsi que celle de Guy et Christine Cambéssèdes. Je n’ai pas revu Michel et Martine occupés ailleurs à cette période.

Clarisse qui devait venir avec moi a déclaré forfait, s’étant fracturé un poignet en tombant de vélo ; c’est Luc qui a pris sa place.

Les circuits proposés par Bernard Lescudé étaient bien pensés, équilibrés : dénivelés conséquents mais distance modérée.

IMG_0032.JPGLe lundi nous a conduits vers Mirepoix pour une petite mise en jambes de 64 km : voilà qui m’a permis de compléter la visite de ce BPF que j’ai vu pour la première fois en avril 2015. Notre arrivée sur la belle place située au centre de la vieille ville se fait au beau milieu d’un marché qui bat son plein.

Nous trouvons refuge à l’ombre de la bastide tout près de l’entrée de la mairie : piquenique et petit café se prennent au milieu du tintamarre des chalands qui plient et rangent leurs marchandises dans les camions.

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Retour en plein cagnard par une bonne partie de voie verte, nous faisant éviter la départementale assez encombrée. Au retour nous faisons une halte pour admirer les ruines du château féodal de Lagarde.

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Le mardi c’est Bernard L., lui-même qui nous guide depuis Chalabre où nous le retrouvons. 

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Le col des 3 Bernard ...

Il nous mène jusqu’à la ligne de partage des eaux entre atlantique et méditerranée.

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Puis ce sera la descente jusqu’à Limoux que nous ne prendrons pas, hélas, le temps de visiter. L’objectif est d’atteindre Alaigne, joli village en rond, caractérisé par ses circulades : des rues concentriques convergeant vers la place centrale où nous avons recherché les rares zones d’ombre pour pique-niquer. La chaleur est écrasante et notre retour sera éprouvant. A peine arrivés nous nous désaltérons et une petite sieste est la bienvenue. Chaque soir nous nous retrouvons à proximité du campement de Jeanine, Cécile et Andrée pour y rendre un petit verre de vin frais. Un moment festif apprécié de tous. Gérard propose toutes sortes de saucissons et autres saucisses sèches dont il est amateur et qu’il découpe avec amour.

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Le mercredi nous prenons un départ excentré en faisant une approche avec nos véhicules jusqu’à Quillan.

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De là nous rejoignons Bugarach situé dans l’Aude, connue pour être le lieu du point culminant des Corbières, mais pas seulement.

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Allez savoir pourquoi, ce lieu est doté de propriété telluriques particulière que certains illuminés crurent être l’un des seuls lieux qui serait épargné lors de la « fin du monde » qu’un bon nombre croyaient voir advenir à la fin de l’année 2012. Bon ! Nous n’avons rencontré  aucun de ces êtres bizarre ni aucun extraterrestre. C’est là cependant que notre groupe se sépare en deux : ceux qui veulent rentrer à Quillan et ceux qui souhaitent faire la traversée des gorges de Galamus.

Luc et moi sommes de cette deuxième équipe. Après une délicieuse halte à Cubières-sur-Cinoble pour un piquenique sur la terrasse ombragée d’une auberge où nous dégusterons de petits fromages frais, nous traversons les gorges magnifiques et je suis heureux de partager ça avec Luc et mes autres compagnons.

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Notre retour se fait par Saint Paul de Fenouillet pour terminer en descendant à travers les belles gorges de la Pierre-Lys. Nous prenons un rafraichissement à Quillan avant de retourner au campement. 

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Le jeudi, démarre dans la grisaille, on peut même voir qu’il y a eu une ondée avant notre levé. Bien qu’annoncé à la météo, voilà qui nous surprends. Nous prenons la route à la suite de Bernard L. que nous retrouvons à Chalabre. Nous roulons vers Puivert, le petit col de la Babourade où, surpris par une averse de bruine, nous écourtons en raison de la faible visibilité pour redescendre vers Bélesta et découvrir un peu plus loin la source intermittente de Fontestorbes. Fougax-et-Barrineuf sera le lieu de pique-nique. Quelques courageux, dont Luc et moi irons visiter le village de Montségur. Nous nous retrouvons tous à Fontestorbes pour prendre un petit café avant de rentrer tranquillement au campement sous le soleil qui chauffe à nouveau la vallée. Une belle soirée sera l’occasion pour Luc de faire découvrir quelques petits vins bordelais au cours du dîner.

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Vendredi sera une petite journée pour finir cette semaine. Jacques et Josy, rentrent au Bercail et nous avons le plaisir de voir Claude et Maggy, nos chasseurs de cols qui sont venus passer cette journée avec nous.

Le programme consiste en une vaste boucle passant par Laroque-d’Olmes, Lavelanet, Bélesta où nous piqueniquons, le col Del Teil, pour faire la visite d’une ferme « les papillons d’Amarante ». Quelques un nous quittent et nous entrons dans la chaleur tropicale de la serre à papillons : principalement des espèces exotiques aux couleurs chatoyantes, papillons de nuit et de jour, Chenilles vertes énormes, cocons invisibles dans les feuillages sans oublier quelques espèces imitant les feuilles, se confondant avec leur environnement : un moment apprécié de tous.

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Notre retour jusqu’à Chalabre se fait quasiment sans donner un coup de pédale et partiellement à l’ombre… Génial ! Et pour finir un rafraîchissement à la terrasse d’un café.

Notre séjour ce clôture autour d’une table bien sûr : ce soir cassoulet maison ! Une merveille.

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Encore une belle semaine d’amitié et de découverte partagée avec l’amicale.

Récit Phil. Maze

photos PM, JL, MFB

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23/09/2016

semaine fédérale 2016

DSCF3498.JPGLa Semaine Fédérale 2016 à DIJON

Comment raconter une semaine fédérale, moi qui n’en ai que 4 au compteur depuis ma 1ère en 1994 ? Comment la comparer avec une autre, alors que le temps a passé, les modes ont changé, les cyclos ne sont plus ceux qu’ils étaient ?

Si mes deux premières furent pour accumuler les kilomètres sans me soucier des brevets ou tampon, les deux autres, dont Dijon, furent tout le contraire : la chasse au tampon, le Brevet des Provinces Françaises. Là s’arrête les comparaisons sinon je passerai mon temps à louer une, et décrier une autre, à cause de mes propres centres d’intérêts.

semaine-or.png« Chouette ! Une semaine en or »

voilà le slogan de cette 78ème semaine fédérale internationale !

Chouette, symbole de Dijon, est là figée, dans le mur de l’église Notre dame de Dijon. Elle fait aussi partie intégrante de certaines rues dijonnaises, il n’y a plus qu’à la suivre et la capitale de Bourgogne se dévoile à vous.  

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Cité des Ducs de Bourgogne, la ville se met à nu à chaque coin de rue, des maisons à colombages aux hôtels particuliers, en passant par le musée de François Rude, celui des beaux-arts, la Chartreuse et son puis de Moïse. Sans oublier sa gastronomie à laquelle nous ferons honneur avec Noëlla, un midi alors que le repas du soir pris dans l’université ne nous proposera que des plats, certes bons, mais bien banals pour une région qui s’enorgueillit de sa gastronomie locale.

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Enfin, le plus important étant, pour nous, la découverte d’une partie de la Bourgogne, le 1er jour, nous sortons de la cité des Ducs de Bourgogne pour nous fondre dans cette masse de cyclos venue de tous horizons. Au premier matin, il nous faudra de la patience pour nous extirper de cette cohue qui encombre chaque carrefour !

C’est par le pays des sources et de la cocotte que nous commençons réellement notre semaine fédérale Noëlla et moi. Pour la cocotte, on reviendra, car le parcours est bien trop long pour la célèbre marque de la cocotte-minute ! Et pourtant nous passons de longues et agréables minutes pour entrapercevoir les sources où plutôt la résurgence du creux Bleu, car la source se situe plus au nord sur le plateau de Langres. C’est une couleur éclatante vert émeraude des plantes aquatiques qui attire l’œil, c’est un lavoir équipé d’un système de rehausse pour la position des planches à laver qui attise la réflexion du cyclo.  

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le creux bleu

Puis, à Is Sur Tille, un grand pont avec 5 arches d’un côté et 6 de l’autre, intrigue ce même cyclo, mais quel est donc ce mystère ? La vérité, le cours d’eau passe sous une maison qui devait jadis actionner un moulin, et l’eau ensuite ressurgit de l’autre côté par une 6ème arche. Une première journée entre cours d’eau, bourgs bien fleuris et bien belles forêts.

Au 2ème jour, je retrouve mon élément de toujours, celle qui a bercé mes jeunes années, qui a occupé aussi « le temps libre » que mes courtes études m’ont laissé : La vigne. Le vignoble réputé de Bourgogne est là autour de nous. Tout est « Nickel chrome » au carré et déjà prêt pour la vendange à venir. Les petites routes traversant le vignoble nous portent dans des bourgs de renommée mondiale : Nuits st Georges, Pommard, Meursault, Gevrey-Chambertin, autan de routes, traverses, Cv sinueux pour franchir les différents coteaux.

DSCF3821.JPGAutant de grands crus, autant de villages aux riches et magnifiques domaines, comme à Savigny les Beaune traversé par le Rhoin sous affluent de la Saône, qui donne un cachet particulier au bourg. Que dire de plus quand nous traversons Beaune, que nous devinons les hospices, que je déguste un Kir, le vrai, l’unique dit-on ici.

 

Une bonne larme de crème de cassis dans un Bourgogne Aligoté et le voilà qui passe très bien, même s’il est encore tôt dans cette matinée où nous récoltons notre 1er tampon (BPF Beaune). Suivra celui de la Rochepot avec son château avec tuiles vernissées de Bourgogne et de deux tampons, la moisson commence bien.

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Savigny Les Beaune

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Pour le 3ème jour, avec Gérard, on évite la sortie de Dijon avec les vélos. Une fois suffit ! Une avancée en voiture et le 1er point de contrôle à St Seine l’Abbaye nous fait découvrir l’abbatiale dont le chœur est éclairé par une grande rosace, et dans les transepts des pierres tombales dressées où l’on distingue des portraits. La visite nous mène à découvrir des fresques très abîmées. L’endroit est riche de découvertes, et c’est ici que nous obtiendrons notre 3ème tampon sur nos cartes.

La sortie du village sera des plus compliquées avec un raidillon, pour ne pas dire plus. L’effort est intense et la cohue dans la pente me fait poser pied à terre. Il faut zigzaguer entre les cyclos pour s’en sortir. Jacques et Josie qui nous accompagnent sur cette journée passent sans encombre l’obstacle sur leur tandem, Gérard et Noëlla aussi posent pied pour éviter de se prendre « un gâteau, une gamelle, ».

Le parcours nous amène à la source de la Seine, non pas sur le plateau de Langres mais sur la commune de Source-Seine. C’est une bonne descente qui se transformera en montée pour le retour, qui nous porte sur une oasis de verdure humide, où un nymphée protège la source de la Seine (ou plutôt la résurgence). La Seine et son premier pont pour la franchir est là, sous nos pas, toute petite, toute fragile.

Statue Vercingetorix.jpgDes eaux de la seine, à Paris ou « Parisii ou encore Lutétia » l’histoire nous cueille à chaque tour de roues, avec le BPF de Alise Ste Reine et le site d’Alésia. Il faudra mettre souple, extrêmement souple pour pouvoir s’élever sur la bute où trône une monumentale statue, représentant le chef de toutes les Gaules, « Vercingétorix » et dominant la vallée et le musée parc d’Alésia.

Le jour suivant, nous ferons le parcours prévu le 1er jour de la SF, On abandonne l’organisation du jour pour voir et pédaler le long du canal de Bourgogne, et pointer par là-même Châteauneuf. Il faut s’arracher pour arriver près du Château de la commune, s’échiner tellement que mon pédalier rend l’âme, et c’est tous petons dehors que je finis la dure montée. Le soir la permanence m’apporte l’artisan approprié pour corriger le souci de ma randonneuse.

C’est avec un axe de pédalier neuf, que j’attaque avec Noëlla l’ultime journée de cette SF en Dijonnais. Nous ferons comme la veille : nous filons en décalé vers Châtillon sur Seine que nous n’avons pu faire le jour j. Montbard et le parc de Buffon sera notre point de départ, juste sous la tour de l’Aubespin plus précisément. Partant de cette haute tour de près de 40 mètres, qui offre un panorama fabuleux sur Montbard et la vallée de la Brenne, nous pédalons vers l’abbaye de Fontenay ou une visite s’impose. Une des merveilles de Bourgogne que nous visitons Noëlla et moi pendant que Gérard jouera les gardiens pour nos bécanes. Nous visitons la salle capitulaire, puis le Scriptorium (ou salle des moines), le dortoir à l’étage, le cloître, c’est une bien belle visite que nous, nous sommes octroyé Noëlla et moi dans ce lieu authentique et spirituel.

 

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Montbard

Reprenant la route avec Gérard, nous voilà traversant Villaines en Duesmois avant de s’engouffrer sur le parcours, pour découvrir Châtillon et tamponner notre dernier Bpf. Nous en profitons pour admirer la résurgence de la Douix qui, dit-on, est le plus ancien lieu de culte celtique.

Voilà ! La semaine en or se termine dans ce terroir mondialement réputé. Nous ne connaissions la Bourgogne que par les on-dit, les émissions Tv et, bien entendu, par nos amis qui avaient déjà eu la chance de parcourir cette contrée. La Bourgogne et ses terroirs, la Bourgogne et ses religieux sans qui les crus n’auraient pas grandi.

 Rendez-vous à Mortagne au Perche.

 

Pierre

récit et photos Pierre H.

mise en page MFB 

 

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