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15/09/2017

Bienvenue sur le blog de l'Amicale Larzac Aventure

 
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Amicale Larzac Aventure

34520   Le Caylar   

 

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photo GC

« Le monde dans lequel nous vivons le cyclotourisme, manque de repères. C’est le rôle de l’Amicale Larzac Aventure de redonner à chacun le goût de l’action collective et amicale, face à un environnement qui pousse à l’individualisme et à la compétition ».

Le Président 

  

Écrit par LA - mise en page MF |

Escapade Viganaise

 

Escapade Viganaise,

Septembre étant là, je pouvais profiter pour faire un petit séjour cévenol.

un temps a mettre un cyclo dehors.JPG

La température se devait être clémente et la circulation plus fluide…

Rien de cela, mais rien n'arrête un cyclo averti !!!!!

un temps à mettre

un cyclo dehors ...

 

inseparables même sur les panneaux indicateurs.JPGPremière étape Milhaud - la Gardiolle, (prés de Sauve)

Il fait très chaud cet après-midi mais la balade sera courte. Petites routes tranquilles et partiellement ombragées. 

 

Inséparables, même sur les panneaux indicateurs !!

Je passe sur le Vidourle bien sage aujourd’hui ! ce fleuve côtier est capable en quelques heures de tout détruire sur son passage. En aval Sommières se méfie toujours des épisodes cévenols. On appelle ces crues soudaines des Vidourlades.

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BEZ  pont sur l'Arre

la fontaine de bez.JPG

la fontaine de BEZ

les cévennes  bez.JPG

les Cévennes  BEZ

Les vendanges battent leur plein, maintenant ce ne sont plus les rires des vendangeurs, mais les machines bruyantes qui récoltent les raisins en un temps record.

Petite voie verte entre Quissac et Sauve, la micheline qui reliait Nîmes au Vigan a disparue, laissant la place aux marcheurs, cyclistes et rollers !

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la Vaunage à mes pieds

Sauve capitale de la fourche. Au siècle dernier, cet artisanat était florissant, des milliers de fourches en bois étaient envoyées dans le monde entier. La cavalerie française en faisait bon usage car cet outil n'était pas dangereux comme les outils en fer.

Une petite côte et me voilà arrivé. 30 degrés quand même à dix-huit heures !!!

La Gardiolle, « Accueil Montfortain »,  était dans les années 30 un petit centre de « redressement » tenu par des pères catholiques qui venaient de Montfort sur Meu en Ille et Vilaine.

Outre l’école un apprentissage pouvait se faire : menuiserie, ferronnerie, élevage d’animaux (cochons poules et lapins), viticulture et les travaux courants d’une grande ferme. Le vin d’excellente qualité se faisait au domaine jusqu’aux années 80. Maintenant cet endroit est tenu par des laïcs qui proposent des séjours pension, repas et lieux de réunion dans un havre de paix. Une dizaine de prêtres viennent pour leur retraite.

la gardiolle premoere étape.JPG   église de la gardiolle.JPG

église de la Gardiolle

La nuit fut très bonne, seuls les cris d’animaux nocturnes venaient à mes oreilles, ces bruits étant réparateurs contrairement aux bruits des villes.

Le petit déjeuner pris je pouvais partir vers les hautes terres chères à Gaspard, le héros du récit qui a obtenu le prix Charles Antonin : la grande transhumance.

Le temps est splendide, me voici au Vigan pays d’André Chamson notre académicien.

Il est enterré là-haut à la Lusette avec son épouse, ce col où le cœur s’emballe quand on arrive dans les derniers lacets.

la promenade des chataigniers  le vigan.JPG

la promenade des châtaigniers -  LE VIGAN

Le Vigan où la bonneterie était reine il y a quelque temps.

Je me reposerais à la promenade des châtaigniers mais l’herbe n’est que paille jaunie….

Maintenant cela va monter, il fait très chaud malgré un fort mistral qui descend des montagnes. Saint Jean de Bruel est encore assez loin et je commence à ressentir une fatigue anormale. Est-ce l’âge ? la chaleur ? je n’en sais rien encore.

Un petit gite sympathique se trouve là, le patron peut m’accueillir. Malgré le tarif un peu excessif, je préfère m’arrêter.

Un seul bémol mon vélo devra attendre dehors et nous pourrons le rentrer dès la fermeture, cela me gêne un peu mais au fond d’une impasse il est hors de vue.

Je mets quand même l’antivol, la chambre est spacieuse, très propre, le seul inconvénient elle donne sur la route et le passage est très important.

Bonne sieste puis lecture en partie du livre de Paul Fabre sur la signification des noms de lieux occitans.

L’heure du repas étant à 20 heures je peux faire le tour de ce petit village cévenol baigné par l’Arre.

P1040136.JPGP1040141.JPGNoms de rues : Montée de Christine, Fontaine lointe …

 

 

Ce village est blotti au pied de la montagne plus haut Esparon que je viendrais visiter un autre jour.

Le repas est excellent, digne des meilleures tables, le propriétaire du gîte est pour les circuits courts et de préférence bio, la viande arrive du proche Aveyron, les fruits et légumes du coin.

des légumes et fruits pour tous.JPG

des légumes et fruits pour tous

Avant de faire ce métier, il élevait des chèvres sur le mont Lozère et un jour il a voulu faire la transhumance à l’envers descendre son troupeau l’hiver dans la plaine, mais les chèvres habituées aux tendres pousses n’ont pas appréciées les dures feuilles de la garrigue ; le projet semblait intéressant, mais il ne perdura pas..

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dressé vers le ciel ...

 

Bonne nuit réparatrice demain retour au bercail ...

Le retour se fit sans peine, moi aussi je faisais comme on dit pour le retour de la transhumance : la davalade..

Jack maillot vert   !!!!!!!

jack maillot vert!!!!!!!!!!!!.JPG

 

La chaleur était encore là, les jambes tournaient bien et je pourrais me refaire une santé chez moi.

Seule ombre au tableau la perte d’une dent à mon peigne !!!!!!!

 

Mais j’irai consulter mon médecin car la chaleur et mon âge ne sont pas les seuls responsables de cette méforme.

Jack Sabatier

Amicale Larzac Aventure

 

Écrit par LA - mise en page MF |

02/09/2017

"rouler et marcher pour Parkinson"

"rouler et marcher pour Parkinson"

le dimanche matin 22 octobre 2017, au départ du CAYLAR

se déroulera une randonnée cyclotouriste et pédestre

organisée par l'Amicale Larzac Aventure

et le Comité France Parkinson Hérault

Sont proposés : 2 parcours cyclo et 2 parcours pédestre

à travers les beaux paysages du Causse du Larzac

Repas de midi sur inscription servi à la Salle des fêtes du Caylar

Dépliant informations, cliquez ici = => randonnée 22 oct. 2017

Plus de renseignements et inscriptions :

Pierre HEREDIA 06 58 53 22 60

Nous vous espérons nombreuses et nombreux

 

 

 

 

Écrit par LA - mise en page MF |

Amicalistes et 80 bougies

Cinq amicalistes et 80 bougies

 

C’est un fait bien établi depuis plusieurs décennies que de se retrouver sur les hauteurs du Mont Lozère le dernier dimanche d’août. Gustave Vidal a initié cette concentration en 1937 pour l’inauguration de la route reliant Génolhac (506m) au Mas de la Barque (1420m). En ce dimanche 27 août nous avons donc fêté son 80ème anniversaire.

Gustave Vidal est décédé en 2002 à l’âge de 97 ans. Avec lui disparaissait la dernière personne à avoir connu et fréquenté Paul de Vivie. Et en 1992, il a effectué pour la dernière fois cette longue ascension ; il avait alors 88 ans !

De nos jours c’est le Club Cyclo Evasion de St Hilaire de Brethmas qui organise cette journée, et ce, depuis la cessation d’activité du GMC-Alès. Un accueil chaleureux et une table bien garnie attendaient les 150 participants de ce rendez-vous d’altitude. Il y avait aussi des tableaux pour les photographies anciennes retraçant l’histoire de cette manifestation qui connaît ses 80 étés.

L’Amicale était présente par cinq de ses membres. Jeanine mais aussi Jack avaient choisi la voie classique, l’une des deux ascensions du versant Est. Avec Christine qui effectuait sa rentrée nous avions opté pour la sagesse avec une traversée VTT du Mont Lozère depuis l’Hôpital (Pont-de-Montvert). Nous avons apprécié les robustes bâtisses du Mas Camargues ou du Hameau de Bellecoste. Nous avons aussi pensé à la vie d’antan des habitants de ces hauts lieux cévenols. L’isolement conjugué à la rigueur du climat n’est guère imaginable de nos jours.

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 chaos granitique

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le mas Camargues 

Notre Ami Albert Guy, venu en voisin depuis Alès, a fait une arrivée remarquée avec une limousine de luxe. Une arrivée digne d’une rock star ! Il était accompagné de son chauffeur et garde du corps : Robert Ceirano plus connu sous le titre de noblesse de « Cyrano de St Gervasy ». Il a d’ailleurs rejoint rapidement le carré VIP pour signer des autographes et répondre aux questions de la presse spécialisée. Une nouvelle fois, il lui a été demandé s’il pensait s’attaquer au record de l’heure de Robert Marchand. Mais l’Ami « Bébert » sans langue de bois est resté tout de même dans un flou artistique laissant perplexe la meute de journalistes. Il est vrai qu’il dispose d’une quinzaine années pour préparer cet évènement qui sera tout simplement planétaire !

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Albert avec son ami Robert Ceirano

 

A l’heure des discours, c’est Ghislaine Charton, Présidente du Codep30 mais aussi élue au Comité Directeur Fédéral qui ouvrit la séance. Ensuite Claude Benoît du club de St Hilaire rendit un vibrant hommage au chantre du Cyclotourisme Cévenol. Ayant bien connu Alice et Gustave Vidal, il a su dépeindre parfaitement les contours de ce couple hors du commun. Gustave était féru de mécanique grâce à son métier de carrossier mais avec un faible bien sûr pour celle du cycle. Homme modeste et ouvert aux connaissances, il était aussi un homme de convictions. Il avait d’ailleurs épousé très jeune la philosophie et la sagesse de Vélocio.

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à l’heure des discours

Un apéritif offert par le Codep30 a clôturé la manifestation. Puis chacun se retira pour un pique-nique sous la hêtraie, un repas au proche restaurant ou bien pour une prolongation des pédalées matinales. Un tee-shirt souvenir a été offert à chaque participant par le Cyclo-Evasion de St Hilaire de Brethmas. Une heureuse initiative appréciée par tous.

 Christine et Guy C.

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sur le chemin du retour

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le Pic Cassini (1680 m) du nom du célèbre géographe

 

                                                                      

Texte et photos Guy Cambéssèdes

Mise en page MFB

 

Écrit par LA - mise en page MF |

24/08/2017

La Vacquerie 19.08.2017

 

Belle rencontre amicale, sportive et culturelle, ce Samedi 19 aout 2017 à La Vacquerie (34) pour l'Amicale Larzac Aventure.

A l'exception de René, Raymond et Henry, qui partaient pour une balade à vélo, tout le groupe se retrouva, à 9h,  parking de la Digue, à l'entrée du village de La Vacquerie, où un guide attendait.

Au programme, la découverte du travail titanesque des habitants de La Vacquerie depuis plusieurs siècles, pour amener l'eau potable jusqu'au village mais aussi canaliser l'eau de ruissellement et minimiser les risques d'inondations catastrophiques lors de gros orages.

 

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Plaisirs partagés de l’Amicale Larzac Aventure

(Récit de Jeanine)

Excellente idée de regrouper nos Amis sur le Larzac en cet été caniculaire mais ceux qui assurent un long déplacement souhaitent le rentabiliser en prolongeant ce mini-séjour méridional.

C’est ainsi qu’après avoir suivi, de la place de la Digue jusqu’au Goutal, « le chemin de l’eau », visite magnifiquement guidée et commentée par Marc, géologue local, nanti des documents d’archives de La Vacquerie Saint-Martin-de-Castries, de 1880 à nos jours, après avoir dégusté moult cépages du Domaine Caujolle-Gazet, après s’être restaurés d’un repas simple et sans prétention au Larzac Café, après avoir apprécié les créations de la modiste Annie, certains membres de l’Amicale n’étaient pas rassasiés des agapes de cette journée déjà bien remplie.

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Aussi, pour soi-disant digérer, leur vint-il l’idée de grimper à l’assaut de la bergerie de Tédénat, perchée tout là-haut sur le Pioch dominant La Vacquerie et ils ne furent pas déçus d’y découvrir un intrus : ce navire Noé échoué (sûrement par une forte marée ?) au sommet de la colline.

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Et ils en redemandèrent le lendemain.

Toujours pédestrement, en voici quatre seulement (mais des vaillants !) en piste pour ce Mont Saint-Baudille qui nous nargue de toutes parts lorsque nous l’encerclons sur nos randonneuses.

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Départ de La Font-du-Griffe, après les neuf épingles en caillasse, une fois franchi le col de la Mulatière, l’antenne sommitale à vue n’est plus qu’une formalité.

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Une large piste les mène aux abords de la Baume des Corneilles, juste un regard plongeant sur ces profonds avens leur suffit. Le regard étonné d’un noir troupeau de génisses les distrait tandis qu’ils contournent le Pioch Farrio avant d’entreprendre, en plein cagnard, une longue descente en lacets caillouteux.

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Enfin, voici notre familière Route des Lavagnes où l’ombre de maigres chênes-verts  à un croisement de sentiers les accueille pour leur pique-nique. Et, quelques  heures plus tard,  re-voilà La Font-du-Griffe.  Mais il est bien trop tôt pour se séparer…

Pourquoi ne pas rendre visite à la « Grotte des Fées », à quelques encablures d’ici ?

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Encore une belle suée, à progresser dans le lit asséché du ruisseau du Joncas jusqu’à cette fraîche merveille souterraine, bien planquée entre les rocailles surchauffées et une végétation rabougrie.

Et cela ne leur suffit pas. Il reste encore à explorer, en aval du Joncas, les « Abris sous roche », curieuses cavités sûrement jadis occupées par l’Homme.

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Dommage ! Chacun doit regagner son bercail, parfois assez éloigné, mais en se promettant de jouer si possible les prolongations à chacune de nos Rencontres. Avis aux Amicalistes…

texte Jeanine

photos Jeanine ,Marie-France et Raymond

Les photos Souvenir 

cliquez ici ==>        

ou voir diaporama dans rubrique PHOTOS ALBUM en marge

Écrit par LA - mise en page MF |

22/08/2017

La Vuelta

 

Tours et détours de la Vuelta

 

Avec Nicole nous étions présents pour être bénévoles au départ de la Vuelta (tour cycliste d'Espagne)

(constatation de notre part : nous étions les seuls gardois de la retraite sportive)

Après avoir reçu notre paquetage (tee shirt, chasuble, casquette rouge et sifflet), nous nous sommes rendus à notre lieu d'affectation pour contrôler le flux de circulation piétonne et automobile.

P1040087.JPGChance que nous avons eue d'être sous des micocouliers centenaires près d'une boulangerie et petite restauration, la chaleur la soif et la faim ne nous toucherait point  !!!

En attendant les coureurs.... 

En place dés 12h pour un début de course à 17h 30.

 

 

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les Boulevards pavoisés

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le canal de la Fontaine à Nîmes

L'attente fut un peu longue mais avec Nicole nous pouvions parler de la prochaine saison avec son périple en hiver du bois des ’’Espeisses’’.

 

L'heure de la course approchant la tension commençait à être palpable suite aux évènements meurtriers de la veille à Barcelone.

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les vélos du contre la montre du samedi 19 aout 2017

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Echauffement

Munis de nos tee-shirts et chasubles, nous étions le lien avec le public, les gens nous prenant pour les gilets rouges de la SNCF, des agents de sécurité ou autre, les automobilistes étant les plus durs à convaincre.

Malgré les avertissements reçus depuis une dizaine de jours certains étaient pris dans la nasse, même ceux des parkings souterrains. Il est vrai que nous avions reçus des infos un peu contradictoires avec celles reçues par écrit..

La meilleure, c'est quand une personne nous a interpellé au sujet des hélicos qui volaient au dessus de nos têtes…

Avec le pouvoir dû à notre fonction nous devions mettre fin à ces vols !!!

(Je crois que l'hôpital psychiatrique avait ouvert ses portes….)

 

Le reste de la fin d'après midi s'est bien passé, il est vrai grâce notre diplomatie.

Ce fut une belle expérience et avec Nicole on a pu voir l'incivilité de certains.

Mais pour nous, notre action de bénévoles était satisfaisante.

 

Jack Sabatier

 

Texte et photos JAck Sabatier

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Écrit par LA - mise en page MF |

20/08/2017

LAVAREDO

  

Tre Cime di Lavaredo

sac à dos.pngCe matin les randonneuses sont restées sagement dans le garage de l’hôtel. Ce sont les chaussures de montagne et le sac à dos qui sont à l’honneur pour une escapade hors du commun : le tour pédestre des trois cimes de Lavaredo.

Ces trois pics effilés comme des canines géantes sont l’emblème des Dolomites. Parler des montagnes du Sud-Tyrol italien sans les évoquer serait une véritable injure, une offense à cette région des Alpes.

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Nous les avions brièvement découvertes lors de notre passage à l’an deux mille. Mais sur un raid tel que Thonon-Trieste, il n’est pas toujours aisé de faire du tourisme. On jette un coup d’œil, quelques photos, on s’imprègne du lieu, puis on repart car la route attend… Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. La journée entière est consacrée à ce joyau des Dolomites. Le parking du refuge Auronzo commence à se remplir allègrement. Après vérification du matériel nécessaire, j’emprunte le sentier qui court au pied des immenses falaises.

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Bien sûr, je choisis un sens de rotation qui me permettra de découvrir le panorama plus enchanteur, le plus majestueux en deuxième partie… Cette sente circulaire embrasse un vaste horizon. Juste sous mes pieds le lac de Misurina, semble bien minuscule. Plus loin, c’est l’imposant groupe du Sorapiss, puis tout proche de cette route tant redoutée par les cyclistes, c’est le très esthétique groupe di Cadini. Un ensemble de fines pointes de roche qui s’élancent à l’assaut du ciel. Avec en prime, aujourd’hui, l’éclat de la blancheur du calcaire qui resplendit dans une belle lumière. Au-delà de la Forcella del col de mèdo, les bipèdes munis d’un deux roues sont priés de s’abstenir. Ce qui est parfaitement compréhensible au vu de l’affluence touristique et de la largeur du sentier !

Très rapidement un choix doit s’opérer : soit emprunter le cheminement qui passe au pied, au plus près de la base de ces célèbres falaises, soit opter pour un itinéraire qui s’écarte de ce sublime triptyque minéral, qui bien-sûr délivre des vues extraordinaires. Nul besoin des services d’un institut de sondage pour influencer mon itinérance. Le sentier semble s’égarer dans l’alpe, une myriade de fleurs freine ma progression tant l’abondance de gentianes, de rhododendrons tapisse cette pelouse alpine.

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Au creux d’un vallon, un petit lac réceptionne les eaux de fonte. Quelques enfants s’y baignent sans retenue. La température de l’air est bien agréable, celle de l’eau doit l’être moins. A main droite, peu à peu, la féérie s’installe, les trois cimes se détachent dans l’espace, de taille presque identique et bien distinctes les unes des autres. Je suis maintenant face à ces parois lisses, présentant un dévers contraire aux lois de la pesanteur. Elles ont constitué un des derniers gros obstacles de l’alpinisme. Leur conquête a donné lieu à d’âpres luttes entre grimpeurs de divers pays.

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Les Dolomites constituent une étape importante dans l'histoire de l'alpinisme. L'allure majestueuse des sommets, en dépit de la faible altitude, la verticalité des parois, souvent surplombantes ont toujours attiré les alpinistes. Avec l'apparition des techniques de l'escalade artificielle, les voies du sixième degré ont été parcourues pour la première fois, entre 1920 et 1925, par des alpinistes allemands (E. Solleder et G. Lettenbauer à la Civetta) ; ensuite, à partir de 1930, les Italiens (E. Comici, R. Cassin) gravissent les dernières faces nord. Les Français ne sont pas en reste dans cette apogée de l’escalade : du 6 au 11 juillet 1959, en six jours, René Demaison et Pierre Mazaud viennent à bout des 500 m de la directissime à la Cima ouest di Lavaredo. Alors que nos jours, avec les techniques de grimpe moderne un alpiniste de renom peut enchaîner les trois faces en moins de vingt-quatre heures.

8 (Copier).JPGC’est un grand opéra vertical à ciel ouvert où victoire et tragédie occupent le devant de la scène depuis près d’un siècle. J’observe quelques cordées collées à la paroi, leur progression semble nulle au regard de l’immensité de la falaise. Ici, l’être humain se mue en de minuscules insectes à peine visible..

Le refuge Locatelli occupe mon champ visuel depuis un bon moment. Cette imposante bâtisse perchée sur un col pierreux m’a toujours attiré. Aujourd’hui, je vais pouvoir enfin toucher mon « graal ». Je ne suis pas le seul dans ce cas, des milliers de promeneurs arpentent cet itinéraire autour du Saint des Saints de ce massif des Dolomites. J’arrive enfin à hauteur d’une grande plateforme constituée de lapiaz. Le refuge est là, dans un décor exclusivement minéral. Cela fourmille de toutes parts, la terrasse est comble, aux abords groupes et familles s’adonnent aux joies du pique-nique. Un peu en retrait quelques grimpeurs fourbus par un effort, sans doute prolongé, dorment à poings fermés dans le confort douillet de leur duvet. Le tumulte qui les entoure n’a aucune prise sur eux. Dans les heures précédentes ils ont sans doute connu l’extase ou l’enfer, mais à l’instant présent, c’est la « paix des braves » qui les habite !

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En ces lieux, le temps s’écoule toujours trop rapidement. J’engage donc la partie finale. Un large chemin monte tout en douceur jusqu’à la forcella Lavaredo  (2450m), ce col, où j’avais posé les roues de ma randonneuse un certain onze juillet de l’an deux mille. La perspective de ces pics est vraiment fascinante. Je marche mais mon esprit est ailleurs tant la splendeur du lieu s’impose.

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11 (Copier).JPGAu sommet de la forcella, je contemple une dernière fois ces vertigineuses parois. Sur le faîte de la « cima petita » la silhouette de deux alpinistes se détache dans le ciel. J’ose imaginer leur joie, leur fierté.

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14 (Copier).JPGA quelques mètres de mon objectif, trois enfants se donnent la main tout en levant leurs bras au ciel. Signe de joie, d’espoir, d’espérance… J’immortalise cet instant magique.

J’entame la descente vers le refuge Lavaredo. Le chemin longe le bas des falaises, je m’arrête quelques instants devant la chapelle de la Trinité. En fond de vallée, apparaît le barrage et la retenue artificielle d’Auronso-di-Cadore, ce sont des souvenirs qui rejaillissent alors de ma mémoire.

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Au refuge Auronzo, je retrouve Christine. Nous prenons une collation dans la vaste salle à manger de cet établissement connu dans le monde entier. Sur les murs photographies et peintures de montagne donnent le ton. Au-dessus de la porte d’entrée, un maillot rose rappelle qu’en ces lieux, le cyclisme a le droit de cité. Les infernaux lacets qui mènent à ce nid d’aigle ont reçu le « Giro d’Italia » pour la première fois en 1967. L’année suivante Eddy Merckx a écrit l’une des plus belles pages du cyclisme moderne. Ce jour-là, le « Cannibale » a tout simplement vaincu la pente, la neige et ses adversaires !

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Il est vingt heures, depuis la terrasse de l’hôtel nous assistons à la fuite du jour, la lumière s’estompe dans la douceur du soir. Peu à peu les eaux du lac de Misurina se teintent de rose, de parme, de violet. Les falaises du Sorapiss adoptent une parure semblable. L’imposant bâtiment de l’institut Pie XII, à l’autre extrémité du lac, complète ce magnifique décor. Tout est calme. Sans échanger la moindre parole, nous formulons le souhait qu’un jour prochain nous aurons à nouveau la joie de revivre de tels instants… magiques, sensuels, intemporels.

Guy Cambéssèdes

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Texte et Photos Guy Cambéssèdes

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Écrit par LA - mise en page MF |

Randonnée à SALGUES (Aubrac)

Randonnée à Salgues

 

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Monter vers l’Aubrac, c’est déjà s’évader au beau milieu de la gentiane. Pédaler ou marcher en parcourant des panoramas magiques, où l’ombre variable à tout moment souligne les courbes et la caillasse, c’est créer une atmosphère unique qui vous envahit d’émotions.

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Monter vers Aubrac, c’est passer par Salgues et tomber droit sur une organisation tirée au cordeau pour le plus grand plaisir de Vététistes et marcheurs qui recherchent les sensations décrites plus haut.

  

 

 

Monter vers Aubrac, c’est rencontrer ces bénévoles de tout bord pour inscrire, pour vous accompagner, vous guider, vous ravitailler, vous choyer !

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Et ils vont en chouchouter (nos hôtes), des cyclos venus d’Espalion, Calmont, Laissac, Gages, Rodez, la Bosch, 7 féminines seront aussi sur la selle. Un mélange de couleurs des maillots qui filent droit devant vers le vert des buis avant de fondre dans la forêt et s’amuser, jouer du braquet, porter s’il le faut la machine pour la hisser quand le pourcentage devient trop sérieux.

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Avec la possibilité de louer des VTT à assistance électriques pour ceux qui voudraient s’essayer à pédaler autrement. 

 

 

IMGP9628.JPGEt avant de partir, possibilité…non obligation ! De goûter le gâteau à la broche qui a cuit la veille couche après couche, sur son cône pris dans le tournebroche.

 

 

 

 

 

Quatre parcours VTT étaient proposés : 65 vététistes se sont lancés sur le 45 km, 54 sur le 30km, 30 sur le 20km et 8 sur le 10km, pendant ce temps 62 randonneurs pédestres arpentaient le sentier fléché de panonceaux et de rubalises, suivant les guides d’un jour sur les traces des vététistes pour un bon 10km tout petons dehors avec un dénivelé certain.  

Il fallait marcher ou pédaler vers le moulin de Terral, sillonner le sentier par endroit très pentu, pour accéder, au fond de la Boralde de St Chély, aux moulins de Terral, pour découvrir un ravitaillement nécessaire après déjà une bonne et longue marche ou une pédalée sauvage, au beau milieu d’un sentier boisé, qui ont creusé les estomacs.

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Un cadre bucolique au centre duquel un moulin à huile et un moulin à grain étaient autrefois exploités. Il faudra, pour s’en extirper, jouer du braquet ou s’appuyer sur les genoux, et s’aider des bâtons pour ceux qui en ont.

Le retour sur Salgues se fera par endroits en balcon surplombant Salques le bas, d’un côté et la roche de l’autre où quelques percées troglodytes rendent le final magique.

Enfin, sur le pré où des chapiteaux abritent divers stands, les vététistes et marcheurs qui en ont terminé se font enregistrer et reçoivent tous un tee-shirt ou un lot des mains de nos organisateurs d’un jour qui, enfin, peuvent souffler après des jours de préparation. Reste à rendre les sentiers comme ils étaient avant notre passage et à penser, déjà, à la quatorzième édition.

Pour 137 randonneurs qui l’avaient réservé, le final sera avec un plateau repas en main, servi avec le sourire féminin de charmantes bénévoles vous invitant à revenir sur l’Aubrac pour 2018.

Bon retour aux 80% venus de tout le département de l’Aveyron et 20% de nationaux pour cette 13éme édition, qui méritait d’être vécue de l’intérieur.

Cette manifestation de haut vol était organisée dans le cadre du festival de la randonnée de pleine nature avec l’aide de nombreux bénévoles et la connivence du comité des fêtes et de la mairie de Salgues. Nous qui voudrions développer le VTT, c’est peut-être là qu’il faut aller chercher les idées.

Merci à vous bénévoles de toute cette contrée d’Aubrac.

 Pierre HEREDIA

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Texte et photos Pierre Hérédia

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08/08/2017

Au pays de Fausto

 

Au pays de Fausto

 

Sur la longue route qui nous a conduits jusqu’ aux Dolomites, nous avons fait une pause, à Castellania dans la région du Piémont. Cette modeste bourgade est située au nord des Apennins, entre Milan et la côte Ligure. Elle occupe le sommet d’une colline couverte par la culture de la vigne. C’est ici que Fausto Coppi est né le 19 septembre 1919. Le village et la mémoire du « campionissimo » sont étroitement liés dans un décor et un parfum empreints de nostalgie et de mélancolie.

Nous n’avons pas connu la carrière de ce coureur cycliste d’exception, nous étions l’un et l’autre bien trop jeunes, lorsqu’il est décédé, le 2 janvier 1960. C’est au travers de la littérature cycliste que nous avons découvert ce « montre sacré » du cyclisme. Cela, nous tenait à cœur, de venir sur cette terre piémontaise qui l’a vu évoluer au cours de sa courte vie. Après Novi-Ligure la route quitte la vallée de la Scrivia, modeste affluent du Pô pour grimper la colline. Elle passe par Villalvérnia, Carezzano et puis enfin Castellania. Elle s’arrête là, en cul de sac.

En ce début d’après-midi caniculaire de juin, rien ne bouge. La bourgade sommeille sous un ardent soleil. Dès le premier instant, le ton est donné, Fausto est partout mais avec une présentation et un ordonnancement de qualité.

Nous éprouvons un sentiment mitigé entre le recueillement, l’admiration et la tristesse. Cette mise en scène est à la hauteur de son riche palmarès. Mais elle demeure sobre et mesurée comme l’était Coppi. Castellania ressuscite donc à sa façon le double vainqueur du Tour de France. Les quatre cents âmes du village vivent le passé au présent. Ici vivait Fausto Coppi.

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l’entrée du village                                          le rose, annonce la couleur

Outre le grand panneau annonçant l’entrée de la bourgade, un transformateur électrique repeint en rose pour le récent passage du « Giro d’Italia », annonce la couleur. La rue qui mène à la maison natale porte évidement la plaque « via Coppi ».

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la casa Coppi                                           une simple plaque

La maison de famille et la ferme attenante ont été réaménagées telle qu’elles étaient lorsque le coureur y vivait. Une partie en habitat traditionnel, une autre en musée. La façade regarde les collines où Fausto a pédalé des milliers d’heures. Ici, le travail de la terre a toujours été l’activité principale. Les vignes parfaitement taillées sur les flancs du relief produisent du « nebbiolo », un cru local.

 

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Fausto, est partout

Les murs de la chambre sont bleu clair. Les meubles sont rustiques, en bois patiné par le temps. Un fusil de chasse appuyé contre la commode rappelle sa grande passion. La vieille radio est prête à grésiller pour retransmettre ses exploits. Le maillot « biancoceleste » de l’équipe Bianchi est étendu sur une chaise. Rien n’a changé. On s’attend à voir surgir Fausto, le visage émacié, avec ce rictus de souffrance qui l’accompagnait. A Castellania le mythe revit.

La partie musée est richement dotée avec notamment le vélo du record de l’heure. Cette machine qui a roulé sur les planches du Vigorelli de Milan. Juste à côté, son cuissard, son casque à boudin et ses fines chaussures de cuir noir. Des maillots : jaune, rose, arc-en-ciel.

 

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 celui du record l’heure                                           et ceux de la route

Des photos et des peintures. Et puis, toutes les « unes » de la « gazetta dello Sport », chères à tous les « tifosi » de la péninsule italienne. Des affiches géantes de la Bianchi avec le portrait de Fausto au milieu de ses équipiers. Les « gregarii » comme il est coutume de dire de l’autre côté des Alpes. Sur trois niveaux le visiteur est plongé dans cette ambiance sportive des années de l’après-guerre. Biagio Cavanna, son célèbre masseur atteint de cécité, mais aussi son ami et protecteur, n’est pas oublié. Un espace lui est d’ailleurs dédié.

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les « unes » de la Gazetta                                       avec Biagio Cavanna

Le silence est lourd. Ici vivait le « campionissimo ». Il aimait regarder au loin les montagnes qui barrent l’horizon vers Gênes. Lorsqu’il s’entraînait, il partait souvent en direction de la côte Ligure. Il a commencé à pratiquer le vélo afin d’aller travailler, comme apprenti charcutier. Il quittant le village à l’aube pour se rendre à Novi-Ligure et rentrait pour chaque repas. Soit soixante-dix kilomètres journalier sur une route autrefois de terre qui se cabre à l’assaut de cette colline rebelle. Une côte, sèche et raide qu’il a gravie des centaines de fois.

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ses routes d’entrainement

A deux pas derrière la maison se trouve un mausolée. Un croix en fer rouillé et une icône en marbre sur laquelle, en surimpression, figure un dessin stylisé de Fausto embrassant son frère après une victoire. Sa vie fut constellée de drames. La vision de la tombe des deux frères est douloureuse. Deux hommes morts avant que n’arrive leur heure, comme en témoignent les inscriptions : Fausto Coppi (1919-1960) – Serse Coppi (1923-1951). Leurs dépouilles furent transférées en 1969 du paisible cimetière de San Biaggio. Ils reposent désormais dans deux sarcophages surplombés par un monument en béton gris. Placé sur un socle devant les tombes, le buste en bronze de Fausto fixe le visiteur. Son expression est celle de la souffrance. Des ex-voto sont déposés au pied de la stèle. Un portrait orne chacune des deux tombes … Celui de Fausto, c’est la Dame Blanche qui l’aurait déposé … C’est ce qu’il se dit, comme si la seule évocation de cette mystérieuse femme était interdite.

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 le mausolée

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 les deux frères unis dans la mort

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 le portrait de la contreverse

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ce buste qui fixe le visiteur 

Derrière, trois grandes plaques de bronze égrènent les victoires de Coppi. Des lignes et des lignes de triomphes – qui ne l’ont jamais comblé : il ne levait pas les bras sur la ligne. Sur le site, en retrait du monument funéraire, un petit bâtiment vitré recueille des souvenirs de sa carrière. Des photographies en noir et blanc. Un de ses vélos. Des dizaines de maillots, ceux en coton qu’il enfilait sur ses épaules décharnées. Mais aussi, ceux offerts par tous les plus grands champions de ces dernières décennies.

 

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Tout est là, figé. Le temps ne semble plus avoir de prise … C’est ce qu’on appelle la légende.

Texte et photos Guy Cambéssèdes

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31/07/2017

Souvenirs de vacances

 Nostalgie ....

Suite au magnifique article de Guy sur le STELVIO, voici le mien, non sur ce col italien, mais sur mes vacances cévenoles en 1959 à SUMENE, pays des mes ancêtres.

''Le temps passe, il fait tourner la roue de la vie comme l'eau celle des moulins'' (Marcel Pagnol le château de ma mère)

 

Juillet 1959

Comme chaque année je passe mes vacances estivales chez ma grand mère.

P1030754.JPGEntre les baignades bi journalières, et la pêche à la main, j'écoute religieusement à la radio, après la sieste, l'arrivée du tour de France, commentaire de GEORGES BRIQUET.

Mon favori ANGLADE est toujours second, j'attends avec impatience le passage à vide de BAHAMONTES le grimpeur ibère.

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Le 14 juillet fut marqué par la chute et l'abandon de ROGER RIVIERE dans le col du Perjuret qui mettra fin à une carrière prometteuse de coureur sur route et pistard.

 

 

 

Ce matin du 13 juillet je suis allé chez Liron le coiffeur me faire couper les cheveux,

Le salon est plein ce matin et je commence à être soucieux.

Les suménois sont venus papoter refaire le monde avant d'aller boire un canon au bistrot de la place.

P1030995.JPGEn attendant ma coupe je peux lire le miroir des sports qui vante les mérites des forçats de la route, parfaitement illustré par le crayon de PELLOS.

Voici mon tour. Il commence à me tondre avec sa tondeuse mécanique, il avait appris à coiffer lors de son service militaire !!!

Il me questionne sur mon père, sur ma grand mère, et me raconte quelques souvenirs de mon grand père que je n'ai pas connu, il me dit qu'il était un bon ténor qui chantait minuit chrétien lors de la messe de Noël.

Un petit coup de vaporisateur rempli d'eau de Cologne et me voilà sorti.

J’entends : « qu'es aquel pitchot ? es lo fils de maurice et so gran era henri » (qui est ce ce petit : c’est le fils de maurice et son grand pére était Henri).

Demain il faudra aller à la messe, le 14 juillet la fanfare est dans la grand rue, les vitres vibrent à son passage.

Ce soir grand feu d'artifice, et peut être ma grand mère achètera un gâteau !!!!,,

Les deux mois de vacances se passaient ainsi, nous ne languissions pas.

Le 15 aout, jour de la "vote", était attendu avec impatience, « mes parents viendront et j'aurai droit à un petit billet pour les tamponneuses et pour acheter des chiques »

ANGLADE ne gagnera pas le tour. Il aura l'initiative de faire arrêter le tour à Colombey les deux églises et CHARLES DE GAULLE le félicitera et l'encouragera.

Plus tard lors de la retraite venue, il dessinera un vitrail de notre dame des cyclistes.

C'était les vacances sans soucis et sans peur du lendemain.

JACK SABATIER

LE 31 JUILLET 2017

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28/07/2017

Le ''Stelvio""

Un signore nominare : « Stelvio »

L’évocation de ce mot magique de sept lettres m’a toujours émerveillé. Le Passo dello Stelvio (ou StilfserJoch) culmine à 2758 m. « Le Giro d’Italia » l’a élevé au grade de « Cima Coppi » C’est d’ailleurs sur ses pentes que Bernard Hinault, le 5 juin 1980 a construit son premier succès dans le tour d’Italie.

Mon approche de ce col légendaire sera plus placide, ma pratique de la bicyclette à la tournure de la soixantaine est devenue bucolique, contemplative voire nonchalante. L’esprit de compétition ne m’a d’ailleurs jamais animé. Seule la course cycliste m’a passionné pendant de longues années. Dans ma jeunesse la télévision ne retransmettait, en noir et blanc, que les vingt derniers kilomètres des étapes du Tour de France, et ce, avec une qualité bien moyenne, sans parler des jours de brouillard où l’écran restait immuablement gris

Le « Giro d’Italia » à cette époque n’avait grâce uniquement que dans la presse écrite. C’est donc à la terrasse du « Café des Cévennes » sur la place du Quai au Vigan, que je lisais le journal « l’Equipe ». A l’ombre des tilleuls, je m’enivrais de ce breuvage littéraire, de la plume des : Antoine Blondin, Jacques Goddet ou Pierre Chany. Il y avait forcément un jour d’écart entre le témoignage écrit et le déroulé de la course. Mais peu importe ! De nos jours, chaque fait de course est diffusé, à l’instant présent au monde entier via le satellite.

En ces temps déjà lointains que ma mémoire se plait à mettre en lumière, la lecture quotidienne du journal créé par Henri Desgrange était source de découverte, d’évasion, de chevauchées fantastiques.

Ces journalistes de talent avaient le don de décrire des contrées inconnues, des champions de légende et des cols de prestige. Ma mémoire en garde un bien doux souvenir. Seul le magazine « Miroir du Cyclisme » apportait un peu de couleur à mes rêves. Ces photographies du Tour d’Italie, venaient parfaire ce monde lointain, mystérieux mais idyllique. Je revois parfaitement Eddy Merckx paré de la « maglia rosa » suivi de Fuentes, Baronchelli ou Gimondi …

J’ai découvert les Alpes françaises dès mes premiers congés payés à l’âge de vingt ans. Ce fut un enchantement. Ma conquête de l’Italie a été plus tardive. Les Pordoï, Falzarego ou Stelvio ont toujours hanté mon esprit mais c’est seulement, à l’an deux mille qu’ils se sont offerts à mes roues de cyclotouriste.

Par le passé, j’ai eu la joie de gravir ce géant alpin à deux reprises mais uniquement depuis Bormio par les merveilleux lacets du Braulio. Mais la voie royale, celle montant depuis les rives de l’Adige et qui aiguisait tant mon appétit, c’était toujours refusée à mes roues jusqu’à ce jour dernier.

Lundi 3 juillet 2017 – Prato allo Stelvio (916m), je suis prêt pour ce grand moment, un rendez-vous a marqué comme d’une « pierre blanche » dans mes déambulations vélocipédiques qui ont débuté dans le milieu des années 70.

J’observe le panneau m’indiquant : « Passo Stelvio – 24,5 kms ». Je quitte la bourgade encore calme sur une route déjà montante. Rien de bien surprenant, car de toute évidence, je sais parfaitement que je ne pars pas à la pêche aux palourdes sur la plage des Aresquiers. « ça monte et ça va monter », la chose est bien claire dans mon esprit.

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le village de Stelvio                                       la première des 48 épingles à cheveux

 

Très rapidement la vallée se resserre en un étroit boyau ne laissant qu’un brin d’espace pour l’emprise de la chaussée jouxtant un fougueux torrent. Les premiers éléments d’une longue litanie de cyclistes de tous poils commencent à me doubler. Nous échangeons un petit signe de la main, un « ciao » ou un « forza » avec les italiens. Les cyclistes venus de l’Europe du Nord sont moins enclins à ce genre d’échange. Il faut parfois insister afin de préserver cette coutume, ce petit geste d’amitié. Il contribue ainsi à tisser des liens au sein de la sphère du vélo, au-delà de la langue, de la nationalité ou de la pratique elle-même.

A Ponte allo Stelvio (1117m), la route change de rive et j’aperçois le village qui a donné son nom au col. Un peu plus haut c’est Gomagoi (1257m) et son église qui accroche mon regard. La pente est convenable 7-8% mais il faut rester calme, concentré, la partie sera longue et sans doute difficile. Je progresse à mon rythme. Je découvre enfin la première épingle à cheveux. Elles sont toutes panneautées, celle-ci porte le numéro « 48 » ; donc quarante-huit lacets au total. C’est la marque de fabrique de ce col. Le Stelvio et ses virages, c’est une histoire de près de deux siècles. Cette « strada » qui relie la Lombardie au Sud-Tyrol, de la Valtellina à la haute vallée de l’Adige a été construite entre 1820 et 1825.

J’évolue toujours dans une vallée très encaissée, les deux parois sont très proches jusqu’à mon arrivée au village de Trafoï (1543m). Quelques chalets, des hôtels, une église esseulée dans l’espace et déjà, les glaciers apparaissent. Ils soulignent un paysage de haute montagne ; le massif de l’Ortler culmine à 3905m. Trafoï est aussi la terre natale de Gustavo Thoeni, le célèbre skieur italien.

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l’église de Trafoï

Quelques photos bien sûr ! Je m’approvisionne en eau et je repars sur une route qui se cabre et devient particulièrement étroite et sinueuse. Les virages s’enchaînent rapidement et le trafic routier se réveille. Je suis à mi col. Le ciel est encore haut ! Cela commence à devenir difficile mais je sais que ce segment de route en forêt est la « clé » de cette ascension. Pas de panique, mais il me faut néanmoins faire « les fonds de tiroirs » afin d’engager toutes les forces disponibles dans ce combat. Heureusement en sous-bois, c’est une véritable féérie florale. J’observe les lys orangés dans les talus ensoleillés, puis les lys martagons dans le mélézin. Par dizaines, par centaines même.

Malgré l’effort soutenu, je m’offre quelques pauses pour immortaliser ces instants magiques. Je n’ai jamais vu autant de lys martagon en si peu d’espace !

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 les lacets courts et pentus                            lys martagon

 

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le massif de l’Ortler

Je ne les compte plus ! Mais, je ne perds pas pour autant le compte des virages qui eux me permettent d’évaluer ma progression. Je m’extirpe peu à peu de la forêt et j’atteins enfin, l’hôtel « Franzenshöhe » à la côte 2188m.

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à la côte 2188m, ce n’est pas encore gagné !

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comment ne pas tomber en extase ?

Le plus dur est fait certes, mais depuis ce point stratégique la route s’envole littéralement à l’assaut du ciel. C’est l’ultime série de virages, spectaculaire, aérienne, d’une grande esthétique ! Je sais pertinemment que la pente va faiblir, l’effort en principe sera plus modéré. Mais un autre paramètre entre en jeu ; l’altitude. Je grimpe désormais à plus de 2000 mètres, et ce, pour un bon bout de temps encore. Physiologiquement la donne est différente.

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un col, une route unique

Cette route avec ses virages qui s’entrelacent à merveille, combien fois ai-je pu la contempler en photographie ? Elle est d’ailleurs unique, aucun autre col n’offre un tel déroulé. Je pense bien entendu à Pierre Roques qui dans son ouvrage « les cyclotouristes, le vélo autrement » avait sublimé ce décor enchanteur. Mes pensées s’envolent aussi vers tous mes amis qui un jour ou l’autre sont venus « jouer du dérailleur » en ces lieux bénis du Dieu Vélo. Je suis heureux d’être là malgré la fatigue. Mon bonheur serait complet si Christine m’avait accompagné mais un souci de santé l’oblige au repos. Nous reviendrons donc dans un futur proche afin de jouer cette partition de concert, fidèle à nos habitudes.

Un virage, un de plus, pourrai-je dire, mais celui-ci a une saveur bien particulière. Elle me rappelle les fines bulles du champagne ; cette épingle à cheveux porte la mention : n°1, c’est l’ultime courbure de cette merveilleuse route !

Quelques pédalées encore et la délivrance intervient à 2758 mètres au-dessus du niveau de la mer. Une immense joie et la satisfaction d’avoir réussi cette gageure, et gravi ce prestigieux col pour mes soixante ans ! La « Cima Coppi ». Une stèle en retrait de la route rappelle la mémoire du campionissimo, mais cette distinction honorifique fait aussi les affaires des commerçants locaux …

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le sommet, la délivrance …                           la « cima Coppi »

Il est midi, les skieurs rentrent du glacier, les cyclistes en ont fini avec leur ascension, et les touristes baguenaudent au beau milieu de ce capharnaüm sans nom. Les constructions sont laides et parfois délabrées, un commerce de pacotille occupe le peu d’espace disponible. Les odeurs de choucroute-saucisses et de bière viennent se mêler au gaz d’échappement des véhicule bloqués par les piétons en quête de l’achat d’un objet souvenir « made in china ».

Dans cette foule bigarrée, je rencontre des cyclos de l’ASPTT d’Agen. Je discute un bon moment, nous échangeons nos impressions sur les cols du secteur (Gavia, Mortirolo, Foscagno ou Bernina).

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dernier regard

 

J’engage la descente par le versant ouest et bascule rapidement dans la combe de l’Umbrail. Je retrouve là, une nature vierge, l’alpe comme l’on peut en rêver : torrents et cascades, pelouses fleuries et mélézin diffus. Je suis en Suisse dans le canton des Grisons et j’en prends à nouveau plein les yeux. Plus bas, je découvre le Val Müstair ; une large vallée alpine où la fenaison bat son plein. Elle est parsemée de beaux villages dotés de clocher à bulbe.

La route est légèrement descendante, le soleil est à son zénith, ma randonneuse file allègrement. Je jouis pleinement de l’instant présent tout en me remémorant cette journée bien particulière. Et si le bonheur, c’était ça, tout simplement …

 

                                                                                   Guy

 

 Texte et photos Guy Cambéssèdes

Mise en page Marie-France B.

 

Écrit par LA - mise en page MF |

20/07/2017

les Dolomites

Dolomites

 

Nous les avions découvertes à l’an deux mille, lors d’un merveilleux Thonon-Trieste gravé à tout jamais aux tréfonds de nos mémoires. L’envie de les revoir a toujours été présente en nous. Les années sont passées, d’autres projets ont vu le jour. Ils se sont réalisés au fil du temps. Nous avons continué notre route sans jamais véritablement oublier ce massif alpin hors du commun.

A l’occasion de l’anniversaire de nos soixante ans, nous avons mis le cap à l’Est, traversé l’Italie du Nord afin de réaliser une immersion totale dans cet univers où minéral et végétal se marient à merveille.

 

Après Vérone, l’autoroute remonte tout doucement la vallée de l’Adige et les montagnes s’élèvent au fur et à mesure de notre progression. Les conditions météo sont parfaites. Tout d’abord, nous empruntons le Val di Femme, ensuite le Val di Fassa. Au gré de notre pérégrination, petit à petit les « cathédrales de calcaire » apparaissent. Quelle émotion. Les dolomites ne sont comparables à aucune autre montagne. Elles sont uniques, splendides et même envoûtantes tant ces colonnes de roche qui s’élancent vers le ciel monopolisent notre regard. Nous n’avons d’yeux que pour elles !

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Depuis le Sass Pordoï

A Canazeï, la route s’élève rapidement en forêt par de courts lacets pentus. Notre hôtel étant retenu au Passo Gardena et l’après-midi à peine entamée nous optons pour un passage par le Passo Pordoï afin d’emprunter le téléphérique du Sass Pordoï (2950m), « la terrazzea delle dolomiti ». Le souvenir de l’an 2000 est resté impérissable mais il fallait bien rafraîchir ces images de presque vingt années en arrière. Le panorama est toujours aussi fabuleux depuis cet éperon rocheux du Groupe du Sella. Le Sassolongo (3179m) est là, tout proche, à l’opposé c’est la Marmolada (3346m) et son glacier. Puis c’est la Civetta (3220m) et le Pelmo (3168m), sans oublier le Tofane (3243m) qui complète ce merveilleux tour d’horizon. Devant nous d’immenses lapiaz s’étagent jusqu’au Piz Boè (3152). La blancheur du calcaire nous éblouit et le paysage nous enchante. C’est un grand ciel bleu qui nous accueille dans ce lointain Sud-Tyrol. Les glaciers autrichiens scintillent à l’horizon, nous sommes d’entrée de jeu sous le charme de ces montagnes atypiques.

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les lacets du Pordoï et la Marmolada       d’immenses lapiaz et le Piz Boè

 

Après avoir contemplé à satiété ce panoramique de 360°, nous reprenons la route et basculons le Passo Sella afin de gagner le Val Gardena. Rapidement le col apparaît, l’hôtel CIR nous accueille dans un merveilleux décor montagnard. L’encadrement de la fenêtre de notre chambre s’ouvre sur le Sassolongo. Comment rêver d’une plus belle carte postale ! Nous y séjournons une semaine afin de rayonner aux alentours ; l’Alpe de Suissi, le Val di Funes, Alta Batia, Ortizei, Cortina-d’Ampezzo, etc … Sans négliger pour autant de petites balades pédestres aux abords de l’établissement où la flore exulte en ce début d’été (trolles, lys orangé, gentianes …). Au pied des falaises du Sella, les chamois vont et viennent en toute quiétude.

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le Passo Gardena depuis la chambre de l’hôtel  l’hôtel CIR

 

Sur la route des grands cols c’est l’affluence ; motos par nuées, cyclistes en masse et bien sûr des voitures, des bus et même quelques camions. Le tout sur des chaussées bien souvent étroites et sinueuses. Un univers routier bien différent de nos Cévennes au trafic presque insignifiant. Autre élément perturbateur c’est la chaleur ambiante même en altitude. L’après-midi c’est 30 à 35° en vallée et 25 à 27° à 2000 mètres. La semaine suivante, la tendance s’est inversée et il a fallu sortir les tenues d’hiver afin d’affronter les longues descentes froides et humides. Heureusement, nous étions en villégiature dans la vallée dans un quartier haut-perché du charmant village de Moena (1184m). La neige a même blanchi des sommets environnants. En ces lieux, l’hiver peut s’inviter à tout moment !

 

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Christine en pleine action                       l’Alpe de Suissi

 

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dans le Passo Sella                             à la Forcella Rodella

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lys orangé                                 chamois bondissant

 

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 au Passo Falzarego                                     le Tofane

Ces montagnes du Trentino Sud-Tyrol sont étroitement liées à l’œuvre du géologue et minéralogiste français Déodat Dolomieu qui, dès le 18ème siècle, a parcouru et étudié les montagnes désignées de nos jours sous le nom de chaîne des Dolomites. Né le 23 janvier 1750 à Dolomieu, près de la Tour-du-Pin (Isère). Il meurt en 1801, l’année de la publication de son œuvre majeure : « Philosophie Minéralogique ». Dans cet ouvrage, il précise la notion d’espèces en minéralogie. Il indique que celle-ci doit être basée sur la forme géométrique et la composition chimique des cristaux. Il estime que couleur, éclat et inclusions sont des caractères secondaires. Il avait mis en évidence dès 1791 le fait que certains carbonates doubles de Ca et de Mg ne font, à froid, qu’une légère effervescence avec des acides. Au cours de sa vie, il avait rencontré des massifs rocheux, constitués par ces carbonates dans les montagnes du Tyrol et du Trentino. C’est le chimiste et botaniste suisse Nicolas Théodore de Saussure qui, en 1796, a nommé ce minéral « dolomie » et ces montagnes les « Dolomites », et ce, afin de lui rendre hommage.

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Passo di Giau

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la récompense après l’effort

Nous avons effectué un superbe séjour dans ce massif montagneux peu connu des français (hormis les cyclistes, les randonneurs pédestres et les amateurs de grimpe). Nous avons été très agréablement surpris par l’excellent rapport qualité/prix de l’hôtellerie. Comme dans le Tyrol autrichien cette région regorge d’hôtels et la fréquentation touristique est phénoménale même à la mi-juin. Du confort, un service impeccable et en prime des décorations toujours soignée et agréable. Nous avons été très bien accueillis partout malgré l’obstacle de la langue. En Sud-Tyrol, c’est l’allemand et même le ladin (la langue originelle) qui prime, l’italien ne vient qu’en derrière position. Cette région du Royaume Autriche-Hongrie a été annexée par l’Italie en 1919 (traité de Saint Germain) mais cette population de souche germanique n’a jamais épousé la péninsule italienne. Cent ans plus tard la fracture est toujours béante tout comme les vestiges de la guerre (via ferrata, fortifications, tranchées et fortins).

Nous avons goûté à la gastronomie par le biais de nombreuses spécialités locales ; le speck un jambon sec légèrement fumé, les pâtisseries avec ses fameux strudels aux fruits et bien sûr les pâtes préparées avec beaucoup d’ingéniosité. Nous nous sommes délectés des célèbres cappucchino et des « gelati », qui contribuent, également au charme et au raffinement de l’Italie.

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 Selva di Cadore et le Pelmo

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Colle Santa Lucia et la Civetta

Des cols prestigieux, une flore d’une exceptionnelle richesse et des montagnes d’une rare beauté. Une chose est sûr nous n’attendrons pas dix-sept années pour y retourner une nouvelle fois !

 

                                                                                              Christine et Guy

  

Récit et photos Guy Cambéssèdes

Mise en page Marie France B.

Écrit par LA - mise en page MF |

Roc Castel

 

 FESTIVAL DU ROC CASTEL

 

 

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La 18ème édition

du Festival du Roc Castel

se déroulera au Caylar

du 26 juillet au 1er aout 2017

 

 

Cet éco festival se déploiera au pied de l'arbre sculpté du Caylar.

Des expositions, des récits de voyages lents, des spectacles, ... sont proposés aux voyageurs durant toute la semaine.

<<un festival à déguster entre amis ou en famille au milieu d'infinis paysages.>>

A ne pas manquer

 

Renseignements et programme détaillé

cliquez ici festival-du-roc-castel-2017

 

 

VISITEZ le site FESTIVAL DU ROC CASTEL 

photos, récits, ... cliquez ici ==> ROC CASTEL

 

Mise en page Marie France B.

Écrit par LA - mise en page MF |

19/07/2017

Nostalgie ...

"Une minute trente de bonheur"

proposée par notre ami Jack S.

Résultat de recherche d'images pour "notes de musique gif anime"

La première version du Twist Again,

un vrai régal ...

 

cliquez ici = ==>    Twist Again ...   

puis sur "Télécharger le fichier"   

 

 Honoré de Balzac a dit

"Il y a du bonheur dans toute espèce de talent "

 

Et quel talent ces deux là !!!

 

mise en page MFB

Écrit par LA - mise en page MF |

17/07/2017

Le Fageas à Lassalle

 

Le Fageas à Lasalle

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Les éternelles Cévennes pour une randonnée un jour de fête nationale. Un spectacle digne d’un feu d’artifices, mais sans le bruit qui le caractérise. 

Ici, l’attrayant, comme aux spectacles pyrotechniques, c’est la lumière.

Elle éclaire les cimes, les vallées, les villages, les hameaux, les mas… Cette lumière change à la faveur du vent qui pousse les nuages et l’ombre et la lumière s’amusent à qui laissera la plus belle image.

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Le Fageas, à Lasalle, est une fabuleuse mise en scène de couleurs -celles décrites précédemment- mais aussi de rythme -celui des pédales pour se hisser aux sommets du Mercou, de l’Asclier, de la Tribale, du Bes, de la Pierre Plantée, de la Bantarde et du Rédarès et pour retrouver la Salendrinques arrosant Lasalle, au bout de la vallée d’émeraude.

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Comme pour un feu d’artifice, on peut y ajouter des effets de scène, comme une petite brise juste pour ne pas avoir trop chaud, y ajouter des cascades d’eau, qu’on entend mais qu’on ne voit pas au beau milieu de ces forêts cévenoles.

 

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Et comme bouquet final, l’accueil si chaleureux, si souriant de nos hôtes. 

 

Un seul bémol, peu de spectateurs pour un magnifique spectacle. Dommage pour ceux qui l’ont ignoré !  

Merci au club de Lasalle. A la prochaine édition ! 

 Pierre HEREDIA

Texte et photos Pierre Hérédia

Mise en page Marie-France B.

 

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15/06/2017

BRETAGNE et NORMANDIE

Bretagne et Normandie

 

"Tout comme les Tandémistes, chaque Association, Confrérie ou Amicale profite des longs weekends de l'Ascension et de Pentecôte pour se retrouver.

C'est ce qu'ont vécu trois amicalistes larzaciennes en participant à trois Rencontres : Nationale (AG oblige) et Régionales en Bretagne et Normandie, là-bas tout en haut, de l'autre côté de la Loire !

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Juste pour vous donner un avant goût de votre prochain séjour de Septembre, elles sont parties en reconnaissance de belles balades en Finistère, Côtes d'Armor et Manche ; vous voyez le haut du Cotentin...

De la Côte de granit rose, Côte des bruyères, manoirs et châteaux d'Argoat, Côte d'Emeraude, de Lamballe à Dinan et même Dinard, du Cap Fréhel à la vallée de la Rance, du Nez de Jobourg, Cap de la Hague, Val de Saire ou Saint Vaast la Hougue (j'en connais qui révisent leurs BPF) elles ont tout apprécié. Y compris crêpes bretonnes, fruits de mer et Kouign Amann...

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Leurs 900 kms agrémentés de plus de 10.000 mètres de dénivelée leur ont forgé des mollets en béton.

Je pense que le plateau du Larzac en ce moment leur paraîtrait moins bosselé mais d'autres activités pédestres ou cyclos les appellent déjà ailleurs.

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Vous l'avez compris, ce n'est pas plat, la côte étant très découpée entre caps, phares, falaises, plages et baies bien abritées.

Et le temps ? me direz-vous. On a tout eu : deux journées de forte chaleur (comme partout en France à ce moment-là), ensuite un peu froid pour moi le matin, beaucoup trop chaud parfois, me souffle Andrée, l'eau encore frisquette, a vérifié Cécile. De gros grains, de brusques averses  ou un vent violent... En fait, il fait beau plusieurs fois par jour, disent les Bretons. Ah, c'est vert et fleuri, on comprend pourquoi !

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Pour vous mettre l'eau à la bouche, jugez vous-même sur ces modestes clichés. Et belles balades estivales pour tous."                  

Jeanine L.

Photos Jeanine L. Mise en page MFB

Pour voir les photos :

- soit cliquez sur la vignette ===>   

- soit cliquez ici ==> diaporama

 

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08/06/2017

Tandems sur le Causse du Larzac

Pentecôte 2017

Rassemblements de tandems sur le Causse du Larzac

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Reportage photos (12pages)

cliquez ici ==>   Tandems/Larzac 06.2017

 

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06/06/2017

Balade Cevenole

 

Balade Cévenole

 

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les Cévennes

Fuyant beuveries et tueries taurines dues à la féria Nîmoise, je suis parti sur les routes cévenoles.

Au départ de Mialet  (à deux pas du musée du désert qui retrace l'histoire du protestantisme français mais surtout cévenol), Col Saint Pierre , l'exil tout un programme !!!!!!!!!!!!

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dans le village de Mialet

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le gardon de Mialet du haut du pont des abarines

Saint Jean du Gard, traversé en ayant une pensée pour nos amis Seguy et son équipe qui, chaque année au premier mai, nous font découvrir le pays.

Routes transversales aux vallées aux forts pourcentages.

borne royale.JPGLa montée s'effectue tranquillement, pour l'instant peu de circulation sur cette route, ancienne voie royale, qui reliait Nîmes à Saint Flour, en terre Cantalienne.

 

 

Voilà Saint Roman de Tousque en Lozére, le bitume est moins rugueux que dans le Gard et de nombreux coins de pique nique fleurissent sur les bords de la chaussée.

Descente par Fobies « celle là de côte il vaut mieux la descendre et avoir de bons freins!!! »

Puis Moissac « non pas celui sur la route de Compostelle , mais celui de la capitale du fameux pélardon »

Aprés Le Martinet.

La route suit le gardon depuis Mialet, beaux mas fleuris en ce début juin.

Ancienne église de notre dame de Valfrancesque devenue temple de la Boissonnade en 1823

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temple de la Boissonnade

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Me voici au pont des Abarines qui enjambe le gardon, ouvrage aux arches magnifiques et élancées.

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«Au siècle dernier !!!! lors de la rando des crêtes cévenoles du Pére Vidal, Tino notre ami nous avez planté là sous la pluie le temps que nous nous couvrions de nos ponchos. Un peu plus de tard il nous attendait au café des palmiers lui sec et nous trempés sous l’œil impassible du Vélocio cévenol »

Retour facile. Même les Urospermes de Daléchamps aux pétales jaune soufre me saluaient pour être venu leur dire bonjour en ce lundi de pentecôte.

 

JACK S.

 

texte et photos jack Sabatier

mise en page MFB

 

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01/06/2017

Décès

Nous avons appris avec une grande tristesse le décès de notre ami Jean BARRIE.

L'amicale Larzac Aventure adresse ses très sincères condoléances à toute sa famille et plus particulièrement à Danièle, sa compagne.

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"Jean Barrié et Henri Bosc au sommet du col muletier de Jandri à 3151 m

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10/05/2017

L'envolée

 L’envolée 

Un lever matinal pour la randonnée paulhanaise et le souvenir « Jean-Marie Arnaud ».

Une brise légère forcira peu à peu au fil des kilomètres, courbant les roseaux en bordure de route, poussant le randonneur vers Plaissan, au milieu de vignes maintenant bien vertes.

 

IMGP9077.jpgCertes, certaines souches trainent quelques stigmates du dernier froid, sous les ruines du château d’Aumelas.

 

 

 

Là-haut, tout là-haut, se dresse d’étranges essences qui se multiplient, on les nomme « éoliennes ».

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Les ruines du Château d'Aumelas

 

IMGP9073.JPGSur les tertres en lisière, des têtes ébouriffées de petites aigrettes blanchâtres attendent que le souffle les transporte vers d’autres lieux. Une envolée pour survivre, coloniser et donner encore et toujours la couleur jaune du pissenlit.

 

Une envolée en faveur d’une descente vers Aniane et la pause méritée au Pont du Diable. Une bien belle envolée que ce site pour un ravito qui mériterait une envolée lyrique.

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Ravitaillement cyclos au Pont du Diable

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Que dire de la vue sur Saint-Baudille, non loin d’Arboras, et du nectar que nous procure le vignoble de Saint Saturnin avant de se retrouver devant la chapelle de notre dame d’Hortus au milieu des vignes, surveillée de loin par St-Baudille d’un côté et la dent de Vissou de l’autre.

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le Pic Saint Baudille

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Montpeyroux

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Cave Coopérative de Montpeyroux, Cuves décorées

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Saint Jean de Fos

Le retour sur Paulhan devient une formalité avec le souffle qui nous pousse. Une belle envolée pour un retour à 12h30 et où, surprise ! nos hôtes se sont envolés.

Dommage ! C’était le seul bémol.

Pierre

Récit et Photos Pierre H

Mise en page MF

 

 

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