Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

20/07/2018

Bienvenue sur le blog de l'Amicale Larzac Aventure

 
 essai cartes membres.jpg

Amicale Larzac Aventure

34520   Le Caylar   

 

P1170870 (Copier).JPG

photo GC

« Le monde dans lequel nous vivons le cyclotourisme, manque de repères. C’est le rôle de l’Amicale Larzac Aventure de redonner à chacun le goût de l’action collective et amicale, face à un environnement qui pousse à l’individualisme et à la compétition ».

Le Président 

  

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

Randonnée du Roc

 

009.jpg

 

Le Roc !

En ce jour où une deuxième étoile est née sur les maillots des Bleus, le Roc Saint-Ponais exposait son marbre, sa garrigue, ses forêts à une quarantaine de vététistes. A peu près autant de marcheurs profitaient aussi du même paysage et, s’ils ne jouaient pas du dérailleur, ils s’appuyaient sur des bâtons pour s’extirper, à travers les sentiers, vers les sommets environnants.

005.jpg

Une bien belle équipe aux commandes d’une organisation sans tache qui mériterait elle aussi une étoile, l’étoile qui brille dans les yeux de chaque bénévole, de voir et d’entendre les félicitations des participants à leur encontre. Certes à propos du nombre de participants, la déception est là pour eux qui se sont démenés sans compter. Peut-être que la finale de foot et un premier week-end de vacances sont en partie la raison. Cette équipe doit autour de son meneur, François, se poser les bonnes questions et trouver les réponses. Encore faut-il trouver une cause à cette participation plus faible que l’an passé. Toujours est-il que les absents se sont privés d’une très bonne randonnée.

Merci à ce vélo-club -Saint-Ponais, pour la leçon de réalisme et de réactivité orchestrée par François.

Une étoile est née aujourd’hui 15 juillet 2018 loin de nos terres, une autre vit non loin de chez nous. Et c’est en Hérault.

P1130226.JPG

L’amicale était en force ! 

Pierre

_IGP2633.JPG 011.jpg

014.jpg

Cliquez sur la vignette ci-dessous pour voir plus de photos

 

 
Texte Pierre H.
Photos Pierre H. Véronique P.et Martine M. 
mise en page MFB 

 

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

16/07/2018

Coup de pompe !

Coup de pompe !

MARSEILLAN 08 Juillet 2018

_IGP2581.JPG

J’aurais voulu que la randonnée des vacanciers organisée par le club de Marseillan soit aussi belle que celle de Marvejols la veille.

Au départ tout était réuni pour qu’elle soit magnifique, une inscription près du port sous un ciel limpide qui annonçait la chaleur._IGP2580.JPG

Une virée qui commence prudemment, car le trafic n’est pas le même qu'en Lozère. Jérôme, Josie, Jacques, Noëlla et moi partons ''cools'' sur des routes bien connues.

_IGP2584.JPG _IGP2583.JPG

Passant Florensac, St-Thibery (où nous croisons une partie du Codep mené par James, et Jacques), Valros, Alignan-du-Vent, Margon avec son château dont les tours dominent et charment le paysage vinicole; viendra Roujan, Neffiès et la montée de la Rouquette qui nous enchante chaque fois par la vue imprenable qu’elle nous offre.

_IGP2588.JPGLa fontaine sur l’autre versant, lieu du ravitaillement, permet de retrouver les copains d’autres clubs et, à l’ombre, la pause se fait récupératrice car, maintenant, la chaleur est bien présente. L’été est bien là.

_IGP2590.JPG_IGP2591.JPG

_IGP2593.JPG

Se laissant glisser vers Cabrières, on retrouve une route en plein « cagnard » vers Lieuran-Cabrières où mes jambes et mon corps commencent à donner des signes de faiblesse.  

Noëlla a filé devant alors que je répondais à un appel téléphonique. Jérôme, Josie et Jacques, m’attendent au détour d’un lacet et je continue tant bien que mal dans leurs roues jusqu’aux portes de Nizas où je suis obligé de poser le pied à terre.

Je sais à cet instant que c’est fini pour moi, l’effort fourni la veille à Marvejols, la soirée qui fût empreinte de crises, une nuit passable et la chaleur qui m’accable maintenant m’interdisent de continuer le moindre coup de pédales.

Jérôme reste à mes côtés alors que Josie et Jacques foncent vers Marseillan chercher Noëlla (qui, en fait, s’est un peu égarée à Conas au lieu de tourner avant, vers Castelnau-de-Guers) et un véhicule pour venir me récupérer.

Pendant ce temps, à Nizas, Jérôme s’inquiète car mon état s’aggrave un moment. Le temps de me donner le traitement que je fais suivre en cas de crise, et que celui-ci fasse sont effet, je finis par retrouver, un tant soit peu, un semblant de mieux.

La voiture de Jacques est là, et me voilà rendu à Marseillan où Josie et Noëlla nous attendent.

Jérôme arrive très vite à son tour, à la force des coups de pédales, pour se rafraichir d’une boisson bien fraîche.

Finalement, tout rentre dans l’ordre pour moi avec un après-midi récupérateur, alité.

Des idées sombres encombrent mon esprit, dans ces moments difficiles, ainsi que des idées saugrenues ("j’embête mon monde avec mes problèmes") que s’efforcent de dénoncer mes compagnons de routes du jour.

Je peux dire un grand merci à mes compagnons de l’Amicale, je peux décerner une grosse médaille en chocolat à Jérôme, mais ils n’en ont que faire, car pour eux c’est le naturel qui se dégage : ce sont de vrais amis.

Je voulais une belle randonnée comme la veille, mais trop d’envies, trop de passion, trop de tout et voilà le résultat !

Un coup de pompe !

Pierre

Texte et photos Pierre H.

Mise en page MFB

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

La Bête et la Belle

La Bête et la belle !

 Samedi 07 Juillet 2018

Couvée entre l’Aubrac et la Margeride, Marvejols et ses sculptures de bronze représentant Henri IV et la bête du Gévaudan nous ouvrent des pages d’Histoire laissées dans un coin de notre mémoire.

P1010075.JPG

C’est tout au bord de la Colagne, que nous déposons nos vélos, près de la salle polyvalente, pour participer à la randonnée de la Bête.

Un accueil des plus chaleureux nous est réservé de la part d’une équipe où chacun s’échine à sa propre tâche, sous le regard d’un président qui détonne par son jeune âge. Une chance pour ce club de Marvejols de trouver une relève dynamique que la jeunesse peut apporter au cyclotourisme.

P1010030.JPG

P1010034.JPGLes portes fortifiées du Soubeyran, du Thérond, de Chanelles ouvertes dans la fraîcheur du petit matin, nous laissent filer en bordure de la Colagne retrouver la belle Lozère.

 

P1010036.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques kilomètres d’échauffement et nous voilà à St-léger-de- Peyre mettant du braquet pour suivre les gorges de l’enfer creusées par la Crueize.

P1010041.JPG  P1010042.JPG

P1010043.JPG

On s’élève, on sillonne sur cette petite route qui surplombe la vallée. Passant de lacets en virages, on découvre de magnifiques points de vue sur le canyon. Le paysage est sublime sur cette route étroite où la roche est omniprésente au milieu de landes et genêts.

La végétation varie avec des bois de hêtres ou de pins sylvestres au moment où nous allons sortir des gorges et où le Viaduc de l’enfer s’impose à nous, dans le paysage pour la ligne Béziers- Neussargues.

P1010044.JPG P1010048.JPG

P1010047.JPG

Nous suivrons cette ligne un instant avant de bifurquer vers St-Sauveur-de-Peyre et de contourner le Roc-de-Peyre et sa croix en son milieu.

De là, nous entrons en Aubrac, dans une immense beauté sauvage où de gros blocs rocailleux érodés par le temps sont posés à même les pâturages verts ou la terre noire.

P1010058.JPG

Seul le bruit des dérailleurs et le murmure des ruisseaux brisent le calme qui règne au milieu de ces prés où des maisonnettes, au toit de lauze, évoquent les anciens burons et la fabrication de la tomme, nécessaire à la préparation de l’aligot. 

P1010071.JPG

P1010069.JPG

P1010072.JPG

 

Ici, la Bête a des yeux bordés de noir pour les belles vaches blondes de la race Aubrac, qui regardent cette centaine de cyclos multicolores emprunter un bout du chemin de St-Jacques-de-Compostelle, avant de replonger et retrouver la Colagne à Marvejols.

P1010061.JPG  P1010066.JPG

Avant de repartir vers notre littoral méditerranéen, nous prenons le repas en compagnie d’autres cyclos et des organisateurs.

P1010083.JPG   P1010081.JPG

Que la randonnée de la Bête fut belle !

Un grand merci à l’équipe de ce jeune président, et que la Bête soit toujours aussi belle !

Pierre

Texte et photos Pierre H.

Mise en page MFB

 

 

 

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

23/06/2018

Corbières improvisées ..

Corbières improvisées !

 

Une première rando improvisée au beau milieu de ce jardin aux multiples facettes que sont les Corbières.

Un rendez-vous à Villeneuve-les-Corbières, à 8h, pour un départ à 8h30. Seulement 4 cyclos de l’amicale pour cette première.

P1000963.JPG

Une première grosse chaleur aussi après un printemps qui s’est fait bien timide.

Une bien belle balade, dans ces Corbières qui ont revêtu une couverture verte, qui leurs faisait défaut depuis pas mal d’années, à cette période.

Du col de Canteloup au col de Feuilla, je refais la route empruntée dix jours plus tôt avec la rando de Trèbes.

P1000964.JPG P1000965.JPG

Lorsque nous bifurquons sur la droite, le littoral s’expose alors à nos yeux, vu du haut du col de la Peira Dreita dans les Pyrénées-Orientales. Cette route, je l’avais empruntée sur mon vélo (demi-course) à 17 ans, partant de Canet d’Aude pour aller à Torreilles, pour louer mes services afin de récolter des abricots.

Le chemin passant par le village d’Opoul-Périllos, sous le Montoullié de Périllou, nous guide vers Vingrau, dans la vallée du Verdouble sous de fantastiques falaises propices à l’escalade.

Le décor de ce milieu naturel est splendide : la garrigue, les vignes, le soleil, le calme, tout est réuni pour que le cyclo soit heureux.

P1000973.JPG

P1000972.JPG

P1000977.JPG

Vient ensuite le Mont Tauch qui domine Tuchan, alors que nous rentrons à nouveau dans l’Aude, passant tout près du château d’Aguilar.

Une petite pause au café du village, et nous voilà dans les Gorges du Verdouble. Nous entrons, vers midi trente, dans Padern où nous cherchons un endroit -si possible assis- pour déjeuner tranquillement à l’ombre avec, en levant la tête, un petit bout de vue sur le château de Padern.

P1000982.JPG

P1000983.JPG

Ici, pas de café ouvert pour boire un jus avant de repartir à travers les gorges verdoyantes du Torgan. En traversant le village de Maisons, nous entamons le col de Ferréol où la chaleur tant attendue ce printemps nous assomme. Au sommet, un petit arrêt à l’ombre semble nous revigorer, mais l’arrêt est de courte durée car des bestioles tout dard dehors nous chassent de leur territoire.

P1000985.JPG

Poussant sur les pédales pour échapper aux divers vaccins, nous entrons dans Palairac, par la pente du col de la Gineste. Au sommet, le panneau du col a pris du plomb. Un beau tir qui a sûrement soulagé un être dépourvu de bon sens mais pas démuni de bêtise !

Il faut tourner la tête de l’autre côté pour admirer le flanc nord du Tauch coiffé d’éoliennes devenues voisines de la tour des Géographes.

Il nous reste à gravir le col d’Amiel et à traverser Quintillan pour basculer vers les côteaux de Cascastel et retrouver Villeneuve-des-Corbières.

P1000981.JPG P1000984.JPG

 

Ces derniers coups de pédales, entre garrigues et vignes où coule la Berre, nous ramènent quelques années en arrière où, un jour d’hiver, un fabuleux compagnon de route nous avait conté les Corbières.

Alors cet écrit sur cette randonnée improvisée dans « mon jardin », comme j’aime le dire, je le lui dédie.

Jean-Pierre, tu n’étais pas là et cette balade d’été ne peut remplacer les balades hivernales que toi-seul sais mener.

Mais tu vas remonter la pente comme celle des cols que tu as si souvent passés en nous encourageant et tu pourras nous y remmener. Tu pourras nous raconter à nouveau ces Corbières que nous apprécions tant, comme tous les paysages que tu nous as fait traverser.

A mon ami, que nous aimons tant, à Jean-Pierre Ratabouil 

A très bientôt !

Pierre H

 Texte et photos Pierre H.

Mise en page MFB

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

21/06/2018

Virée vers la mer

Les 4èmes vers la mer

3.JPG

Pour la virée vers la mer, c’est une écoute sécuritaire énoncée par le professeur de sports, puis un départ en ordre, sous la surveillance de quelques parents, de deux membres du club de Vélo de Sérignan et d’un membre du Comité Départemental de cyclotourisme et membre de l’Amicale Larzac Aventure. 

 

5.JPGPartant de Vendres, les têtes coiffées de casque traversent le vignoble du Crès. De la piste cyclable au marché de Sérignan, la longue file tourne les jambes, au beau milieu des piétons et des automobilistes médusés par le peloton coloré.

 

 

 

8.JPG 11.JPG 16.JPG

Au-dessus de l’Orb, l’entonnoir de la passerelle ralentit l’avancée. Du coup, la jeunesse profite du coup d’œil sur la collégiale d’un côté et le pont rouge de l’autre.

19.JPG

Le fleuve accompagne un moment les jeunes cyclos, entre vignes et canotes. Un léger vent marin rafraichit les doux visages.

25.JPG

C’est à pied, sillonnant les lattes de bois qui protègent les dunes de sable, que « la grande bleu » se découvre.

Les regards en disent long sur le plaisir d’être là, les pieds sur le sable sous ce ciel bleu qui n’appartient qu’à cette contrée.

46.JPG

47.JPG

Un moment de réconfort avant de faire le demi-tour et de retrouver le collège de Vendres, poussés par le vent léger mais les cuisses un peu tremblantes par l’effort inhabituel. Les plus sportifs se sont amusés et les moins habitués sont un peu plus essoufflés mais contents d’avoir réussi à tenir 25 km.

65.JPG   69.JPG 

Ils étaient environ 90 élèves de classes de 4éme, pour cette demi-journée vélo, planifiée par le collège Françoise Giroud, orchestrée de main de maitre par Jacques Gourc et son équipe aidée aussi par l’association Vélo-Ciutat (Jean-François) de Béziers.

C’était une bien belle virée vers la mer.

Pierre

Texte et photos Pierre H.

Mise en page MFB

 

 

 

 

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

20/06/2018

Le recueil et la féérie

Le recueil et la féérie

Une multitude de cyclotouristes unis dans le silence, bien en rang, écoutent l’hommage fait aux victimes du drame qui a assombrit le ciel de Trèbes, il y a déjà quelques semaines.

Vient un départ respectueux dans les rues de la ville meurtrie, avant de filer vers le vif du sujet, les Corbières.

_IGP2459.JPG _IGP2461.JPG

_IGP2460.JPG

De villages en villages, de cols en cols (1), les Corbières se dévoilent où seul le jeu des dérailleurs brise le silence.

_IGP2476.JPG

L’éclatant jaune des genêts, le vert des vignes, celui des arbrisseaux et des arbres se reflétant dans les eaux du Sou qui se mêlent à celles de l’Orbieu accompagnent le cyclo à la découverte de Lagrasse.

_IGP2490.JPG

_IGP2496.JPG

La tour de Plaisance protège l’ancienne abbaye de ce beau village de France avec, en premier plan, le pont vieux donnant à l’ensemble une image qui marque le randonneur, le touriste, le cyclotouriste.

En remontant la rive de l’Orbieu, nous filons vers les hautes Corbières avec, au détour d’un virage, le château de Durfort s’imposant dans le paysage verdoyant d’un printemps humide.

_IGP2504.JPG

L’Orbieu cède sa place aux gorges de Terminet et, au sortir d’un tunnel, se dévoile Termes et son Château. Il faudra appuyer sur les pédales pour aller se ravitailler, enfin, au sommet du col de Termes.

D’autres cols, d’autres châteaux se découvrent à nous avant que nous puissions admirer les citadelles du vertige de Peyrepertuse et Quéribus.

P1000942.JPG

_IGP2511.JPGLe vignoble, les villages de Duilhac et Cucugnan s’exposent entre vallée du Verdouble et barres rocheuses, puis c’est au tour de Padern dominé par son château. Des gorges enchanteresses, belles à couper le souffle, nous conduisent vers le mont Tauch protégeant le vignoble de renom qui s’étale à ses pieds.

Enfin, le repas pris à Tuchan, au pied du col d’Extrême, est goulument avalé et la pause nous ravit !

P1000950.JPG P1000949.JPG

Reposés mais les jambes un peu lourdes, nous repartons pour découvrir les vestiges du château d’Aguilar, vers le col d’Extrême. Un col qui permet au cyclo de reprendre lentement le rythme, en basculant vers le vignoble de Saint-Jean de Barrou, et au promeneur amateur de découvrir son vin « vallée du Paradis ».

P1000945.JPG

_IGP2519.JPG

Du Paradis au Fitou, il n’y a que quelques tours de pédales mais, si le nectar du coin se déguste, il se mérite surtout, à la force des cuisses. Heureusement, en fin d’après-midi, le parcours plus souple nous autorise à nous relâcher et nous finissons, en admirant le littoral, entre étang et grande bleu.

Avec bonheur, nous arrivons à notre hébergement et la soirée réconfortante revigore les esprits -et les muscles pour ceux qui doutaient d’en avoir !

Le retour, le lendemain, est tout aussi beau. En longeant l’étang de la Palme, nous profitons de la vue sur Sigean en montant le col de Souil, et de celle sur Fraisse depuis le col de Pereille.

_IGP2535.JPG _IGP2537.JPG

_IGP2542.JPG

Le Synclinal d’Albas, le village de Coustouge, les gorges du Congoust, et nous arrivons à Montlaur afin de prendre le repas au sec, alors que l’orage éclate dehors. Juste après manger et l’orage calmé, nous montons le col du Fer à Cheval pour franchir la barrière de l’Alaric.

Voilà, devant nous, la vallée de l’Aude. Passant au plus près de l’étang asséché de Marseillette, nous terminons, dans la joie d’un séjour bien rempli, par Badens et Rustique.

A Trèbes, le chef d’orchestre, Hervé, s’assure que tout le monde est bien rentré.

Les Corbières se sont dévoilés à nous dans une féérie sans pareil. Une symphonie écrite par l’équipe Trébéenne d’Hervé.

Que chaque goutte de sueur donnée au cours de ce périple, que chaque sourire qui a illuminé les visages des cyclos traversant la féérie des corbières, enveloppe et protège à jamais ceux et celles qui ont souffert de près ou de loin au drame Trébéen.

Pierre

 (1) les cols des Corbières

Col de Bouc 170m,

Col Caroun 472m,

Col de Termes 520m,

Col de Las Seillos 455m,

Col de Bedos 485m,

Col de la Cascagne 623m,

Col de Cedeillan 594m,

Col de Grès 406m,

Col de la Croix Dessus 403m,

Col du Triby 344m,

Col d’Extrême 251m,

Col de Canteloup 243m,

Col de Feuilla 250m,

Col du Souil 267m,

Col de Péreille 245m,

Col de Villeneuve 165m,

Col de l’Escassié 287m,

Col de Rouire 304m,

Col du fer à cheval (col de l’Alaric) 317m

Récit et photos Pierre H

mise en page MFB 

 

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

08/06/2018

Le ''Trou'' de Gérard

 

Le ‘’ Trou ‘’ de Gérard

C’est par ce vocable énoncé par Josette que nous, les marcheurs, avons ce Samedi 07 Avril 2018, effectué la randonnée au départ du village de SORBS (698 m), à quelques kilomètres du CAYLAR.

1589966_520_1589966-369-data-art-103488790.jpg

Cette randonnée dont le titre est : Sentiers des ‘’Sotchs’’, est la traduction en occitan du mot doline : petite dépression fermée en milieu karstique.

P1000416.jpgNotre départ s’effectue depuis le petit parking du cimetière. Nous passons devant un ancien puits très bien conservé, et empruntons une buissière à l’angle de la rue du four banal. Le balisage jaune nous guide. A la croisée du sentier, un calvaire très bien sculpté, fait face au château.

C’est à ce moment que je m’aperçois que nous faisons le circuit en sens opposé à celui décrit dans le journal. (Reboussié)

Le sentier descend lentement pour rejoindre le ruisseau de Sorbs. Pas d’eau !! bien que depuis le début de l’année il est tombé une fois et demi la pluviométrie de l’an 2017.

Des falaises abruptes soulignent l’érosion de ce ruisseau durant des millions d’années. A combien de profondeur coule-t-il ?

P1030331.jpg

Nous débouchons au radier du Camp d’Alton (475 m) point le plus bas de la randonnée. Point de rencontre entre le ruisseau de Sorbs et la Virenque venant de St Jean de Bruel. Ces deux cours d’eau rejoignent la Vis, venant d’Alzon, à Vissec.

Cette randonnée porte le nom également des Vallées sèches. Nous remontons la Virenque qui s’est perdue bien avant le Luc. Quel trajet effectue-t-elle là-dessous ?

Peu avant les ruines de Font Mainoux, un sentier part sur la droite en direction du hameau de Ragagnas et le Valat des Conques, d’où l’on peut rejoindre le hameau Le Salze puis revenir sur Sorbs.

Nous nous contentons, après les ruines de Font Mainoux, de suivre le sentier jaune qui nous mène directement à SORBS.

La montée est magnifique dans les pins ! puis elle s’effectue à découvert. On constate alors le chemin parcouru depuis la Virenque. Nous arrivons à la barrière décrite dans le journal. Dénivelé 230m.

Après un moment de repas bien mérité, nous reprenons le chemin.

P1000421.jpg

A la deuxième barrière la majorité ne veut pas faire le détour pour le Sotch de la parade, de la Flageolle. Nous partons vers la gauche pour faire une halte au Sotch de Robert creusé il y a plusieurs millions d’années. Profondeur 55m diamètre 120m. Drôle de trou !!

Notre rando se finit au mas de Ville Vieille. Nous passons devant la parking d’où démarre la rando décrite dans le journal. Qu’on se le dise !

Nous traversons SORBS, passant devant la Mairie, le four banal, le vieux puits, et arrivons au cimetière face à l’église, point de repère stratégique dans un village.

Josette, Marie-Thérèse, Nana, Maguy, Annie, Claude et Gérard forment le groupe des randonneurs.

P1000413.jpg

Récit Gérard S.

Photos Claude I

Mise en page MFB

 

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

04/06/2018

JUIN

imagemesange1.gif

Mettez le son et cliquez sur le bouton vert ci-dessous

podcast

 

      J u i n  

Dans cette vie où nous ne sommes

Que pour un temps sitôt fini,

L'instinct des oiseaux et des hommes,

Sera toujours de faire un nid.

            ◊ ◊ ◊ 

Et d'un peu de paille ou d'argile,

Tous veulent se construire un jour,

Un humble toit, chaud et fragile,

Pour la famille et pour l'amour.

 ◊ ◊ ◊ 

Rempli de joie et de courage,

A fonder mon nid, je songeais,

Mais un furieux vent d'orage,

Vient d'emporter tous mes projets.

 ◊ ◊ ◊ 

Et sur mon chemin solitaire,

Je vois, triste et le front courbé,

Tous mes espoirs brisés à terre,

Comme les œufs d'un nid tombés.

 

Poème de François Coppée

transmis par Jack Sabatier

 

 

 

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

04/05/2018

Voyage dans la Haut Languedoc

Cap à l'Ouest

 

Nous voilà donc de retour de ce voyage itinérant dans le Haut Languedoc. Tout avait été bien préparé, nous avions su attendre que les jours de remarque (St Georges, St Marc, etc …) soient passés. Hélas ! Ce fut, ciel bâché et routes luisantes ! Heureusement, Jean-Marie et son satellite « Météosat - spécial Larzac » veillait sur nous afin de nous éviter averses et orages…

Samedi 28/04 – Le clocher du Caylar sonne à neuf reprises, c’est parti en direction de l’Escandorgue avec un vent marin bien formé et de face. Nous sommes encore sur nos routes familières où toutes les courbures de la chaussée sont inscrites au plus profond de nos mémoires.

1 - nous quittons le Larzac (Copier).JPG

Nous quittons le Larzac...

Un pâle soleil nous accompagne encore quelques instants. Puis, vient la plongée sur Joncels par le causse de Gabriac, « petit-frère » du Larzac. Nous contemplons longuement la voie ferrée, celle-ci dénommée « Aubrac » qui relie Béziers à Neussargues. Très bel ouvrage, un voyage dans le temps ! Mais pour combien d’années encore ? Ces jours sont sans doute comptés.

2 - le viaduc de Joncels (Copier).JPG

Le viaduc de Joncels

A Lunas, regroupement général des troupes afin de descendre la vallée de l’Orb sur une route déjà bien fréquentée. Pourtant l’activité économique est en déclin dans ce haut canton héraultais. Bédarieux, la capitale mondiale des « nids de poule » nous accueille pour un gymkhana sans fin. Jacques IZARD en a compté 421 en 3,2 Kms, il s’occupe d’ailleurs de faire valider ce constat au livre des records.

3 - l'entree sur la voie verte (Copier).JPG

L'entrée sur la voie verte

Nous entrons enfin sur la voie verte afin de rouler en toute quiétude. Au Bosquet d’Orb, Pierrot et Guillaume nous retrouvent pour la pause-déjeuner sur la terrasse d’une guinguette qui a conservé ses quartiers d’hiver. Le ciel s’obscurcit de plus en plus et la température demeure bien fraîche.

DSCN2624.JPG

Vue du haut de la voie verte

Petite pause à l’ancienne gare de Mons-la-Trivalle où nous prenons le café sous la menace d’un impressionnant molosse occupant une terrasse à l’étage supérieur. Christine se plait à le faire aboyer jusqu’au moment où le patron des lieux l’informe que dernièrement il a sauté…

4 - pause-cafe a Mons-le-Trivale (Copier).JPG

Pause-café à Mons-la-Trivalle

Nous préférons reprendre notre chevauchée dans la vallée du Jaur, la vallée des cerisiers. Les cerises sont bien présentes mais de la taille d’un petit pois et vertes comme des poireaux ! De tunnels en viaducs nous finissons par arriver à St Pons-de-Thomières. Ville quelque peu fantôme, où les commerces sont rares et la population éparse. Là aussi, il y a eu de la vie dans un passé guère lointain… « Ils sont allés gagner leur vie loin de la terre où ils sont nés », triste sort réservé aux jeunes populations de ces contrées pourtant attachantes et attrayantes. Ah ! La ruralité, chère à nos élus en campagne. Beaux discours enjoués mais triste réalité !

DSCN2627.JPG

Le groupe

5 - le groupe avec le pont de Trassac (Copier).JPG

en fond, le pont de Tarassac

6 - la bosse du julio (Copier).JPG 7 - de l'ombre a la lumiere (Copier).JPG

La bosse du Julio                            De l'ombre a la lumière

8 - Merci Guillaume (Copier).JPG 

Merci Guillaume ...

 

8 - voir le bout du tunnel (Copier).JPG

Voir le bout du tunnel

9 - l'arrivee a Olargues (Copier).JPG

L'arrivée à Olargues 

 

      Le soir de la première étape 

11 - au soir de la premiere etape (Copier).JPGCe soir, c’est jour de fête : Claudette et Francis se joignent à nous pour le repas. Ils profitent de notre passage dans leur ville pour s’imprégner une nouvelle fois de l’esprit et de l’ambiance de l’Amicale.

Nous passons de très bons moments en leur compagnie, une chaleureuse soirée empreinte d’affection et d’amitié. En fin de soirée, Francis nous confie qu’il envisage une participation au PBP 2019, mais uniquement si Jean-Marie se décide avant que les brevets qualificatifs ne débutent. La balle est désormais dans le camp du natif de St Maurice-Navacelles. Mais relèvera-t-il le défi pour ses quatre-vingts printemps ? 

Dimanche 29/04  - Le ciel n’est pas plus menaçant que la veille mais reste inquiétant. Quelques achats de bouche en ville avant de retrouver la voie verte et son sol sablonneux. Nous espérons tous que la pluie annoncée par « Radio-Larzac » ne viendra qu’après la sortie de la piste afin d’éviter d’avoir à chanter le tube de Sacha Distel : « La gadoue, La gadoue. »

12 - nous filons vers Mazamet (Copier).JPG

Nous filons vers Mazamet

DSCN2633.JPG

Quand la pente est trop sévère ....

Passé le tunnel du col de la Fenille, le paysage change, plus verdoyant, plus océanique. Mais le ciel se charge et la montagne noire porte bien son nom, d’ailleurs, le Pic de Nore a revêtu sa tenue de camouflage. En ces lieux, nous avons une pensée pour Martine et Michel, hôtes de ces montagnes discrètes et sauvages. La piste déroule toujours son ruban jaune mais le ciel demeure sombre, nous retenons notre souffle ! Nous arrivons à Pont de Larn sans encombre mais avec quelques sérieuses inquiétudes car le ciel maintenant se lisse, l’horizon se brouille et puis c’est l’heure à laquelle tous les prévisionnistes de la planète ont annoncé la douche céleste. Une fois sur le bitume, nous voilà en route pour Castres. 

A mi-chemin entre la cité lainière et le chef-lieu du Tarn, la pluie s’invite à la table de notre voyage. Il reste encore de la route, nous sommes donc dans de beaux draps ! C’est carnaval, chacun retire de ses sacoches une tenue adéquate aux intempéries. Tout d’abord, c’est une pluie gentille, douce. Cette première onction permet de retirer le voile de poussière de mon poncho, en RTT depuis des lustres. La deuxième salve à l’entrée de la ville de Jaurès est plus sérieuse, la chaussée ruisselle et le ciel pleure tout son saoul.

13 - dansons sous la pluie (Copier).JPG

Dansons sous la pluie ...

La zone commerciale déserte en ce dimanche est parfaite pour la pause. De larges auvents nous abritent le temps d’absorber quelques victuailles réparatrices. Puis, c’est le traditionnel arrêt pour le café, le ciel s’en donne à cœur joie ! Notre entrée dans le bar est remarquée bien que très peu fréquenté. Deux assoiffés sans soif accoudés au bar nous prennent pour une escouade de Belges. Il est vrai d’avec nos accents, il est difficile de distinguer nos origines wallonnes ou flamandes. Une chose est sûre, c’est bien un temps de classiques belges ! A ne pas mettre un cycliste dehors, pourtant nous en rencontrons des dizaines « trempés comme des rats », « bagnés jusqu’au trognon ».

Un court instant nous partageons la route d’une cyclo-sportive, une épreuve bizarre qui ressemble à une course et qui pourtant paraît-il n’en est pas une. Allez comprendre, il faudra que l’on m’explique à tête reposée ! Pour l’heure la pluie est toujours là, et maintenant la route monte. Oh ! Une pente à notre portée mais les kilomètres sont toujours plus longs sous la pluie. Là aussi, il doit y avoir une explication. A l’entrée de Lacrouzette, le hall d’entrée chauffé du Crédit Agricole fait office de salle d’attente. Pierrot a tout prévu pour notre confort. Mais au fur et à mesure des arrivées le local devient rapidement exigu.

Le Relais du Sidobre nous accueille en vrac, c’est à dire dégoulinants. De l’eau partout, sur le marbre du hall d’entrée, sur les moquettes des couloirs. Heureusement le propriétaire dispose d’un local où machines et vêtements mouillés pourront s’égoutter en toute discrétion.

DSCN2636.JPG

L'arrivée à Lacrouzette, dégoulinants...

L’après-midi s’étire et une éclaircie nous autorise une visite du village où le granit est roi. La pluie revient rapidement mais nous sommes désormais à table où entre la phénoménale côte de veau et les cailles au banyuls nos papilles sont en extase devant cette abondance culinaire. Les estomacs bien calés, nous sommes en droit de réclamer la paix des braves.

A peine arrivé le premier sommeil que la chambrée copieusement emplie se trouve en émoi face à deux monstres descendus de l’étage supérieur. Franches rigolades, blagues de potaches de la part de deux mamies redevenues en enfance ! Le tout dans une chambre de cyclotouristes ayant roulé sous la pluie qui ressemble plus à la boutique d’Emmaüs qu’à un coquet hôtel de province.

15 - l'attaque des monstres (Copier).JPG

l'attaque des monstres

16 - qui sont-elles (Copier).JPG

mais qui sont -elles ?

Lundi 30/04 – L’atmosphère est toujours très humide et même franchement froide. Nous saluons nos hôtes pour leur chaleureux accueil et l’excellence de la cuisine.

14 - nous saluons nos hotes (Copier).JPG

Nous saluons nos hôtes

17 - cette pierre en tindelle (Copier).JPGNous engageons la route par un petit crochet afin d’admirer la Peyro-clabado, un énorme bloc de granit en « tindelle » depuis des siècles. S’il avait dû tomber, cela serait fait depuis longtemps alors nous le contournons sans appréhension. Des appréhensions nous en avons, tout de même, avant de nous élancer dans la froide descente vers l’Agout en crue.

 

cette pierre en ''tindelle''

 

Les muscles se durcissent malgré nos couches vestimentaires, cruelle descente aux enfers. La montée qui s’ensuit est raide comme la justice et nos membres endoloris crient tout leur désespoir. Vabre enfin ! Aucune plantation de café à l’horizon !

18 -et c'etait ca le cyclotourisme ... (Copier).JPG

 

 

Nous nous engageons dans la vallée du Gijou, un pur bonheur : 35 kms de légère montée dans un cadre enchanteur. Le printemps exulte, nous offrant ainsi une nature renaissante avec des verts pastel et des parterres fleuris sur des talus en joie. Nous traversons Lacaze, Viane et Gijounet ; quel régal !

 

Et c'était ça le cyclotourisme

 

Lacaune, bien connue pour ses salaisons nous reçoit dans une froidure persistante. L’équipe a peine regroupée pour le pique-nique, voilà une cinglante averse qui nous oblige à un bivouac improvisé sur le parvis de l’hôtel de ville protégé par une avancée de toit. Ironie du sort, c’est mon dernier jour de vie active. Me voilà à la porte de la Mairie. La maison commune a été l’auberge de ma carrière d’agent de la fonction publique territoriale. Quelle coïncidence ! Comme un clin d’œil aux quatre décennies passées au service de mes concitoyens.

La sortie de la ville s’effectue par une méchante bosse où la circulation est dense au regard de l’activité de la cité. A peine engagés dans la première rampe que les vannes célestes s’ouvrent à nouveau sur notre équipée. Heureusement, cette averse ne mouille que très peu, sa composition de base est une grêle bien drue qui glisse sur nos tenues hivernales dans un bruit de cataracte. Et dire que certains partent en Patagonie pour ressentir de telles émotions ! Statues menhirs et sommet du Montalet sont aperçus mais laissés en réserve pour une prochaine visite. Là, c’est sauve qui peut ! Dommage, Bernard avait fait de la place dans ses sacoches afin d’emporter un jambon.

DSCN2656.JPG

c'est vert, c'est zen ..

DSCN2655.JPG

A Moulin-Mage la route redevient bucolique. C’est vert, c’est zen, c’est humide aussi mais quel calme ! La route ondule au gré des mouvements de terrains harmonieux et plaisants. Le soleil se montre et réchauffe nos cœurs en proie au doute devant tant de misère venue du ciel. Ca monte, ça descend, ça tourne et virevolte à qui mieux-mieux mais quel plaisir !

Au col du Pas du Loup, Pierrot ressort son pain tordu de sa sacoche et nous promet que les coups tordus c’est fini pour la journée. Sacré lascar, ce Pierrot car il nous dit ça, avec un sourire mi-figue, mi-raisin…

DSCN2659.JPG

Au col du Pas du loup

Nous bavardons quelques instants avec un couple de retraités du coin, moments toujours plaisants que ces rencontres impromptues qui sont les épices de nos « échappées belles ». Camarès sous le soleil pour la pause photo mais le temps de faire les provisions car demain c’est premier mai, l’averse revient et nous accompagne pour les derniers kilomètres en direction d’Andabre.

DSCN2666.JPG

Camarès

DSCN2667.JPG

DSCN2668.JPG

le temps des provisions...

DSCN2669.JPG

Le gîte d'Andabre

Grande bâtisse dans un espace boisé. Ce lieu n’est pas anodin, il y a très certainement une histoire derrière tout cela. La maîtresse de maison nous avait prévenus à l’heure de l’apéro, l’histoire de cet édifice, ça sera après l’aligot-saucisse. Nous sommes en Aveyron, c’est le plat de référence, la marque de fabrique de ce département. Nous avions à peine terminé le tiramisu que la voilà en train de nous conter cette épopée de plus d’un siècle. Avec quelques rebondissements aux quatre coins de la France, des références historiques, un récit à rallonges qui pourrait parfaitement nourrir un scenario de Claude Lelouch ! Un débit oratoire impressionnant, une faconde bien rodée, elle nous a tenus en haleine une bonne heure et demie avec un récit prenant et touchant, ne laissant personne indifférent. Ce soir-là, nous n’avons pas entendu Christine ! Tant son homologue connaissait sa partition et possédait un organe vocal sans commune mesure. C’est sur ce beau conte empli d’humanité que nous regagnons nos chambres mais avec l’inquiétude que les deux monstres rencontrés la veille aient poursuivi leur route afin de mieux nous croquer…

La nuit a été calme et pluvieuse à souhait …

19 - la tablee d'Andabre (Copier).JPG

La tablée d'Andabre

20 - dernier depart (Copier).JPG

Dernier départ

Mardi 01/05 – Le jour s’étire lentement dans un espace nimbé de brumes languissantes. Une frêle lumière empreinte d’une grande humidité laisse poindre l’espoir que cette nouvelle journée ne sera pas arrosée. Autour de la table du petit-déjeuner nous emmagasinons l’énergie nécessaire pour affronter cette dernière étape qui sauf encombre doit nous ramener sur notre cher Larzac. Des encombres point nous ne rencontrerons sur ces routes désertes aux confins de l’Hérault et de l’Aveyron. Les frondaisons se libèrent peu à peu, avec parcimonie, des précipitations reçues au cours de la nuit. Les routes luisent, les pneumatiques chuintent et nous glissons de valons en vallées.

21 - ciel bache et routes luisantes (Copier).jpg

Ciel bâché et routes luisantes..

Quelques carrefours isolés, sans âme, ni vie, où Josie et Jacques prennent soin que chacun s’engage dans la bonne direction. Le couvert végétal est luxuriant, les fonds de vallées sont bien cultivés par les maigres populations encore présentes. Nous laissons l’abbaye de Sylvanès dans son silence et l’église russe dans sa solitude, perdue au fond des bois.

DSCN2672.JPG

dans la vallée

Le col de Notre Dame nous présente ses premières pentes. Nous quittons la partie du voyage en terre inconnue pour notre terrain de jeu favori : Le Larzac et ses vallées adjacentes. Un univers, un monde, notre planète à nous, Amicalistes Larzaciens. Rocozels tout d’abord, puis Ceilhes et son lac, désert aujourd’hui. Non ! Un canard se fait courser par un cygne. Jack sort son appareil photo mais trop tard, le calme est revenu sur l’onde immobile. Nous retrouvons un gros ruisseau au pied des montagnes, c’est l’Orb qui galope ainsi vers la plaine languedocienne. La pente se redresse sérieusement et les sacoches commencent à se faire sentir. Un carrefour puis Le Clapier nous accueille avec quelques gouttes en guise de bienvenue. Le préau de l’ancienne école sera notre refuge pour ce dernier repas en commun. Le goudron ruisselle à nouveau et le moral commence à s’émousser malgré la promesse d’un final à quelques encablures. Tous en selle pour le dernier rush : le Pas de Licous. Sévère rampe, sous la menace des averses que nous voyons venir vers nous depuis ce promontoire. Avec Pierrot nous tirons des bords comme des « loups de mer » en proie à la tempête. Côte à côte, unis dans l’effort et dans l’espoir d’instants meilleurs, nous hissons nos machines sur ce merveilleux plateau du Guilhaumard, sanctuaire de la flore caussenarde. Quelques hectomètres après, nous traversons une station de fritillaire des Pyrénées. Quelle splendeur ! Mais la lumière n’est pas au top pour la photo et puis les collègues attendent plus haut, au Pas de la livre très exactement. Un col entre Escandorgue et Larzac qui voit l’Orb s’évanouir dans une vallée et la Lergue dans une autre.

Les nuages courent, le ciel est tourmenté mais délivre une lumière particulière qui confère à cet instant bien précis un charme absolu. Nous dominons un vaste espace orienté vers le Sud, nous observons un moutonnement incessant de montagnes et collines qui vont finir par s’effondrer avant de rencontrer la grande bleue. Le voyage touche à sa fin, à peine quelques mouvements de terrain et le Larzac sera à nouveau sous nos roues, à la portée de notre regard.

22 - le denouement est proche (Copier).JPG

Le dénouement est proche...

La troupe s’est déjà ébrouée depuis quelques instants et pourtant nous sommes toujours là, Jack, Jacques et Nicole comme habités par cette vision, cette grandiose lecture de paysage qui doit sembler sans intérêt pour les rares automobilistes pressés de regagner l’autoroute.

Nous basculons la crête, la route nous offre une pente agréable et descendante, le roc Castel apparaît à nouveau au proche horizon, comme un navire pétrifié au beau milieu d’un océan de calcaire. Le village des Rives est traversé sans problème, la route file plein Est, face à mes chères Cévennes. Je reconnais le Rocher du St Guiral et le Serre de la Toureille qui abritent les célèbres lacets du col de la Lusette.

Epilogue – Nous prenons en commun une boisson fraîche et ingurgitons quelques madeleines – pas celles de Proust – dans ces instants toujours bizarres qu’occasionne une fin de voyage. Nous ne sommes plus sur nos montures et, pour autant, nous n’avons pas encore regagné nos pénates. Nous sommes là, sur ce vulgaire parking, partagés par un sentiment étrange de joie, de mélancolie, de tristesse et d’une fierté toute relative d’avoir réussi notre périple. Nos randonneuses sont désormais immobiles et pourtant nos esprits vagabondent encore sur ces monts de Lacaune, les vallées de l’Orb et du Jaur ou ce mystérieux Sidobre. Ultime délice, dernières goulées de ce précieux breuvage aux mille vertus car dans quelques instants à peine nous allons retrouver le quotidien, le banal, le déjà-vu et même le monde du travail…

Pardon ! J’en avais même oublié que depuis quelques heures je suis en retraite…

Nous remercions chaleureusement Pierrot pour son travail, son engagement sans faille dans ce projet. Sa minutie dans la préparation et la présentation de ce voyage. Sans oublier Noëlla, sa fidèle assistante.

23 - Merci Pierrot (Copier).JPG

Merci Pierrot

Un grand Merci à vous tous pour votre participation, votre joie de vivre communicative, en bref votre état d’esprit qui fait honneur à l’Amicale. Nous étions onze unis dans l’effort, la joie et parfois le doute car la route n’est toujours pas aussi docile que prévu et le ciel quelquefois brouillon voire détestable… Ce sont les aléas du Cyclotourisme, cette activité de plein air que nous pratiquons depuis des décennies. Bien plus qu’une simple et banale virée à vélo, le Cyclotourisme est un fabuleux mode de vie sur deux roues, un cours de philosophie permanent au contact de la nature.

Longue vie au Cyclotourisme et à notre chère Amicale.

 

                                                  Guy ( texte) Pierrot ( photos)

Mise en page MFB 

 

 

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

25/04/2018

Voie verte Ganges Sumène

 

Voie Verte Ganges-Sumène

 

 

Profitant de ce beau dimanche printanier, je suis allé voir l'avancée des travaux de la voie verte ’’ Ganges-Suméne’’ sur la ligne ferroviaire Nîmes- Le Vigan,en friche depuis 5ans au moins.

P1040868.JPG

Cette ligne a été achetée par le conseil départemental, à charge d'un aménagement pédestre, cyclo et rollers.

Le premier tronçon Caveirac-Sommieres est déjà terminé depuis quelques années et son succès va croissant, tout comme Quissac- Sauve.

Moi même je ne le fréquente pas le mercredi, samedi ou dimanche car c'est la cohue !!!!!!

Revenons à notre future voie verte, le chantier n'étant pas terminé je me suis dit : « chouette viel hibou, il n'y aura personne ».

Et contrairement à ce que je pensais, il y avait foule : une centaine de personnes croisées ou doublées, jeunes, vieux, chiens tenus en laisse ou pas …

La voie est presque terminée, il ne manque que l'enrobé final, et quelques panneaux de signalisation ou indication.

Quatre tunnels seront éclairés; l’un d’eux fait au moins quatre cent mètres.

P1040895.JPG

Tunnel de la voie verte

Cette section aura sans doute un fort succès car elle domine la vallée où coule le Rieutord, et enjambe de nombreux viaducs avec des points de vue splendides.

P1040896.JPG

Voie verte en haut du Viaduc

P1040861.JPG

"Pont des chèvres" vu de la voie verte

Pour moi la boucle est bouclée:  j'ai emprunté dans les années 1958 le train pour aller chez ma grand’mère à Sumène, puis pédestrement et à bicyclette, une fois la ligne fermée…

 

JACK S.

 

 

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

21/04/2018

côté Lecture

 

Dernières publications photo_PaulFabre.jpg

de notre ami Paul FABRE

 

Dire Je t’aime au temps de Ronsard

 Anthologie de la poésie amoureuse du XVIe siècle

Auteur Paul FABRE 

éditeur Gilbert JACCON-   avril 2017 - 162 pages - 14 €

 

Ronsard_couv.jpgQuatrième de couverture :

« Cette petite anthologie n’a pas d’autre but que de rassembler quelques textes qui, d’une façon ou d’une autre, ont su dire Je t’aime, afin d’inviter à oublier, le temps d’une lecture ou d’une rêverie, nos ordinateurs et nos tablettes, pour redire, nous aussi, ce Je t’aime à la personne de notre choix, ce qui est la meilleure façon de le dire à la vie. Afin également de retrouver la richesse de nos bons vieux poètes qui ont encore, je crois, bien des choses à nous dire, et qui ont su nous les dire de manières si diverses ; on lira, dans les poèmes qui suivent, toutes sortes de déclarations d’amour, poétiques, simples, délicates, brutales, imagées, précieuses, coquines, voire obscènes… »   

 

 

Vadrouilles en vers et en image  

Co-auteurs Paul FABRE et Gilbert JACCON

Gilbert Jaccon éditeur - février 2018- 103 pages - 18 €.

vadrouille.gif Petite Vadrouille en vers et assonances

(poèmes de P. Fabre), Grande Vadrouille en noir et blanc

(photographies de G. JACCON)

"le poème est image, et l'image est poème"

 

 

 

 

 Les Belles Locutions françaises du passé

Auteur Paul FABRE

Gilbert JACCON éditeur, décembre 2017, 222  pages, 15 €.

locutions.gifDe grêler sur le persil à Trouver chape chute, en passant par Tonner sur les choux et Avoir la petite oie

Quatrième de couverture 

« L’auteur s’intéresse dans ce livre aux expressions qui ne sont plus utilisées aujourd’hui, ou du moins rarement, et dont le sens est énigmatique ou, du moins incertain : Retourner la salade avec les doigts, Porter la mandille, Tonner sur les choux, Grêler sur le persil, Enterrer la synagogue avec honneur… Paul Fabre permet au lecteur curieux de lever le doute sur plus de cinq cents de ces savoureuses locutions du passé. »

 

 

Renseignements et commandes

www.gilbertjac.com ou gilbertjac@orange. fr

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

Le Caylar 7 et 8 avril 2018

 

Rencontre de printemps au Caylar

les 7 et 8 avril 2018

pour l'Amicale Larzac Aventure

Comme de coutume, rendez-vous à la Salle des fêtes du Caylar, le Samedi 7 avril 2018 à 8h.

La nouvelle banderole de l'Amicale 

IMG_8052.JPG

DSCN1457.JPG

Départ en randonnée pédestre et cycliste dés 9 heures, et ce malgré l'absence du soleil printanier.

Pour les cyclos, parcours de 65 km environ, pour un dénivelé de 900 m

Le Caylar, La Couvertoirade, Combe-Redonte, Sauclières, Homs, Mas Gauzin, Campestre, Alzon, Vissec (pause repas), Les Baumes, Soulagets, St Michel, Le Cros, le Caylar.

 

DSCN1409.JPG

Le groupe cyclistes et marcheurs, devant la Salle des fêtes du Caylar.

 

IMG_8057.JPG

dés le départ, le tempo est donné par les deux maestros...

 

Regroupements, arrêts découverte ou visite.... pause pique nique.... 

DSCN1411.JPG

DSCN1419.JPG

DSCN1420.JPG

DSCN1421.JPG

 

IMG_8096.JPG

Village de CAMPESTRE

SUPRENANTE ENSEIGNE

"Chaussures- NOUVEAUTES-PRIX FIXES "

 

IMG_8095.JPG

IMG_8098.JPG

A l'heure du Pique nique sur la place de VISSEC

DSCN1434.JPG

Sur le chemin du retour St Michel d'Alajou

DSCN1446.JPG

et dernière pause

IMG_8103.JPG 

IMG_8105.JPG

DSCN1451.JPG

 

DSCN1452.JPG

 

 Pour les marcheurs, balade dans la contrée de la Virenque et des Sotchs.

 

P1000413.jpg

P1000416.jpg P1000421.jpg

P1030331.jpg

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le soir à l'apéro

20180407_183236.jpg

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Dimanche matin 8 avril, prévisions météo peu encourageantes, et ciel menaçant.

Malgré ce, petite virée en vélo pour quelques uns, belle balade pédestre pour quelques autres,  et repos à la salle pour certains.

 

IMGP1551.JPG IMGP1549.JPG

 

IMGP1550.JPG

La Balade pédestre

Chemin des pierres sèches et sentiers buissonniers 

DSCN1466.JPG

IMG_8112.JPG

IMG_8118.JPG

DSCN1470.JPGIMG_8127.JPG IMG_8128.JPG

 

DSCN1484.JPG

rencontre insolite ..

DSCN1485.JPG

Toutes les photos en cliquant sur la vignette ci-dessous, ou voir diaporama rubrique "albums photos" en marge

 

PHOTOS Jeanine, Marie-France, Claude, Pierre

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

06/04/2018

Pâques en Provence

 

 Pâques en Provence, à Barbentane.

DSCN1330.JPG

Non loin d’Avignon, le Rhône, ce fleuve long de 812 km, parfois sauvage, parfois dompté, coule vers la Camargue depuis sa Suisse natale.

Si près de tant de voies de communications importantes (autoroutes, nationales, rocades, ligne ferroviaire à grande vitesse), il y a de quoi hésiter à déplier une carte routière et à essayer de trouver des endroits paisibles pour pédaler en toute sérénité. Pourtant, Claude ICHE y est parvenu. Il nous a déniché des tracés dignes d’un pur cyclotouriste entre Rhône et grand axe routier !

IMGP1441.JPG

De départementales en chemins vicinaux, en passant par des traverses un peu caillouteuses, de mas en mas, l’Amicale sillonne la chaîne des Alpilles.

DSCN1331.JPG

DSCN1336.JPG

Sous la forteresse en ruine plantée sur l’éperon rocheux, surgissent les Baux-de-Provence. De ce piton, on peut aisément apercevoir les plaines d’Arles et la Camargue.

IMGP1453.JPG  IMGP1464.JPG

 

IMGP1451.JPG

 

DSCN1372.JPG

IMGP1444.JPGEvitant les gros bourgs de Saint-Rémy, de Châteaurenard et d’Avignon, la route de ce samedi 31 mars se fait champêtre. A Eygalières, nous profitons de ce paysage agréable pour engloutir vite fait un pique-nique tiré du sac, avant de retrouver le gîte réservé à Rognonas.

 

 

 

IMGP1465.JPG IMGP1466.JPG

IMGP1467.JPG IMGP1468.JPG

IMGP1469.JPG IMGP1470.JPG

IMG_8010.JPGLa concentration pascale du dimanche à Barbentane est le fil rouge de ce week-end. Là encore, notre ami Claude nous avait déniché un parcours sur mesure, longeant le Rhône et permettant d’aller découvrir un site précieux, au détour de Boulbon. Après cette longue pause, nous filons dans le petit col retrouver la multitude d’amis cyclos sur le haut de Barbentane.

16  la Grand messe.JPG

L’amitié et la joie envahissent le lieu et le cœur de chacun. C’est comme si le monde cyclotouriste avait attendu ce moment pour commencer la campagne 2018.

17 Martine Cano aux commandes.jpg

Après l’orage de grêle de vendredi, les rayons de soleil illuminent des visages de Martine, Jeanine, Josie, Rachel, Christine, Andrée, Marie-France, Annie, Jacqueline, Hélène, Cécile, Noëlla pour ne citer que les dames.

IMGP1517.JPG

Alors que Rachel et Christine s’affairent aux sandwichs, Raymond HENRY présente, explique, montre, raconte l’Histoire du Vélocipède.

IMGP1493.JPG

IMGP1488.JPG IMGP1489.JPG

Après un petit ravito, nous nous retrouvons à nouveau entre nous, à regret certes, mais il faut bien se séparer pour mieux se retrouver plus tard. Là est la force de l’amicale ! 

Nous filons en compagnie de Raymond (Aramon) et Jacqueline sur la route de l’abbaye de Saint-Michel-de-Frigolet, tout près de la Montagnette. Nous visitons le site de l’Abbaye avant de filer vers Rognonas en passant par Maillane ou je dois renoncer et laissé Noëlla, Jeanine, Josie et Jacques partir chercher le kangoo. Mes autres compagnons de routes sont là, tout près de moi, et ne me lâche pas une seule seconde. J’apprécie cette cohésion, cette entraide et je reconnais que je mettrais un long moment à assimiler ce réconfort. Il faudra la soirée autour d’une bonne table à Eyragues, pour que je digère ce qui m’a blessé. Pour qu’enfin je me réveille d’un mauvais rêve...

Un réveil parmi 12, puis 14 et, finalement, 16 convives se rassemblant, ce soir, autour de Christine qui « souffle » les bougies (alors que l’ami René Vattino-de-Sérignan les a « soufflées » la veille). Pour l’occasion, notre cher Président a tenu à fêter sa Christine en compagnie de l’Amicale et, pour lancer le toast, Jacques et Marylène Clamouse (Présidence du Codep 34) sont venus gentiment nous rejoindre.

IMGP1506.JPG

Le lundi, juste après la photo-souvenir en compagnie de notre hôte, nous quittons notre auberge douillette : nous allons saluer et remercier le club de vélo d’Aramon qui organise, ce matin, une balade cyclotouriste vers Théziers, Domazan, Valliguières… une randonnée qui me rapproche un peu plus de l’Amicale.

IMGP1512.JPG

DSCN1386.JPG

Même si des soucis personnels sont venus entacher ce Pâques en Provence, il aurait été dommage de ne pas déplier les cartes dans cette contrée.

Merci à Claude et à Maguy, absents de ce week-end pascal, mais oh, combien ! présents dans notre cœur, par la pensée et à la lecture de leurs parcours.

Merci à Jacques d’Adissan, d’avoir suivi de près les parcours de Claude.

Merci à vous tous, pour votre soutien en des moments difficiles.

Merci aussi à ses sourires qui en disent long sur notre éthique.

DSCN1388.JPG

Récit Pierre H

Photos PH, JL, MFB

Mise en page MFB 

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

02/04/2018

Vélocio et tradition

On se souvient tous des farces et plaisanteries du 1er avril... (les poissons en papier accrochés dans le dos des copains par les enfants, plus tard les blagues, les canulars, plus ou moins crédibles...)

Bref, une tradition bien sympathique qui perdure, même chez les grands enfants que nous sommes....

Comme moi, vous êtes vous fait prendre à l'hameçon ?

LYuJj3wuN0Dvf53RWzEXpRq7lyaIBA2A_med.jpgCar, voyez-vous l'histoire que nous a raconté notre ami Jack à propos de la venue de Vélocio à Sumène, était bel et bien un POISSON D'AVRIL . (Jack me l'a avoué lors de notre rencontre Dimanche à Barbentane...)

IMG_7965.JPG

 

 

Sacré Jack !!!

 

 

 

 

 

 Quoi qu'il soit, merci Jack pour ta bonne humeur

Marie-France

 

 

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

29/03/2018

Vélocio

Quand Vélocio vint au pays de mon père,

 

velocio_velo.jpgC'était en 1929 , mon père avait dix ans et avait entendu dire qu'un monsieur adepte de la bicyclette, était venu cette année là, c'était Vélocio.

 

Sumène, ce petit village au pieds des Cévennes, était renommé par ses fabriques de bas de soie, par sa bonneterie, et sa tonnellerie.

sumene2.jpg

Les mines fournissaient du charbon,  de la blende (zinc) et un peu d'or.  C'était le petit village industrieux, un Saint Etienne à une moindre échelle.

Vélocio arriva vers 10h avec le père Vidal, lui même venant d'Alés. ''Alais''

Ils avaient logés à la Gardiole, entre Sauve et Saint Hippolyte du Fort, chez les missionnaires Montfortains.

Ils rencontrèrent Monsieur Monna, directeur de l'usine. Etait-ce pour le commerce? Sûrement, mais nous ne le savons pas...

Puis ils dînèrent à l'hôtel de la Rose où ils passèrent la nuit. 

Auparavant une petite réception organisée par les sportifs, car ce village avait une petite équipe de coureurs amateurs, roulant sur des vélos Tendil ou bien Génial Lucifer. Pas de vélos pour le travail car la topographie des lieux ne le permettait pas. Les coureurs s'entrainaient autour de Sumène ( et il y a de quoi faire...). Souvent, entre 12h et 14 h, ils montaient 3 ou 4 fois Cap de côte, à la sortie nord du village, puis reprenaient le travail. Ils écumaient les courses régionales Le Vigan, Ganges, parfois Montpellier, ou bien Nîmes qui avait un vélodrome non couvert. Bien entendu ils partaient et revenaient à vélo.

 

Le lendemain, Vélocio et le père Vidal prirent le train de 7h 40 en direction de Nîmes car le travail les attendait.

L'histoire ne dit pas si Vélocio fit commerce avec Monsieur Monna... mais ce qui est sûr, c'est qu'ils mangèrent des truites à l'Hôtel de la Rose.

 

Archives de l'usine et de la compagnie des chemins de fer

 

 

P1040436.JPGJack Sabatier

Avril 2018

 

 

 

 

 

 Mise en page MFB  

 

 

 

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

25/03/2018

Gachonne

 

Gachonne -  Dimanche 18 mars 2018

 

IMGP1355.JPG

 L’amicale se lance vers le Roc de Gachone. De Viols-le-Fort à Calvisson, les cyclos de l’Amicale s’envolent comme fait le Pic St-Loup s’élançant vers le ciel.

DSCN2567.JPG

IMGP1356.JPG 

Le Pic-St-Loup regarde en face de lui l’Hortus. A eux deux, ils forment un site où nombre de cyclos s’échinent à leurs pieds.

IMGP1354.JPG

Du haut de son faîte effilé, le Pic contemple le panorama qui lui est offert. De là-haut, il arrive à voir le Roc de Gachone. Sur une ligne imaginaire qui les relie, ils sont tous deux devenus des lieux incontournables de balade avec, en leur sommets, des vues imprenables.

Trois moulins à vent, édifiés au sommet du roc de Gachone, et la croix, en haut du Pic-St-Loup, en sont les attaches.

DSCN2570.JPGIl faudra s’arracher pour gravir le Roc de Gachone et même faire du duathlon (vélo, marche). 167 m d’altitude à gravir après une belle pédalée dans le plaine et voilà, dans le viseur de l’objectif, l’arête du Pic-St-Loup.

  

 

Du sommet, on s'offre une vue panoramique circulaire, avec table d'orientation.

IMGP1366.JPG IMGP1367.JPG 

L’odeur de la saucisse grillée rameute les cyclos et les réconforte après l’épreuve de l’ascension.

IMGP1361.JPG

De rencontres en rencontres, le temps défile mais le cyclo peine à enfourcher son vélo, non pas parce qu’il a trop abusé de la grillade, non pas parce qu’il est trop fatigué, simplement parce qu’il voudrait arrêter le temps et rester un instant de plus pour aller vers d’autres rencontres.

DSCN2573.JPG 

D’un Pic à un Roc, il y a l’amicale.

DSCN1127.JPG

Pierre

Plus de photos ....

DSCN2566.JPG 

IMGP1358.JPG IMGP1359.JPG 

DSCN2572.JPG

IMGP1362.JPG

DSCN2575.JPG

DSCN2576.JPG

IMGP1368.JPG IMGP1371.JPG

 

DSCN1133.JPG

IMGP1370.JPG

 

IMGP1369.JPG

 photos Pierre H. Jeanine L. et MFB

 

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

24/03/2018

L'idéal chevaleresque

Journée Albert Bures à Caussade (Tarn et Garonne) 

L’idéal chevaleresque

C’est au pied d’un édifice bâti en partie de pierre blanche, culminant la ville de Montauban que se cache l’idéal chevaleresque.

C’est tout près du parvis de la cathédrale symbolisant la toute puissance de la monarchie œcuménique, mais dans un coin toujours rebelle que disparaît où apparaît cet idéal.

Il faut franchir le pont, avec ses trottoirs aux galets noirs et blancs venant du Tarn ou de la Garonne, et avoir l’œil averti pour déceler des dates des principales rénovations du pont vieux. Tout ceci pour comprendre quel est donc ce valeureux, modeste, invisible saint.

Pourtant nous allons le côtoyer, le suivre même dans son territoire, mais déguiser comme il est, on ne pouvait le confondre. Il est aussi vrai que nous sommes en période carnavalesque.

De routes en cv, de chemin en rase de vigne du Fronton, nous sillonnons non loin de sa cité qui le protège.

Noëlla et moi partageons même un moment d’extrême confidence entre les notables et roturiers qui se partagent un butin cueilli sur le pourtour de l’hexagone. Aurons-nous la chance de revivre un instant comme celui qui se déroule devant nos yeux ?

La nuit qui suit est pleine d’interrogations, de rêves, de joies et d’angoisse. Que vivrons nous au matin ?

C’est une rencontre avec de gentes personnalités venus nombreux de toute la contrée environnante pour une journée à la mémoire d’Albert Bures, lui qui sut rallier autour de lui la multitude, son souvenir la perpétue.

IMGP1255.JPG

Pour fêter toutes les rencontres faites en ce jour souvenir, nous irons chercher le sault de Montpezat de Quercy pour revenir dans Caussade qui situé sur les premiers contreforts du Quercy, profite d’une position géographique privilégiée, offrant une large gamme de découvertes et d’espaces naturels, où se marie un riche patrimoine bâti de briques et de pierres à la quiétude de la campagne.

fier chevalier moustachu.JPGUn banquet est servi d’un royal pot-au-feu, puis, sous le soleil de l’après-midi, le groupe de la veille se reforme pour une virée et un retour à Montauban. Là, je décline l’invitation de me joindre à eux. Pourtant, un fier chevalier moustachu, arborant les couleurs et le blason de l’amicale me donne envie. Mais mon compagnon de vie me l’interdit et, pour une fois, je vais l’écouter sagement.

Je laisse donc partir ce valeureux chevalier, dans la trace de l’idéal qui est là mais se cache encore. Au revoir à eux et au revoir le soleil qui, le lendemain, nous fera la tête.

C’est en ce lundi 12 mars, que nous allons découvrir et que va se dévoiler à nous l’idéal chevaleresque.

La campagne commence à Lavaurette sous un ciel des plus menaçant. Nous suivons Noëlla et moi notre guide qui nous amène à travers, de travers en travers, vers des lieux sortis de je ne sais où. Sorris, Saint Symphorien et son église, Le pigeonnier de Racanière, la Salle, les Espiemonts lieu sacré où l’idéal transmet son savoir, St-Pierre-de-Livron, Notre dame des Graces, Lacapelle-Livron, Caylus où nous quémandons le sault pour nos cartes de routes.

Nous longeons la Bonnette et apercevons le château de Cas sur notre gauche alors qu’à droite une cascade surgit sous st-Pierre-de-Livron

cascade.JPGNous laissons cette eau qui plonge dans la Bonnette, pour recevoir celle qui vient de tout en haut et qui se transforme en grêlons alors que nous somme en pleine pente pour retrouver le plateau et Lavaurette en passant par Tarau

Georges terrassa le dragon.JPG

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons suivi ce jour-là, un guide qui nous mena vers un retour aux sources, dans un de ces paysages que notre hexagone regorge. Le soleil nous a fait défaut, mais c’était pour bénir comme il se doit, Georges (Yoyo) qui terrassa le dragon.

 

 

 

La légende veut que son destrier soit blanc, que sa bannière blanche à croix rouge devint la bannière d’outre-manche. Mais la réalité est toute autre : le bleu domine chez lui et pourrait porter très haut et en toute honneur, malgré la couleur, le blason de l’amicale. Yoyo, l’idéal chevaleresque.

Pierre

Récit et photos Pierre H.

Mise en page MFB

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

05/03/2018

Entre rêverie et absence

Entre rêverie et absence !

Après une semaine chaotique, le Salagou, pour une randonnée en deux épisodes, s’offre aux cyclos en deux tons.

D’abord, le soleil et la virée du samedi, vers le Mas Audran, puis Loiras, où nous allons, Noëlla et moi, nous échiner pour rallier Usclas d’Hérault au Salces. Filer vers la Rouquette pour bifurquer et se retrouver au-dessus d’Arboras, nous jeter dans le vide pour traverser le vignoble de Saint Saturnin, Jonquières, Ceyras et prendre le centre-ville de Clermont l’Hérault, pour attaquer la dernière montée de la journée avant de nous poser au point de départ. Le soleil bascule, derrière les collines qui bordent le lac du Salagou, et nous invite à revenir à son lever le lendemain matin.

IMGP1227.JPG

Comme une invitation ne se refuse pas, nous voilà au rendez-vous le dimanche matin constatant que notre hôte de la veille, nous a poser « un lapin ». C’est donc dans la grisaille que nous partons, pour contourner le Pic de Vissou, grimper Valmascle, traverser Carlencas où la neige fondante inonde les routes. Nous devrons jouer de prudence dans la bascule vers Octon (Ravito), nous hisser au-dessus des Basses, plonger vers le Puech, jouer du toboggan pour atteindre Lacoste, et nous désarticuler à travers Clermont l’Hérault par une nouvelle route dont le pourcentage vous fait déconnecter du monde réel.

Un contraste saisissant entre samedi et dimanche, mais où l’eau est omniprésente, ruisselant dans un tumulte à la fois doux et féroce.

IMGP1228.JPG  

 IMG_7934.JPG

La saucisse est là, bien grillée, servie sous les tonnelles du Campotel, où chacun déballe son pique-nique dans une ambiance chaleureuse, alors que quelques gouttes de pluies nous rappellent que mars est là. Pourquoi ne pas commencer ce mois avec ses traditionnelles giboulées ?

IMG_7956.JPG

 

IMGP1231.JPG

 

Pour ma part, je récupère de ma chevauchée fantastique, sans avoir de souvenirs précis des derniers hectomètres qui me permettent d’être assis sur banc avec, autour de moi, énormément de sollicitude de part et d’autre. Si bien qu’un instant je me demande ce que je fais là !

 

  

Jérôme, égal à lui-même, ne m’a pas lâché d’une roue durant cette très belle virée, dans un paysage toujours exceptionnel recouvert, ici et là, d’un léger manteau blanc.

 

IMGP1244.JPG

 

IMGP1240.JPG

De ces images qui marquent une randonnée, il me reste le veau qui se blottit près de sa mère, les pattes dans la bouillasse, le héron posé sur une crête rocheuse scrutant de toute sa hauteur le torrent de la Lergue, le Pic de Vissou que nous voyons tout le long de la randonnée si bien que de, pause en pause, Jérôme et moi, faute de faire des bonhommes de neige, nous bâtissons des « Vissou » de neige.

Que c’était beau, mais que c’était dur !  

Pierre

récit et photos Pierre H.

Mise en page MFB

 

 

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |

01/03/2018

OUF !

OUF !

De la neige, de la glace, du froid, du grand vent, beaucoup de pluie, des routes inondées, des chemins impraticables. Bref ! L’hiver avec un grand H. Mais ouf ! Tout ceci c’était pour 48h après. Après quoi ?

Ce jour-là, le vent préparait sa furie tout en restant calme, le ciel limpide réservait sa colère, la neige restait sur les hauts sommets. La température retenait sa chute libre.

Les routes maintenaient un macadam très peu humide et assez bien roulant, mais avertissaient que cela n’allait pas durer. Les amandiers aiguayaient les bords des routes avec leurs parures de fleurs blanches.

Que de bonnes résolutions pour sauver une 39ème randonnée de Sérignan, la 1ère sous l’ère de Jean-Marie Hégo, nouvellement élu président de ce vélo club !

Il fallait un pouvoir surnaturel et bienveillant pour ne pas écœurer d’entrée de jeu la nouvelle équipe en place. Ne pas blesser non plus le monde cyclo de l’Hérault qui inaugure la saison 2018.

fabregues serignan 2018 6 - Copie.JPG

Pas loin de 400 participants entre route et VTT, venus de la contrée proche de Sérignan -mais aussi d’ailleurs- parcourant routes et chemins vers la grillade à Vinassan (ou au moulin de Lespignan, pour les VTT). Des cyclos surplombant le littoral Languedocien dans la bascule de la Clape, des vététistes perchés sur le promontoire de l’étang de Vendres.

Larzac serignan 2018 2 - Copie.JPG

Le plaisir des yeux pour des images qu’on ne se lasse jamais d’admirer. Le plaisir des yeux avant le plaisir de la table pour un repas choucroute dans l’espace Marius Castagné.

Un repas partagé entre les organisateurs soulagés et les randonneurs venus des quatre coins de l’Occitanie pour ne pas dire de plus loin. Albi, Argelès, Montpellier, Montauban, Adissan, du Larzac, pour ne citer qu’eux.

Fabregues Larzac serignan2018 - Copie.JPG

larzac serignan 2018) - Copie.JPG

Une ouverture cyclotouriste 2018 sous de bons présages, pour la suite de la saison. C’est toujours ce que le cyclo randonneur rêveur, espère.

Voilà la journée du 25 février 2018 qui s’achève et, déjà, le vent annonce qu’il ne faut pas trop lui demander. Car, ne l’oubliez pas, nous sommes toujours en hiver.

Et l’hiver surgit, tout à coup, avec son lot de désagréments, froid, neige, pluie glaciale, inondation et tempête. L’hiver a bien voulu faire une pause mais, maintenant, c’est à son tour de s’amuser et peu lui importe que le goudron des routes s’abîme, que la mer se déchaîne et qu’elle envahisse la plage. L’hiver n’a que faire des fleurs des amandiers. Il décide de nous mettre tous à l’amende et, pour 2018, vous irez les cueillir ailleurs vos fruits secs, nous commande-t-il !

Ouf ! 

Pierre H

Écrit par LA - mise en page MF | Commentaires (0) |