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30/09/2016

Bienvenue sur le blog de l'Amicale Larzac Aventure

 
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Amicale Larzac Aventure

34520   Le Caylar   

 

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photo GC

« Le monde dans lequel nous vivons le cyclotourisme, manque de repères. C’est le rôle de l’Amicale Larzac Aventure de redonner à chacun le goût de l’action collective et amicale, face à un environnement qui pousse à l’individualisme et à la compétition ».

Le Président 

  

Écrit par LA - mise en page MF |

La Baragogne

Connaissez-vous la baragogne ?P1250572 (Copier) (Copier).JPG

LA BARAGOGNE

Dans des temps très lointains, à Saint-Christol, il y avait une baragogne.

Plus terrifiante que le babau, plus méchante que la roumèque, elle vivait dans un puits où les saint-christolaines allaient remplir leurs oules et les saint-christolains leur pichet d'eau pour colorer le pastis.

La plupart du temps, elle se tenait tranquille, la gueule fermée et les yeux clos.

Mais quand un enfant n'était pas sage, que ni punitions ni sermons ni fessées n'avaient pu le corriger, elle ouvrait ses paupières vertes, elle grimpait hors du puits et là, elle ouvrait son immense gueule rouge tapissée de dents jaunes. Les écailles verdâtres dont son corps était couvert dégageaient une odeur nauséabonde et elle se laissait retomber sur le méchant enfant et l'emportait au fond du puits pour le dévorer à son aise.

Et, se retournant vivement, elle replongeait comme une énorme couleuvre dans le puits. On ne voyait plus que bout de sa queue fourchue et puis, plus rien...

Tous les enfants avaient peur de la baragogne.  Sauf un.

On l'appelait Calandras. Parce qu'il était vraiment méchant.

Dès qu'il y avait une bêtise de faite, un méfait accompli, un larcin découvert, un animal estropié ou une cruche cassée, ce n'était qu'un seul cri : C'est la faute à Calandras ! La baragogne le mangera !

Mais il s'en moquait bien et continuait en ricanant à voler les œufs dans les poulaillers, à couper les raisins avant qu'ils soient mûrs et à montrer son derrière aux vieilles qui sortaient de l'église.

Mais celui qui ne s'en moquait pas et qui avait grand peur, c'était son frère jumeau qu'on disait le Bravet, tellement il était gentil et serviable et poli que c'en était un bonheur. Il était aimé de tous et même des animaux. On ne savait pas comment, mais même les taureaux sauvages et noirs ne le chargeaient pas et venaient manger dans sa main. Malgré toutes ses bêtises et ses mauvaises paroles, il aimait son frère Calandras et il vivait dans la peur que la baragogne ne l'emporte au fond du puits pour le dévorer.

Ce qui arriva un jour et n'étonna personne.

Quand Bravet appris la nouvelle en revenant de la vigne où il avait travaillé toute la journée, il se précipita vers le puits, se pencha sur la margelle et appela :

- Baragogne ! Baragogne !

Une voix très désagréable monta des profondeurs noires en même temps qu'une odeur pestilentielle :

- Qui vient me déranger juste au moment où j'allais commencer mon repas ?

- C'est moi, Bravet, le frère de celui que tu vas dévorer !

- Toi aussi, tu as fait des bêtises ?

- Non. Mais j'ai une proposition à te faire.

- Tu veux le remplacer ?

- Non, dit Bravet. Mais je sais qu'il y a fort longtemps que t'as rien mangé et tu dois avoir grand faim. Et mon pauvre frère n'est pas très gras, tu n'en feras qu'une bouchée et ensuite tu auras encore plus faim. Je te propose de t'emmener un autre enfant dix fois plus gros et cent fois plus méchant, tu en auras pour ton estomac !

- D'accord, dit la Baragogne, mais ne tarde pas ! 

Quand Bravet revint, la Baragogne était sortie. Elle tenait serré sous son ventre le pauvre Calendras qui pleurait et se lamentait et promettait de devenir le plus gentil des enfants.

- Alors, dit la Baragogne, où est cet enfant si gras et si méchant ?

- Lâche mon frère, dit Bravet.

La vilaine bête repoussa Calendras qui s'enfuit en hurlant, laissant derrière lui un sillage de salive verdâtre.

- Voici ta nourriture, dit Bravet.

On vit s'avancer un énorme enfant, presque aussi grand que le clocher de l'église. Ses vêtements étaient tellement serrés qu'ils semblaient prêts à éclater. Ils étaient fait de cent et cent morceaux comme ceux du Pétassou. Il avait un chapeau enfoncé très bas et on ne voyait pas son visage. Il avait d'une drôle de façon de marcher, comme s'il avait quatre pattes au lieu de deux jambes.

- Il n'est pas très appétissant mais il est fort gras, dit la Baragogne.

Elle ouvrit sa large gueule rouge et la referma sur l'enfant gras.

Et le recracha :

- Aïe ! Aïe ! Aïe ! Hurla-t-elle. Ce n'est qu'un mannequin !

Et elle se mit à cracher comme des pépins toutes les souches ont il était fait.

- Tu m'as trompé ! Hurla-t-elle, mauvaise. Mais avant que je ne te dévore, dis-moi comment as-tu fait pour le faire marcher ?

- On m'a aidé ! Dit Bravet.

- Qui ? Éructa la Baragogne.

- Lui ! Dit Bravet en montrant un taureau noir qui grattait le sol de la place et qui, d'un coup, fonça sur la Baragogne, la fit virevolter sur ses cornes et la précipita dans le puits où elle disparut.

Il y eut des éclairs et de la fumée et quand elle se dissipa Bravet s'aperçut que le puits s'était refermé et qu'il avait disparu. Où se trouvait-il ? Nul ne s'en souvient. Mais attention à ne pas trop faire de bêtises, il pourrait peut-être se rouvrir... 

René Escudié - 09.2010

Et c'est ainsi que traditionnellement, à Vauvert, en fin de repas, avec une banane on confectionnait la baragogne pour les enfants.

Démonstration par Christine C.

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En image c'est sympathique, mais racontée par Christine avec l'accent de Vauvert, ça devient une histoire, ô combien passionnante, même pour les grands !!! ...

photos Guy C.

Mise en page MFB

 

 

Écrit par LA - mise en page MF |

Au pays du pharaon

 

Au pays du Pharaon 

C’est sur cette « bosquerie hivernale » qu’il convient d’introduire ce compte-rendu.

Lorsque l’amicale dévoila son projet de séjour estival en Ariège, notre cher ami Henri déclara « Toutankhamon ». Peut-être voulait-il dire « tous à Camon ». L’Apôtre a de l’esprit et cela est bien connu.

Guy Cambéssèdes

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Ils sont fidèles et généreux en amitié nos amis de Larzac Aventure. Généreux comme leur accent si bien venté par Christine déclamant un soir le beau poème de Miguel Zamacoïs.

Cet accent est différent selon l’origine des membres de l’Amicale : Carcassonne, Montpellier, Béziers, Frontignan, Clermont l’Hérault et j’en oublie : il roule et chante comme le vent d’Autan ou le Mistral, il est calme et rayonnant comme la chaleur de l’amitié et cède parfois à l’orage de la colère, de l’emportement et la discorde. Nous avons pu apprécier au cours de cette semaine, tous ses aspects : Du partage, de beaux éclats de rire mais aussi une surprenante dispute aussi soudaine que très vite dissipée.

Cette année j’ai fait la connaissance de Bernard et Gisèle Lescudé ainsi que celle de Guy et Christine Cambéssèdes. Je n’ai pas revu Michel et Martine occupés ailleurs à cette période.

Clarisse qui devait venir avec moi a déclaré forfait, s’étant fracturé un poignet en tombant de vélo ; c’est Luc qui a pris sa place.

Les circuits proposés par Bernard Lescudé étaient bien pensés, équilibrés : dénivelés conséquents mais distance modérée.

IMG_0032.JPGLe lundi nous a conduits vers Mirepoix pour une petite mise en jambes de 64 km : voilà qui m’a permis de compléter la visite de ce BPF que j’ai vu pour la première fois en avril 2015. Notre arrivée sur la belle place située au centre de la vieille ville se fait au beau milieu d’un marché qui bat son plein.

Nous trouvons refuge à l’ombre de la bastide tout près de l’entrée de la mairie : piquenique et petit café se prennent au milieu du tintamarre des chalands qui plient et rangent leurs marchandises dans les camions.

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Retour en plein cagnard par une bonne partie de voie verte, nous faisant éviter la départementale assez encombrée. Au retour nous faisons une halte pour admirer les ruines du château féodal de Lagarde.

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Le mardi c’est Bernard L., lui-même qui nous guide depuis Chalabre où nous le retrouvons. 

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Il nous mène jusqu’à la ligne de partage des eaux entre atlantique et méditerranée.

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Puis ce sera la descente jusqu’à Limoux que nous ne prendrons pas, hélas, le temps de visiter. L’objectif est d’atteindre Alaigne, joli village en rond, caractérisé par ses circulades : des rues concentriques convergeant vers la place centrale où nous avons recherché les rares zones d’ombre pour pique-niquer. La chaleur est écrasante et notre retour sera éprouvant. A peine arrivés nous nous désaltérons et une petite sieste est la bienvenue. Chaque soir nous nous retrouvons à proximité du campement de Jeanine, Cécile et Andrée pour y rendre un petit verre de vin frais. Un moment festif apprécié de tous. Gérard propose toutes sortes de saucissons et autres saucisses sèches dont il est amateur et qu’il découpe avec amour.

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Le mercredi nous prenons un départ excentré en faisant une approche avec nos véhicules jusqu’à Quillan.

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De là nous rejoignons Bugarach situé dans l’Aude, connue pour être le lieu du point culminant des Corbières, mais pas seulement.

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Allez savoir pourquoi, ce lieu est doté de propriété telluriques particulière que certains illuminés crurent être l’un des seuls lieux qui serait épargné lors de la « fin du monde » qu’un bon nombre croyaient voir advenir à la fin de l’année 2012. Bon ! Nous n’avons rencontré  aucun de ces êtres bizarre ni aucun extraterrestre. C’est là cependant que notre groupe se sépare en deux : ceux qui veulent rentrer à Quillan et ceux qui souhaitent faire la traversée des gorges de Galamus.

Luc et moi sommes de cette deuxième équipe. Après une délicieuse halte à Cubières-sur-Cinoble pour un piquenique sur la terrasse ombragée d’une auberge où nous dégusterons de petits fromages frais, nous traversons les gorges magnifiques et je suis heureux de partager ça avec Luc et mes autres compagnons.

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Notre retour se fait par Saint Paul de Fenouillet pour terminer en descendant à travers les belles gorges de la Pierre-Lys. Nous prenons un rafraichissement à Quillan avant de retourner au campement. 

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Le jeudi, démarre dans la grisaille, on peut même voir qu’il y a eu une ondée avant notre levé. Bien qu’annoncé à la météo, voilà qui nous surprends. Nous prenons la route à la suite de Bernard L. que nous retrouvons à Chalabre. Nous roulons vers Puivert, le petit col de la Babourade où, surpris par une averse de bruine, nous écourtons en raison de la faible visibilité pour redescendre vers Bélesta et découvrir un peu plus loin la source intermittente de Fontestorbes. Fougax-et-Barrineuf sera le lieu de pique-nique. Quelques courageux, dont Luc et moi irons visiter le village de Montségur. Nous nous retrouvons tous à Fontestorbes pour prendre un petit café avant de rentrer tranquillement au campement sous le soleil qui chauffe à nouveau la vallée. Une belle soirée sera l’occasion pour Luc de faire découvrir quelques petits vins bordelais au cours du dîner.

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Vendredi sera une petite journée pour finir cette semaine. Jacques et Josy, rentrent au Bercail et nous avons le plaisir de voir Claude et Maggy, nos chasseurs de cols qui sont venus passer cette journée avec nous.

Le programme consiste en une vaste boucle passant par Laroque-d’Olmes, Lavelanet, Bélesta où nous piqueniquons, le col Del Teil, pour faire la visite d’une ferme « les papillons d’Amarante ». Quelques un nous quittent et nous entrons dans la chaleur tropicale de la serre à papillons : principalement des espèces exotiques aux couleurs chatoyantes, papillons de nuit et de jour, Chenilles vertes énormes, cocons invisibles dans les feuillages sans oublier quelques espèces imitant les feuilles, se confondant avec leur environnement : un moment apprécié de tous.

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Notre retour jusqu’à Chalabre se fait quasiment sans donner un coup de pédale et partiellement à l’ombre… Génial ! Et pour finir un rafraîchissement à la terrasse d’un café.

Notre séjour ce clôture autour d’une table bien sûr : ce soir cassoulet maison ! Une merveille.

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Encore une belle semaine d’amitié et de découverte partagée avec l’amicale.

Récit Phil. Maze

photos PM, JL, MFB

mise en page MFB

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Écrit par LA - mise en page MF |

23/09/2016

semaine fédérale 2016

DSCF3498.JPGLa Semaine Fédérale 2016 à DIJON

Comment raconter une semaine fédérale, moi qui n’en ai que 4 au compteur depuis ma 1ère en 1994 ? Comment la comparer avec une autre, alors que le temps a passé, les modes ont changé, les cyclos ne sont plus ceux qu’ils étaient ?

Si mes deux premières furent pour accumuler les kilomètres sans me soucier des brevets ou tampon, les deux autres, dont Dijon, furent tout le contraire : la chasse au tampon, le Brevet des Provinces Françaises. Là s’arrête les comparaisons sinon je passerai mon temps à louer une, et décrier une autre, à cause de mes propres centres d’intérêts.

semaine-or.png« Chouette ! Une semaine en or »

voilà le slogan de cette 78ème semaine fédérale internationale !

Chouette, symbole de Dijon, est là figée, dans le mur de l’église Notre dame de Dijon. Elle fait aussi partie intégrante de certaines rues dijonnaises, il n’y a plus qu’à la suivre et la capitale de Bourgogne se dévoile à vous.  

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Cité des Ducs de Bourgogne, la ville se met à nu à chaque coin de rue, des maisons à colombages aux hôtels particuliers, en passant par le musée de François Rude, celui des beaux-arts, la Chartreuse et son puis de Moïse. Sans oublier sa gastronomie à laquelle nous ferons honneur avec Noëlla, un midi alors que le repas du soir pris dans l’université ne nous proposera que des plats, certes bons, mais bien banals pour une région qui s’enorgueillit de sa gastronomie locale.

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Enfin, le plus important étant, pour nous, la découverte d’une partie de la Bourgogne, le 1er jour, nous sortons de la cité des Ducs de Bourgogne pour nous fondre dans cette masse de cyclos venue de tous horizons. Au premier matin, il nous faudra de la patience pour nous extirper de cette cohue qui encombre chaque carrefour !

C’est par le pays des sources et de la cocotte que nous commençons réellement notre semaine fédérale Noëlla et moi. Pour la cocotte, on reviendra, car le parcours est bien trop long pour la célèbre marque de la cocotte-minute ! Et pourtant nous passons de longues et agréables minutes pour entrapercevoir les sources où plutôt la résurgence du creux Bleu, car la source se situe plus au nord sur le plateau de Langres. C’est une couleur éclatante vert émeraude des plantes aquatiques qui attire l’œil, c’est un lavoir équipé d’un système de rehausse pour la position des planches à laver qui attise la réflexion du cyclo.  

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le creux bleu

Puis, à Is Sur Tille, un grand pont avec 5 arches d’un côté et 6 de l’autre, intrigue ce même cyclo, mais quel est donc ce mystère ? La vérité, le cours d’eau passe sous une maison qui devait jadis actionner un moulin, et l’eau ensuite ressurgit de l’autre côté par une 6ème arche. Une première journée entre cours d’eau, bourgs bien fleuris et bien belles forêts.

Au 2ème jour, je retrouve mon élément de toujours, celle qui a bercé mes jeunes années, qui a occupé aussi « le temps libre » que mes courtes études m’ont laissé : La vigne. Le vignoble réputé de Bourgogne est là autour de nous. Tout est « Nickel chrome » au carré et déjà prêt pour la vendange à venir. Les petites routes traversant le vignoble nous portent dans des bourgs de renommée mondiale : Nuits st Georges, Pommard, Meursault, Gevrey-Chambertin, autan de routes, traverses, Cv sinueux pour franchir les différents coteaux.

DSCF3821.JPGAutant de grands crus, autant de villages aux riches et magnifiques domaines, comme à Savigny les Beaune traversé par le Rhoin sous affluent de la Saône, qui donne un cachet particulier au bourg. Que dire de plus quand nous traversons Beaune, que nous devinons les hospices, que je déguste un Kir, le vrai, l’unique dit-on ici.

 

Une bonne larme de crème de cassis dans un Bourgogne Aligoté et le voilà qui passe très bien, même s’il est encore tôt dans cette matinée où nous récoltons notre 1er tampon (BPF Beaune). Suivra celui de la Rochepot avec son château avec tuiles vernissées de Bourgogne et de deux tampons, la moisson commence bien.

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Savigny Les Beaune

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Pour le 3ème jour, avec Gérard, on évite la sortie de Dijon avec les vélos. Une fois suffit ! Une avancée en voiture et le 1er point de contrôle à St Seine l’Abbaye nous fait découvrir l’abbatiale dont le chœur est éclairé par une grande rosace, et dans les transepts des pierres tombales dressées où l’on distingue des portraits. La visite nous mène à découvrir des fresques très abîmées. L’endroit est riche de découvertes, et c’est ici que nous obtiendrons notre 3ème tampon sur nos cartes.

La sortie du village sera des plus compliquées avec un raidillon, pour ne pas dire plus. L’effort est intense et la cohue dans la pente me fait poser pied à terre. Il faut zigzaguer entre les cyclos pour s’en sortir. Jacques et Josie qui nous accompagnent sur cette journée passent sans encombre l’obstacle sur leur tandem, Gérard et Noëlla aussi posent pied pour éviter de se prendre « un gâteau, une gamelle, ».

Le parcours nous amène à la source de la Seine, non pas sur le plateau de Langres mais sur la commune de Source-Seine. C’est une bonne descente qui se transformera en montée pour le retour, qui nous porte sur une oasis de verdure humide, où un nymphée protège la source de la Seine (ou plutôt la résurgence). La Seine et son premier pont pour la franchir est là, sous nos pas, toute petite, toute fragile.

Statue Vercingetorix.jpgDes eaux de la seine, à Paris ou « Parisii ou encore Lutétia » l’histoire nous cueille à chaque tour de roues, avec le BPF de Alise Ste Reine et le site d’Alésia. Il faudra mettre souple, extrêmement souple pour pouvoir s’élever sur la bute où trône une monumentale statue, représentant le chef de toutes les Gaules, « Vercingétorix » et dominant la vallée et le musée parc d’Alésia.

Le jour suivant, nous ferons le parcours prévu le 1er jour de la SF, On abandonne l’organisation du jour pour voir et pédaler le long du canal de Bourgogne, et pointer par là-même Châteauneuf. Il faut s’arracher pour arriver près du Château de la commune, s’échiner tellement que mon pédalier rend l’âme, et c’est tous petons dehors que je finis la dure montée. Le soir la permanence m’apporte l’artisan approprié pour corriger le souci de ma randonneuse.

C’est avec un axe de pédalier neuf, que j’attaque avec Noëlla l’ultime journée de cette SF en Dijonnais. Nous ferons comme la veille : nous filons en décalé vers Châtillon sur Seine que nous n’avons pu faire le jour j. Montbard et le parc de Buffon sera notre point de départ, juste sous la tour de l’Aubespin plus précisément. Partant de cette haute tour de près de 40 mètres, qui offre un panorama fabuleux sur Montbard et la vallée de la Brenne, nous pédalons vers l’abbaye de Fontenay ou une visite s’impose. Une des merveilles de Bourgogne que nous visitons Noëlla et moi pendant que Gérard jouera les gardiens pour nos bécanes. Nous visitons la salle capitulaire, puis le Scriptorium (ou salle des moines), le dortoir à l’étage, le cloître, c’est une bien belle visite que nous, nous sommes octroyé Noëlla et moi dans ce lieu authentique et spirituel.

 

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Montbard

Reprenant la route avec Gérard, nous voilà traversant Villaines en Duesmois avant de s’engouffrer sur le parcours, pour découvrir Châtillon et tamponner notre dernier Bpf. Nous en profitons pour admirer la résurgence de la Douix qui, dit-on, est le plus ancien lieu de culte celtique.

Voilà ! La semaine en or se termine dans ce terroir mondialement réputé. Nous ne connaissions la Bourgogne que par les on-dit, les émissions Tv et, bien entendu, par nos amis qui avaient déjà eu la chance de parcourir cette contrée. La Bourgogne et ses terroirs, la Bourgogne et ses religieux sans qui les crus n’auraient pas grandi.

 Rendez-vous à Mortagne au Perche.

 

Pierre

récit et photos Pierre H.

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Écrit par LA - mise en page MF |

19/09/2016

les cycles Berthoud

Les cycles Berthoud : ça roule toujours …

Après une période de référence dans le gotha des constructeurs de cycle, le fabricant de Pont-de-Vaux connu quelques temps plus discrets. Préférant sans doute privilégier l’innovation en matière de selle cuir ou développer une gamme de bagagerie déjà célèbre.

Nos montures ayant besoin d’une sérieuse maintenance, nous avons mis le cap sur la Saône et Loire afin de revenir à la source.

Là, où tout a commencé pour nous, il y a maintenant deux décennies.

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la célèbre boutique de Pont-de-Vaux

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avec de belles machines exposées

Le rendez-vous étant pris depuis quelques jours nos machines sont rapidement emmenées dans le coeur de l’entreprise. Nous suivons pas à pas, en traversant les ateliers où de grosses machines nous apparaissent comme des monstres bizarres. Plus loin, des dizaines et des dizaines de selles attendent leur emballage final. Il s’agit des fameuses selles en cuir signées GB. Véronique s’active dans l’atelier bagagerie où l’odeur de cuir et de la toile flotte en permanence. Mon sac de guidon passera sous peu entre ses mains expertes afin de recevoir quelques coutures réparatrices et lui redonner un air de jeunesse.

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Christine avec Vincent le nouveau mécano

Un état des lieux est dressé par Vincent, le nouveau mécano de la maison (Pierrot étant désormais à la retraite, mais toujours proche de l’atelier). Il a certes, la jeunesse pour lui mais déjà un parcours de qualité dans l’univers du cycle. Les consignes sont données nous nous retirons. Mais comment occuper une journée de vacances sans vélos ? Heureusement les caves ne manquent pas dans le secteur. C’est celle de Juliénas qui nous accueille pour une dégustation et quelques achats. La gastronomie étant une des valeurs essentielles du Cyclotourisme, nous ne manquons pas à notre devoir !

En fin d’après-midi, comme convenu, nous retrouvons le magasin où Isabelle, la secrétaire comptable, nous accueille mais avec une surprise de taille ; le créateur de la marque est bien présent. C’est toujours un réel plaisir que de rencontrer Gilles Berthoud, sa passion pour la fabrication de bicyclette et sans égal et son franc-parler bien connu dans le « landerneau » du vélo.

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et avec le big-boss en plus !...

 

La société a changé de statut, un partenaire Philippe Marguet, admirateur et client de la marque, est venu dynamiser l’entreprise et de ce fait le fondateur, a tout son temps pour discuter, et ce, en toute décontraction. Et les sujets ne manquent pas : les machines, le carbone, l’acier, la Fédé, René Luchaire, les Durand, la famille Izard et consort, tout y passe sans éviter : le made in china …

L’homme n’a jamais fait dans la dentelle et nous livre son point de vue sans ambages, ni retenue : du « live ». Nous sommes sur la même longueur d’onde, loin de tous les atermoiements de cette mode aux accents versatiles.

Quelques belles bicyclettes ornent toujours la vitrine du magasin, du cousu main qui fait briller nos yeux. Nous avions découvert ces fameuses machines lors de la semaine fédérale d’Haguenau, c’était en 1982 et nous nous étions promis que si un jour nous faisions monter une randonneuse, ce serait une « Berthoud ». A cette époque-là nous avions d’autres projets et la vie devant nous …

Puis, bien plus tard le jour de passer commande est venu, précédant évidemment celui de la livraison. Instant merveilleux, lorsque ce  jouet de noël  pour adulte se libère de son voile protecteur et apparait à votre regard. Puis c’est le galop d’essai et la route qui s’ouvre à vos roues …

La journée touche à sa fin, Philippe nous salue avant de regagner son domicile. Il nous dit tout le bien qu’il pense de la nouvelle selle que je viens d’acquérir. Il l’a essayé sur le PBP 2015 et n’en tarie pas d’éloges.

Avant de quitter cet antre voué aux cycles, nous bavardons encore quelques instants avec le maître des lieux et je lui déclare que lorsque Christine pénètre dans sa boutique, elle considère bien volontiers qu’à ses yeux de cyclotouriste ; c’est l’équivalent de la visite de l’une des célèbres échoppes qui magnifient la place Vendôme ! Cette boutade l’a bien fait rire et nous nous sommes séparés ainsi.

A noter, que la nouveauté de la rentrée des Cycles Gilles Berthoud, sera l’arrivée sur le marché, du rétroviseur maison, du Gilles Berthoud bien sûr, et comme d’habitude un objet que ne l’on pas déjà vu ailleurs. Cela s’appelle de l’exclusivité, de la création …

 

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la photo de famille avec le patron, la secrétaire de direction - hôtesse d'accueil depuis 19 ans

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 la griffe du maitre

Malgré la pluie persistante, ce fut, une bien belle journée de cet été 2016. 

                                                                                       Christine et Guy Cambéssèdes

récit et photos Guy C.

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02/09/2016

Le Canal de Bourgogne

Le Canal de Bourgogne

C’est la 2ème quinzaine de Juillet que 3 aventuriers de Larzac Aventure, Jacques , Nicole, et Carmen, décident de partir faire le Canal de Bourgogne à vélo.

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Partis de Dompierre / Besbre, où nous avons été très bien reçu pour une nuitée chez nos amis André et Solange dans leur moulin à grains qui fonctionne encore, nous sommes arrivés à 45 km prendre une navette pour Auxerre. De là nous avons roulé sur le canal de Bourgogne jusqu’à     Le Pont D’Ouche afin de rejoindre Beaune par la route de vins, les plus prestigieux.

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Ensuite nous avons emprunté le Canal du Centre jusqu’à Paray Le Monial et enfin le Canal latéral à la Loire jusqu’à Dompierre où André et Solange ont bien veillé sur notre voiture et notre « carriole ».

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Nous avons pu profiter d’un séjour ensoleillé et d’un parcours fleuri et de plus en plus fleuri à chaque écluse. C’est sans compter sur la gentillesse des personnes rencontrées aux différentes étapes. L’exemple le plus émouvant a été celui d’un groupe frères et sœurs, cousins et cousines randonnant une dizaine de jours tous les ans sans leur conjoint, pour revivre leurs vacances ensemble chez leurs grands parents. Nous n’oublierons pas non plus les amis de Jacques : Régis et Florence que nous avons visités à Saulieu à 20 km de là, et qui nous ont invités à manger à une table des plus et des mieux garnie.

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Nous en avons profité pour faire un peu de tourisme et nous nous sommes arrêtés à

      • Lapalisse et son château,
      • Pouilly en Auxois et son tunnel canal qui passe sous la ville,
      • Beaune, sa vieille ville, ses halles, et son hospice,
      • Paray le Monial, sa basilique, son office de tourisme,
      • Digoin avec son église, son canal du centre et son pont canal,
      • Dompierre et son abbaye des sept fons (sa chapelle, sa boutique).

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Nous nous sommes promis de renouveler ce genre d’aventure placée sous le signe de la découverte et de l’amitié.

Nicole, Carmen et Jacques

récit et photos Nicole et Jacques I.

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Écrit par LA - mise en page MF |

25/08/2016

Les Cascades d'Orgon

 

Les Cascades d'Orgon

Nous voici au dimanche 21 Août où enfin d'excellentes conditions météo permirent à cinq intrépides marcheurs larzaciens de se retrouver dans le massif de l'Aigoual pour effectuer la jolie boucle dénommée "Les Cascades d'Orgon".

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Après avoir franchi la célèbre passerelle et mis nos articulations à rude épreuve pour descendre les 370 m de dénivelée à travers la magnifique forêt de hêtres (en pensant aux fadas qui l'effectuent vélo sur l'épaule !) nous avons effectivement traversé, sans risque de noyade, la cascade du Coudoulous puis le long de l'agréable sentier en corniche,  avons pu profiter du grandiose panorama sur le col du Minier et le pays viganais.

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Le passage devant le gîte de Cap de Côte nous rappela de mémorables souvenirs qui nous conduisirent tout naturellement au Serre de Toureille.

Aujourd'hui pas de transhumance en vue, le gardien surveille seulement qu'aucun incendie ne se déclare sur son large site d'observation.

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Un peu plus haut bien sûr, le détour s'impose par le tombeau d'André et Lélette CHAMSON et la salle à manger du pique nique tout proche sera  l'occasion d'une lecture de paysage détaillée en 4 chaînes de montagnes s'offrant à nos mirettes.

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Pour le retour vers les cascades d'Orgon initiales, une variante du nouveau tracé du GR à travers les pistes ombragées du massif de l'Aigoual révéla les talents d'orientation du meilleur randonneur d'entre nous, qui faillit en perdre la boussole...

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Bref, ce fut une bien belle journée placée sous le signe de l'Amitié prolongeant le rendez-vous estival que nous souhaiterions renouveler plus souvent.

Photos et récit Jeanine L.

 

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22/08/2016

Rencontre amicale sur le Larzac

 1°/ Récit et photos Pierre H 

Un Guide pour apprendre !

La pluie pour se souvenir !

C’était un temps à laisser les vélos au garage et ce fut chose faite, mais il fallait plus pour que celles ou ceux qui les chevauchent restent à l’abri.

Une bonne vingtaine de cyclo sans vélo s’étaient donné rendez-vous près de la gendarmerie du Caylar pour une journée de visite, d’écoute, d’enrichissement géologique et historique.

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Une écoute sous les capes, ponchos, parapluies et capuches sur le Causse de Campestre, non loin du Luc. Une écoute silencieuse pour s’imprégner d’une page de faits historiques du lieu, si bien raconté par notre guide du jour.

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chemin faisant....

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Un paysage campé de buis dans un relief de collines, où des parcelles de terrains privés sont délimités par des barbelés, qu’il faudra franchir pour aller à la découverte d’une doline d’effondrement karstique.

 

 

Une doline pour accéder à un abîme empreinte à la fois d’un souvenir de bagne pour enfant avec son lots de misère et son utilité aux dépôts de fromages afin qu’ils développent la moisissure, pour une maturation au goût particulier. 

 

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doline et ruine

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C’est à l’abri d’un tunnel de plus de 200m de long en pente, avec des lampes pour bien voir où poser ses pieds, que nous accédons à l’abîme de Saint-Ferreol. Après les 62 mètres de profondeur de l’aven nous pénétrons dans une salle à – 80 mètres par un escalier de 12 mètres de haut aux marches régulières mais rendues glissantes par quelques gouttières.

 

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le tunnel

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Nous pousserons la visite jusqu’au fond de l’abîme où par une trouée la pluie nous arrose alors que nous admirons le vert de mousse épaisse qui recouvre les roches, et qui donne du merveilleux à un lieu chargé jadis de douleur et de désespoir. Même si un jour ce lieu devint cave d’affinage pour un fromage à la réputation internationale.

20 escalier.JPG l'escalier 

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l'abime

Après maintes explications de notre passionné guide, nous ferons le chemin à l’envers par ce tunnel rectiligne dont la porte d’entrée de la grande salle est en lambeaux. Un tunnel où l’infiltration de l’eau fait surgir le calcaire qui modifie la couleur de la roche. Nous montons le dos courbé comme à l’aller, mais cette fois vers la lumière du jour, regardant toujours nos petons et passant des zones maçonnés.

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vers la sortie

A la sortie, nous retrouvons la pluie en même temps qu’un coup de chaud dû à la différence de température entre l’intérieur de l’abîme et l’aven où nous sommes.

Une bien belle leçon, nous avons reçu ce jour entre cette astucieuse installation pour une activité artisanale rayonnante en son temps, qui contraste avec la colonie de redressement pour remettre sur le droit chemin l’enfant sauvageon, l’adolescent vagabond, le voyou ou simplement l’enfant orphelin.

Il fallait surement ce temps là pour ce souvenir de cette journée enrichissante au sein de l’amicale Larzac-Aventure, si bien qu’à l’heure de l’apéro alors que nous avons quitté le Larzac pour nous mettre au sec chez Jean-Luc à Gourgas, la pluie nous cueille à nouveau, juste pour nous souvenir.

Un grand merci à Guy pour nous avoir trouvé un guide passionné.

Merci à Jean Luc pour son garage et son invitation pour être au sec.

Un immense merci pour les cuistots, la saucisse était au top.

Pierre H 

2°/ Récit Guy Cambéssédes

 photos Jeanine L et Marie-France B

L’abîme de St Ferréol

Pour la traditionnelle journée familiale estivale de l’Amicale, c’est le causse de Campestre qui a été choisi. Avec un site peu connu certes, mais porteur d’une histoire peu commune.

Après un été chaud et lumineux, en ce samedi 20 Août, un vent marin chargé de pluie est venu balayer l’arrière-pays et le Larzac en particulier. Il est vrai que notre secrétaire général avait pointé cette journée depuis plus d’un an, certain que le soleil serait au rendez-vous. Eddius vous dira que lorsque Jean-Marie s’occupe de météo, le pire est à craindre !

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C’est donc sous une pluie bien formée, drue que le groupe s’est retrouvé aux abords du hameau du Luc afin de se rendre sur les lieux. Pour l’occasion, nous avions fait appel aux services d’un guide du patrimoine pour étoffer cette visite. Mathieu Ancey de l’Office du Tourisme Intercommunal des Cévennes Méridionales nous a proposé une belle prestation car le sujet est épineux et l’affaire déjà très ancienne.

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IMG_5029.JPGMalgré cette pluie incessante qui a quelque peu gâché cette excursion, chacun s’est retiré satisfait de cette sortie en terres gardoises. Et en définitive, le choix d’une grotte s’est avéré judicieux ! Malgré l’accès escarpé, aucune chute n’est à déplorer.

Chapeau à vous tous.

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A l’heure du repas, les lavognes débordaient et le domaine Cauvel dans la banlieue de la Couvertoirade n’était pas utilisable, littéralement submergé (seules les tours de la commanderie dépassaient des flots !). Jean-Marie  en grand stratège recherchait une solution d’urgence. C’est son fils Jean-Luc, qui spontanément nous offrit le gîte dans son logis de St Etienne de Gourgas, lové au pied du Cirque du Bout du Monde.

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La pluie cessa illico et l’après-midi fut très agréable autour d’une belle table dressée pour l’occasion. Un banquet de mariage ! dixit Christine. Et comme d’habitude nous avons refait le monde, le monde cyclotouriste bien entendu. Bernard nous raconta des histoires de diagonalistes avec des nuits « blanches » sur le vélo mais d’obscurité totale. René évoqua son Paris-Gibraltar avec son ami Dachez, en dix jours et demi, s’il vous plait … Jacques se remémora cette célèbre Clermontane et Pierrot a refait ce Carcassonne – Pyrénées 2000 une nouvelle fois, mais en palabre ce coup-ci.

Une bien belle rencontre malgré une météo capricieuse. Un grand Merci à Jean-Luc et son épouse pour leur accueil. Ils nous ont « sauvé la baraque » ! Merci également à Josie et Jacques pour les minutieux préparatifs sur leur terrain, mais ce n’est que partie remise.

Martine nous propose la lecture d’un site internet qui reprend l’intégralité de la visite de l’abîme de Ferréol afin de revivre cette matinée, et pour ceux qui n’ont pu venir une véritable découverte :

http://tchorski.morkitu.org/15/luc.htm

Pour le séjour à Camon en Ariège, il est préférable de préparer poncho, sur-chaussures et parapluie car Jean-Marie a passé un contrat avec une agence de prévisions météo, et ce, pour une durée de dix ans !

                                            Christine et Guy Cambéssèdes. 

 

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16/08/2016

Rencontre sur le Larzac

Rappel du programme de la journée familiale

du samedi 20 août 2016

8h30            rendez-vous au Caylar - parking jouxtant la gendarmerie - Rte des Rives

9 h précises  départ pour Le Luc

9h30            rendez-vous à la Ferme du Luc sur la D 142 (Le Cros- le col de la barrière) pour la visite guidée de l'abîme de Saint Ferréol - 3€/personne - prévoir chaussure de marche, coupe vent et lampe de poche.

Un guide étant mis à notre disposition pour l'Office de Tourisme des Cévennes, les horaires ci-dessus devront être strictement respectés.

Après la visite de l'aven de  St Ferréol, direction terrain Cauvel (D 95 - rte de la Couvertoirade) :

apéritif, grillade et boissons (apéro et vins) offert par l'Amicale. Prévoir couverts, hors d'œuvre et dessert, (et table et sièges pour ceux qui en ont).

Contact au 06.82.96.82.49

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Les rails du Larzac

Les rails du Larzac

Il ne s’agit pas de l’ouverture d’une ligne à grande vitesse transperçant notre cher plateau ; l’autoroute étant déjà là. Mais cette histoire concerne bien un réseau ferré.

 

Mon propos sera plus orienté vers l’ancienne ligne de chemin de fer Nîmes – Tournemire qui permettait en son temps de relier la plaine languedocienne au Rouergue. Au pied du rocher de Combalou, elle prenait attache à d’un autre axe : Béziers-Neussargues. Mon Père l’avait emprunté entre les deux guerres alors qu’il accomplissait ses obligations militaires dans l’infanterie afin de participer à des manœuvres sur le camp militaire créé en 1909. Et Personnellement, tout gamin j’allais à vélo assister à l’arrivée du train en gare du Vigan. Cette ligne aux multiples ouvrages d’art traverse la garrigue méridionale, suit le piémont cévenol puis entre dans la vallée du Rieutord (Sumène) et dans celle de l’Arre (Le Vigan, jusqu’au célèbre tunnel d’Alzon !). Ensuite, elle serpente sur les derniers contreforts de l’Aigoual, passe sous le col de la Barrière et débouche dans la confidentielle vallée du Burle. Après Sauclières, elle attaque le dernier obstacle : le Larzac. A Comberedonte (la gare aux ânes), elle laisse filer une route vers Nant, ainsi qu’une autre vers la Couvertoirade.

Les ingénieurs de l’époque n’avaient ni GPS, ni satellite à leur disposition mais, ils ont su passer là où il le fallait. La grande plaine en contrebas de la Blaquèrerie et de l’hospitalet fut parfaitement exploitée, puis les doux versants de la vallée du Cernon ont été mis à contribution afin d’atteindre Tournemire. Onze années de labeur ont été nécessaires à sa construction. Elle a sollicité l’embauche de mille ouvriers.

Mais les rails ne sont plus là depuis belle lurette, me direz-vous. Bien sûr, sauf sur le segment l’Hospitalet – Tournemire. Le train est toujours présent mais pour une activité bien particulière : le vélo-rail.

Avec Marie-France et Bernard, nous avons donc essayé cette nouvelle façon de pédaler. Pas de développement, pas de possibilité de dépasser un collègue et en plus pour deux bipèdes pédalant par engin, deux passagers contemplatifs peuvent se prélasser dans un relax afin de jouir pleinement du décor.  Du cyclotourisme de haute volée …

Oui, mais il y a un hic, la route, pardon la voie ferrée ne mesure que huit petits kilomètres ! C’est tout de même un peu bref pour des randonneurs confirmés, vaccinés et même brevetés !

L’ancienne gare de St Eulalie-de-Cernon perdue dans la nature nous accueille dans la fraîcheur matinale de cette fin juillet.

1 - la bucolique gare de Ste-Eulalie (Copier).JPG

la bucolique gare de Ste-Eulalie

2 - la preposee aux departs (Copier).JPGLa préposée au départ des véhicules nous met rapidement dans l’ambiance « bon enfant » qui règne en ce lieu. 

Nous voilà partis à toute petite vitesse car huit kilomètres en légère descente, il convient donc de ménager le suspense. La bourgade templière apparaît rapidement en fond de vallée, nous évoluons en pleine nature, au beau milieu d’une forêt de chênes, de hêtres parsemée de quelques résineux.

la préposée aux départs

 

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 la cite templière

 

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et c'est parti ...

Nous observons quelques haltes sur les viaducs afin de profiter pleinement du paysage mais aussi afin d’admirer tous ces beaux ouvrages construits avec la pierre taillée in-situ ou en proche périphérie du chantier.

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superbe viaduc

Le développement durable n’avait pas encore été inventé, mais les bâtisseurs de l’époque avaient déjà tout compris !

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séquence admiration

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la croisière s'amuse

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noir c'est noir mais ce n'est pas le Parpaillon !

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un brin de poésie

Alors que ces dames bavardent à satiété, ces messieurs s’activent plus à freiner qu’à pédaler : c’est la belle vie … Après quelques sombres tunnels froids et humides, dans une échancrure, dressé sur un piton rocheux, le superbe village de la Bastide-Pradines apparaît magistralement ; le voyage touche à sa fin.

 

10 - la Bastide -Pradines (Copier).JPG

la Bastide -Pradines

La gare d’arrivée lovée dans un couvert végétal très agréable propose une petite restauration, quelques boissons et un espace de détente fort plaisant.

Le retour s’effectue avec la drézine (l’épouse du train, dixit Christine !) car le wagon voyageurs n’est pas encore en service à cette heure matinale.

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 retour en drézine ...

Ce fut un bon moment, agréable et sympathique. Le Larzac à vélo mais cette fois sur quatre roues !

 

                                                        Christine et  Guy Cambéssèdes

 

 

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07/08/2016

Le Col de la République

Le col de la République

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Nous sommes de fidèles participants au Brevet des Provinces Françaises depuis déjà de longues années. Notre quête de sites remarquables nous convie aux quatre coins de la France afin de découvrir un riche patrimoine, d’embrasser un panorama hors du commun, grimper un col de prestige ou tout simplement aller à la rencontre de l’histoire de notre pays.

En ce début d’été 2016, une virée auvergnate (et non une bourrée !) était au programme des festivités. Après un court séjour sur les terres de Romain Bardet à Brioude (Haute-Loire), les vents d’ouest nous ont poussé jusqu’à Saint-Bonnet-le-Château (Loire) où réside le siège de l’entreprise OBUT. Ah, la pétanque le sport favori des campeurs désœuvrés ! Alors que, nous autres valeureux cyclotouristes, nous avons toujours un brevet, un col, une semaine fédérale ou un rassemblement qui nous courent après. Comment, voulez-vous pratiquer les 35h avec l’avalanche d’activités que nous propose la FFCT, les Cent Cols ou autres officines spécialisées ? Un vrai casse-tête !

Après avoir visité l’abbatiale de notre lieu de villégiature, nous être hissés sur les hauteurs de Chambes afin d’admirer la Loire dans toute sa splendeur, nous nous sommes dirigés vers les monts du Pilat où un col nous attirait depuis déjà bien longtemps.

Il rejoint l’Ardèche au département de la Loire, il relie Annonay à St Etienne, les coureurs de Paris-Nice l’empruntent bien souvent. Mais pour tout cyclotouriste qui se respecte c’est presque un lieu de pèlerinage, un passage obligé, un retour aux sources.

Il s’agit tout simplement du col de la République. 1 b -signaletique 2 (Copier).JPG

Un col à double dénomination car l’on peut aussi l’appeler : col du grand bois, comme la célèbre marque nippone de pneumatiques ! 

3- le monument a la gloire de velocio (Copier).JPGUn symbole, une marque de fabrique dans le monde du cyclotourisme car c’est au sommet de ce col qu’un hommage à Paul de Vivie alias Vélocio est rendu. Un monument bien entretenu trône en son sommet mais dans l’indifférence totale du touriste lambda ! 

Sans plonger dans le culte de la personnalité, nous étions heureux de passer par là. Ce BPF a tout de même une saveur particulière. Nous imaginions l’effervescente pouvant régner en ce lieu lors des journées Vélocio d’antan … 

 

Le monument à la gloire de vélocio4 -Christine prend la pose (Copier).JPG

Christine prend la pose

 

Il est toujours difficile de rattraper le passé, c’est même un exercice périlleux. Nous nous sommes donc lancés dans la rapide descente qui conduit dans cette ville où l’industrie du cycle connue ses heures de gloire. Nous avons vu ce fameux tramway digne des pays de l’est qui renversa, en 1930, ce petit bonhomme chauve, doté d’une belle paire de moustaches.

Et sans problème nous avons trouvé le musée de l’art et de l’industrie, dont Raymond nous a si souvent parlé. L’histoire du cycle s’étale sur un étage complet. De belles machines de toutes époques, des objets, des livres et puis une très belle vidéo de quelques minutes seulement, sur notre activité préférée. Avec quelques photographies des années 50/60 et un commentaire sobre et précis, le Cyclotourisme y est défini dans sa plus noble expression.

La capitale du Forez garde une certaine vitalité industrielle mais n’a plus cette capacité à produire qui en a fait son renom au siècle dernier.

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Le musée de l'Art et de l'Industrie

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Une vue générale

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Ne cherchez pas les pédales ..

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Une machine chère à l'Apôtre

 

Il est déjà tard, nous reprenons la route pour les monts du Lyonnais. Car demain sera un autre jour. Sacré BPF ! Aucune relâche n’est possible. Et, Il y a 534 sites à visiter, à tamponner, à photographier. Et puis, une fois de retour à la maison, il faut tenir les comptes sur cette satanée carte offerte par la Fédé. Il y a même des mises à jour à surveiller. Une véritable sinécure ! Un chemin de croix sur deux roues. J’adresse une mise en garde solennelle à toutes celles et tous ceux n’ayant pas encore basculé dans le chaudron BPF/BCN. Avant de faire tamponner la première de ces fichus cartes, il est préférable de grimper le cirque le Navacelles une quinzaine fois d’affilé sous le cagnard d’une après-midi de juillet avant de prendre une décision. Après ce sera irréversible, le piège de la tamponite aigüe ce sera refermé sur vous, et ce, à tout jamais.

Heureux campeurs désœuvrés vautrés dans de moelleux relax, ils comblent leurs journées avec la pétanque, le pastis et la télé … Ils ne connaissent pas leur bonheur et chaque année c’est rebelote sur le même terrain, avec les mêmes voisins. Alors que nous autres, cyclotouristes nous nous écorchons les yeux sur des cartes afin de trouver des routes désertes, des cols raides et méchants, des musées et des châteaux à visiter, sans oublier aussi un abri de fortune pour passer la nuit afin de poursuivre cette fuite en avant interminable …

Comme quoi, nous ne sommes pas tous égaux en droit devant les loisirs !

Bon été et bonne route à tous.

                                                              Christine et Guy Cambéssèdes

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28/07/2016

Rendez-vous au sommet

Rendez-vous au sommet

 

Dans l’univers du cyclotourisme de montagne, le club des Cent cols tient une place à part. Personnellement nous le fréquentons depuis trente-cinq ans. Son séjour estival avait lieu cette année dans le Vercors. Il a été ponctué comme d’habitude par une concentration.

C’est donc à Vassieux-en-Vercors que les amoureux de grimpées, d’ascensions, de muletades et « esquinades » en tous genres avaient rendez-vous. Circuits route et VTT étaient proposés chaque jour en libre choix. Avec bien sûr des cols de renom : Romeyère, Bataille, Machine, Rousset etc … Mais aussi des sites remarquables : Combe Laval, les écouges, les grands goulets ainsi que les gorges de la Bourne.

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Christine dans le Pas des bouches

Nous avons donc randonné au sein de belles forêts alternant aussi avec de grands espaces de pâtures et des prés de fauche. L’agriculture bien présente sur le plateau offre une belle palette de fromages, le « bleu du Vercors » étant la tête d’affiche. Nous avons goûté avec plaisir les ravioles du royans mais aussi l’huile de noix et toutes les pâtisseries confectionnées à base de ce fruit que la ville de Grenoble s’est quelque peu approprié. Une terre meurtrie par la guerre, sept décennies plus tard, la mémoire du Vercors reste intacte.

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Combe Laval

 

Le samedi 23 juillet au matin, le ciel était bas et le moral dans les chaussettes. Cette concentration à la Porte d’Urle tant attendue ne sera pas forcément à la hauteur de nos espérances. Noyés dans le brouillard sur une route ruisselante, nous nous sommes tout de même rendus sur place. La foule était là, mais l’écran est resté figé sur la couleur grise. Les falaises du Vercors, les champs de lavande en contre-bas, les vautours dans le ciel étaient aux abonnés absents.

Hélas, trois hélas, mais dans cette « purée de pois » nous avons rencontré Maggy et Claude ainsi que Martine et Michel. Six amicalistes avaient donc bravé les éléments afin de répondre au rendez-vous fixé par la confrérie.

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brochette "larzaquienne"

 

Jean Perdoux, le Président-fondateur avait fait le déplacement depuis Annecy afin d’assister à l’évènement. Claude et Maggy, hauts dignitaires de la confrérie au vue de leur rang au tableau d’honneur tenu à jour annuellement ont même pu s’entretenir en privé avec l’honorable créateur de cette association internationale qui regroupe 2500 membres ! Discours et agapes ont agrémenté cette journée placée sous le signe de l’amitié et du vélo de montagne.

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Maggy et Claude en audience privée

3 - Albert en pleine preparation olympique.JPGAu départ de Villard-de-Lans, nous avons eu la visite surprise de « Bébert ». Il résidait en altitude afin de préparer au mieux les J.O. de Rio. Il s’alignera sans doute sur l’épreuve du kilomètre arrêté et du Keirin, mais pour l’instant rien n’est figé ; son staff n’a pas tranché.

 

Albert en pleine préparation olympique

 

 

Autre info d’importance, Maggy a été victime d’une chute dans un « muletade » un peu  «olé olé ». Bilan deux côtes cassées, elle est actuellement au repos forcé, sa participation à la « Vuelta » fin août est compromise. Bon rétablissement au notre chère Maggy.

Bien qu’aucune information ne soit donnée par les instances dirigeantes, il semblerait que le rassemblement 2017 soit programmé dans le Béarn, sans doute dans la vallée d’Ossau, non loin de l’Aubisque et de Marie-Blanque.

Nous sommes repartis la tête remplie de souvenirs et nos cartes mémoire bourrées de clichés qui va valoir maintenant exploiter afin de faire revivre cette belle semaine en montagne.

 

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bouquet final

 

texte et photos Christine et Guy Cambéssèdes

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07/07/2016

Carcassonne - Pyrénéees 2000

Le challenge !

Carcassonne-Pyrénées 2000 : suivre, à quelque chose près, le fleuve, à contrecourant d’abord, pour se laisser glisser avec lui ensuite. Traverser ce département aux multiples visages, où toutes les disparités sont présentes. Plaines de vignes, garrigues, coteaux féconds, falaises lézardées, forêts centenaires, causses déserts et sommets pyrénéens, voilà l’Aude.

UIMGP6778.JPGne 1ère pour Jérôme, une virée de plus pour Georges et une neuvième pour moi. Une habitude en somme, mais cette fois avec les doutes qui m’accompagnent.

Depuis plus d’un an j’y pense, j’appréhende la préparation, j’ai peur que mon « compagnon » d’existence, Parkinson s’énerve, refuse, me contredise, se fâche avec moi et m’interdise ce challenge le jour J. Voilà ma crainte.

Georges qui se souvient d’un certain B.R.A (Brevet des Randonneurs Alpins) veut m’accompagner comme nous l’avions accompagné, Marc et moi, sur ce fameux brevet Alpin. Jérôme veut depuis pas mal de temps, faire un périple un peu fou avec moi. Ils deviennent, tous deux, une escorte pour le tandem que je forme avec mon compagnon.

C’est sous les remparts de Carcassonne en bordure de l’Aude que je file vers les Corbières, au milieu des vignes tout justes éclairées par la lumière du jour où le soleil fait la moue !

Laissons la cité et la mémoire de Viollet-le-Duc, laissons la barbacane, laissons la porte d’Aude, laissons les 52 tours qui composent les fortifications, laissons tout ceci le temps d’un aller-retour dans les Pyrénées.

 

 

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L’accès aux Pyrénées ressemble à la rampe de la grande barbacane de la cité. On s’élève peu à peu, parfois par une pente assez raide en lacets, vers une première porte (les Corbières), simple barrière naturelle qu’il faut toutefois franchir.

Col de Valmigère, château d’Arques, les bains de Rennes et le ravitaillement après 55 km, voilà la 1re enceinte franchie.

Viens Bugarach et ses 1231 mètres d’altitude, point culminant des Corbières avec un semblant de nuage à son sommet. Sont-ils là, les esprits qui habitent ce lieu ? Mon compteur ne s’affole guère à son approche, aucune interférence contournant le dôme de Bugarach.

 

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Les seuls hics que je décèle sont mes jambes qui flageolent et mon compagnon de selle qui s’agite. A-t-il senti une onde maléfique pour commencer à m’embêter ? Le col de Saint-Louis, entre Aude et P.O. attire l’œil dans la descente vers Caudiès avec ce lacet où la route fait un demi-tour sous les arches d’un pont. Un ouvrage d’art pour franchir ce verrou, que j’intègre dans la carte mémoire de mon appareil photo avant de descendre vers la vallée du Fenouillèdes et passer le bourg de Caudiès.

C’en est terminé avec ce labyrinthe de vallées tortueuses et encaissées que sont les Corbières.

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La progression se fait lente sur cette grande route qui nous porte au Col de Campérié. Un coup d’œil à gauche et voilà la forteresse de Puylaurens (un des cinq fils de Carcassonne) dominant le village de Lapradelle. Cette citadelle, émergeant au-dessus d’une forêt de sapins, à près de 700 mètres d’altitude eu son heure de gloire dans la défense de l’ancienne frontière franco aragonaise. Le col de Campérié passé, nous dévalons sur Axat et la haute vallée de l’Aude.

IMGP6795.JPGVient le défilé des Gorges St-Georges, où Georges se sent à l’aise, aller savoir pourquoi.

Les cols se suivent, mais ne se ressemblent pas, des garrigues que parfument les senteurs d’un jardin rocailleux où les genets, explosent leurs couleurs jaune et verte, en failles des gorges profondes aux forêts sombres, épaisses.

Nous escaladons maintenant les 1ères rampes du Col de Jau, laissant, là, en bas, l’Aude s’échapper à nos yeux à chaque coup de pédale. Alors que l’eau de l’Aiguette se fraye un passage à travers la montagne, nous laissons la montée de Jau pour celle de Roquefort de Sault et le col de Garabeil. La fatigue et la morosité de mon incontrôlable « compagnon » ne vont pas m’aider beaucoup dans cette montée. Si bien que le doute me gagne et il me sera très difficile de joindre, le lieu du repas dans le petit village du Bousquet non loin du pic de Madres et ses 2469 m, sommet le plus haut du département de l’Aude.

Mon fidèle « compagnon » décide de s’agiter pendant cette pause. J’essaie de le contrôler, car il me fatigue et j’en ai déjà plein les pattes. Je me lance alors dans une concentration qui me permet de bien me ravitailler et par là-même récupérer. « Quand l’appétit va, tout va, » dit-on ? Il faudra en finir ensuite avec le col de Garabeil, suivi de celui de Moulis, où une rencontre avec deux cyclos me permet de récupérer un peu plus. Ces cyclos, « Diagonalistes» de surcroit, vont de Roquefort en Roquefort et, pour eux, Roquefort de Sault sera leur étape.

Il nous faudra grimper encore pour atteindre le plateau du Capcir et traverser Puyvalador embelli par de nombreuses jardinières fleuries. Formiguères puis le lac de Matemale et la laborieuse montée du col de la Quillane, nous feront rentrer dans Bolquères bien tardivement.

La voiture-balai n’est pas loin. Peu importe. Nous y sommes enfin.

Bien installés dans « l’ancienne Auberge », la récupération nous fait attendre, car mon indésirable « compagnon » m’agace. Alors que nous sommes quatre dans la chambre, j’essaie de le calmer pour ne pas réveiller mes amis qui dorment d’un sommeil parfois un peu ronflant.

Au petit matin, bien des questions se posent dans ma tête. Jusqu’où vais-je aller ? J’ai tellement envie de revoir les remparts de Carcassonne assis sur mon vélo. Suis-je raisonnable ? Pourquoi moi ? Des pensées égoïstes me taraudent le crâne, et même si j’arrive dans un 1er temps à quitter Bolquères, à franchir le Col de Mel, à passer les Angles, à frôler le col d’Ares, ces pensées reviennent à quelques pas du Port de Pailhères. La frustration me gagne. Jérôme et mon frangin s’en aperçoivent et me surveillent.

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IMGP6813.JPGJ’hésite un instant. Le camion-balai n'est pas très loin derrière et le Pailhères dans la brume devant. J’invective mon « compagnon », je lui fais comprendre qu’il faut me laisser tranquille, me laisser seul, le temps d’un col. Si le début du col est pénible, de nombreuses pauses me permettent d’avancer tant bien que mal, et la seconde partie du col prouve que mon insistance paye car mon « compagnon » s’est endormi. Jérôme m’ouvre la voie, escalade la route en lacets, et la couleur rouge du maillot de Larzac-Aventure apporte une touche supplémentaire à ce paysage dont on ne lasse jamais. La neige, encore présente par endroits, donne encore un plus, mais le vent, un semblant de grésil et le froid nous compliquent la bascule du col. On frôle les zéros degrés si ce n’est pas moins encore. On ne s’éternise pas comme d’autres années au sommet du col. On bâche et, vite, on file vers la station d’Ascou-Pailhères où à l’heure du repas, nous arrivons seulement au ravitaillement.

IMGP6818.JPGBien habillés pour la descente vertigineuse et rapide, nous voilà plantés dans la montée du col du Chioula, il faut rejouer du dérailleur et surtout débâcher car maintenant on transpire. « Si j’arrive à passer ce col c’est gagné ». Voilà à quoi je pense en gravissant peu à peu le Chioula. Pourtant, au passage du col, je m’appuie contre le poteau du panneau, toujours assis sur mon vélo, un malaise me surprenant un moment. Quelques pâtes de fruits données par mon ami Jean-Claude (d’Albi) accompagnées de paroles réconfortantes me redonnent la « pêche ». Le camion-balai pas loin de nous, nous voilà enfin à Roquefeuil pour le repas de midi, mais à plus de 14 h. Ouf, Ouf !

La suite sera une multitude de cols, Col de la Croix des Morts, Col del Teil, de la Babourade où l’on découvre sur un promontoire rocheux Le Château de Puivert avant t’attaquer les cols des Tougnets, de Festes pour traverser Limoux et retrouver l’Aude en compagnie d’une cyclote, Annick, esseulée qui finira la randonnée Carcassonne-Pyrénées 2000 avec nous.

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Il est difficile de transcrire le bonheur que j’éprouve, quand j’aperçois la cité de Carcassonne, « heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage ». Le challenge que je m’étais donné est gagné, non sans mal ! Mais avec des amis comme Jérôme et Georges, tout devient possible et ce fut un bonheur partagé, même si cela parfois ne tenait qu’à un fil. Un périple comme celui-ci se prépare et pour cela je dois une fière chandelle à mon pote Bernard Martorell, avec qui je sors régulièrement.

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Carcassonne-Pyrénées 2000, quelle belle aventure et merci à toi mon compagnon de vie, j’apprends avec toi, j’apprends à être en tandem !

À quand la 10ème ?

Pierrot

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Texte et photos Pierre H.

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20/06/2016

Tant qu'il y aura des moutons

Tant qu’il y aura des moutons

C’est à l’entame de la belle saison que les troupeaux quittent la plaine languedocienne afin de gagner leur pâture d’estive sur les hauteurs de l’Aigoual, du Bougès ou du Lozère. Le berger assisté de ses proches engage une longue itinérance de plusieurs jours traversant ainsi la garrigue méridionale, le piémont cévenol pour accéder enfin sur les hautes terres.

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Chaque année à la mi-juin nous prenons la direction du col des Vieilles et du Serre de la Toureille afin de vivre ces quelques instants certes éphémères mais empreints d’une grande authenticité. En fonction de la température ambiance le troupeau ne se présente pas toujours à la même heure, il faut donc être patient. Ayant quitté la vallée de l’Hérault quelques heures auparavant, c’est par une draille passant par St-André-de-Majencoules et le col de Peyrefiche qu’il apparaît enfin.

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Il y a tout d’abord les sonnailles dans le lointain et puis le bruit sourd du piétinement lorsque les bêtes se rapprochent. Les chiens qui vont et viennent de manière incessante afin qu’aucune unité de s’égare dans le maquis et bien sûr le berger, le personnage central de toute transhumance, c’est l’âme de cette troupe. Que dire de plus. Rien, il suffit de regarder, d’observer et de jouir pleinement de cette scène pastorale jouée des milliers de fois, depuis peut-être la « nuit des temps » …

Au col des Vieilles, c’est la traditionnelle halte avant d’engager la grande montée.

02 (Copier).JPG Le berger pose son sac de cuir et sa longue canne de bois afin de se restaurer et de discuter avec les autres membres du groupe, parents, amis ou voisins venus prêter « main forte ». Et il n’est pas rare de voir trois générations côte à côte ; le grand-père, le fils et le petit-fils ensemble avec cette même passion pour les bêtes. Il s’agit bien de passion, car le rapport financier est maigre. Cet élevage-là ne nourrit guère son homme. De nos jours, la grande distribution nous propose des gigots congelés venus de Nouvelle-Zélande ; juste au-dessous de nous, de l’autre côté de la planète !

 

 

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Le cortège reprend son chemin, un chemin caillouteux et abrupt qui le conduira dans quelques heures à Cap de Côte sur les pentes du col de la Luzette. Dans les genêts en pleine floraison, le spectacle est magnifique. De temps à autre une tête se redresse et émerge de ce flot ovin, un agneau bêle, un autre s’écarte afin de brouter une fougère ou une tige de chèvrefeuille.

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La montagne cévenole offre son décor en toile de fond. Le Mt Ventoux se profile plein Est et la mer semble venir baigner le pied du Pic St Loup.

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C’était une belle, une très belle soirée …

 

 Christine et Guy Cambéssèdes.

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16/06/2016

Randonnée de Magalas

RANDONNEE DE MAGALAS !

Un "coup de cul", d’entrée, pour sortir du domaine où l’accueil chaleureux des organisateurs nous avait donné rendez –vous, pour cette traditionnelle randonnée de Magalas.

Le coup de rein nécessaire pour s’extirper de ce vignoble au cœur des Côtes de Thongue, ou le Merlot, le Cabernet et le Chardonnay implantés sur des marnes sableuses contrastent avec le Syrah, le Grenache, le Carignan plantés sur les terrasses des coteaux au-dessus du village.

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C’est au travers des divers vignobles que se déroule la randonnée. Des Côtes de Thongue au Faugérois, le tracé nous porte sur des terres de Shistes et traversant Lenthéric où il n’est pas rare de voir des troupeaux broutant calmement dans les vignes.

0-DEG---Cave-Roquebrun---003---Les-3-vins.jpgSi je regarde à droite, à gauche le paysage de vignes, je pense à la robe des Faugères rouges d'une teinte soutenue, à reflets violacés dans leur jeunesse, évoluant vers des nuances pourpres. Je revois aussi dans le verre la robe du rosé claire et vive, et le blanc d’une couleur jaune paille. 

 

Saint+Nazaire+de+Ladarez-cacheimg01870-800x600.pngJ’en oublie que nous sommes dans le col de la croix de Barrac et qu’il faut cesser de « bader ». Il faut appuyer sur les pédales pour enfin dévaler sur St Nazaire de Ladarez, et filer vers les bords d’Orb entre Cessenon et Lugné.

Par le col de la Font, c’est un autre Vignoble qui s’ouvre à nous, celui de Berlou. Il se dit que c’est un vin tranquille, allez savoir pourquoi cela se dit ? Moi, j’ai le souvenir d’un vin rouge sec ou le Grenache, la Syrah, le Mourvèdre dominent. Les tanins tout en finesse jouent avec les saveurs d’une chair savoureuse parfois au goût léger de réglisse.

En jouant de la pédale au milieu de ce vignoble, « la Femme allongée » surveille le terroir, pendant que nous admirons son profil au loin.

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Nous retrouvons l’Orb un moment pour grimper le fameux Pin, Le Lau.

Une montée laborieuse au travers de la forêt pour admirer à son sommet l’autre versant sur la vallée d’Orb, et l’Espinouse Caroux.

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Un panorama grandiose au-dessus de Plaussenous nous fait distinguer la clinique St Vital et le village de Combes où nous devons aller.

Une fois franchi l’Orb au Poujol, voici la grimpette vers St Vital adossée à la Forêt des écrivains Combattants. Forêt de Cèdres et de Pins et lieu de mémoire où des stèles au nom d’écrivains morts pendant les 2 guerres jalonnent les allées de la forêt.

Nous bifurquons avant d’entrée dans le domaine de la forêt des écrivains, pour plonger sur Lamalou les Bains, traverser l’Orb et retrouver le vignoble de Faugères, une fois passé l’ultime rampaillou du Pétafi. Pour enfin se laisser glisser à la faveur du Cers qui s’est levé vers le domaine du départ de la randonnée.

Si les vins que nous proposent les vignobles traversés nous incitent à la modération, la balade du jour franchisant plusieurs cols demandait aussi la modération dans le coup de pédale.

Mais ce fut sans aucune modération, que nous avons intégré dans nos têtes des tas d’images de paysages dont on ne lasse jamais !

 

Merci Magalas.

Pierre H (Amicale Larzac Aventure)

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15/06/2016

Trèbes - Le Laouzas

 Trèbes-Le Laouzas,  

Un décor hors norme aux paysages changeant au gré des tours de pédales.

Un canal royal où les plaisanciers au mouillage se préparent pour une balade qui les portera vers Toulouse ou vers Béziers.

 

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Un coin de verdure, calme, apaisant où le doux chant des oiseaux vous berce alors que vous admirez un des plus beaux sites de montagne du Haut Languedoc.

Voilà le tableau d’un départ et d’une arrivée des plus bucoliques. « Trèbes, le Laouzas, Trèbes », remontant le cours de la Clamoux par des gorges offrant au cyclo le plaisir de s’élever peu à peu vers le plateau de Pradelles et lorgner un instant vers le pylône rayé de rouge et blanc qu’est le Pic de Nore.

 

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Influencée à la fois par les climats océaniques et méditerranéens, cette terre séduit le cyclo par ses magistrales forêts de résineux, de chênes et de hêtres. Des nuages qui descendent vers le littoral donnent du relief à la photo pendant que le cyclo dévale la pente pour se retrouver dans Mazamet arrosé par le Thoré et l'Arnette.

Les kilomètres se cumulent et les guiboles flageolent en traversant Brassac. L’hôtel de ville expose son royal domaine et le cyclo s’éternise devant le reflet de la demeure dans les eaux de l’Agout.

Vient le moment de solliciter un peu plus les gambettes et le dérailleur pour grimper sur le versant ouest des monts de Lacaune avec la récompense que tout cyclo attend, « le repas ».

La digestion sera lente car la grimpette s’accentue et le parfum des salaisons de Lacaune n’aide en rien.

C’est en soupçonnant les chevreuils blottis mais épiant la marée cyclotouriste envahir leur territoire qu’enfin le cyclo découvre le plateau des lacs des monts de Lacaune dont le Laouzas, terme de l’étape.

 

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Vient l’instant magique de se détendre soit sur le près les orteils en éventail, soit en terrasse, une boisson fraiche à nos côtés et dans les deux cas en admirant le paysage verdoyant enserrant le lac, tout en attendant le repas partagé en compagnie de cyclo de tout horizon.

La nuit passée paisiblement au cœur du parc Naturel Régional, invite le cyclo à retarder le moment de quitter ce cadre idéal. Un coup d’œil sur la rive de ce lac qui régule le cours de la Vèbre et voilà le cyclo, entre Aveyron et Hérault, traversant Murat-sur-Vèbre situé à la pointe du département du Tarn.

Si la balade fût belle en remontant la veille vers le Laouzas, elle devient époustouflante en traversant le massif de l’Espinouse Caroux. Certes, les mollets sont à rude épreuve, mais le paysage est la récompense suprême. Sommets abrupts, relief rocailleux et coloré, forêts majestueuses et villages perchés, voilà le territoire des mouflons où le cyclo s’échine puis dévale vers la vallée d’Orb puis celle du Jaur qui dévoile au fur et à mesure de remarquables bourgs.

Vient le col de la Fenille entre la Vallée du Thoré, affluent du Tarn et celle du Jaur, affluent de l’Orb pour enfin prendre l’ultime repas à Labastide-Rouairoux et filer vers le Col de Sérière, haut lieu de mémoire dont un monument commémoratif de 1944 rappelle des événements tragiques.

Enfin, vient la Cesse baignant Ferrals les Montagnes. Là commence un toboggan qui use le cyclo pour rejoindre St Julien, Félines, Trausses, Laure et enfin Trèbes au milieu d’un vignoble au vert encore tendre et dont les cépages nous livrent un nectar qui régale les papilles du cyclo.

Revoilà le canal du midi jadis canal royal, pour finir comme on a commencé, mais avec les jambes tremblantes et des tas d’images fabuleuses sur un week-end mémorable.

 Merci Hervé, merci à tes compagnons, merci Trèbes.

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Texte et photos Pierre HEREDIA (Amicale Larzac Aventure)

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un dimanche de Mai

Un dimanche de Mai

Un dimanche du mois de mai, météo pessimiste, mais la fenêtre était là, éclairant les roses de la fête des mères.

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Donc, au petit matin, départ avec quelques gouttes et quelques équipiers vers la Montagne Noire, grise d’averses. C’est « palot » diraient certains !. Le club, avisé, fait demi-tour, du nord, vers les Corbières et la Garouillère, secteur au ciel plus clément.

Qu’à cela ne tienne, mon programme Minervois, puis Canet, et un rendez vous improvisé, fait que je persiste sur cette voie minervoise.

indépen.jpgA l’heure des journaux, voici quelques nouvelles...  

A Caunes, l’averse est passée. Certes, là-haut sur les cimes, c’est toujours menaçant, mais le vent aidant, le piémont vers l’Est s’éclaire. 

 

Voilà donc, à 9h00, le cycliste qui retrouve, au pied du marbre travaillé, deux fiers chevaliers, de rouge vêtus, descendant du Larzac, noblesse oblige lorsque l’on porte les couleurs de Larzac Aventure.

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Le trio ainsi constitué s’élance sur ces routes bordées de vignes vers le haut du terroir : Félines, et par un parcours inédit, sur les traces de l’orage de la veille, par la vallée de l’Oignon et Camplong, se hisse sur le balcon du minervois. Soleil généreux, vent poussant, la vue s’étendant des confins pyrénéens à l’Alaric et le lac de Jouarres, les chevaliers de la petite reine s’engagent dans notre petit Colorado : le canyon de la Cesse.  

Au bout, c’est Minerve, cité emblématique, fichée entre Cesse et Briand, deux rivières aux eaux tantôt sur les galets, tantôt souterraines… un site qui fascine !

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 C’est beau, mais il est temps de descendre vers la bonne table. Par La Caunette, village, à la traversée étroite, blotti contre la paroi rocheuse, Aigues Vives, Agel, Bize où, la Cesse réapparue, fait miroiter ses eaux claires sur un tapis de galets, nous retrouvons le Grand Canal à Ventenac, l’Aude et la table à Canet.

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Apéro pizza maison, paella et plat de saison du jardin, ragout de fèves, la mère, en ce jour de fête a soigné ses enfants, cyclistes de surcroit, à l’appétit bien ouvert.

En guise de digestion, les chevaliers du Larzac iront retrouver leur monture, d’abord par le Canal, puis par le vignoble face à un Cers mordant.

Le cycliste, lui, face à un tracteur récalcitrant, laissé à l’abri du figuier, retrouvera un TER, à Lézignan, défiant le Cers pour Carcassonne.

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C’était la Fête des Mères

Photos et récit. AH/ 29mai16

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31/05/2016

Souvenir Emile Soulier

Dans l’ombre du Connétable

 

9 - Emile en compagnie de son ami Pierre Roques.JPGA l’initiative de l’association « les Amis du Randonneur » et de la « Confrérie du 650B », deux journées commémoratives ont été organisées dans les Cévennes Alésiennes à Chamborigaud. C’était, les 21 et 22 mai dernier, en souvenir de notre Ami Emile Soulier, le Connétable de Vabrelongue.

C’est le Nîmois Raymond Cros, membre actif des deux associations précitées qui a eu la judicieuse idée de mettre en place cette manifestation. L’émotion et le souvenir se sont conjugués afin de proposer deux parcours cyclotouristes sur ces routes cévenoles familières à notre cher Emile.

La première journée avait pour cadre la route des crêtes mise en lumière par le regretté Gustave Vidal qui organisait jadis une célèbre randonnée au départ de la cité minière d’Alès. Cette sortie taillée à même le granit du Lozère portait comme intitulé « la balade de Gatéan » comme un clin d’œil à Christian Divol, l’ami, le compagnon de route de Raymond Cros.

Egalement Nîmois, Christian Divol a roulé de nombreuses années avant que des ennuis de santé lui ôtent la joie, le plaisir d’effacer les kilomètres juché sur son fidèle destrier : Brin d’acier. Outre ses grandes qualités de baroudeur au long cours, Christian figure dans le monde de la littérature cyclotouriste comme l’une des plus fines plumes. Il a reçu d’ailleurs à cet égard, le Prix Charles Antonin en l’an 2000.

Cette journée s’est achevée sur une note culturelle avec la traversée du village de Pont de Rastel, le pays de Jean-Pierre Chabrol. Ecrivain, conteur, homme de radio, il a su magnifier la Cévenne avec tout le talent que l’on lui connaît.

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Pont de Rastel

Le deuxième volet de cette manifestation programmé le jour de la Saint Emile avait une consonance toute particulière. Dès le matin, le ciel s’était voilé d’un gris, triste et sale, comme à l’unisson du souvenir qui animait nos mémoires.

Par de petites routes lovées dans une végétation luxuriante notre cheminement empruntait les pas des « gueules noires » de ce bassin houiller qui rendit ses derniers soupirs avec la fin des « trente glorieuses ».

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Des villages certes, mais une vie éparse, dissolue presque inexistante. Une architecture ouvrière destinée à loger des familles souvent nombreuses, des bâtisses abandonnées, à la vente ou bien en proie avec une nature envahissante. Ce territoire reste marqué économiquement, socialement, paysagèrement, écologiquement et culturellement. A l’entrée du bourg de la Vernarède, une immense lampe de mineur rappelle cette épopée industrielle. Plus loin, ces quatre mots écrits en occitan : « mano négra – pan planco » (main noire – pain blanc).

Le château de Portes offrit un intermède, un instant récréatif à cette terne déambulation. Afin de rejoindre l’Affenadou, la route relativement descendante permit quelques instants un repos à nos muscles dans une ambiance fraîche et humide.

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les Amicalistes devant le chateau de Portes 

Nous étions dans la vallée de l’Auzonnet, celle qui a vu naître Emile, 70 ans auparavant, jour pour jour. Ces paysages qui ont bercé son enfance, et puis ces routes qui lui ont sans doute accordé ses premiers instants de liberté …

Les routes de son adolescence, de sa jeunesse, celles sans aucun doute qui lui ont donné le goût de l’aventure, de la randonnée. Celles qui ont patiemment forgé les contours d’un cyclotouriste. Et quel cyclotouriste !

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Emile, en toute liberté

Après avoir basculé le modeste mais respectable col des Brousses, la large vallée de la Cèze s’ouvrait à nos fougueux élans ; la mi-journée avançait alors à grands pas.

Devant la gare de Bessèges, un rendez-vous avait été fixé à la hâte, en toute simplicité ; et c’est bien souvent en pareille occasion que de bons moments voient le jour, sans artifice, ni préparatifs insolents.

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les retrouvailles de Besseges

Comment parler d’Emile Soulier sans évoquer Paul Fabre et Albert Guy, pardon Eddius et Messire Albert ? Nos deux compères dispensés d’exercices physiques depuis quelques temps, ont rejoint le groupe, le « grupetto » serais-je tenté de dire. Tant pis pour les absents, ce genre de journée ne se renouvelle que rarement. Elles font partie des choses que l’on ne trouvera jamais à la vente sur le catalogue de la Redoute ou sur le site du « Bon Coin ». Une fois les présentations d’usage effectuées, les discussions allèrent bon train, du plaisir de la rencontre au souvenir de notre Ami. Et il est vrai que ce célèbre trio alésien a très souvent fréquenté ce réseau routier, ces contrées cévenoles. Emile, Paul et Albert, étaient indissociables. C’était aussi bien entendu, l’amitié, la camaraderie et une grande complicité.

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      Paul                                         Emile                                  Albert

Avec un phrasé simple et chaleureux, Paul a évoqué cette époque désormais révolue, leur connivence, leurs « grandes évasions », comme leur régulière tournée des bons restaurants de cette périphérie alésienne. Et comme toujours, Eddius a su trouver les mots justes avec un brin de fantaisie, de drôlerie et un zeste de mélancolie. Albert, à sa manière a aussi évoqué quelques anecdotes croustillantes.

Alors que les paroles d’Eddius s’envolaient dans l’espace à la manière des colombes d’Eluard, ma mémoire revisitait en sourdine une litanie de souvenirs personnels me liant à cet être discret et plaisant mais ne laissant à personne le soin de préciser sa pensée. Emile était un homme simple, le cyclotourisme en a fait un personnage. Des souvenirs de Pâques ensoleillés, d’une grimpée du col de la Luzette, le partage visuel d’un parterre de lys martagon sur les pentes sommitales de mon cher Aigoual, un mano à mano avec Pierre Roques dans le final ardu du col des Vieilles…

Sans oublier, les 9èmes rencontres des Amis du Randonneur au Vigan, en 2007 où spontanément il avait intégré la petite équipe de bénévoles afin que ces quatre journées deviennent mémorables. Une parcelle de cette belle réussite l’accompagne, là-haut dans l’univers minéral  du géant de Provence.

En remontant la vallée du Luech, sous une fine pluie printanière, dans la moiteur de mon poncho, les yeux embués par l’humidité ambiante ou tout simplement par l’émotion du souvenir, comment de pas reprendre en boucle les paroles du grand Jacques :

«  Adieu l’Emile, on t’aimait bien, tu sais … »

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Emile en compagnie de son ami Pierre Roques

Mes pensées s’adressent également à ses proches, à tous ceux qui l’ont apprécié, qui ont connu le bonheur de l’échange avec cet être parfois taiseux, doté d’une grande gentillesse et d’un subtil humour.

Un grand Merci à Raymond Cros, l’instigateur de ce rassemblement et à toutes et à tous ceux qui ont effectué un long, voire un très long déplacement afin d’être présents. 

 

Texte : Guy Cambéssèdes.

Photos : Jeanine Laurent et Guy Cambéssèdes.

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09/05/2016

Lecture

Florilège de vagabondages

De la Corrèze à des horizons nouveaux - Mémoires

image_27569_1_20304_1_9323_1_38646_1_105481.jpgPar Michel Bentejac

Thème : Tourisme / Voyages

Format : Roman (134x204)

Nombre de pages : 88

Date de publication : 23 mars 2016  

cliquez-ici pour commander ==>

Florilège de vagabondages

 

 

Rencontre en Languedoc avec Marie-France et Bernard

 cliquez ici ===>  Languedoc.pdf

 

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08/05/2016

En ce jeudi de l'ascension ... (Pierre)

EN DIFFERE !

Ce devait être-la balade d’un dimanche d’avril.  Ce fut une balade organisée au pied levé pour l’Ascension d’un 5 mai.

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Jadis, il y eut les Templiers, il y eut aussi les Hospitaliers et aujourd’hui quelques rescapés de l’Amicale sur la voie de passage traversant du nord au sud le plateau du Larzac.

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La Cavalerie est notre point de ralliement, pour une virée servie sur un plateau en jouant de celui-ci, car ici « plateau ne veut pas dire plat ».

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Rasant l’enceinte fortifiée et sa colossale porte, voilà deux tandems et quatre randonneuses filant comme le vol chaloupé d’un busard à travers ce Larzac qui une fois encore nous réunit. Notre pédalage pourrait ressembler aux battements des ailes relevées en plané du vol à basse altitude du rapace.  

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 Notre Dame de Salvage

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Ce rapace se caractérise par une silhouette fine, légère et élégante.  Identique à lui dans nos nouveaux maillots, nous siégeons un instant devant le portail de ND de la Salvage. Je voudrais dire quelques mots du haut de l’hôtel en plein air, mais mes compagnons de route n’ont que faire de mes dires et préfèrent admirer le tapis jaune des pissenlits qui envahit le site.

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Mon esprit poétique en prend un coup et mon imagination aussi. Heureusement que la découverte de l’abri troglodytique des Baumes me ramène à mes rêveries.

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Les formes esquissées par les rochers se transposent sans être similaires. J’ai beau poser mon numérique à tel endroit ou tel autre, le panorama donne un cadre unique et magnifique.

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D’un site à un autre, nous cheminons tout près des «  bouissières », ces chemins à l’intérieur de haies et de buis denses qui étaient destinés à protéger et à canaliser les bêtes et les gens qui les empruntaient. Je pénètre à l’intérieur et je m’enfonce dans l’ombre de ces arbustes, pendant que Jean-Marie répond à son portable qui ne cesse de brailler. On peut dire qu’il y a du réseau dans le coin et la modernité du « wi-fi » fait de notre secrétaire un personnage sollicité !

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Vient enfin le repas où ma rêverie me fait perdre le groupe pour me retrouver dans un cul-de-sac avec en prime un molosse qui veut faire de moi son déjeuner. Trop pour moi ! Demi-tour et me voilà sur un promontoire pour un pique-nique que je qualifierais de « géant »

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Géant pour le décor que nous avons sous les yeux. Le viaduc de Millau, le Tarn, les Causses. Ici, tout est grandiose. L’immense jardin que forme le plateau du Larzac s’achève ici dans la bascule des Causses.  

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Ce plateau qui n’en a que le nom m’emporte une fois de plus dans les songes, et me voilà seul à La Bastide Pradines dans la haute vallée du Cernon. Seul car écarté du parcours proposé par notre vénérable secrétaire. Véritable nid d’aigle, cette commanderie des Hospitaliers m’offre un supplément agréable avec ses maisons caussenardes.

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Heureusement pour moi le « wi-fi » portable de Jean-Marie me rappelle à l’ordre et me ramène dans le mini groupe rassuré. Si j’inquiète mes compagnons, il faut que je sorte de cette rêverie qui m’emporte et m’emporterait encore, tellement le pays m’attire.

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Restant à l’arrière pour me faire oublier, nous retrouvons sur le parcours, Jacques Izard, Nicole sa gente dame et ses deux petites filles pédalant, eux aussi dans un environnement des plus bucoliques.

Ste Eulalie-de-Cernon que nous traversons témoigne à elle seule de 600 ans de présence continue des ordres religieux et militaires d’Occident. J’aurais tendance à m’égarer à nouveau, mais enfin la sagesse me gagne et je garde toujours un œil averti sur l’avancée du groupe.

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Une énième bosse et retour à la Cavalerie où Noëlla et Gérard qui avait tronqué le tracé commençaient à s’impatienter.

Le busard, que j’observe un moment, a de la chance de survoler de telles contrées ! Des piles du viaduc s’élançant vers l’azur du ciel, aux rochers dressés tels des êtres immortels, c’est tout le Larzac qui rend l’imaginaire bien réel.

busard_cendre01.jpgLe busard prend son envol et plane à la faveur du vent, il observe et détecte sa prochaine victime blottie entre les roches tendres qui dessinent, ici et là, les chaos rocheux qui inondent ce plateau.

 Si, là passa le grand vent de Dieu, il y resta sûrement longtemps, car tout est admirable vu d’en haut. Et si le busard était son messager ?

Au final, tout cela s’est joué en différé. Même les messages que reçut Jean-Marie le furent.

Cet épisode fut joué avec Marie-France et Bernard, Josie et Jacques, Gérard, Jean-Marie, Noëlla, Pierre et avec la participation de Nicole, Jacques et deux petites fées.

A l’Amicale,  

Pierre

photos et récit Pierre H. mise en page MFB

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