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19/11/2016

Bienvenue sur le blog de l'Amicale Larzac Aventure

 
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Amicale Larzac Aventure

34520   Le Caylar   

 

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photo GC

« Le monde dans lequel nous vivons le cyclotourisme, manque de repères. C’est le rôle de l’Amicale Larzac Aventure de redonner à chacun le goût de l’action collective et amicale, face à un environnement qui pousse à l’individualisme et à la compétition ».

Le Président 

  

Écrit par LA - mise en page MF |

Le plateau du Larzac

  "Le plateau du Larzac"

présenté par Guy Cambéssèdes

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Le nord du Larzac

 

Extraits du dossier paru dans la revue CYCLOTOURISME  N° 662 - Novembre 2016

 

Façonné par l'eau et par l'homme ...  une pelouse rase et des pierres ... un pays envoûtant ... un étonnant sous-sol ...

Un univers de solitude

Le Larzac, vaste plateau calcaire, intrigue par son aspect désertique, son immensité. Il dévoile une flore riche et raffinée. Son climat est rude, l’habitat diffus, une agriculture adaptée à ce biotope particulier y perdure. La brebis en est devenue l’emblème. L’eau, peu visible en surface, recèle une grande richesse. Ici plus qu’ailleurs, car c’est  celle venue du ciel qui a constitué l’unique ressource, et ce, durant des siècles. 

 

Causse, et pourtant…

Dans le langage courant des contrées méridionales ce mot est parfois utilisé avec une consonance péjorative. Et ce, afin de stigmatiser un lieu, un terroir désolé, sans grande attractivité. Et pourtant, c’est exactement l’inverse ; le causse regorge de richesses quelquefois dissimulées, un brin calfeutrées dans cet environnement dénudé.

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Une doline en culture

 

Au XIXe siècle, le célèbre géographe Elisée Reclus définissait cette région des grands causses méridionaux (Sauveterre,Méjean, Larzac, Noir et Comtal) comme "de hautes terres dont le pourtour est très nettement caractérisé par des remparts abrupts "  ...

   

photo 3.jpgLA CARDABELLE

La carline à feuilles d’acanthe (Carlina acanthifolia)  est une plante appartenant au genre Carlina et à la feuille des  Astéracées ou Composées.Mais en terre occitane elle est appelée « cardabelle ». Elle fleurit en été. Les causses méridionaux sont un terrain de prédilection pour cette plante rasante ; elle en est  devenue le symbole. On la retrouve séchée et clouée sur les portes des maisons en décoration, mais aussi comme baromètre. Elle est désormais protégée, ne l’emportez pas si vous la rencontrez. 

 

Une fenêtre sur le Languedoc

C’est l’extrémité sud du plateau qui sera mise en exergue sur ce parcours relativement court mais pourvu de deux sites touristiques d’exception....

 

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Saint-Pierre-de-la-Fage, son moulin à vent et sa superbe croix de pierre.

 

Reportage complet en cliquant

sur les liens ci-dessous

Dossier Cyclotourisme N° 662 - 11.2016.pdf 

Dossier Cyclotourisme photos N° 662 - 11.2016.pdf 

 

 Textes et photos : Guy Cambéssèdes 

Mise en page MFB 

 

Écrit par LA - mise en page MF |

12/11/2016

Aude, la belle Aude

 

 Aude, la belle Aude

84571944.gifLe prénom d’une femme, un corps se transformant dans une douce plaine vinicole encadrée de collines, de coteaux où le cep s’accroche.

C’est sur cette terre caressante, sur ce corps aimant, dans ces coteaux moelleux que nous avons su déguster ton primeur, cabernet-sauvignon, Merlot, Grenache, Syrah, Cinsault.

Du Corbières au Minervois, par une journée d’été en fin octobre, nous avons découvert ses tènements colorés par les pastels d’automne.

Une jolie robe, un nez et une bouche fruitée, dotée d’une belle souplesse, donne un vin primeur friand où l’œil pétillant du cyclo croise le regard de la belle Aude. Du bleu de ses yeux, coulent des larmes formant un fleuve à la fois doux et ombrageux.

 

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La belle Aude est dotée par ses vins cabernets-sauvignons d’une richesse aromatique aux notes de fruits rouges ;

  • (36).jpgpar son syrah lui donnant des vins rosés d’une belle finesse,
  • par son Merlot souple de tannins distingués
  • par son cinsault facile à boire, aux arômes de fruits rouges comme la framboise,
  • par son grenache pour terminer donnant un jus très sucré, produisant les meilleurs vins rouges et rosés méditerranéens plutôt forts en alcool et peu acides, libérant une opulence de fruits noirs comme le pruneau.

La belle Aude étale ses richesses venant d’une terre parfois pauvre.

Caillouteuse par endroits, sablo-graveleuse ailleurs. Sol chaud par-ci et froid par-là dans l’argilo-calcaire. La robe d’Aude offre au cyclo une variété de vins primeurs en même temps qu’une variété de paysages.

IMG_5506.JPGLe vent et les éoliennes, tous timides, n’oseront soulever cette robe. Alors heureuse, elle emplit son regard bleu la voûte céleste d’un bleu qui n’appartient qu’à cette terre Audoise. C’est sous cet azur, et en bordure de ce fleuve, que la vigne donne ce qu’elle a de mieux.

           

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C’est en compagnie de la belle Aude et de cyclos venus de tout horizon, que l’amicale s’est retrouvé une fois encore pour un toast : « à l’an quez ben ! »

 Pierrot

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Récit Pierre H

photos et mise en page MFB 

 

 

Écrit par LA - mise en page MF |

02/11/2016

En souvenir d'Auguste ...

 En souvenir d’Auguste … 

Lorsque nous passons à proximité des étangs de Bages, à chaque fois, Christine se remémore les souvenirs de la Semaine Fédérale de 1979. Celle de Narbonne, organisée de main de maître par Auguste Coustellié, notre ancien Président de ligue. Et d’ailleurs, la seule S.F. organisée dans notre défunte ligue Languedoc-Roussillon.

En ce samedi 15 octobre après quelques jours d’intempérie, le soleil brille à nouveau sur la plaine languedocienne. 

Nous enfourchons nos randonneuses et Christine met en route « la machine à remonter le temps ». Vaste chantier !  Le canal de la Robine est toujours là, il traverse la ville, avec ses écluses, ses quais et ponts qui font le charme de la cité narbonnaise.

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                               le canal de la Robine                                                   

Nous aurions aimé emprunter la route des salins afin de découvrir l’étang de l’Ayrole mais l’eau recouvrait le bitume. Alors nous nous dirigeons vers les chalets, les fameux chalets de Gruissan.    

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Gruissan                                          Les fameux chalets de Gruissanambiance 37-2, le matin.JPG

Mais là aussi, point de Jean Jacques Beineix ou de Béatrice Dalle, mais le décor du film « 37,2° le matin » est toujours bien présent.

 Ambiance 37°2 le matin

Etranges constructions sur pilotis, elles méritent tout de même un détour. Nous prenons le café et un bain de soleil à la terrasse de l’une d’elles, avec une belle vue sur la Méditerranée. 

Sur le chemin du retour les flamants roses nous attendaient en bordure de route. Cet oiseau à la fine silhouette a du charme et semble même le savoir ! Quelques hectomètres plus loin une colonie de canards s’était regroupée pour passer l’hiver ou bien peut-être avant d’engager une longue migration vers des contrées plus chaudes.

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Les flamants roses                    Une colonie de canards

Puis quelques taureaux et une rizière prête à moissonner : Christine se croyait en Camargue !

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Une rizière                                               Le riz prêt à moissonner

l'ecluse de Mandirac.JPGA l’écluse de Mandirac nous avons regardé avec envie la piste qui court entre ciel et eau vers l’île Ste-Lucie mais l’après-midi est déjà bien entamée, ça sera pour une prochaine fois …

L'écluse de Mandirac

La signalétique d'une autre époque

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Nous quittons les zones humides et depuis le sommet une légère bosse nous apercevons à l’horizon, la cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur. Elle donne l’impression d’un vaisseau échoué car seule son immense silhouette apparaît, la ville en léger contre-bas étant cachée par le relief.

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Au loin la cathédrale                         Le Massif de la Clape 

Quelques pédalées plus loin quelques grapillons bien mûrs nous font des signes. Alors nous stoppons notre progression afin de s’adonner à cette tradition automnale bien de chez nous : « la grapille ».

Arrivés en ville, nous contournons les belles halles couvertes et contemplons à nouveau le canal avec ce joli passage couvert sous les immeubles. Nous grimpons ensuite vers la cathédrale. Imposant édifice dont l’intérieur ne reflète pas la dimension extérieure de la bâtisse. C’est Pierrot, natif de Narbonne qui nous expliquera plus tard, le pourquoi du comment de la chose. Nous découvrons avec émerveillement la beauté des orgues, des stalles et des vitraux.

Nous flânons encore quelques instants sur les boulevards et tombons nez à nez avec une immense fresque murale immortalisant le « fou chantant ». Notre ami Francis Pandier nous dira le lendemain qu’il est né dans cette maison !

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Le Fou chantant            La mer qu'on voit danser

En quittant Narbonne nous avons eu bien entendu une pensée pour ce cher Auguste, cet ami de longue date. Il savait conjuguer à merveille Cyclotourisme et Amitié. D’ailleurs du Canigou à la Camargue il jouissait d’une profonde estime de la part des dirigeants de clubs et codep.

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Narbonne                                 La Tour de Barberousse

Voilà en quelques lignes un flash-back sur cette journée où découverte et souvenir se sont entremêlés dans le bruit des vagues et du clapotis de l’étang dans un univers où le sel et le vent sont toujours présents. 

Christine et Guy Cambéssèdes

Récit et photos Guy C.

Mise en page MFB

 

Écrit par LA - mise en page MF |

28/10/2016

Le Géant

 Le Géant !

Les superlatifs ne manquent pas pour parler de lui, pour évoquer son profil. Il peut être « mastodonte », « forteresse », « Olympe », « féroce ».

Sommet de folie, il reste à part ; on ne le mêle pas avec les autres sommets. Peut-être parce qu’il émerge seul dans le paysage comme un poste avancé de la chaîne alpine.

Cela faisait un bon moment que je n’y étais pas retourné, que je ne m’étais élancé pour tenter de le vaincre une fois encore. Et voilà que ce mardi 4 octobre 2016 je me présente, à ses pieds avec Michel (vélo club Sérignanais) .

VENTOUX 1.jpgC’est un départ de Sault pour une montée des plus faciles comparée aux deux autres routes, Bédoin et Malaucène.

Je me souviens de ma 1er montée par Bédoin ou le vent m’avait chassé de la route. Je me souviens de ma 2ème où la pluie et le froid m’avais saisi sur le versant de Malaucène. D’autres montées sont venues, par la suite, comme celle des trois versants un jour de canicule à devenir Cinglé.

J’y ai connu le supplice de la chute en montant. J’y ai connu la souffrance de crampes. J’y ai connu la joie de le franchir avec Noëlla. J’y ai connu l’inquiétude d’amis car j’avais fait une escapade seul. J’y ai connu le bonheur des autres passant au sommet ainsi que la gloire toute personnelle de basculer ce mont chauve.

En ce mardi, je refais la route qui me mène vers l’Olympe tout en pensant à toutes ces épreuves que j’ai déjà endurées dans ces lieux. Je gravis cette énorme masse dominant la Provence. J’arrive dans le néant, le désert de cailloux et l’image que j’ai devant moi me donne la chair de poule. La brise commence à se lever, j’appréhende la suite.

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Au final tout ce passe bien, je m’approche du but final. Passant devant la stèle souvenir de Tom Simpson, je regarde le chantier en train de restaurer le site du monument. Désormais des marches sécurisées, plus larges permettront de s’approcher pour un moment de recueil. Il me semble toutefois que l’on a déplacé cette stèle, qu’elle est plus près du sommet qu’avant ?

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Il me faudra tirer sur le guidon, serrer les dents pour me hisser devant la borne qui marque 1912m. En ce mardi, la lumière est exceptionnelle sur la chaîne alpestre et je profite de l’instant car quand pourrais-je faire une fois encore la montée de ce sommet ?

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VENTOUX14.jpgUne belle descente pour rejoindre le chalet Reynard où nous nous restaurons avant de descendre vers Bédoin à une vitesse rapide et où quelques moutons, au beau milieu de la chaussée, me font chasser de la roue arrière par un freinage d’urgence. La prudence me revient tout à coup à l’esprit et, à Ste Colombe, nous bifurquons à vitesse raisonnable vers Flassan, Villes-sur-Auzon et les gorges de la Nesque.

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Superbe route des gorges vers Monieux, où j’admire un étonnant canyon. La route s’élève et passe au travers de petits tunnels rocheux jusqu’au Belvédère. Les vues se succèdent toutes plus belles les unes que les autres, avec Le géant de Provence en fond. Le mont chauve est là tout près de nous et à la fois loin. Panorama unique, que ce soit de son sommet ou tout autour de lui, offre au cyclo de bien belles balades. Balades pour certains, épreuves pour d’autres, tout dépend comme on appréhende ce lieu magique.

 

Ventoux ! À une prochaine fois ?

Pierre

 

Récit et photos Pierre H.

Mise en page MFB

Écrit par LA - mise en page MF |

20/10/2016

Culture: Paul FABRE

gif-livre-23.jpgPaul FABRE vous présente ses deux nouveaux ouvrages

 

 

Cent ans de Renaissance Occitane

DE FABRE D'OLIVET à JEAN-BAPTISTE CHEZE

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et FANTAISIES CYCLISTES

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Editeur des 2 ouvrages : Gilbert JACCON - 18 ruelle Berthet - 21200 BEAUNE    www.gilbertjac.com

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Cent ans à partir de 12 €

Fantaisies à partir de 8 €

Écrit par LA - mise en page MF |

le Chichoulet

Le Chichoulet !

Notre passion pour le cyclotourisme nous porte toujours vers des extrêmes, des périples des plus tortueux, difficiles : la montagne et des cols plus durs les uns que les autres, des brevets divers à la recherche d’un tampon, d’une photo, des voyages itinérants dans l’hexagone ou dans des pays lointains. Alors, à ce moment précis, on « prend son pied », on est heureux car le challenge est atteint. On est admiratif du décor que nous offre notre randonnée. On a l’œil averti, on peut découvrir la faune et la flore.  

avocette_elegante_x275_-eb1a5.jpgMais que sait-on de ce petit oiseau qui nidifie dans notre contrée et qui donne son nom à ce port. Le Chichoulet s’envole et survole l’embouchure de l’Aude, d’un arbrisseau à la pinède toute proche, il vit dans notre Camargue à nous, l’étang de Vendres, l’étang de Pissevache.

Ses petites ailes déployées, il suit d’en haut la marée des cyclos, il les aperçoit se croiser, se doubler, s’arrêter, foncer ou se balader tranquillement.

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Il force son battement d’ailes pour les suivre vers la Pagèze, il fixe des maillots rouges de l’amicale, et ne les quitte plus. Il vole avec entrain après des journées difficiles pour lui, où le déluge et le vent marin le forçaient à rester blotti. Il découvre que le groupe en rouge s’étoffe de rencontres puis se disloque, s’étoffe à nouveau vers Salles d’Aude et son pont de Sicre.

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IMG_5452.JPGIl aperçoit les portes fermées du canal des Anglais qui verse dans l’Aude le trop-plein de l’étang de Capestang. Il est contrarié par l’horloge 24 heures, ce troublant campanile sur l’hôtel de ville de Salles d’Aude. Il ne peut voler plus loin vers la Clape et choisit de suivre encore les cyclos en rouge. De sa hauteur, il admire le gouffre de l’œil Doux que les cyclos ne verront pas.

  

Il bascule enchanté vers le littoral à St Pierre la Mer.  Il est guilleret car les eaux de la grande bleu se sont calmées, laissant sur la plage une multitude d’arbre morts et de déchets de toute sorte. Il s’en amuse et virevolte au milieu des branchages échoués.

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Il retrouve ses comparses survolant l’étang de Pissevache qui, au gré des coups de mer récents, est à nouveau alimenté par de l’eau salée se mêlant à l’eau douce provenant des sources du massif de la Clape.  Cette alternance d’eau favorisant une diversité écologique, fait que l’on trouve dans ce site lagunaire,  une lande de salicornes ainsi que la présence de près de 200 espèces d’oiseaux qui ravissent notre petit.

Il retrouve l’embouchure de L’Aude et son pont anti-sel. Il retrouve le lieu qui désormais, porte son nom, le Chichoulet. Il surveille la mouclade et en ferait bien aussi son repas. La fumée de la saucisse grillée l’éloigne un moment, les vapeurs de Sangria l’enivrent mais le taboulé le réconforterait.

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Près de 300 cyclos envahissent son domaine, sans compter ceux qui n’ont fait que passer. Il suit toujours le rouge de l’amicale mais aussi le rouge et vert du vélo club Sérignanais qui s’agite pour combler l’assistance. De l’embouchure de l’Aude, il rejoint celle de l’Orb à Valras–Plage et découvre une plage minée, elle aussi, de bois mort dont le fleuve s’est délesté.

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Pour lui, il n’y a pas d’Aude ou Hérault, il y a une terre où il se sent bien et où il vole heureux.

Il vole, il vole, et se verrait bien faire le tour de la France, suivre au plus près le contour de l’hexagone. Il s’en amuse et rendrait bien une copie d’un tel envol.

De cette envolée, il garde dans sa petite tête, la tour de Barberousse à Gruissan qui lorgne vers la Nautique. Il regarde la route bleue et Notre dame des Auzils, il aimerait s’envoler vers le Vigan, vers Clermont l’Hérault, Adissan, Rouairoux, Carcassonne, Cazouls, Maraussan ou Béziers. Pourtant, il est bien là, entre Valras, Vendres et Sérignan dans ce port qui porte son nom.

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Ce fut une rencontre-Aude Hérault avec Christine, Marie-France, Josie, Martine, Maguy, Josette, Annie, Suzie, Noëlla, Guy, Bernard, Robert, Jacques, Michel, Claude, Jérôme,  Jean-Marie, Gérard, Francis et Pierrot.

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récit Pierre H

photos Pierre et MF

Les photos

cliquez sur le vignette ci dessous ou consultez l'album photo en marge.

 

 

 

Écrit par LA - mise en page MF |

13/10/2016

Le Caylar 8 et 9 Oct.2016

1zzhy83.gifWeek-end d’automne

A ne pas confondre avec le titre d’Etienne Daho « week-end à Rome ». Nos pédalées n’avaient peut-être pas le swing du dandy de la chanson française mais elles exprimaient par contre toute l’élégance et l’authenticité de notre cher Larzac.

 

 

Le rendez-vous automnal est aussi l’occasion de réunir la quasi-totalité des membres afin d’assister à la traditionnelle assemblée générale. Moment privilégié dans la vie de toute association. D’ailleurs les édiles de l’Amicale n’avaient programmé qu’une courte sortie le samedi matin afin de consacrer l’après-midi aux travaux statutaires.

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Après la photo de groupe et la visite d’Hubert (l’organisateur du festival du Roc-Castel qui fait l’éloge du voyage lent chaque année, fin juillet-début août) la troupe s’est donc élancée en direction de St Félix-d’Héras et des Rives. Puis toujours par de petites routes nous sommes remontés vers le plateau du Guilhaumard avant de bifurquer vers la Couvertoirade. Midi pétantes nous étions de retour au Caylar.

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Durant notre courte absence, deux diligences avaient rejoint la bourgade caussenarde. L’une venait de la capitale des Cévennes et l’autre avait pris formation dans la cité épiscopale d’Albi. Elle avait ensuite gagné le Rouergue et sa place forte de Rodez avant de passer le Tarn à Millau. Le premier carrosse avait emmené Eddius et Messire Albert depuis leur bonne ville d’Alès. Du second, nous vîmes descendre l’Apôtre en personne, ce bon Henri quelque peu « rafistolé », mais toujours là et heureux comme un pinson ! Il était accompagné de son complice de toujours, compagnon de longue muletade, en la personne de notre Ami Jean Barrié. Un grand merci à Cécile et Danielle d’avoir assuré le covoiturage.

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chaleureuses retrouvailles

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heureux comme des pinsons

Chaudes accolades et effusions de joie ont accompagné ces chaleureuses retrouvailles ! Après un pique-nique en ville (une fois n’est pas coutume) l’assemblée générale pouvait donc commencer devant une salle comble. Je laisse le soin à notre secrétaire général d’en établir un compte rendu précis et circonstancié.

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Comme à l’accoutumée la soirée a été très agréable. Côté repas c’était blanquette de veau, et au dessert Noëla nous a offert le muscat à l’occasion de ses 35 ans ! Côté music-hall, la première partie fut réservée aux frères Karamazov ; du talent à l’état pur, sans doute une belle carrière en perspective, en quelque sorte les « Fréro Delavega » en version occitane.

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le traditionnel banquet

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les oignons doux des Cévennes

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la famille BOSC, Cécile et Henri        la table du Président    

  

5 (Copier).JPGAlors que la soirée battait son plein, en cuisine Josie dirigeait les opérations avec Jacques, Pierrot et Jeanine comme commis. En salle, Jean-Marie jouait au sommelier et Claude assurait avec brio le rôle de maître d’hôtel !

                  en cuisine « chaud devant ! 

   

 

           

Jean-Marie, le sommelier                           et Claude en maître d’hôtel

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La deuxième partie fut entièrement consacrée au « one man show » de notre Ami Robert de St-Etienne-de-Gourgas. Après avoir rempli le « Zénith » de Soubès et « l’Arena » de Pégairolles-de-l’Escalette, il s’attaque désormais au difficile public du plateau. Un numéro d’exception avec les histoires incontournables de « Batistou » et de « Lucette » mais aussi, les aventures des habitants des villages de « Mounte-dabale » et de « Couillonas ». Outre ses talents de conteur notre Ami Robert possède la subtilité d’offrir une traduction instantanée de ses palabres à l’auditeur non formé aux rudiments de l’occitan. Chapeau bas ! Après de nombreux rappels, l’artiste s’est retiré de la scène alors que le jour commençait à poindre sur les crêtes dominant St-Michel-d’Alajou ! Une soirée mémorable !

Dimanche matin, la « rispe » avait quelque peu baissé d’intensité mais le froid était toujours bien présent. Ah ! Le Larzac (dixit Eddius).

Les premières pédalées plein Est nous offraient les Cévennes en toile de fond, puis après le passage de la Virenque (la rivière et non le coureur), le petit causse de Campestre s’offrait à nos roues un court instant. Sauclières, c’est déjà l’Aveyron et le causse n’est plus très loin.

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lorsque deux muets se rencontrent... 

La place de l’Hospitalet connut une belle effervescence avec notre pause-déjeuner prolongée.

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pause-déjeuner à l’Hospitalet

Puis une superbe petite route entre forêts et cultures nous emmena jusqu’à La Cavalerie. Et puisque nous n’étions pas à Rome nul besoin de chercher la cité du Vatican. Nous nous sommes donc contentés de visiter le vieux bourg avec son enceinte fortifiée très bien restaurée. La Cavalerie, d’ailleurs mérite un détour.

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 entre forêts et cultures

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la Cavalerie

Le retour, vent dans le dos fut une formalité, une « rigolade ». Le pneu arrière de Christine en profita pour « crier cèbe », c'est-à-dire « s’ouvrir comme un livre ». Il fallut le « pétasser » avec un bout de carton. Cinq princes charmants se sont précipités non point sur Christine mais sur le pneumatique moribond afin de réparer au plus vite.

La reculée de Cornus à la retombée du causse nous offrit une belle échappée visuelle.

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Cornus, à la retombée du causse

Et à La Pezade, un troupeau de moutons et son berger semblaient nous attendre ; comme une image d’Epinal.

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une image d’Epinal

A l’entrée du Caylar, la lavogne dans une lumière de fin d’après-midi m’arrêta net, pour un cliché supplémentaire. Comme un point final à cette belle journée.

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le clap de fin

Un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui ont œuvré à la réussite de ce week-end d’automne sur le Larzac.

Christine et Guy

 LE GROUPE DES MARCHEURS

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PLUS DE PHOTOS 

cliquez sur la vignette ci-dessous, ou consultez l'album photo en marge

 photos Jeanine, Pierrot, Guy

mise en page MF

 

Écrit par LA - mise en page MF |

30/09/2016

La Baragogne

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LA BARAGOGNE

Dans des temps très lointains, à Saint-Christol, il y avait une baragogne.

Plus terrifiante que le babau, plus méchante que la roumèque, elle vivait dans un puits où les saint-christolaines allaient remplir leurs oules et les saint-christolains leur pichet d'eau pour colorer le pastis.

La plupart du temps, elle se tenait tranquille, la gueule fermée et les yeux clos.

Mais quand un enfant n'était pas sage, que ni punitions ni sermons ni fessées n'avaient pu le corriger, elle ouvrait ses paupières vertes, elle grimpait hors du puits et là, elle ouvrait son immense gueule rouge tapissée de dents jaunes. Les écailles verdâtres dont son corps était couvert dégageaient une odeur nauséabonde et elle se laissait retomber sur le méchant enfant et l'emportait au fond du puits pour le dévorer à son aise.

Et, se retournant vivement, elle replongeait comme une énorme couleuvre dans le puits. On ne voyait plus que bout de sa queue fourchue et puis, plus rien...

Tous les enfants avaient peur de la baragogne.  Sauf un.

On l'appelait Calandras. Parce qu'il était vraiment méchant.

Dès qu'il y avait une bêtise de faite, un méfait accompli, un larcin découvert, un animal estropié ou une cruche cassée, ce n'était qu'un seul cri : C'est la faute à Calandras ! La baragogne le mangera !

Mais il s'en moquait bien et continuait en ricanant à voler les œufs dans les poulaillers, à couper les raisins avant qu'ils soient mûrs et à montrer son derrière aux vieilles qui sortaient de l'église.

Mais celui qui ne s'en moquait pas et qui avait grand peur, c'était son frère jumeau qu'on disait le Bravet, tellement il était gentil et serviable et poli que c'en était un bonheur. Il était aimé de tous et même des animaux. On ne savait pas comment, mais même les taureaux sauvages et noirs ne le chargeaient pas et venaient manger dans sa main. Malgré toutes ses bêtises et ses mauvaises paroles, il aimait son frère Calandras et il vivait dans la peur que la baragogne ne l'emporte au fond du puits pour le dévorer.

Ce qui arriva un jour et n'étonna personne.

Quand Bravet appris la nouvelle en revenant de la vigne où il avait travaillé toute la journée, il se précipita vers le puits, se pencha sur la margelle et appela :

- Baragogne ! Baragogne !

Une voix très désagréable monta des profondeurs noires en même temps qu'une odeur pestilentielle :

- Qui vient me déranger juste au moment où j'allais commencer mon repas ?

- C'est moi, Bravet, le frère de celui que tu vas dévorer !

- Toi aussi, tu as fait des bêtises ?

- Non. Mais j'ai une proposition à te faire.

- Tu veux le remplacer ?

- Non, dit Bravet. Mais je sais qu'il y a fort longtemps que t'as rien mangé et tu dois avoir grand faim. Et mon pauvre frère n'est pas très gras, tu n'en feras qu'une bouchée et ensuite tu auras encore plus faim. Je te propose de t'emmener un autre enfant dix fois plus gros et cent fois plus méchant, tu en auras pour ton estomac !

- D'accord, dit la Baragogne, mais ne tarde pas ! 

Quand Bravet revint, la Baragogne était sortie. Elle tenait serré sous son ventre le pauvre Calendras qui pleurait et se lamentait et promettait de devenir le plus gentil des enfants.

- Alors, dit la Baragogne, où est cet enfant si gras et si méchant ?

- Lâche mon frère, dit Bravet.

La vilaine bête repoussa Calendras qui s'enfuit en hurlant, laissant derrière lui un sillage de salive verdâtre.

- Voici ta nourriture, dit Bravet.

On vit s'avancer un énorme enfant, presque aussi grand que le clocher de l'église. Ses vêtements étaient tellement serrés qu'ils semblaient prêts à éclater. Ils étaient fait de cent et cent morceaux comme ceux du Pétassou. Il avait un chapeau enfoncé très bas et on ne voyait pas son visage. Il avait d'une drôle de façon de marcher, comme s'il avait quatre pattes au lieu de deux jambes.

- Il n'est pas très appétissant mais il est fort gras, dit la Baragogne.

Elle ouvrit sa large gueule rouge et la referma sur l'enfant gras.

Et le recracha :

- Aïe ! Aïe ! Aïe ! Hurla-t-elle. Ce n'est qu'un mannequin !

Et elle se mit à cracher comme des pépins toutes les souches ont il était fait.

- Tu m'as trompé ! Hurla-t-elle, mauvaise. Mais avant que je ne te dévore, dis-moi comment as-tu fait pour le faire marcher ?

- On m'a aidé ! Dit Bravet.

- Qui ? Éructa la Baragogne.

- Lui ! Dit Bravet en montrant un taureau noir qui grattait le sol de la place et qui, d'un coup, fonça sur la Baragogne, la fit virevolter sur ses cornes et la précipita dans le puits où elle disparut.

Il y eut des éclairs et de la fumée et quand elle se dissipa Bravet s'aperçut que le puits s'était refermé et qu'il avait disparu. Où se trouvait-il ? Nul ne s'en souvient. Mais attention à ne pas trop faire de bêtises, il pourrait peut-être se rouvrir... 

René Escudié - 09.2010

Et c'est ainsi que traditionnellement, à Vauvert, en fin de repas, avec une banane on confectionnait la baragogne pour les enfants.

Démonstration par Christine C.

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En image c'est sympathique, mais racontée par Christine avec l'accent de Vauvert, ça devient une histoire, ô combien passionnante, même pour les grands !!! ...

photos Guy C.

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Au pays du pharaon

 

Au pays du Pharaon 

C’est sur cette « bosquerie hivernale » qu’il convient d’introduire ce compte-rendu.

Lorsque l’amicale dévoila son projet de séjour estival en Ariège, notre cher ami Henri déclara « Toutankhamon ». Peut-être voulait-il dire « tous à Camon ». L’Apôtre a de l’esprit et cela est bien connu.

Guy Cambéssèdes

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Ils sont fidèles et généreux en amitié nos amis de Larzac Aventure. Généreux comme leur accent si bien venté par Christine déclamant un soir le beau poème de Miguel Zamacoïs.

Cet accent est différent selon l’origine des membres de l’Amicale : Carcassonne, Montpellier, Béziers, Frontignan, Clermont l’Hérault et j’en oublie : il roule et chante comme le vent d’Autan ou le Mistral, il est calme et rayonnant comme la chaleur de l’amitié et cède parfois à l’orage de la colère, de l’emportement et la discorde. Nous avons pu apprécier au cours de cette semaine, tous ses aspects : Du partage, de beaux éclats de rire mais aussi une surprenante dispute aussi soudaine que très vite dissipée.

Cette année j’ai fait la connaissance de Bernard et Gisèle Lescudé ainsi que celle de Guy et Christine Cambéssèdes. Je n’ai pas revu Michel et Martine occupés ailleurs à cette période.

Clarisse qui devait venir avec moi a déclaré forfait, s’étant fracturé un poignet en tombant de vélo ; c’est Luc qui a pris sa place.

Les circuits proposés par Bernard Lescudé étaient bien pensés, équilibrés : dénivelés conséquents mais distance modérée.

IMG_0032.JPGLe lundi nous a conduits vers Mirepoix pour une petite mise en jambes de 64 km : voilà qui m’a permis de compléter la visite de ce BPF que j’ai vu pour la première fois en avril 2015. Notre arrivée sur la belle place située au centre de la vieille ville se fait au beau milieu d’un marché qui bat son plein.

Nous trouvons refuge à l’ombre de la bastide tout près de l’entrée de la mairie : piquenique et petit café se prennent au milieu du tintamarre des chalands qui plient et rangent leurs marchandises dans les camions.

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Retour en plein cagnard par une bonne partie de voie verte, nous faisant éviter la départementale assez encombrée. Au retour nous faisons une halte pour admirer les ruines du château féodal de Lagarde.

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Le mardi c’est Bernard L., lui-même qui nous guide depuis Chalabre où nous le retrouvons. 

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Le col des 3 Bernard ...

Il nous mène jusqu’à la ligne de partage des eaux entre atlantique et méditerranée.

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Puis ce sera la descente jusqu’à Limoux que nous ne prendrons pas, hélas, le temps de visiter. L’objectif est d’atteindre Alaigne, joli village en rond, caractérisé par ses circulades : des rues concentriques convergeant vers la place centrale où nous avons recherché les rares zones d’ombre pour pique-niquer. La chaleur est écrasante et notre retour sera éprouvant. A peine arrivés nous nous désaltérons et une petite sieste est la bienvenue. Chaque soir nous nous retrouvons à proximité du campement de Jeanine, Cécile et Andrée pour y rendre un petit verre de vin frais. Un moment festif apprécié de tous. Gérard propose toutes sortes de saucissons et autres saucisses sèches dont il est amateur et qu’il découpe avec amour.

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Le mercredi nous prenons un départ excentré en faisant une approche avec nos véhicules jusqu’à Quillan.

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De là nous rejoignons Bugarach situé dans l’Aude, connue pour être le lieu du point culminant des Corbières, mais pas seulement.

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Allez savoir pourquoi, ce lieu est doté de propriété telluriques particulière que certains illuminés crurent être l’un des seuls lieux qui serait épargné lors de la « fin du monde » qu’un bon nombre croyaient voir advenir à la fin de l’année 2012. Bon ! Nous n’avons rencontré  aucun de ces êtres bizarre ni aucun extraterrestre. C’est là cependant que notre groupe se sépare en deux : ceux qui veulent rentrer à Quillan et ceux qui souhaitent faire la traversée des gorges de Galamus.

Luc et moi sommes de cette deuxième équipe. Après une délicieuse halte à Cubières-sur-Cinoble pour un piquenique sur la terrasse ombragée d’une auberge où nous dégusterons de petits fromages frais, nous traversons les gorges magnifiques et je suis heureux de partager ça avec Luc et mes autres compagnons.

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Notre retour se fait par Saint Paul de Fenouillet pour terminer en descendant à travers les belles gorges de la Pierre-Lys. Nous prenons un rafraichissement à Quillan avant de retourner au campement. 

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Le jeudi, démarre dans la grisaille, on peut même voir qu’il y a eu une ondée avant notre levé. Bien qu’annoncé à la météo, voilà qui nous surprends. Nous prenons la route à la suite de Bernard L. que nous retrouvons à Chalabre. Nous roulons vers Puivert, le petit col de la Babourade où, surpris par une averse de bruine, nous écourtons en raison de la faible visibilité pour redescendre vers Bélesta et découvrir un peu plus loin la source intermittente de Fontestorbes. Fougax-et-Barrineuf sera le lieu de pique-nique. Quelques courageux, dont Luc et moi irons visiter le village de Montségur. Nous nous retrouvons tous à Fontestorbes pour prendre un petit café avant de rentrer tranquillement au campement sous le soleil qui chauffe à nouveau la vallée. Une belle soirée sera l’occasion pour Luc de faire découvrir quelques petits vins bordelais au cours du dîner.

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Vendredi sera une petite journée pour finir cette semaine. Jacques et Josy, rentrent au Bercail et nous avons le plaisir de voir Claude et Maggy, nos chasseurs de cols qui sont venus passer cette journée avec nous.

Le programme consiste en une vaste boucle passant par Laroque-d’Olmes, Lavelanet, Bélesta où nous piqueniquons, le col Del Teil, pour faire la visite d’une ferme « les papillons d’Amarante ». Quelques un nous quittent et nous entrons dans la chaleur tropicale de la serre à papillons : principalement des espèces exotiques aux couleurs chatoyantes, papillons de nuit et de jour, Chenilles vertes énormes, cocons invisibles dans les feuillages sans oublier quelques espèces imitant les feuilles, se confondant avec leur environnement : un moment apprécié de tous.

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Notre retour jusqu’à Chalabre se fait quasiment sans donner un coup de pédale et partiellement à l’ombre… Génial ! Et pour finir un rafraîchissement à la terrasse d’un café.

Notre séjour ce clôture autour d’une table bien sûr : ce soir cassoulet maison ! Une merveille.

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Encore une belle semaine d’amitié et de découverte partagée avec l’amicale.

Récit Phil. Maze

photos PM, JL, MFB

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23/09/2016

semaine fédérale 2016

DSCF3498.JPGLa Semaine Fédérale 2016 à DIJON

Comment raconter une semaine fédérale, moi qui n’en ai que 4 au compteur depuis ma 1ère en 1994 ? Comment la comparer avec une autre, alors que le temps a passé, les modes ont changé, les cyclos ne sont plus ceux qu’ils étaient ?

Si mes deux premières furent pour accumuler les kilomètres sans me soucier des brevets ou tampon, les deux autres, dont Dijon, furent tout le contraire : la chasse au tampon, le Brevet des Provinces Françaises. Là s’arrête les comparaisons sinon je passerai mon temps à louer une, et décrier une autre, à cause de mes propres centres d’intérêts.

semaine-or.png« Chouette ! Une semaine en or »

voilà le slogan de cette 78ème semaine fédérale internationale !

Chouette, symbole de Dijon, est là figée, dans le mur de l’église Notre dame de Dijon. Elle fait aussi partie intégrante de certaines rues dijonnaises, il n’y a plus qu’à la suivre et la capitale de Bourgogne se dévoile à vous.  

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Cité des Ducs de Bourgogne, la ville se met à nu à chaque coin de rue, des maisons à colombages aux hôtels particuliers, en passant par le musée de François Rude, celui des beaux-arts, la Chartreuse et son puis de Moïse. Sans oublier sa gastronomie à laquelle nous ferons honneur avec Noëlla, un midi alors que le repas du soir pris dans l’université ne nous proposera que des plats, certes bons, mais bien banals pour une région qui s’enorgueillit de sa gastronomie locale.

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Enfin, le plus important étant, pour nous, la découverte d’une partie de la Bourgogne, le 1er jour, nous sortons de la cité des Ducs de Bourgogne pour nous fondre dans cette masse de cyclos venue de tous horizons. Au premier matin, il nous faudra de la patience pour nous extirper de cette cohue qui encombre chaque carrefour !

C’est par le pays des sources et de la cocotte que nous commençons réellement notre semaine fédérale Noëlla et moi. Pour la cocotte, on reviendra, car le parcours est bien trop long pour la célèbre marque de la cocotte-minute ! Et pourtant nous passons de longues et agréables minutes pour entrapercevoir les sources où plutôt la résurgence du creux Bleu, car la source se situe plus au nord sur le plateau de Langres. C’est une couleur éclatante vert émeraude des plantes aquatiques qui attire l’œil, c’est un lavoir équipé d’un système de rehausse pour la position des planches à laver qui attise la réflexion du cyclo.  

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le creux bleu

Puis, à Is Sur Tille, un grand pont avec 5 arches d’un côté et 6 de l’autre, intrigue ce même cyclo, mais quel est donc ce mystère ? La vérité, le cours d’eau passe sous une maison qui devait jadis actionner un moulin, et l’eau ensuite ressurgit de l’autre côté par une 6ème arche. Une première journée entre cours d’eau, bourgs bien fleuris et bien belles forêts.

Au 2ème jour, je retrouve mon élément de toujours, celle qui a bercé mes jeunes années, qui a occupé aussi « le temps libre » que mes courtes études m’ont laissé : La vigne. Le vignoble réputé de Bourgogne est là autour de nous. Tout est « Nickel chrome » au carré et déjà prêt pour la vendange à venir. Les petites routes traversant le vignoble nous portent dans des bourgs de renommée mondiale : Nuits st Georges, Pommard, Meursault, Gevrey-Chambertin, autan de routes, traverses, Cv sinueux pour franchir les différents coteaux.

DSCF3821.JPGAutant de grands crus, autant de villages aux riches et magnifiques domaines, comme à Savigny les Beaune traversé par le Rhoin sous affluent de la Saône, qui donne un cachet particulier au bourg. Que dire de plus quand nous traversons Beaune, que nous devinons les hospices, que je déguste un Kir, le vrai, l’unique dit-on ici.

 

Une bonne larme de crème de cassis dans un Bourgogne Aligoté et le voilà qui passe très bien, même s’il est encore tôt dans cette matinée où nous récoltons notre 1er tampon (BPF Beaune). Suivra celui de la Rochepot avec son château avec tuiles vernissées de Bourgogne et de deux tampons, la moisson commence bien.

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Savigny Les Beaune

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Pour le 3ème jour, avec Gérard, on évite la sortie de Dijon avec les vélos. Une fois suffit ! Une avancée en voiture et le 1er point de contrôle à St Seine l’Abbaye nous fait découvrir l’abbatiale dont le chœur est éclairé par une grande rosace, et dans les transepts des pierres tombales dressées où l’on distingue des portraits. La visite nous mène à découvrir des fresques très abîmées. L’endroit est riche de découvertes, et c’est ici que nous obtiendrons notre 3ème tampon sur nos cartes.

La sortie du village sera des plus compliquées avec un raidillon, pour ne pas dire plus. L’effort est intense et la cohue dans la pente me fait poser pied à terre. Il faut zigzaguer entre les cyclos pour s’en sortir. Jacques et Josie qui nous accompagnent sur cette journée passent sans encombre l’obstacle sur leur tandem, Gérard et Noëlla aussi posent pied pour éviter de se prendre « un gâteau, une gamelle, ».

Le parcours nous amène à la source de la Seine, non pas sur le plateau de Langres mais sur la commune de Source-Seine. C’est une bonne descente qui se transformera en montée pour le retour, qui nous porte sur une oasis de verdure humide, où un nymphée protège la source de la Seine (ou plutôt la résurgence). La Seine et son premier pont pour la franchir est là, sous nos pas, toute petite, toute fragile.

Statue Vercingetorix.jpgDes eaux de la seine, à Paris ou « Parisii ou encore Lutétia » l’histoire nous cueille à chaque tour de roues, avec le BPF de Alise Ste Reine et le site d’Alésia. Il faudra mettre souple, extrêmement souple pour pouvoir s’élever sur la bute où trône une monumentale statue, représentant le chef de toutes les Gaules, « Vercingétorix » et dominant la vallée et le musée parc d’Alésia.

Le jour suivant, nous ferons le parcours prévu le 1er jour de la SF, On abandonne l’organisation du jour pour voir et pédaler le long du canal de Bourgogne, et pointer par là-même Châteauneuf. Il faut s’arracher pour arriver près du Château de la commune, s’échiner tellement que mon pédalier rend l’âme, et c’est tous petons dehors que je finis la dure montée. Le soir la permanence m’apporte l’artisan approprié pour corriger le souci de ma randonneuse.

C’est avec un axe de pédalier neuf, que j’attaque avec Noëlla l’ultime journée de cette SF en Dijonnais. Nous ferons comme la veille : nous filons en décalé vers Châtillon sur Seine que nous n’avons pu faire le jour j. Montbard et le parc de Buffon sera notre point de départ, juste sous la tour de l’Aubespin plus précisément. Partant de cette haute tour de près de 40 mètres, qui offre un panorama fabuleux sur Montbard et la vallée de la Brenne, nous pédalons vers l’abbaye de Fontenay ou une visite s’impose. Une des merveilles de Bourgogne que nous visitons Noëlla et moi pendant que Gérard jouera les gardiens pour nos bécanes. Nous visitons la salle capitulaire, puis le Scriptorium (ou salle des moines), le dortoir à l’étage, le cloître, c’est une bien belle visite que nous, nous sommes octroyé Noëlla et moi dans ce lieu authentique et spirituel.

 

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Montbard

Reprenant la route avec Gérard, nous voilà traversant Villaines en Duesmois avant de s’engouffrer sur le parcours, pour découvrir Châtillon et tamponner notre dernier Bpf. Nous en profitons pour admirer la résurgence de la Douix qui, dit-on, est le plus ancien lieu de culte celtique.

Voilà ! La semaine en or se termine dans ce terroir mondialement réputé. Nous ne connaissions la Bourgogne que par les on-dit, les émissions Tv et, bien entendu, par nos amis qui avaient déjà eu la chance de parcourir cette contrée. La Bourgogne et ses terroirs, la Bourgogne et ses religieux sans qui les crus n’auraient pas grandi.

 Rendez-vous à Mortagne au Perche.

 

Pierre

récit et photos Pierre H.

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19/09/2016

les cycles Berthoud

Les cycles Berthoud : ça roule toujours …

Après une période de référence dans le gotha des constructeurs de cycle, le fabricant de Pont-de-Vaux connu quelques temps plus discrets. Préférant sans doute privilégier l’innovation en matière de selle cuir ou développer une gamme de bagagerie déjà célèbre.

Nos montures ayant besoin d’une sérieuse maintenance, nous avons mis le cap sur la Saône et Loire afin de revenir à la source.

Là, où tout a commencé pour nous, il y a maintenant deux décennies.

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la célèbre boutique de Pont-de-Vaux

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avec de belles machines exposées

Le rendez-vous étant pris depuis quelques jours nos machines sont rapidement emmenées dans le coeur de l’entreprise. Nous suivons pas à pas, en traversant les ateliers où de grosses machines nous apparaissent comme des monstres bizarres. Plus loin, des dizaines et des dizaines de selles attendent leur emballage final. Il s’agit des fameuses selles en cuir signées GB. Véronique s’active dans l’atelier bagagerie où l’odeur de cuir et de la toile flotte en permanence. Mon sac de guidon passera sous peu entre ses mains expertes afin de recevoir quelques coutures réparatrices et lui redonner un air de jeunesse.

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Christine avec Vincent le nouveau mécano

Un état des lieux est dressé par Vincent, le nouveau mécano de la maison (Pierrot étant désormais à la retraite, mais toujours proche de l’atelier). Il a certes, la jeunesse pour lui mais déjà un parcours de qualité dans l’univers du cycle. Les consignes sont données nous nous retirons. Mais comment occuper une journée de vacances sans vélos ? Heureusement les caves ne manquent pas dans le secteur. C’est celle de Juliénas qui nous accueille pour une dégustation et quelques achats. La gastronomie étant une des valeurs essentielles du Cyclotourisme, nous ne manquons pas à notre devoir !

En fin d’après-midi, comme convenu, nous retrouvons le magasin où Isabelle, la secrétaire comptable, nous accueille mais avec une surprise de taille ; le créateur de la marque est bien présent. C’est toujours un réel plaisir que de rencontrer Gilles Berthoud, sa passion pour la fabrication de bicyclette et sans égal et son franc-parler bien connu dans le « landerneau » du vélo.

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et avec le big-boss en plus !...

 

La société a changé de statut, un partenaire Philippe Marguet, admirateur et client de la marque, est venu dynamiser l’entreprise et de ce fait le fondateur, a tout son temps pour discuter, et ce, en toute décontraction. Et les sujets ne manquent pas : les machines, le carbone, l’acier, la Fédé, René Luchaire, les Durand, la famille Izard et consort, tout y passe sans éviter : le made in china …

L’homme n’a jamais fait dans la dentelle et nous livre son point de vue sans ambages, ni retenue : du « live ». Nous sommes sur la même longueur d’onde, loin de tous les atermoiements de cette mode aux accents versatiles.

Quelques belles bicyclettes ornent toujours la vitrine du magasin, du cousu main qui fait briller nos yeux. Nous avions découvert ces fameuses machines lors de la semaine fédérale d’Haguenau, c’était en 1982 et nous nous étions promis que si un jour nous faisions monter une randonneuse, ce serait une « Berthoud ». A cette époque-là nous avions d’autres projets et la vie devant nous …

Puis, bien plus tard le jour de passer commande est venu, précédant évidemment celui de la livraison. Instant merveilleux, lorsque ce  jouet de noël  pour adulte se libère de son voile protecteur et apparait à votre regard. Puis c’est le galop d’essai et la route qui s’ouvre à vos roues …

La journée touche à sa fin, Philippe nous salue avant de regagner son domicile. Il nous dit tout le bien qu’il pense de la nouvelle selle que je viens d’acquérir. Il l’a essayé sur le PBP 2015 et n’en tarie pas d’éloges.

Avant de quitter cet antre voué aux cycles, nous bavardons encore quelques instants avec le maître des lieux et je lui déclare que lorsque Christine pénètre dans sa boutique, elle considère bien volontiers qu’à ses yeux de cyclotouriste ; c’est l’équivalent de la visite de l’une des célèbres échoppes qui magnifient la place Vendôme ! Cette boutade l’a bien fait rire et nous nous sommes séparés ainsi.

A noter, que la nouveauté de la rentrée des Cycles Gilles Berthoud, sera l’arrivée sur le marché, du rétroviseur maison, du Gilles Berthoud bien sûr, et comme d’habitude un objet que ne l’on pas déjà vu ailleurs. Cela s’appelle de l’exclusivité, de la création …

 

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la photo de famille avec le patron, la secrétaire de direction - hôtesse d'accueil depuis 19 ans

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 la griffe du maitre

Malgré la pluie persistante, ce fut, une bien belle journée de cet été 2016. 

                                                                                       Christine et Guy Cambéssèdes

récit et photos Guy C.

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02/09/2016

Le Canal de Bourgogne

Le Canal de Bourgogne

C’est la 2ème quinzaine de Juillet que 3 aventuriers de Larzac Aventure, Jacques , Nicole, et Carmen, décident de partir faire le Canal de Bourgogne à vélo.

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Partis de Dompierre / Besbre, où nous avons été très bien reçu pour une nuitée chez nos amis André et Solange dans leur moulin à grains qui fonctionne encore, nous sommes arrivés à 45 km prendre une navette pour Auxerre. De là nous avons roulé sur le canal de Bourgogne jusqu’à     Le Pont D’Ouche afin de rejoindre Beaune par la route de vins, les plus prestigieux.

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Ensuite nous avons emprunté le Canal du Centre jusqu’à Paray Le Monial et enfin le Canal latéral à la Loire jusqu’à Dompierre où André et Solange ont bien veillé sur notre voiture et notre « carriole ».

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Nous avons pu profiter d’un séjour ensoleillé et d’un parcours fleuri et de plus en plus fleuri à chaque écluse. C’est sans compter sur la gentillesse des personnes rencontrées aux différentes étapes. L’exemple le plus émouvant a été celui d’un groupe frères et sœurs, cousins et cousines randonnant une dizaine de jours tous les ans sans leur conjoint, pour revivre leurs vacances ensemble chez leurs grands parents. Nous n’oublierons pas non plus les amis de Jacques : Régis et Florence que nous avons visités à Saulieu à 20 km de là, et qui nous ont invités à manger à une table des plus et des mieux garnie.

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Nous en avons profité pour faire un peu de tourisme et nous nous sommes arrêtés à

      • Lapalisse et son château,
      • Pouilly en Auxois et son tunnel canal qui passe sous la ville,
      • Beaune, sa vieille ville, ses halles, et son hospice,
      • Paray le Monial, sa basilique, son office de tourisme,
      • Digoin avec son église, son canal du centre et son pont canal,
      • Dompierre et son abbaye des sept fons (sa chapelle, sa boutique).

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Nous nous sommes promis de renouveler ce genre d’aventure placée sous le signe de la découverte et de l’amitié.

Nicole, Carmen et Jacques

récit et photos Nicole et Jacques I.

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25/08/2016

Les Cascades d'Orgon

 

Les Cascades d'Orgon

Nous voici au dimanche 21 Août où enfin d'excellentes conditions météo permirent à cinq intrépides marcheurs larzaciens de se retrouver dans le massif de l'Aigoual pour effectuer la jolie boucle dénommée "Les Cascades d'Orgon".

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Après avoir franchi la célèbre passerelle et mis nos articulations à rude épreuve pour descendre les 370 m de dénivelée à travers la magnifique forêt de hêtres (en pensant aux fadas qui l'effectuent vélo sur l'épaule !) nous avons effectivement traversé, sans risque de noyade, la cascade du Coudoulous puis le long de l'agréable sentier en corniche,  avons pu profiter du grandiose panorama sur le col du Minier et le pays viganais.

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Le passage devant le gîte de Cap de Côte nous rappela de mémorables souvenirs qui nous conduisirent tout naturellement au Serre de Toureille.

Aujourd'hui pas de transhumance en vue, le gardien surveille seulement qu'aucun incendie ne se déclare sur son large site d'observation.

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Un peu plus haut bien sûr, le détour s'impose par le tombeau d'André et Lélette CHAMSON et la salle à manger du pique nique tout proche sera  l'occasion d'une lecture de paysage détaillée en 4 chaînes de montagnes s'offrant à nos mirettes.

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Pour le retour vers les cascades d'Orgon initiales, une variante du nouveau tracé du GR à travers les pistes ombragées du massif de l'Aigoual révéla les talents d'orientation du meilleur randonneur d'entre nous, qui faillit en perdre la boussole...

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Bref, ce fut une bien belle journée placée sous le signe de l'Amitié prolongeant le rendez-vous estival que nous souhaiterions renouveler plus souvent.

Photos et récit Jeanine L.

 

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22/08/2016

Rencontre amicale sur le Larzac

 1°/ Récit et photos Pierre H 

Un Guide pour apprendre !

La pluie pour se souvenir !

C’était un temps à laisser les vélos au garage et ce fut chose faite, mais il fallait plus pour que celles ou ceux qui les chevauchent restent à l’abri.

Une bonne vingtaine de cyclo sans vélo s’étaient donné rendez-vous près de la gendarmerie du Caylar pour une journée de visite, d’écoute, d’enrichissement géologique et historique.

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Une écoute sous les capes, ponchos, parapluies et capuches sur le Causse de Campestre, non loin du Luc. Une écoute silencieuse pour s’imprégner d’une page de faits historiques du lieu, si bien raconté par notre guide du jour.

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chemin faisant....

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Un paysage campé de buis dans un relief de collines, où des parcelles de terrains privés sont délimités par des barbelés, qu’il faudra franchir pour aller à la découverte d’une doline d’effondrement karstique.

 

 

Une doline pour accéder à un abîme empreinte à la fois d’un souvenir de bagne pour enfant avec son lots de misère et son utilité aux dépôts de fromages afin qu’ils développent la moisissure, pour une maturation au goût particulier. 

 

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doline et ruine

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C’est à l’abri d’un tunnel de plus de 200m de long en pente, avec des lampes pour bien voir où poser ses pieds, que nous accédons à l’abîme de Saint-Ferreol. Après les 62 mètres de profondeur de l’aven nous pénétrons dans une salle à – 80 mètres par un escalier de 12 mètres de haut aux marches régulières mais rendues glissantes par quelques gouttières.

 

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le tunnel

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Nous pousserons la visite jusqu’au fond de l’abîme où par une trouée la pluie nous arrose alors que nous admirons le vert de mousse épaisse qui recouvre les roches, et qui donne du merveilleux à un lieu chargé jadis de douleur et de désespoir. Même si un jour ce lieu devint cave d’affinage pour un fromage à la réputation internationale.

20 escalier.JPG l'escalier 

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l'abime

Après maintes explications de notre passionné guide, nous ferons le chemin à l’envers par ce tunnel rectiligne dont la porte d’entrée de la grande salle est en lambeaux. Un tunnel où l’infiltration de l’eau fait surgir le calcaire qui modifie la couleur de la roche. Nous montons le dos courbé comme à l’aller, mais cette fois vers la lumière du jour, regardant toujours nos petons et passant des zones maçonnés.

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vers la sortie

A la sortie, nous retrouvons la pluie en même temps qu’un coup de chaud dû à la différence de température entre l’intérieur de l’abîme et l’aven où nous sommes.

Une bien belle leçon, nous avons reçu ce jour entre cette astucieuse installation pour une activité artisanale rayonnante en son temps, qui contraste avec la colonie de redressement pour remettre sur le droit chemin l’enfant sauvageon, l’adolescent vagabond, le voyou ou simplement l’enfant orphelin.

Il fallait surement ce temps là pour ce souvenir de cette journée enrichissante au sein de l’amicale Larzac-Aventure, si bien qu’à l’heure de l’apéro alors que nous avons quitté le Larzac pour nous mettre au sec chez Jean-Luc à Gourgas, la pluie nous cueille à nouveau, juste pour nous souvenir.

Un grand merci à Guy pour nous avoir trouvé un guide passionné.

Merci à Jean Luc pour son garage et son invitation pour être au sec.

Un immense merci pour les cuistots, la saucisse était au top.

Pierre H 

2°/ Récit Guy Cambéssédes

 photos Jeanine L et Marie-France B

L’abîme de St Ferréol

Pour la traditionnelle journée familiale estivale de l’Amicale, c’est le causse de Campestre qui a été choisi. Avec un site peu connu certes, mais porteur d’une histoire peu commune.

Après un été chaud et lumineux, en ce samedi 20 Août, un vent marin chargé de pluie est venu balayer l’arrière-pays et le Larzac en particulier. Il est vrai que notre secrétaire général avait pointé cette journée depuis plus d’un an, certain que le soleil serait au rendez-vous. Eddius vous dira que lorsque Jean-Marie s’occupe de météo, le pire est à craindre !

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C’est donc sous une pluie bien formée, drue que le groupe s’est retrouvé aux abords du hameau du Luc afin de se rendre sur les lieux. Pour l’occasion, nous avions fait appel aux services d’un guide du patrimoine pour étoffer cette visite. Mathieu Ancey de l’Office du Tourisme Intercommunal des Cévennes Méridionales nous a proposé une belle prestation car le sujet est épineux et l’affaire déjà très ancienne.

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IMG_5029.JPGMalgré cette pluie incessante qui a quelque peu gâché cette excursion, chacun s’est retiré satisfait de cette sortie en terres gardoises. Et en définitive, le choix d’une grotte s’est avéré judicieux ! Malgré l’accès escarpé, aucune chute n’est à déplorer.

Chapeau à vous tous.

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A l’heure du repas, les lavognes débordaient et le domaine Cauvel dans la banlieue de la Couvertoirade n’était pas utilisable, littéralement submergé (seules les tours de la commanderie dépassaient des flots !). Jean-Marie  en grand stratège recherchait une solution d’urgence. C’est son fils Jean-Luc, qui spontanément nous offrit le gîte dans son logis de St Etienne de Gourgas, lové au pied du Cirque du Bout du Monde.

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La pluie cessa illico et l’après-midi fut très agréable autour d’une belle table dressée pour l’occasion. Un banquet de mariage ! dixit Christine. Et comme d’habitude nous avons refait le monde, le monde cyclotouriste bien entendu. Bernard nous raconta des histoires de diagonalistes avec des nuits « blanches » sur le vélo mais d’obscurité totale. René évoqua son Paris-Gibraltar avec son ami Dachez, en dix jours et demi, s’il vous plait … Jacques se remémora cette célèbre Clermontane et Pierrot a refait ce Carcassonne – Pyrénées 2000 une nouvelle fois, mais en palabre ce coup-ci.

Une bien belle rencontre malgré une météo capricieuse. Un grand Merci à Jean-Luc et son épouse pour leur accueil. Ils nous ont « sauvé la baraque » ! Merci également à Josie et Jacques pour les minutieux préparatifs sur leur terrain, mais ce n’est que partie remise.

Martine nous propose la lecture d’un site internet qui reprend l’intégralité de la visite de l’abîme de Ferréol afin de revivre cette matinée, et pour ceux qui n’ont pu venir une véritable découverte :

http://tchorski.morkitu.org/15/luc.htm

Pour le séjour à Camon en Ariège, il est préférable de préparer poncho, sur-chaussures et parapluie car Jean-Marie a passé un contrat avec une agence de prévisions météo, et ce, pour une durée de dix ans !

                                            Christine et Guy Cambéssèdes. 

 

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16/08/2016

Rencontre sur le Larzac

Rappel du programme de la journée familiale

du samedi 20 août 2016

8h30            rendez-vous au Caylar - parking jouxtant la gendarmerie - Rte des Rives

9 h précises  départ pour Le Luc

9h30            rendez-vous à la Ferme du Luc sur la D 142 (Le Cros- le col de la barrière) pour la visite guidée de l'abîme de Saint Ferréol - 3€/personne - prévoir chaussure de marche, coupe vent et lampe de poche.

Un guide étant mis à notre disposition pour l'Office de Tourisme des Cévennes, les horaires ci-dessus devront être strictement respectés.

Après la visite de l'aven de  St Ferréol, direction terrain Cauvel (D 95 - rte de la Couvertoirade) :

apéritif, grillade et boissons (apéro et vins) offert par l'Amicale. Prévoir couverts, hors d'œuvre et dessert, (et table et sièges pour ceux qui en ont).

Contact au 06.82.96.82.49

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Les rails du Larzac

Les rails du Larzac

Il ne s’agit pas de l’ouverture d’une ligne à grande vitesse transperçant notre cher plateau ; l’autoroute étant déjà là. Mais cette histoire concerne bien un réseau ferré.

 

Mon propos sera plus orienté vers l’ancienne ligne de chemin de fer Nîmes – Tournemire qui permettait en son temps de relier la plaine languedocienne au Rouergue. Au pied du rocher de Combalou, elle prenait attache à d’un autre axe : Béziers-Neussargues. Mon Père l’avait emprunté entre les deux guerres alors qu’il accomplissait ses obligations militaires dans l’infanterie afin de participer à des manœuvres sur le camp militaire créé en 1909. Et Personnellement, tout gamin j’allais à vélo assister à l’arrivée du train en gare du Vigan. Cette ligne aux multiples ouvrages d’art traverse la garrigue méridionale, suit le piémont cévenol puis entre dans la vallée du Rieutord (Sumène) et dans celle de l’Arre (Le Vigan, jusqu’au célèbre tunnel d’Alzon !). Ensuite, elle serpente sur les derniers contreforts de l’Aigoual, passe sous le col de la Barrière et débouche dans la confidentielle vallée du Burle. Après Sauclières, elle attaque le dernier obstacle : le Larzac. A Comberedonte (la gare aux ânes), elle laisse filer une route vers Nant, ainsi qu’une autre vers la Couvertoirade.

Les ingénieurs de l’époque n’avaient ni GPS, ni satellite à leur disposition mais, ils ont su passer là où il le fallait. La grande plaine en contrebas de la Blaquèrerie et de l’hospitalet fut parfaitement exploitée, puis les doux versants de la vallée du Cernon ont été mis à contribution afin d’atteindre Tournemire. Onze années de labeur ont été nécessaires à sa construction. Elle a sollicité l’embauche de mille ouvriers.

Mais les rails ne sont plus là depuis belle lurette, me direz-vous. Bien sûr, sauf sur le segment l’Hospitalet – Tournemire. Le train est toujours présent mais pour une activité bien particulière : le vélo-rail.

Avec Marie-France et Bernard, nous avons donc essayé cette nouvelle façon de pédaler. Pas de développement, pas de possibilité de dépasser un collègue et en plus pour deux bipèdes pédalant par engin, deux passagers contemplatifs peuvent se prélasser dans un relax afin de jouir pleinement du décor.  Du cyclotourisme de haute volée …

Oui, mais il y a un hic, la route, pardon la voie ferrée ne mesure que huit petits kilomètres ! C’est tout de même un peu bref pour des randonneurs confirmés, vaccinés et même brevetés !

L’ancienne gare de St Eulalie-de-Cernon perdue dans la nature nous accueille dans la fraîcheur matinale de cette fin juillet.

1 - la bucolique gare de Ste-Eulalie (Copier).JPG

la bucolique gare de Ste-Eulalie

2 - la preposee aux departs (Copier).JPGLa préposée au départ des véhicules nous met rapidement dans l’ambiance « bon enfant » qui règne en ce lieu. 

Nous voilà partis à toute petite vitesse car huit kilomètres en légère descente, il convient donc de ménager le suspense. La bourgade templière apparaît rapidement en fond de vallée, nous évoluons en pleine nature, au beau milieu d’une forêt de chênes, de hêtres parsemée de quelques résineux.

la préposée aux départs

 

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 la cite templière

 

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et c'est parti ...

Nous observons quelques haltes sur les viaducs afin de profiter pleinement du paysage mais aussi afin d’admirer tous ces beaux ouvrages construits avec la pierre taillée in-situ ou en proche périphérie du chantier.

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superbe viaduc

Le développement durable n’avait pas encore été inventé, mais les bâtisseurs de l’époque avaient déjà tout compris !

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séquence admiration

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la croisière s'amuse

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noir c'est noir mais ce n'est pas le Parpaillon !

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un brin de poésie

Alors que ces dames bavardent à satiété, ces messieurs s’activent plus à freiner qu’à pédaler : c’est la belle vie … Après quelques sombres tunnels froids et humides, dans une échancrure, dressé sur un piton rocheux, le superbe village de la Bastide-Pradines apparaît magistralement ; le voyage touche à sa fin.

 

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la Bastide -Pradines

La gare d’arrivée lovée dans un couvert végétal très agréable propose une petite restauration, quelques boissons et un espace de détente fort plaisant.

Le retour s’effectue avec la drézine (l’épouse du train, dixit Christine !) car le wagon voyageurs n’est pas encore en service à cette heure matinale.

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 retour en drézine ...

Ce fut un bon moment, agréable et sympathique. Le Larzac à vélo mais cette fois sur quatre roues !

 

                                                        Christine et  Guy Cambéssèdes

 

 

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07/08/2016

Le Col de la République

Le col de la République

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Nous sommes de fidèles participants au Brevet des Provinces Françaises depuis déjà de longues années. Notre quête de sites remarquables nous convie aux quatre coins de la France afin de découvrir un riche patrimoine, d’embrasser un panorama hors du commun, grimper un col de prestige ou tout simplement aller à la rencontre de l’histoire de notre pays.

En ce début d’été 2016, une virée auvergnate (et non une bourrée !) était au programme des festivités. Après un court séjour sur les terres de Romain Bardet à Brioude (Haute-Loire), les vents d’ouest nous ont poussé jusqu’à Saint-Bonnet-le-Château (Loire) où réside le siège de l’entreprise OBUT. Ah, la pétanque le sport favori des campeurs désœuvrés ! Alors que, nous autres valeureux cyclotouristes, nous avons toujours un brevet, un col, une semaine fédérale ou un rassemblement qui nous courent après. Comment, voulez-vous pratiquer les 35h avec l’avalanche d’activités que nous propose la FFCT, les Cent Cols ou autres officines spécialisées ? Un vrai casse-tête !

Après avoir visité l’abbatiale de notre lieu de villégiature, nous être hissés sur les hauteurs de Chambes afin d’admirer la Loire dans toute sa splendeur, nous nous sommes dirigés vers les monts du Pilat où un col nous attirait depuis déjà bien longtemps.

Il rejoint l’Ardèche au département de la Loire, il relie Annonay à St Etienne, les coureurs de Paris-Nice l’empruntent bien souvent. Mais pour tout cyclotouriste qui se respecte c’est presque un lieu de pèlerinage, un passage obligé, un retour aux sources.

Il s’agit tout simplement du col de la République. 1 b -signaletique 2 (Copier).JPG

Un col à double dénomination car l’on peut aussi l’appeler : col du grand bois, comme la célèbre marque nippone de pneumatiques ! 

3- le monument a la gloire de velocio (Copier).JPGUn symbole, une marque de fabrique dans le monde du cyclotourisme car c’est au sommet de ce col qu’un hommage à Paul de Vivie alias Vélocio est rendu. Un monument bien entretenu trône en son sommet mais dans l’indifférence totale du touriste lambda ! 

Sans plonger dans le culte de la personnalité, nous étions heureux de passer par là. Ce BPF a tout de même une saveur particulière. Nous imaginions l’effervescente pouvant régner en ce lieu lors des journées Vélocio d’antan … 

 

Le monument à la gloire de vélocio4 -Christine prend la pose (Copier).JPG

Christine prend la pose

 

Il est toujours difficile de rattraper le passé, c’est même un exercice périlleux. Nous nous sommes donc lancés dans la rapide descente qui conduit dans cette ville où l’industrie du cycle connue ses heures de gloire. Nous avons vu ce fameux tramway digne des pays de l’est qui renversa, en 1930, ce petit bonhomme chauve, doté d’une belle paire de moustaches.

Et sans problème nous avons trouvé le musée de l’art et de l’industrie, dont Raymond nous a si souvent parlé. L’histoire du cycle s’étale sur un étage complet. De belles machines de toutes époques, des objets, des livres et puis une très belle vidéo de quelques minutes seulement, sur notre activité préférée. Avec quelques photographies des années 50/60 et un commentaire sobre et précis, le Cyclotourisme y est défini dans sa plus noble expression.

La capitale du Forez garde une certaine vitalité industrielle mais n’a plus cette capacité à produire qui en a fait son renom au siècle dernier.

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Le musée de l'Art et de l'Industrie

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Une vue générale

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Ne cherchez pas les pédales ..

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Une machine chère à l'Apôtre

 

Il est déjà tard, nous reprenons la route pour les monts du Lyonnais. Car demain sera un autre jour. Sacré BPF ! Aucune relâche n’est possible. Et, Il y a 534 sites à visiter, à tamponner, à photographier. Et puis, une fois de retour à la maison, il faut tenir les comptes sur cette satanée carte offerte par la Fédé. Il y a même des mises à jour à surveiller. Une véritable sinécure ! Un chemin de croix sur deux roues. J’adresse une mise en garde solennelle à toutes celles et tous ceux n’ayant pas encore basculé dans le chaudron BPF/BCN. Avant de faire tamponner la première de ces fichus cartes, il est préférable de grimper le cirque le Navacelles une quinzaine fois d’affilé sous le cagnard d’une après-midi de juillet avant de prendre une décision. Après ce sera irréversible, le piège de la tamponite aigüe ce sera refermé sur vous, et ce, à tout jamais.

Heureux campeurs désœuvrés vautrés dans de moelleux relax, ils comblent leurs journées avec la pétanque, le pastis et la télé … Ils ne connaissent pas leur bonheur et chaque année c’est rebelote sur le même terrain, avec les mêmes voisins. Alors que nous autres, cyclotouristes nous nous écorchons les yeux sur des cartes afin de trouver des routes désertes, des cols raides et méchants, des musées et des châteaux à visiter, sans oublier aussi un abri de fortune pour passer la nuit afin de poursuivre cette fuite en avant interminable …

Comme quoi, nous ne sommes pas tous égaux en droit devant les loisirs !

Bon été et bonne route à tous.

                                                              Christine et Guy Cambéssèdes

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28/07/2016

Rendez-vous au sommet

Rendez-vous au sommet

 

Dans l’univers du cyclotourisme de montagne, le club des Cent cols tient une place à part. Personnellement nous le fréquentons depuis trente-cinq ans. Son séjour estival avait lieu cette année dans le Vercors. Il a été ponctué comme d’habitude par une concentration.

C’est donc à Vassieux-en-Vercors que les amoureux de grimpées, d’ascensions, de muletades et « esquinades » en tous genres avaient rendez-vous. Circuits route et VTT étaient proposés chaque jour en libre choix. Avec bien sûr des cols de renom : Romeyère, Bataille, Machine, Rousset etc … Mais aussi des sites remarquables : Combe Laval, les écouges, les grands goulets ainsi que les gorges de la Bourne.

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Christine dans le Pas des bouches

Nous avons donc randonné au sein de belles forêts alternant aussi avec de grands espaces de pâtures et des prés de fauche. L’agriculture bien présente sur le plateau offre une belle palette de fromages, le « bleu du Vercors » étant la tête d’affiche. Nous avons goûté avec plaisir les ravioles du royans mais aussi l’huile de noix et toutes les pâtisseries confectionnées à base de ce fruit que la ville de Grenoble s’est quelque peu approprié. Une terre meurtrie par la guerre, sept décennies plus tard, la mémoire du Vercors reste intacte.

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Combe Laval

 

Le samedi 23 juillet au matin, le ciel était bas et le moral dans les chaussettes. Cette concentration à la Porte d’Urle tant attendue ne sera pas forcément à la hauteur de nos espérances. Noyés dans le brouillard sur une route ruisselante, nous nous sommes tout de même rendus sur place. La foule était là, mais l’écran est resté figé sur la couleur grise. Les falaises du Vercors, les champs de lavande en contre-bas, les vautours dans le ciel étaient aux abonnés absents.

Hélas, trois hélas, mais dans cette « purée de pois » nous avons rencontré Maggy et Claude ainsi que Martine et Michel. Six amicalistes avaient donc bravé les éléments afin de répondre au rendez-vous fixé par la confrérie.

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brochette "larzaquienne"

 

Jean Perdoux, le Président-fondateur avait fait le déplacement depuis Annecy afin d’assister à l’évènement. Claude et Maggy, hauts dignitaires de la confrérie au vue de leur rang au tableau d’honneur tenu à jour annuellement ont même pu s’entretenir en privé avec l’honorable créateur de cette association internationale qui regroupe 2500 membres ! Discours et agapes ont agrémenté cette journée placée sous le signe de l’amitié et du vélo de montagne.

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Maggy et Claude en audience privée

3 - Albert en pleine preparation olympique.JPGAu départ de Villard-de-Lans, nous avons eu la visite surprise de « Bébert ». Il résidait en altitude afin de préparer au mieux les J.O. de Rio. Il s’alignera sans doute sur l’épreuve du kilomètre arrêté et du Keirin, mais pour l’instant rien n’est figé ; son staff n’a pas tranché.

 

Albert en pleine préparation olympique

 

 

Autre info d’importance, Maggy a été victime d’une chute dans un « muletade » un peu  «olé olé ». Bilan deux côtes cassées, elle est actuellement au repos forcé, sa participation à la « Vuelta » fin août est compromise. Bon rétablissement au notre chère Maggy.

Bien qu’aucune information ne soit donnée par les instances dirigeantes, il semblerait que le rassemblement 2017 soit programmé dans le Béarn, sans doute dans la vallée d’Ossau, non loin de l’Aubisque et de Marie-Blanque.

Nous sommes repartis la tête remplie de souvenirs et nos cartes mémoire bourrées de clichés qui va valoir maintenant exploiter afin de faire revivre cette belle semaine en montagne.

 

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bouquet final

 

texte et photos Christine et Guy Cambéssèdes

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07/07/2016

Carcassonne - Pyrénéees 2000

Le challenge !

Carcassonne-Pyrénées 2000 : suivre, à quelque chose près, le fleuve, à contrecourant d’abord, pour se laisser glisser avec lui ensuite. Traverser ce département aux multiples visages, où toutes les disparités sont présentes. Plaines de vignes, garrigues, coteaux féconds, falaises lézardées, forêts centenaires, causses déserts et sommets pyrénéens, voilà l’Aude.

UIMGP6778.JPGne 1ère pour Jérôme, une virée de plus pour Georges et une neuvième pour moi. Une habitude en somme, mais cette fois avec les doutes qui m’accompagnent.

Depuis plus d’un an j’y pense, j’appréhende la préparation, j’ai peur que mon « compagnon » d’existence, Parkinson s’énerve, refuse, me contredise, se fâche avec moi et m’interdise ce challenge le jour J. Voilà ma crainte.

Georges qui se souvient d’un certain B.R.A (Brevet des Randonneurs Alpins) veut m’accompagner comme nous l’avions accompagné, Marc et moi, sur ce fameux brevet Alpin. Jérôme veut depuis pas mal de temps, faire un périple un peu fou avec moi. Ils deviennent, tous deux, une escorte pour le tandem que je forme avec mon compagnon.

C’est sous les remparts de Carcassonne en bordure de l’Aude que je file vers les Corbières, au milieu des vignes tout justes éclairées par la lumière du jour où le soleil fait la moue !

Laissons la cité et la mémoire de Viollet-le-Duc, laissons la barbacane, laissons la porte d’Aude, laissons les 52 tours qui composent les fortifications, laissons tout ceci le temps d’un aller-retour dans les Pyrénées.

 

 

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L’accès aux Pyrénées ressemble à la rampe de la grande barbacane de la cité. On s’élève peu à peu, parfois par une pente assez raide en lacets, vers une première porte (les Corbières), simple barrière naturelle qu’il faut toutefois franchir.

Col de Valmigère, château d’Arques, les bains de Rennes et le ravitaillement après 55 km, voilà la 1re enceinte franchie.

Viens Bugarach et ses 1231 mètres d’altitude, point culminant des Corbières avec un semblant de nuage à son sommet. Sont-ils là, les esprits qui habitent ce lieu ? Mon compteur ne s’affole guère à son approche, aucune interférence contournant le dôme de Bugarach.

 

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Les seuls hics que je décèle sont mes jambes qui flageolent et mon compagnon de selle qui s’agite. A-t-il senti une onde maléfique pour commencer à m’embêter ? Le col de Saint-Louis, entre Aude et P.O. attire l’œil dans la descente vers Caudiès avec ce lacet où la route fait un demi-tour sous les arches d’un pont. Un ouvrage d’art pour franchir ce verrou, que j’intègre dans la carte mémoire de mon appareil photo avant de descendre vers la vallée du Fenouillèdes et passer le bourg de Caudiès.

C’en est terminé avec ce labyrinthe de vallées tortueuses et encaissées que sont les Corbières.

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La progression se fait lente sur cette grande route qui nous porte au Col de Campérié. Un coup d’œil à gauche et voilà la forteresse de Puylaurens (un des cinq fils de Carcassonne) dominant le village de Lapradelle. Cette citadelle, émergeant au-dessus d’une forêt de sapins, à près de 700 mètres d’altitude eu son heure de gloire dans la défense de l’ancienne frontière franco aragonaise. Le col de Campérié passé, nous dévalons sur Axat et la haute vallée de l’Aude.

IMGP6795.JPGVient le défilé des Gorges St-Georges, où Georges se sent à l’aise, aller savoir pourquoi.

Les cols se suivent, mais ne se ressemblent pas, des garrigues que parfument les senteurs d’un jardin rocailleux où les genets, explosent leurs couleurs jaune et verte, en failles des gorges profondes aux forêts sombres, épaisses.

Nous escaladons maintenant les 1ères rampes du Col de Jau, laissant, là, en bas, l’Aude s’échapper à nos yeux à chaque coup de pédale. Alors que l’eau de l’Aiguette se fraye un passage à travers la montagne, nous laissons la montée de Jau pour celle de Roquefort de Sault et le col de Garabeil. La fatigue et la morosité de mon incontrôlable « compagnon » ne vont pas m’aider beaucoup dans cette montée. Si bien que le doute me gagne et il me sera très difficile de joindre, le lieu du repas dans le petit village du Bousquet non loin du pic de Madres et ses 2469 m, sommet le plus haut du département de l’Aude.

Mon fidèle « compagnon » décide de s’agiter pendant cette pause. J’essaie de le contrôler, car il me fatigue et j’en ai déjà plein les pattes. Je me lance alors dans une concentration qui me permet de bien me ravitailler et par là-même récupérer. « Quand l’appétit va, tout va, » dit-on ? Il faudra en finir ensuite avec le col de Garabeil, suivi de celui de Moulis, où une rencontre avec deux cyclos me permet de récupérer un peu plus. Ces cyclos, « Diagonalistes» de surcroit, vont de Roquefort en Roquefort et, pour eux, Roquefort de Sault sera leur étape.

Il nous faudra grimper encore pour atteindre le plateau du Capcir et traverser Puyvalador embelli par de nombreuses jardinières fleuries. Formiguères puis le lac de Matemale et la laborieuse montée du col de la Quillane, nous feront rentrer dans Bolquères bien tardivement.

La voiture-balai n’est pas loin. Peu importe. Nous y sommes enfin.

Bien installés dans « l’ancienne Auberge », la récupération nous fait attendre, car mon indésirable « compagnon » m’agace. Alors que nous sommes quatre dans la chambre, j’essaie de le calmer pour ne pas réveiller mes amis qui dorment d’un sommeil parfois un peu ronflant.

Au petit matin, bien des questions se posent dans ma tête. Jusqu’où vais-je aller ? J’ai tellement envie de revoir les remparts de Carcassonne assis sur mon vélo. Suis-je raisonnable ? Pourquoi moi ? Des pensées égoïstes me taraudent le crâne, et même si j’arrive dans un 1er temps à quitter Bolquères, à franchir le Col de Mel, à passer les Angles, à frôler le col d’Ares, ces pensées reviennent à quelques pas du Port de Pailhères. La frustration me gagne. Jérôme et mon frangin s’en aperçoivent et me surveillent.

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IMGP6813.JPGJ’hésite un instant. Le camion-balai n'est pas très loin derrière et le Pailhères dans la brume devant. J’invective mon « compagnon », je lui fais comprendre qu’il faut me laisser tranquille, me laisser seul, le temps d’un col. Si le début du col est pénible, de nombreuses pauses me permettent d’avancer tant bien que mal, et la seconde partie du col prouve que mon insistance paye car mon « compagnon » s’est endormi. Jérôme m’ouvre la voie, escalade la route en lacets, et la couleur rouge du maillot de Larzac-Aventure apporte une touche supplémentaire à ce paysage dont on ne lasse jamais. La neige, encore présente par endroits, donne encore un plus, mais le vent, un semblant de grésil et le froid nous compliquent la bascule du col. On frôle les zéros degrés si ce n’est pas moins encore. On ne s’éternise pas comme d’autres années au sommet du col. On bâche et, vite, on file vers la station d’Ascou-Pailhères où à l’heure du repas, nous arrivons seulement au ravitaillement.

IMGP6818.JPGBien habillés pour la descente vertigineuse et rapide, nous voilà plantés dans la montée du col du Chioula, il faut rejouer du dérailleur et surtout débâcher car maintenant on transpire. « Si j’arrive à passer ce col c’est gagné ». Voilà à quoi je pense en gravissant peu à peu le Chioula. Pourtant, au passage du col, je m’appuie contre le poteau du panneau, toujours assis sur mon vélo, un malaise me surprenant un moment. Quelques pâtes de fruits données par mon ami Jean-Claude (d’Albi) accompagnées de paroles réconfortantes me redonnent la « pêche ». Le camion-balai pas loin de nous, nous voilà enfin à Roquefeuil pour le repas de midi, mais à plus de 14 h. Ouf, Ouf !

La suite sera une multitude de cols, Col de la Croix des Morts, Col del Teil, de la Babourade où l’on découvre sur un promontoire rocheux Le Château de Puivert avant t’attaquer les cols des Tougnets, de Festes pour traverser Limoux et retrouver l’Aude en compagnie d’une cyclote, Annick, esseulée qui finira la randonnée Carcassonne-Pyrénées 2000 avec nous.

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Il est difficile de transcrire le bonheur que j’éprouve, quand j’aperçois la cité de Carcassonne, « heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage ». Le challenge que je m’étais donné est gagné, non sans mal ! Mais avec des amis comme Jérôme et Georges, tout devient possible et ce fut un bonheur partagé, même si cela parfois ne tenait qu’à un fil. Un périple comme celui-ci se prépare et pour cela je dois une fière chandelle à mon pote Bernard Martorell, avec qui je sors régulièrement.

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Carcassonne-Pyrénées 2000, quelle belle aventure et merci à toi mon compagnon de vie, j’apprends avec toi, j’apprends à être en tandem !

À quand la 10ème ?

Pierrot

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Texte et photos Pierre H.

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